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    25 Avril 1961 fin du putsch

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    25042019

    Message 

    25 Avril 1961 fin du putsch Empty 25 Avril 1961 fin du putsch




    21 au 25 avril. Il aura duré cinq nuits et quatre jours…

    25 Avril 1961 fin du putsch Alger610


    Le rappel des évènements pour ceux qui voudraient plus de précisions, sur un site très complet :
    ICI

    25 Avril 1961 fin du putsch Unitzo10

    (Tiré du site indiqué)
    Au passage, on notera les régiments qui échapperont à la dissolution. Cela n’empêchera pas les « sanctions »…


    25 avril 1961

    Le putsch est terminé. Le général Challe s’est rendu avec le commandant de Saint Marc. Les généraux Salan, Jouhaud, Gardy et Zeller se sont évanouis dans la clandestinité pour diriger l’OAS.
    Zeller ne tardera pas à se rendre pour éviter une capture indigne d’un général.

    Les 1er REP, 14ème RCP, 18ème RCP sont dissout ainsi que les commandos de l’air du commandant Robin.
    Le colonel Masselot s’est rendu afin que ses paras ne payent pas seuls, peine perdu, le 18ème RCP est dissout quand même.

    Au transport du 1er REP vers la maison mère de la légion étrangère de Sidi Bel Abbès, quelques légionnaires sautent des camions pour rejoindre des fermes européennes qui les cacherons, beaucoup rejoindrons les commandos Delta de l’OAS du lieutenant Degueldre, déjà dans la clandestinité.

    Chaque officier dut faire un long rapport sur ce qu’il avait fait heure par heure durant les 3 jours du putsch
    Le général Hublot fut nommé chef d’état major général.

    Chaque jour apportait son lot de lettres de délation, pour supplanter un collègue de promotion, par jalousie, par envie.

    Hublot, qui n’avait rien demandé était écœuré, il confia à l’un de ses officiers :
    - Je ne les lit même plus !
    Beaucoup d'officiers sont mutés en métropole pour ne pas s'être assez rangé du coté légal.
    Les 2 divisions parachutistes, la 10ème DP et la 25ème DP furent dissoutes, on forma à leur place la 11ème Division Légère d’Intervention ( 11ème DLI), que l’on s’empressa de renvoyer en métropole

    Elle fut placé sous le commandement du général Marzloff, qui ne fut d’ailleurs jamais parachutiste. Heureusement son adjoint, le colonel Fourcade sera un gage pour tout les anciens para.

    Certaines mesures vexatoires envers les paras furent prises, on leur retira leur béret rouge 6 mois par an pour prescrire le port du béret de toile beige.
    On enleva ensuite la tenue léopard qui faisait la fierté des unités paras pour la remplacer par la tenue verte olive , sous prétexte qu’elle facilite la détection radar.
    La tenue retaillée et prés du corps si chère aux paras fut interdite sous prétexte qu’elle facilite les brûlures en cas de radioactivité…

    Sources :
    Yves Courrière, la guerre d’Algérie, les feux du désespoir.


    25 Avril 1961 fin du putsch Putsch10



    ****************

    Remarque :
    Une page d’histoire qui ne figure pas dans les manuels militaires.
    Et pourtant…
    Et pourtant, c’est une page pleine d’enseignements.
    On y apprendrait que pour certains l’honneur peut se substitue au devoir.
    Mais que l’honneur peut aussi être un devoir.
    On y verrait que pour d’autres le devoir est d’obéir.
    Mais que parfois, il peut être un écran bien commode.
    Et on découvrirait tout l’intérêt des permissions ou des affectations loin des évènements…
    On remarquerait qu’une opération mal préparée est le plus souvent vouée à l’échec.
    Enfin, on saurait pourquoi certaines décorations sont restées accrochées sur des portes de cellules…



    ******************



    Anecdote.
    Ce ne fut pas une bataille. Mais une défaite, une défaite pire que la Bérézina…
    Quelqu’un a dit que c’était une histoire de « retraités »…
    Pour ma part, en mai 1961, je me suis rendu dans le bureau d’orientation de mon lycée à Metz. Je voulais connaitre la marche à suivre pour préparer le concours de Saint Cyr.
    Le responsable de ce bureau était un ancien d’Indochine. Il portait la rosette de la Légion d’Honneur sur le revers de sa veste.
    Quand je lui ai posé la question, surpris, il m’a regardé sans rien dire pendant quelques secondes.
    Son regard profond m’a dévisagé.
    Incrédule et sans complaisance il m’a lancé :
    « Vous voulez faire Saint Cyr ! Mais l’Armée est foutue avec ce qui vient d’arriver ! »
    Il avait peut-être raison.
    J’ai quand même préparé Saint Cyr…
    Quelle a été l’influence de ces évènements sur la suite de mon parcours ?
    Importante certainement.
    Avoir fait mes premiers pas dans l’Armée en 1962 m’a permis d’assister à son évolution.
    Lente mais inexorable.
    Les procès d’officiers impliqués, les démissions, la transformation des unités en forces mécanisées à la botte de la bombe nucléaire…
    L’apparition de l’osmose et des bérets couleur crème…
    La coupure entre « ceux » qui avaient été d’un côté ou de l’autre, les malades, les absents…
    L’apparition de nouvelles « orientations » telle que la course aux diplômes…
    Le passage des « osmosés » dans les unités classiques. Résignés, et dans l’attente de leur mutation…
    Le départ « facilité » pour beaucoup « d’anciens » avec les lois de « Programmation militaire ».
    La grande muette silencieuse face à l’antimilitarisme grandissant véhiculé par nos sommités intellectuelles et l’indifférence des politiques…
    Bigeard était toujours là.
    On le voyait au loin s’échauffer tout seul avant un saut sous le beau ciel de Pau.
    Mais c’était déjà un rêve…
    Une Armée de temps de paix qui a tenté de survivre. Avec beaucoup d’efforts, souvent.
    Et d’abnégation, toujours.
    Elle a certainement réussi mais ce n’était plus la même…
    Les parachutistes ont souffert. Ils ont été sauvé par un cri, toujours le même : « Debout Accrochez ! »…
    Mais la « Guerre froide » et ses Tartares ont fini par vaincre la poussière des pistes du djebel et la moiteur des rizières…


    *************


    25 Avril 1961 fin du putsch Sf091710



    *****************



    Et pour finir, une question :
    et toi ami lecteur, comment as-tu vécu cette période ?  
    De loin, de près ? Dans l’indifférence ? Concerné directement ou pas ?
    Comme une page que l’on tourne ?
    Merci de partager tes souvenirs en quelques mots…
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    25 Avril 1961 fin du putsch :: Commentaires

    Anonymous

    Message le Jeu 25 Avr - 12:37 par MALOUIN

    perso je n'ai pas connu cette période mais j'ai bien entendu lu sur le sujet.
    ce que j'en retiens c'est que le contingent était très présent en Algérie et que celui-ci n'a
    pas voulu suivre. Les Français en métropole avaient marre de cette guerre qui disait pas son nom.
    tout reposait donc sur quelques officiers et quelques unités.
    d'entrée cela était mal engagé.

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    LANG

    Message le Ven 26 Avr - 12:52 par LANG

    à MALOUIN
    Ce résumé en quelques mots reprend l’essentiel. Vous avez raison.
    Au niveau de la « Grande Histoire » on retient effectivement que l’opinion ne voulait plus voir de cercueils débarqués (souvent discrètement) dans les gares à partir de wagons de marchandises.
    Les Français s’occupaient de leurs poireaux pendant la guerre d’Indochine et ils avaient « laissé faire » quand il avait été question d’envoyer des appelés dans une région considérée comme française.
    Défendre des français pieds-noirs pourquoi pas…
    Et puis « l’affaire » est devenue un peu plus compliquée car il y avait des morts…
    La « Grande Histoire » retiendra que de Gaulle a mis fin à cet « épisode » de l’Histoire de France comme on se débarrasse d’un furoncle.
    Y avait-il une autre solution ?
    Disons que les « modalités » auraient pu être différentes. Mais l’Histoire est derrière nous…
    Se débarrasser d’un furoncle ça fait mal.
    Et beaucoup de gens ont eu très mal.
    « Le sang sèche vite en entrant dans l’Histoire… »
    ***

    Le putsch n’a été qu’une tentative de sortie désespérée vouée à l’échec.
    Cet échec, pour l’Armée, a entrainé les conséquences que l’on connait et que j’ai évoquées à mon niveau.
    Depuis, le temps a passé.
    Le commandant Denoix de Saint Marc, curieusement, est souvent cité en exemple…
    Et l’Armée, sans appelés, a bien compris qu’elle était au « service » de la Nation et aux « ordres » du Président de la République.
    Quelle que soit la Nation et quel que soit le Président : « Servir et obéir ».

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    Anonymous

    Message le Ven 26 Avr - 18:10 par MALOUIN

    Bjr
    on peut évoquer beaucoup de choses sur le pourquoi de la fin de l'Algérie Française, dont le fait qu'il était devenu impossible de tenir son maintient. Cela s'entend c'est vrai.
    Cependant il y a deux faits impardonnables. Un de ces faits est que le général traitait en secret avec les "rebelles" tout en continuant à envoyer à la mort les militaires français.
    Le deuxième est que le général était revenu au pouvoir avec l'aide des militaires en leur promettant l'Algérie française.
    Et ça c'est ce qui amènera certains à basculer dans "l’illégalité"
    Une histoire d'Honneur en somme !

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    LANG

    Message le Sam 27 Avr - 14:07 par LANG

    De Gaulle était avant tout un homme politique.
    Avec quelques mots, les bras en l’air, des silences, beaucoup de sous-entendus et un cynisme digne des meilleurs, il a dirigé la France qui sortait d’une quatrième République déboussolée.
    Le pays en avait peut-être besoin. Beaucoup d’anciens de cette époque vous diront que oui…
    « Les promesses n’engagent que ceux qui y croient ».
    De Gaulle a fait mieux, il a laissé croire à des promesses.
    Un certain Machiavel a écrit là-dessus, et mieux que je ne saurais le faire.
    Pour la « population civile », disons qu’elle en a l’habitude et les « problèmes » se règlent le plus souvent à coup d’élections.
    Chez les militaires, ce fut un peu plus compliqué.
    Oui, vous avez raison. Pour simplifier, il a utilisé les militaires pour arriver au pouvoir et leur a demandé de continuer à se faire tuer en attendant qu’il impose sa solution.
    Lorsqu’ils ont pris conscience de ce qui se passait, la plupart des cadres ont accepté : »grandeurs et servitudes »…
    Et les appelés des unités « classiques » d’une manière générale sont restés passifs.
    (Bien entendu je schématise un peu).
    Pour les unités les plus impliquées ce revirement fut un choc.
    Parachutistes, légionnaires et tout ceux qui étaient au contact comme certaines unités « classiques » ont ressenti ce coup de poignard dans le dos.
    Et ce d’autant plus qu’ils avaient donné une partie d’eux-mêmes dans cette guerre qui ne disait pas son nom.
    Les résultats sur le terrain étaient éloquents. Mais pour y arriver que d’efforts demandés. Et pas seulement au personnel d’active de ces unités. N’oublions pas les appelés, la population, les commandos de chasse, les harkis…
    Dans ce type de guerre, il faut impliquer des gens pour obtenir des résultats. Ceux que l’on a sous ses ordres et la population dans laquelle « baigne » l’ennemi sans uniforme. Cela avait déjà été le cas en Indochine.
    Mais impliquer c’est donner une partie de son cœur afin que les gens vous suivent, vous informent et vous croient. On laisse une partie de soi-même dans ce genre d’affaire.
    Ce n’est pas le cas d’un robot. Il n’a pas « d’état d’âme ».
    Il fait le job comme on dit aujourd’hui…
    Certains n’ont pas accepté d’être considérés comme des drones.
    Leur « départ » a laissé un grand vide…

    ***

    Epilogue.
    Depuis, de Gaulle a été remplacé.
    Le cynisme politique n’a pas disparu.
    L’Armée depuis cette époque a été engagée à plusieurs reprises loin de la métropole.
    Malgré quelques « anomalies », les « Etats d’âmes » sont restés discrets. Servir et obéir…
    Avons-nous encore abandonnés des gens qui croyaient en nous ?
    Dans les engagements actuels, il est beaucoup question de drones, de frappes aériennes, de guerre électronique, de forces spéciales etc.
    Gagner le cœur des populations n’est plus dans l’air du temps ou alors du bout des lèvres.
    On fait le job…
    Il est vrai qu’il n’y a pas de « province française » à défendre.

    ***


    Excusez-moi, j’ai été un peu long.
    J’ai essayé de transcrire mon opinion personnelle sans exprimer de passion car c’est un sujet très sensible. Mais il y aurait tellement à dire…

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