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    Les prisonniers français au Vietnam

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    14052019

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    Les prisonniers français au Vietnam  Empty Les prisonniers français au Vietnam





    À l’issue de la guerre française d’Indochine, plus de 20 000 combattants français, légionnaires et africains, sont portés "prisonniers et disparus", auxquels il faut ajouter des dizaines de milliers d’indochinois. Un traumatisme encore vivace.

    La plupart des prisonniers de guerre (PG) de la République démocratique du Vietnam (RDV), capturés en Indochine entre 1945 et 1954, l’ont été entre les batailles de la RC4 (octobre 1950) et de Diên Biên Phu (mars-mai 1954).

    Les survivants sont majoritairement libérés à l’été 1954, malades et amaigris. Par ailleurs, près de 4 000 PG européens et africains ont été relâchés de manière anticipée au cours du conflit. Dans les camps improvisés par la RDV, débordée par le nombre, ils sont soumis à un régime alimentaire et sanitaire qui, s’il est proche de celui des populations vietnamiennes les entourant, fait des ravages dans leurs rangs européens ou africains, tout particulièrement dans les camps de sous-officiers et hommes de troupe.

    Mais l’affreux rythme des morts n’est pas le seul choc qui les attend en captivité. "Celui-ci découle [d’abord] de l’humiliation, appartenant à une armée forte, de se voir vaincu par un peuple réputé faible, du passage physique dans un milieu humain et matériel totalement différent, comportant le retour à la vie primitive au sein de la forêt tonkinoise, de la surprise d’être traités dès l’abord en «amis» et non en ennemis, de la disparition des grades et des galons, supports de la confiance en soi", résume le colonel Bruge.

    Il ajoute dans son livre Le Poison rouge : "C’est aussi un grave désarroi moral devant un tour d’esprit, un vocabulaire, une règle de pensée entièrement nouveaux et incompréhensibles."


    "FAIRE SEMBLANT DE JOUER LE JEU"

    Taxés de "criminels de guerre" pour leur participation à une guerre coloniale "injuste", ils se voient cependant "graciés" par la "politique de clémence" du président Ho Chi Minh : le "prolétariat" militaire qu’ils forment aurait été trompé et exploité par le gouvernement colonialiste français à la solde des impérialistes américains. Abandonnés par ces "fauteurs de Guerre", la RDV leur offrirait la possibilité d’ouvrir les yeux sur leur condition et celle du peuple vietnamien, et de racheter leurs fautes via la signature de déclarations politiques. Ainsi pourraient-ils devenir des "combattants de la paix" ; avec l’espoir, d’abord, d’être libérés.

    Désorientés par des marches particulièrement meurtrières vers les camps, la fatigue, les privations et les séances répétées d’éducation politique, les prisonniers de guerre voient leurs repères sociaux et moraux mis à l’épreuve de la captivité. Dans chaque camp, des microsociétés de captifs se reconstituent sur un mode sensiblement différent d’avant la capture, occasionnant d’importants clivages - encore sensibles aujourd’hui - entre résistants, tire-au-flanc, délateurs... Un climat de méfiance généralisée s’installe rapidement entre eux, poussant au renforcement de groupes primaires, dont les membres s’entraident, luttent contre l’épuisement et la désorientation, et élaborent de véritables stratégies de contournement visant à assurer leur survie..., en éprouvant le moins possible leur loyauté militaire.

    Leur apparente soumission à la propagande de la RDV est ainsi fréquemment sublimée en un nouvel arrangement symbolique de leur combativité : "Nous nous étions aperçus que pour lutter contre le Viêt-Minh, il fallait employer la même arme que lui : le mensonge", résume le capitaine Lepage à sa libération (SHD, Vincennes). Ce "faire semblant de jouer le jeu" - formule souvent employée par les ex-prisonniers de guerre pour expliquer leur apparente compromission pour survivre - prévient de fait le soupçon dont ils anticipent devoir faire l’objet de la part de l’autorité militaire française ; suspicion contribuant à faire de leur libération l’un des principaux points de fixation de leur mémoire blessée.


    L’ACTION PSYCHOLOGIQUE DE LA CAPTIVITÉ

    Les différents registres potentiellement traumatiques de l’expérience de la captivité se combinent néanmoins en une alchimie propre à chaque prisonnier. Il serait ainsi faux de résumer l’expérience des prisonniers de guerre à celle, passive, de morts en suspens ou de simples objets de la propagande de la RDV ; en captivité, ils deviennent les sujets d’une expérience hors normes. Certains ont souligné le bénéfice qu’ils ont pu tirer de la rencontre avec la population vietnamienne ; d’autres ont conservé de leur captivité "une certaine vision enrichissante" selon C-J. Baylé.

    Pour beaucoup, officiers en tête, il s’agit d’abord de comprendre l’extraordinaire expérience qu’ils viennent de vivre ; certains ont ainsi tenté de modéliser l’action psychologique subie en captivité, notamment dans la perspective de la contre-insurrection française en Algérie. Tous ou presque sont en tout cas ressortis de cette expérience dotés d’un si virulent anticommunisme qu’il contribue aujourd’hui encore à occulter, sous le seul masque d’un conflit internationalisé avec la "pieuvre" communiste, les luttes d’indépendance vietnamienne puis algérienne.

    UN DEVOIR DE MÉMOIRE

    Des années 1950 à nos jours, les témoignages d'ex-prisonniers de guerre français - relativement nombreux malgré ce que l’on trouve souvent écrit, mais peu audibles – se construisent autour de compositions, décompositions et recompositions d’un ordre sociopolitique complexe, variant au gré du contexte et du positionnement des témoins ; l’irréductible enjeu, cependant, fait preuve d’une remarquable stabilité : l’expérience des ex-prisonniers de guerre, soumis à d’importants traumatismes, ne fut pas reconnue à la hauteur de l’expertise acquise du "système communiste" et des souffrances endurées par eux "au nom de la France".

    Ainsi, l’Association nationale des anciens prisonniers d’Indochine (ANAPI), créée en 1985, en appelle aujourd’hui, après avoir mené les combats pour la reconnaissance de leurs droits (loi du 31 décembre 1989) et de leur souffrance dans l'espace public ("affaire Boudarel"), à un devoir de mémoire. Son autre revendication est une réhabilitation du cadre sociopolitique dont la rupture, en Indochine puis en Algérie, apparaît précisément comme l’une des causes essentielles de leurs traumatismes. Ce faisant, via la réhabilitation de leur combat pour le "monde libre" et de "l’action civilisatrice" de la France en Indochine, c’est en définitive à la réparation de l’Histoire elle-même qu’ils souhaitent accéder.



    Julien Mary - Doctorant en histoire militaire Université Montpellier III
    sur Chemin de mémoire




    Les prisonniers français au Vietnam  Malm10


    La marche vers la mort des prisonniers de Diên Biên Phu

    « J’ai eu l’occasion de comparer les méthodes des Nazis et des Viêts. Juifs, Tziganes, Résistants de tous bords, s’ils nous réduisaient en une sous-humanité, les nazis ne cherchaient pas à nous convertir. Par la faim, les privations, les Viêts nous amenaient au même état que les nazis, mais ils exigeaient en plus que nous adhérions à leur système, en reniant toutes nos valeurs, notre foi en la justice, en notre pays. »

    Colonel Eric WEINBERGER,

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    Les prisonniers français au Vietnam :: Commentaires

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    Message le Mar 14 Mai - 22:33 par LOUSTIC


    Diên Biên Phu et le camp 73.(source "La Charte" 1999)

    Prisonniers du Vietminh,traités de criminels de guerre,nous sommes acheminés par petits groupes avec nos blessés légers vers une vaste clairière,lieu de rassemblement.Là,le Vitminh nous sépare de nos officiers,de nos camarades africains,nord-africains et vietnamiens.

    Commence alors une longue marche vers l'inconnu.
    La colonne 41 vit sous la pluies et marche dans la boue,principalement de nuit,afin d'éviter l'aviation française,traverse ou longe des villes ou villages que les anciens appellent Na-Sam,Son-La,monte le col des méos.
    Au début une devise "marche ou crève",pour certains,mains attachées dans le dos,sans chaussures parce qu'ils ont tenté de s'évader,pour les autres,transport sur des civières de fortune des camarades blessés ou malades.

    Beaucoup vont mourir au cours de cette longue marche,d'épuisement,des suites de leurs blessures,ou de sous-alimentation,car nous n'avons plus de médicaments et comme repas une boule de riz.Le commissaire politique chargé de notre colonne nous fait de longs discours de propagande:<>.

    Nous sommes priés de remettre nos affaires personnelles,montres,bagues,photos,briquets et allumettes,contre un reçu en papier hygiénique sur lequel est porté la mention"sera rendu à votre libération".Privés de feu,nous dépendons de nos gardiens et de leur bon vouloir pour allumer les foyers destinés à nous sécher,réchauffer,et faire cuire notre riz dans nos casques lourds.Lorsque nous avons la chance,au cours d'une halte,de pouvoir nous abriter sous une cagnat,c'est la bagarre entre nous pour avoir la meilleure place.

    Après 600 km de marche forcée,toujours sous la pluie,nous n'avons plus de chaussures et arrivons pieds nus dans un village dont j'ignore le nom,transformé camp 73.Pas une seule âme alentour.Les maisons qui serviront de geôles sont vides,sans portes ni fenêtres,avec pour seul mobilier des planches qui nous feront souffrir durant toute notre captivité.Nos geôles sont très éloignées les unes des autres afin d'éviter tout rassemblement.Nous sommes répartis dans chacune d'elle par 12 avec,comme responsable,un homme de troupe désigné par le commissaire politique et cela,en vue de dévaloriser nos sous-officiers.Le commissaire politique nous fait un long discours où,tout spécialement,il nous dit que,grâce à la clémence de l'oncle Hô et à la générosité de son peuple,nos malades et blessés vont être enfin soignés dans l'hôpital du camp,et que,si nous voulons être nourris,il faudra aller faire des corvées de riz et de bois.

    Dès que nous emmenons nos camarades à l'hôpital,nous sommes stupéfaits de découvrir une immense salle ouverte aux quatre vents avec des planches alignées l'une à côté de l'autre,où un soldat vietminh faisant office de "docteur" simule d'ausculter nos blessés et malades,et leur distribue de l'aspirine.Bien vite,nous comprenons que "hôpital veut dire morgue" car le Vietminh ne connait pas ou n'a pas les médicaments les plus élémentaires pour soigner des prisonniers atteints de paludisme,dysenterie,béri-béri ou de blessures reçues au combat.

    Une journée de prisonnier au camp 73.

    Réveil dès le lever du jour,nettoyage des excréments des malades de la nuit,désignation par le responsable du groupe,de"volontaires" pour la corvée de riz ou de bois,discours de propagande,à la fin de celui-ci,retour dans nos geôles sous surveillance et défense absolue de parler.
    Nous restons assis à méditer et à penser pendant des heures en attendant la boule de riz.Cette inactivité voulue par le  Vietminh est terrible car nous vivons repliés sur nous-mêmes et cela pourrait amener les plus costauds vers l'hôpital si la détention dure encore longtemps,et créer même une animosité entre nous.Lorsque nous sommes autorisés à parler,les conversations n'ont qu'un seul but"nourriture,soins,libération".Chaque nuit,nous sommes réveillés pour être comptés par nos geôliers qui prennent un malin plaisir à effectuer des contrôles inopinés.

    L'hygiène n'existe pas,le seul moyen de nous laver est une marre d'eau croupie.
    Chaque jour qui passe éclaircit nos rangs,beaucoup de nos camarades démoralisés,anémiés,ne veulent pas se résigner à effectuer les corvées de riz,s'allongent,refusent de s'alimenter et vont rejoindre à l'hôpital,nos camarades moribonds.
    Au début,nous enterrons nos camarades avec un linceul de bandelettes blanches offertes par l'armée démocratique,mais le stock étant rapidement épuisé,nous les inhumons à même la terre,sous la surveillance de nos gardiens  qui nous brutalisent  pour fair creuser le plus rapidement  possible les fosses communes.Ils ont peur des épidémies,car la dysenterie fait des ravages avec son cortège d'excréments,de mouches voraces et carnivores qui volent de moribonds en moribonds.

    Les corvées de riz se font tous les huit jours à environ 10 kilomètres du camp,nous marchons dans les rizières,traversons des villages où nous sommes exibés,regardés,comme des pestiférés,à moitié nus,maigres,sales,les soldats français ont piteuse allure,et nos gardiens en profitent pour faire leur propagande,et ne bronchent pas quand nous recevons  un caillou ou un crachat.Nous sommes surveillés de très prés,non pas pour éviter une évasion,mais pour empêcher que l'on dérobe du riz dans le boudin qui nous sert au transport;si l'on est pris,gare à la sentence,en général,suppression de nourriture pendant un ou deux jours.

    Dès que nous arrivons au camp,nous déposons notre précieux fardeau à la "cuisine" où nos camarades antillais essayent de faire des merveilles pour varier les modes de cuisson de notre nourriture quotidienne qui est constituée d'une boule de riz avec un navet ou liseron d'eau.
    Les corvées de bois se font à proximité du camp,nous ramassons des brindilles et cassons des branches.
    Le 14 juillet,nous avons droit en supplément  à un morceau de cochon,un sucre noir,et à du tabac que nous fumons avec des feuilles de bananiers ou de papiers séchés,maculés d'excréments que nous trouvons à travers le camp. Ce jour historique est mis en valeur par le commissaire politique qui nous parle de la conférence de Genève,mais sur les droits des prisonniers,pas un mot.Nos camarades moribonds ont droit ,à compter de ce jour-là, à des bananes à cochon, du sucre que nous leur portons et essayons de leur faire avaler mais ,pour beaucoup, il est trop tard.

    A la fin de juillet,une dizaine de grands malades sont désignés pour être libérés.
    Regroupés,ils ressemblent aux déportés de la dernière guerre,j'ignore s'ils ont rejoint la France.En nous regardant,nous constatons que nous devons leur ressembler,nous sommes tous très maigres,beaucoup ont les yeux agrandis par la fièvre,dépenaillés,véritables témoins de la souffrance humaine.
    Août,il doit se passer quelque chose,nous ne sommes plus réveillés pour être comptés,nos gardiens sont plus courtois,certains reçoivent de la quinine,des moustiquaires qui ne peuvent nous servir,car nous n'avons rien pour les accrocher.Un matin,nous sommes tous rassemblés,et le commissaire politique nous dit que,grâce à l'oncle Hô,à sa générosité,sa clémence,nous allons sans doute être libérés,mais il ne sait pas quand.Il établit des listes,pour les valides,malades,cela va durer huit jours.Nous sommes angoissés car,malgrè l'espoir de notre future libération,la mort fait toujours des ravages?

    Le grand jour arrive,nous quittons ce camp de la mort,sans nos grands malades,le commissaire politique ayant ,suite à notre demande,refusé de les emmener avec nous.A ce sujet,il nous a répondu:<>.Est-ce que cela a été fait pour tout le monde?Une preuve que non,l'un de mes meilleurs camarades n'a pas répondu présent à Haïphong.Est-il mort après notre départ du camp ou pendant  son transport vers la liberté?Nous ne le saurons jamais.
    Nous marchons deux jours et sommes amenés dan un village,là,nous sommes hébergés dans un ancien monastère.Nous avons droit à du poulet,du riz,des fruits,faisons un repas pantagruélique  dont certains mourront quelques jours plus tard.Nous pouvons nous laver,l'on nous habille avec des tenues et sandales viêtminh.
    Nous sommes dirigés par camions vers Samson,débarqués nous marchons encore une heure et,au bout d'une clairière,nous apercevons notre drapeau national.Quelle émotion,nous pleurons et pensons être libres de suite.
    <>,nous répond notre nouveau commissaire politique,car il faut attendre la Commission internationale d'armistice"qui constatera que vous avez été bien traités".

    Ce jour là,nous apprenons la fin de la guerre.
    Des jours d'angoisse et de désespoir car,si près du but,des camarades meurent encore de fièvre et de dysenterie.Nous demandons à nos gardiens pourquoi nous sommes toujours là,le commissaire politique nous répond invariablement:<>.Pour des hommes en pleine santé,cela les aurait fait sourire,mais nous étions tellement épuisés,moralement et physiquement,que nous étions arrivés à douter de nous-mêmes et de nos gouvernants,la politique dirigée par l'oncle Hô faisant encore des ravages sur le plan psychique.

    Enfin,la Commission internationale d'armistice est arrivée,nous a examinés,et nous avons encore attendu un jour,c'est là qu'une délégation de femmes vietminhs est venue nous apporter un message de paix,et remis un mouchoir en drap sur lequel est brodé une colombe.Jusqu'au dernier moment de captivité,l'oncle Hô aura été parmi nous.
    Avant d'embarquer sur les bateaux  de notre Marine nationale,nous avons vu les prisonniers vietminhs qui revenaient de nos prisons,bien nourris, avec valise et certains avec poste de radio.

    Libres,nous n'avons pu manifester notre joie car nos pensées étaient tournées vers ceux qui ne reverraient  jamais la France,et aux camarades qui étaient encore prisonniers dans les camps vietminhs.

    Il y a de cela 44 ans,nous étions le 18 août 1954,j'avais 20 ans.L'on croit que le temps efface tout,il est des événements qu'un homme subit et qu'il ne peut effacer de sa mémoire.Aujourd'hui,j'ai l'impression que,durant cette période de ma vie,j'ai été entouré de plus de morts que de vivants.


    Pierre Monjal.

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    LANG

    Message le Mer 15 Mai - 9:55 par LANG

    Chaque fois que je lis ce genre de récit j’ai la même question.
    Pourquoi ces « criminels de guerre » n’ont-ils jamais été poursuivis ?
    Les Etats et leurs hommes politiques sont restés « bien prudents ». Si les prisonniers des camps ont fait semblant de « jouer le jeu » pour sauver leurs peaux, les responsables politiques occidentaux eux n’ont pas fait semblant. Ils ont « collaboré » avec ces ennemis au drapeau rouge décoré de colombes tueuses.
    Le communisme ou l’extermination par la privation et les mots...
    A quand un tribunal de l’histoire pour condamner ces gens-là ?
    Je crains qu’il ne voit jamais le jour.
    Et d’ailleurs dans le fond rien n’a vraiment changé. Aujourd’hui encore, il me semble bien que l’on collabore avec des drapeaux décorés de colombes tueuses…

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