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    Le fusillé d'Idron

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    Le fusillé d'Idron Empty Le fusillé d'Idron

    Message par compagnie tournante


    C'est l'incroyable histoire dans l'Histoire. Eric Amouraben, policier de la PJ de Pau, a mené une enquête de plus de 10 ans, sur son temps libre, pour identifier cet homme exécuté par la Gestapo en juin 1944, en même temps que son grand-père, dans un bois d'Idron.

    Le fusillé d'Idron Lke10
    Le seul portrait de Georges Coran - E.Amouraben


    Le fusillé inconnu d'Idron n'est plus un inconnu. Après 10 ans d'enquête, un policier, sur son temps libre, a enfin élucidé cette énigme. Son grand-père a été fusillé avec quatre autres résistants le 15 juin 1944 dans un bois à Idron. Un des cinq n'avait jamais pu être identifié. Eric Amouraben a enquêté aux archives et sur le terrain. Il a obtenu de la justice deux exhumations. La dernière a été la bonne. L'ADN a parlé. Le fusillé mystère s'appelait Georges Coran, d'Aire-sur-l'Adour.

    L'entêtement d'un flic
    Eric Amouraben, enquêteur de police judiciaire, ne s'est jamais contenté de la thèse officielle qui parlait d'un républicain espagnol ayant rejoint le maquis français. Dans sa famille, le mystère a toujours plané sur cet homme qui a vécu cette exécution avec son grand-père.

    En 2008, il tombe sur un procès verbal qui décrit ce fusillé portant une veste fabriquée par un tailleur d'Aire-sur-l'Adour. En 2010, aux archives, le policier retrouve cette lettre écrite par une femme en août 1944, signée : veuve Albert Labeyrie, négociante en plumes et chiffons à Aire-sur-l'Adour.
    Cette veuve, dans ce courrier, demande aux autorités paloises des nouvelles d'un homme arrêté aux mêmes dates. Il n'y a pas de nom dans cette lettre, mais la description que fait cette dame correspond au signalement de l'inconnu d'Idron. En 2012, dans un livre sur le Corps franc Pommiès, il découvre qu'il est fait mention de l'arrestation de Georges Coran. Ce patronyme, "Coran", apparaît dans la généalogie de la négociante en plumes et chiffons.

    En même temps, Eric Amouraben découvre enfin la tombe de l'inconnu. Son corps, après une inhumation à Pau en 1944, a été amené en 1962 à Lyon, dans une nécropole dédiée aux résistants anonymes. Il peut alors demander son exhumation pour des prélèvements d'ADN osseux. Une première comparaison est faite avec un petit neveu de Georges Coran, encore vivant. Le résultat revient en 2016 : négatif. Mais le policier ne renonce pas. Il fait le pari que la descendance mâle n'est pas fiable. Les pères n'étant pas toujours biologiquement les pères. Il obtient l'exhumation de la mère de Georges Coran à Mont-de-Marsan, Pascaline Labeyrie-Coran. L'ADN correspond à 99,99%. On ne peut pas rêver mieux.

    Georges Coran, cordier, ouvrier agricole et résistant
    La famille Coran est très connue à Aire-sur-l'Adour et dans le milieu de la course landaise. Joseph; son frère; est même un des meilleurs écarteurs du moment. Dans la ganadéria, Georges est cordier. Il est également ouvrier agricole, et aussi le "bon ami" de sa lointaine cousine, négociante en plumes et chiffons à Aire, Adèle Labeyrie.
    Très tôt, il prend le maquis, au sein du prestigieux Corps franc Pommiès. Le 14 juin 1944, il est interpellé par la gestapo. Transféré à Pau, il est fusillé dès le 15 juin. En sortant de la kommandantur il dit à un ami :"Que suy foutut" (je suis foutu).




    Daniel Corsand
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    Le fusillé d'Idron Empty Re: Le fusillé d'Idron

    Message par compagnie tournante



    Cinq résistants sont fusillés par les Allemands, au bois du Lannot à Idron, le 15 juin 1944 après avoir creusés eux-mêmes leurs tombes :

    René Amiel
    Pierre Cotonat
    Michel Lousteau
    Louis Mourlhon

    Il manquait le non du cinquième qui n'a pu être identifié.

    Une stèle, simple monolithe de marbre frappé d'une croix de Lorraine, a été érigée sur la place du village (devant l'ancienne mairie) en juin 1946 par Monsieur Pelissier, maire du village.

    Voilà, le cinquième nom est désormais connu. Georges CORAN.
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