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    Le transal rend encore bien des services

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    09052019

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    Le transal rend encore bien des services Empty Le transal rend encore bien des services





    PAR LAURENT LAGNEAU
    opex360

    D’après la dernière édition des « chiffres clés de la Défense », un document diffusé tous les ans par le ministère des Armées, l’armée de l’Air comptait encore 18 avions de transport C-160 Transall au 1er juillet 2018. Et deux d’entre-eux sont déployés à Niamey, au titre de l’opération Barkhane. Et, visiblement, leurs équipages n’ont pas chômé l’an passé.

    Le transal rend encore bien des services Trans10
    Cliché : devenir aviateur

    Ainsi, dans un article publié par l’État-major des armées [EMA], on apprend que « ce doyen du transport […] a réalisé plus de 1.700 heures de vol, transporté plus de 1.700 tonnes de fret et 12.000 passager » sans oublier la cinquantaine de « largages par air » au profit des bases avancées temporaires disséminées dans l’immensité désertique.

    Reste à voir ce que représentent ces chiffres par rapport à l’ensemble des missions de transport tactiques assurées par l’armée de l’Air au Sahel en 2018. Cependant, le bilan 2017, que le Commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes [CDAOA], a publié en mars dernier en donne une idée.

    Ainsi, soulignant le « véritable défi logistique » que pose l’opération Barkhane, dont la zone d’activité est aussi grande que l’Europe, le CDAOA indiquait que les avions de transport tactique de l’armée de l’Air avait acheminé 6.200 tonnes de fret ainsi que 40.000 militaires.

    Aussi, et sous réserve que les chiffres de 2018 soient équivalents ou presque à ceux de 2017, on peut estimer que ces deux C-160 Transall, même s’ils ne sont plus aussi rutilants que par le passé [voir photo], ont représenté le quart de l’activité « transport ». Ce qui est encore relativement conséquent quand on sait que les derniers appareils de ce type seront en principe réformés en 2023, après 60 ans de service et que leur taux de disponibilité tourne autour de 40-45%, en partie grâce à la « cannibalisation » des exemplaires démantelés.

    Quoi qu’il en soit, ces chiffres illustrent la « fragilité » du transport aérien militaire français, soulignée par plusieurs rapports parlementaires récents. Malgré la modernisation des C-130H Hercules [dont le taux de disponibilité a été de 19% seulement, en 2018] et la livraison des A400M « Atlas » [25 seront en dotation en 2025] ainsi que celle de quatre C/KC-130J Hercules, cette situation risque de durer encore quelque temps, avait prévenu, en avril 2018, le général André Lanata, l’ex-chef d’état-major de l’armée de l’Air [CEMAA].

    « Nous sortons d’une situation compliquée, liée principalement aux risques que nous avons pris dans les programmations précédentes en retardant le renouvellement de nos flottes et aux difficultés rencontrées par le programme A400M. […] Le télescopage entre les deux créé la difficulté », avait-il en effet expliqué.

    Cependant, les livraisons prévues par la Loi de programmation militaire [LPM] 2019-25 permettront théoriquement une remontée en puissance du transport aérien militaire [tant tactique que stratégique].

    « L’arrivée de […] nouvelles flottes va véritablement faire changer d’échelle notre aviation : +70% de capacité transport d’ici 2025 », a ainsi assuré le général Philippe Lavigne, l’actuel CEMAA, à l’occasion des derniers débats budgétaires.
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    Le transal rend encore bien des services :: Commentaires

    Anonymous

    Message le Ven 10 Mai - 12:20 par Blu

    Brave Transall.
    Bon d'accord, il n'a pas "l'élégance surannée" ni le" bruit de casserole" de son ancien le Noratlas mais on l'aime bien quand même...

    "Cependant, les livraisons prévues par la Loi de programmation militaire [LPM] 2019-25 permettront théoriquement une remontée en puissance du transport aérien militaire [tant tactique que stratégique]."

    On espère que la Loi de Programmation Militaire ne sera pas "rognée".
    C'est un bruit qui court en ce moment...

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    place d'armes

    Message le Ven 10 Mai - 12:47 par place d'armes


    En effet et à ce sujet voici un texte de  LAURENT LAGNEAU

    La trajectoire financière établie par la Loi de programmation militaire [LPM] 2019-2025, entrée en vigueur en juillet 2018, prévoit d’augmenter le budget du ministère des Armées de 1,7 milliard par an jusqu’en 2022. Puis, de porter son montant à 44 milliards d’euros en 2023 [ce qui supposera une hausse de 3 milliards]. Lors des débats, tant à l’Assemblée nationale qu’au Sénat, des dispositions ont été votées pour s’assurer que les fonds promis seraient bel et bien alloués à la mission « Défense ».

    S’il estime que l’application de certaines dispositions prévues par celle LPM est « globalement satisfaisante », Christian Cambon, le président de la commission sénatoriale des Affaires étrangères et des Forces armées, a cependant émis quelques réserves.

    Ainsi, lors d’une séance organisée le 10 avril, M. Cambon a déploré que la commission n’a « pas reçu le bilan annuel politique, opérationnel et financier des opérations extérieures en cours que le gouvernement doit [lui] transmettre chaque année », conformément à ce que prévoit la LPM. « Nous n’avons toujours pas reçu non plus le bilan annuel politique, opérationnel et financier des missions intérieures en cours, non plus que le rapport décrivant la politique de gestion des ressources humaines du ministère » des Armées, a-t-il poursuivi.

    Par ailleurs, le président de la commission s’est également inquiété de ne pas avoir reçu un « bilan de l’exécution de la programmation militaire », qui donne le détail des commandes passées et des livraisons reçues « pour les programmes à effet majeur de plus de 70 millions d’euros, les opérations d’armement de plus de 20 millions d’euros et les programmes d’infrastructures dont le coût est supérieur à 15 millions d’euros. »

    Or, l’article 10 de la LPM stipule que ce bilan doit être transmis par le ministre aux commissions parlementaires concernées « deux fois par an, avant le 15 avril et avant le 15 septembre. » Visiblement, à cinq jours de la date limite, celle du Sénat n’avait toujours rien reçu.

    En outre, M. Cambon s’inquiète aussi du respect d’une obligation prévue par l’article 11 de la LPM, lequel précise que, avant le 30 juin de chaque année, « le ministre chargé des armées présente aux présidents des commissions permanentes de l’Assemblée nationale et du Sénat chargées de la défense les enjeux et les principales évolutions de la programmation budgétaire ministérielle. »

    « Ces dispositions ont été introduites par les assemblées pour nous permettre de contrôler l’exécution de la LPM. C’était, je le rappelle, la condition de notre vote positif : que la LPM soit exécutée à l’euro près », a rappelé M. Cambon.

    Or, a-t-il poursuivi, le cabinet de la ministre des Armées, Florence Parly, « n’a pas, à ce stade, donné d’indications sur le calendrier précis de mise en oeuvre de ces dispositions, même s’il a été indiqué que le gouvernement ‘souhaitait mettre en oeuvre cette obligation sous la forme d’une réunion de travail prochaine avec la ministre' » et qu’il « travaillait ‘d’arrache-pied’ pour respecter le délai du 15 avril pour la transmission des documents. »

    S’il a laissé le « bénéfice du doute » au gouvernement, le président de la commission a dit « s’inquiéter » de ces « premiers signaux qui ne sont pas bons ». Et de rappeler les « 850 millions envolés à l’automne 2017 et les 404 millions de non couverture des OPEX
    [*]en décembre 2018. »

    Puis, M. Cambon a évoqué une information selon laquelle la moitié des véhicules blindés multi-rôles [VBMR] Griffon seraient livrés sans leurs tourelleaux. « C’est une décision qui serait prise incessamment, à l’occasion de la fameuse ‘VAR’, l’exercice de variation en cours d’année, rebaptisée ‘A2PM’ [pour] ajustement annuel de la programmation militaire, sur laquelle la ministre devrait statuer mi-avril en COMEX [comité exécutif]. J’espère vivement que les arbitrages seront favorables », a-t-il dit.

    En 2019, dans la cadre du programme Scorpion, l’armée de Terre recevra effectivement ses 89 premiers véhicules Griffon. Mais la question des tourelleaux téléopérées n’est pas nouvelle.

    En effet, pour compenser une [petite partie] de la coupe budgétaire de 850 millions décidées en juillet 2017, il avait été décidé de décaler la livraison de tourelleaux destinés aux VBMR. « Il s’agit d’un complément d’acquisition programmé dans le cadre de la première étape du programme Scorpion, qui correspond à l’augmentation du nombre de Griffon équipés d’emblée de ces tourelleaux. Nous serons capables d’équiper la moitié des Griffon livrés pour les engager en opération en 2021 », avait expliqué, à l’époque, Joël Barre, le Délégué général pour l’armement.

    Cela étant, M. Cambon tient à rester à très attentif sur l’exécution de la LPM. « Et dire que le gouvernement prétendait lors de la discussion de la LPM que la ‘VAR’, dont nous demandions communication, était un exercice purement technique », s’est-il exclamé. « Il est évident que nous avons besoin que le Gouvernement nous transmette les informations. Comptez sur moi pour les demander! », a-t-il assuré. Car, a-t-il enchaîné, « un point sur l’exécution de la LPM ne sera pas inutile car plusieurs annonces récentes peuvent donner l’image d’une déconstruction lente. »

    Et de citer plusieurs exemples, dont l’annonce de la ministre devant les commandants de base de défense, le 1er avril, de l’attribution, dès 2019, de « 50 millions d’euros de crédits » qu’il faudra trouver autre part. » Et, a continué M. Cambon, « s’y ajoute, comme tous les ans, le surcoût OPEX, les dépenses du plan famille comme le ‘kit enfants de militaires’, ou les dépenses non prévues en LPM comme l’espace, voire le SNU même si nous avons prévu qu’il ne soit pas financé par la LPM. »


    Mon avis personnel (place d'armes)
    Cependant au vu de ce que devient le sénat, " une opposition au gouvernement " tel un vulgaire parti politique, je me méfie de la réalité de cela.
    Affaire à suivre  

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    LANG

    Message le Ven 10 Mai - 13:03 par LANG

    Vous avez raison place d'armes,il faut rester circonspect car depuis quelques temps nous sommes submergés par des "effets d'annonces" dans tous les domaines. Tout est médiatisé à outrance. On dirait à chaque fois le lancement d'un film ou d'un tube...
    Que l'on s'inquiète du respect de la LPM reste néanmoins une bonne chose. Et après tout le Sénat donne l'occasion d'en parler et de suivre cette affaire. Le risque est aussi de passer sous silence ce qui avait souvent été le cas auparavant.
    Le malheur dans toutes nos affaires c'est que la décision appartient le plus  souvent à celui qui a la tête plongée dans les comptes... Et ce gars-là est bien au chaud et pas dans un VAB sans blindage de dessous de caisse...

    Dernière édition par LANG le Ven 10 Mai - 19:07, édité 1 fois (Raison : orthographe !)

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