Rechercher
 
 

Résultats par :
 


Rechercher Recherche avancée

Derniers sujets
» Ce jour-là : 22 juillet 1834
La guerre n’appartient pas au passé ! Icon_minitimeHier à 9:11 par Invité

» En Avant ! (10)
La guerre n’appartient pas au passé ! Icon_minitimeSam 20 Juil - 19:09 par LANG

» Ce jour là : 20 juillet 1944
La guerre n’appartient pas au passé ! Icon_minitimeSam 20 Juil - 10:11 par LANG

» ASAF "14 juillet : Examen de conscience"
La guerre n’appartient pas au passé ! Icon_minitimeVen 19 Juil - 19:08 par Invité

» PHOTO : boire ou conduire ?
La guerre n’appartient pas au passé ! Icon_minitimeVen 19 Juil - 18:50 par Invité

» Ce jour là : 19 juillet 1870
La guerre n’appartient pas au passé ! Icon_minitimeVen 19 Juil - 14:16 par Invité

» Trois militaires français ont accidentellement péri en Guyane
La guerre n’appartient pas au passé ! Icon_minitimeJeu 18 Juil - 10:02 par Invité

» Canal de Suez juillet 1956
La guerre n’appartient pas au passé ! Icon_minitimeJeu 18 Juil - 9:21 par LANG

» En Avant ! (9)
La guerre n’appartient pas au passé ! Icon_minitimeMer 17 Juil - 14:19 par LANG

Juillet 2019

Calendrier Calendrier

Petites annonces

    Pas d'annonces disponibles.

    Qui est en ligne ?
    Il y a en tout 5 utilisateurs en ligne :: 0 Enregistré, 0 Invisible et 5 Invités :: 2 Moteurs de recherche

    Aucun

    Le record du nombre d'utilisateurs en ligne est de 39 le Lun 13 Mai - 10:19

    La guerre n’appartient pas au passé !

    Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet

    Aller en bas

    La guerre n’appartient pas au passé ! Empty La guerre n’appartient pas au passé !

    Message par LANG le Jeu 11 Juil - 9:13

    Un article de l'ASAF
    Posté le mercredi 10 juillet 2019

    La guerre n’appartient pas au passé ! 85260-11


    Le général Henri Bentégeat, ancien chef d’état-major des armées françaises.
    « L’ambition est nécessaire… Mais sans le réalisme, la défaite est toujours au bout du chemin… »

    Sur les dix « Chefs d’Etat en guerre » dont traite son livre du même nom (Perrin, 2019), le général Henri Bentégeat, il en a côtoyé étroitement deux : François Mitterrand, dont il fut l’adjoint du chef d’état-major particulier, et Jacques Chirac, en tant que chef d’état-major des Armées (CEMA).

    C’est dire si son ouvrage, nourri d’une expérience hors pair, acquise sur le terrain comme au plus haut niveau de l’Etat, dépasse le cadre d’une simple étude historique.

    Dans l’entretien qu’il m’a accordé, le général Bentégeat aborde en effet des sujets qui, loin d’être limités à la chose militaire, sont d’une importance essentielle pour les managers de demain.

    Comment prendre une bonne décision ?

    Qu’est-ce que la responsabilité d’un dirigeant ?

    Comment garder la tête froide dans le feu de l’action ?

    Quelle place pour la culture générale dans un monde où la technologie tient une place croissante ?

    Des questions auxquelles il répond sans langue de bois…

    **********************************
    Du général Bigeard, sous les ordres duquel il a servi à Dakar, en 1968, Henri Bentégeat dit avoir tout appris, en matière de commandement : « Ce que j’ai retenu de Bigeard, c’est Bonaparte au pont d’Arcole : ‘Suivez-moi !’ Il faut que le chef soit prêt à y aller, et qu’on le suive. C’est peut-être cela le charisme. » (Le Monde, 8 mai 2006).

    ***********************************

    Les 4 derniers paragraphes pour ceux qui n’ont pas le temps :
    Les responsabilités que vous avez exercées vous ont rompu à anticiper les menaces. A quoi ressemblera, à votre avis, la guerre du futur ?

    Il faut distinguer deux sortes de menaces.
    Les menaces immédiates, liées aux risques que nous connaissons tous : le terrorisme, en particulier d’origine djihadiste, mais aussi tous les facteurs belligènes liés au réchauffement climatique et aux différences de pression démographique de part et d’autre de la Méditerranée.
    De ce point de vue, l’Afrique est la première zone à risque, car frappée de plein fouet par ces deux phénomènes, en plus de son exposition au Djihadisme…
    Et puis il y a les menaces à plus ou moins long terme, rarement prévisibles.
    Voyez les grands bouleversements qui ont marqué la dernière génération : ils sont nés de surprises stratégiques totales, comme l’effondrement du Mur de Berlin ou les attentats du 11 septembre, deux tournants majeurs que personne n’avait imaginés !
    Mais au-delà de la menace extérieure, il y a la menace endogène. Je pense plus que jamais que le principal péril qui pèse sur l’Occident, c’est l’Occident lui-même ou plutôt sa manière de voir le monde.
    Nous sommes en effet la seule partie du globe où l’on ne croit plus à la guerre.
    C’est une erreur incommensurable, et cependant très ancrée dans le monde intellectuel, universitaire en particulier, mais aussi dans celui des médias, de la communication, bref chez les faiseurs d’opinion.
    En dehors du terrorisme qui continue de marquer les esprits en raison des tragédies qu’il provoque régulièrement, tout se passe comme si la guerre avait disparu du paysage.
    Seuls les politiques résistent à cette tendance, parce qu’ils se savent investis de la responsabilité suprême.
    Mais je ne trahirai aucun secret en disant que les successeurs de Jacques Chirac n’ont pas été aussi obsédés que lui par l’acuité de la question, même si l’actuel président est loin d’y être indifférent.

    Comment expliquez-vous cela ?

    Tout simplement parce que l’Europe vit en paix depuis 74 ans. Ce qui n’était jamais arrivé sur le continent depuis la grande crise de l’empire romain.
    74 ans c’est beaucoup à l’échelle d’une vie…
    Mais à l’échelle de l’Histoire ? Un grain de sable. Je ne vous cache pas que cela constitue pour moi un vaste sujet d’inquiétude, car le réarmement des esprits est beaucoup plus long à réaliser qu’un réarmement matériel…
    Il faut pourtant que tout le monde comprenne que la nature humaine n’a pas changé en l’espace de deux générations. Notre ADN est toujours, à peu de chose près, celui de l’homme de Néandertal !
    Les ressorts fondamentaux de la guerre décrits par Thucydide, à savoir l’orgueil, la peur, l’esprit de conquête, la soif de domination, tout cela n’a pas disparu.
    Pire : les progrès technologiques leur ont conférés des moyens accrus de s’exprimer.
    Dans la guerre du futur que vous évoquez, les robots et les cyberattaques auront – et ont déjà – une importance fondamentale, mais cela ne veut pas dire que ce sera une guerre sans morts ! En tout cas pour ceux qui en seront les cibles…
    Le cyberespace comme l’espace tout court, sont déjà le lieu d’une concurrence frénétique entre les grandes puissances : et je vous prie de croire que ce n’est pas seulement pour conquérir une position dominante dans le marché des télécommunications.
    Le statu quo qui avait été instauré par le traité de 1967 sur la non-militarisation de l’espace est en train de voler en éclat. Ce n’est pas parce que cela se passe à des dizaines de milliers de kilomètres au-dessus de nos têtes que cela n’aura pas de conséquences.

    Quel est, avec le recul, votre plus grand regret ?

    Sans hésiter, c’est que nous ne soyons pas parvenus à mieux régler la crise en Côte d’Ivoire. Pendant quatre ans, au côté de Jacques Chirac, ce fut notre souci quotidien. Malheureusement, celui-ci a quitté le pouvoir en 2007 sans aboutir à une conclusion viable.
    Je suis cependant assez fier que le président Laurent Gbagbo, avec lequel le contentieux était très aigu, m’ait téléphoné la veille du jour où j’ai quitté mes fonctions, pour me dire combien il avait apprécié mon rôle pour éviter la guerre civile.

    Et votre message aux étudiants ?

    Ne choisissez jamais une voie par résignation.
    Allez où vous mène votre enthousiasme, même si c’est le chemin le plus difficile.
    Le pire de tout, c’est de conduire sa vie comme une obligation.
    La réussir, c’est de la mener avec passion, quel que soit le domaine où vous exercerez.

    Propos du général Henri BENTEGEAT
    ancien chef d’état-major des Armées
    recueillis par François FIORINA
    Directeur de l’Ecole de management de Grenoble




    Mais je vous engage à lire l’article complet sur : https://www.asafrance.fr/item/la-guerre-n-appartient-pas-au-passe-2.html
    LANG
    LANG
    MODÉRATEUR / EXPERT
    MODÉRATEUR / EXPERT

    Messages : 279
    Points : 1986
    Réputation : 353
    Date d'inscription : 09/12/2018
    Age : 77
    Localisation : Yonne

    Revenir en haut Aller en bas

    Revenir en haut

    - Sujets similaires

     
    Permission de ce forum:
    Vous pouvez répondre aux sujets dans ce forum