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    Hubert DENYS

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    Ce jour-là 27 janvier 1945

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    Ce jour-là 27 janvier 1945 Empty Ce jour-là 27 janvier 1945

    Message par CASTOR2 Mar 26 Jan - 19:14

    Le 27 janvier 1945 Auschwitz était libéré.
    Le site chemins de mémoire propose des documents concernant cette période où les troupes alliées découvrent les camps. Aujourd’hui on sait ce que signifiaient ces noms terribles : Auschwitz, Dachau, Bergen Belsen…
    Les soldats qui ont vu ces scènes n’ont pas eu de « cellules psychologiques » à leur disposition…


    Penser que les hommes sont capables d’une telle inhumanité est difficile à supporter. On imagine des atrocités dans les périodes « lointaines » où nous n’étions pas « civilisés » mais Auschwitz c’était hier…
    Et depuis, sans peut-être atteindre ce niveau de monstruosité, il a recommencé à maintes reprises.
    L’homme est capable de tout.
    L’animal sauvage le plus dangereux sur Terre c’est l’homme…
     
    Ce n’est pas un sujet particulièrement « agréable » mais la transmission de mémoire ne peut pas être « sélective »…
     
    Je vous propose le début d’un article que vous pourrez lire en entier sur ce lien :
    1945, l’horreur révélée | Chemins de mémoire (cheminsdememoire.gouv.fr)


    L’horreur révélée




    Ce jour-là 27 janvier 1945 Auschw10
    Déportés derrière les barbelés lors de la libération d'Auschwitz, 27 janvier 1945. - © Bilderwelt/Roger-Viollet


    Dans les premiers mois de 1945, les armées alliées libèrent un à un les camps nazis et découvrent l’ampleur des massacres. En avril, les images de l’horreur font le tour du monde et le rapatriement des survivants s’organise. Pourtant, il faudra des années pour cerner la réalité du système concentrationnaire et la spécificité du génocide.
     
    "Les portes de l’enfer sont ouvertes" écrit en mai 1945 le journaliste américain John Berkeley. L’horreur résume la découverte des camps nazis par les armées alliées. L’événement servit de point d’appui à plusieurs récits, mettant souvent en avant le cas pourtant exceptionnel de  Buchenwald où des détenus prirent les armes pour se libérer et chasser leurs gardiens SS. Une minorité de détenus eurent la chance d’être libérés dans le cadre d’accords passés par la SS avec la Croix-Rouge et d’échapper ainsi aux évacuations meurtrières des camps. Mais les réalités les plus marquantes demeurent celles de détenus exécutés ou abandonnés à bout de force au bord des routes et de mouroirs découverts sans combat et par hasard par les troupes alliées. Dans ces conditions, l’organisation du rapatriement des déportés fut forcément largement improvisée. L’événement n’en fut pas moins source d’un savoir sur les camps et les déportations.

    LE CHOC DE LA DÉCOUVERTE DES CAMPS


    Fin juillet 1944, la guerre n’est pas encore finie et les Soviétiques entrent dans le camp vide de Lublin-Maïdanek, où les installations de gazage sont encore en place. 
    Fin novembre, les Américains et les Français libèrent le camp de Natzweiler-Struthof, déserté par ses gardiens SS et les détenus. 
    La situation se renouvelle à Auschwitz en janvier 1945, même si une petite minorité des internés s’y trouvent encore.
    En France libérée, la presse, qui ne peut vérifier les informations recueillies et qui est encore sous le coup de la censure, ne publie alors pas ou très peu sur le sujet, notamment pour ne pas effrayer les familles attendant le retour d’un proche. L’Humanité consacre deux articles à la découverte des camps en décembre 1944, puis plus rien avant le 5 avril. Le Figaro publie un papier sur le Struthof le 3 mars 1945, trois mois après la découverte du camp. Et encore, ce sont des articles qui ne font pas la "Une". La discrétion est la même à la radio et dans les Actualités filmées, ce qui amplifiera la stupéfaction lorsque seront publiés récits et photographies de l’horreur.

    Début avril 1945, ce sont d’abord des Kommandos de Neuengamme qui sont découverts. Le 5 avril, c’est l’entrée dans le camp d’Ohrdruf, en Thuringe, qui provoque l’effroi. Plus de 3000 cadavres gisent là, nus et émaciés. 
    Le 11 avril, les Américains entrent dans le "petit camp" de Buchenwald, véritable mouroir, d’où étaient partis les jours précédents des convois pour Dachau. Tant ils sont épuisés, de nombreux détenus comprennent à peine qu’ils sont libérés.
    La vue de la Boelcke Kaserne de Nordhausen, où s’entassaient les malades de Dora, est une nouvelle fois terrible : 3 000 corps, 700 survivants en train de mourir. 
    Le 14 avril est découvert le carnage de Gardelegen, petit village où plus de 1 000 détenus, jetés sur les routes après l’évacuation de Kommandos de Dora, ont été brûlés vifs dans une grange. Le lendemain, les Britanniques libèrent le camp mouroir de Bergen-Belsen, où des milliers de personnes sont en train de périr au milieu de nombreux cadavres.
    Le 29 avril, les Américains entrent dans le camp de Dachau et découvrent en gare plus de 2300 cadavres laissés dans un train arrivé de Buchenwald. Face à l’horreur, certains soldats ne peuvent s’empêcher de tuer des gardiens SS. (*)

    Au total, on estime qu’un tiers des 750 000 détenus du système concentrationnaire décèdent lors des dernières semaines de la guerre, dans les camps ou au moment de ce que les détenus ont appelé les "marches de la mort".
    Le haut commandement allié est rapidement informé de ces terribles découvertes. Le 12 avril, Eisenhower, accompagné de Patton et Bradley, est à Ohrdruf. Le jour même, il décide de diffuser la nouvelle auprès de toute la presse, demandant même à ses troupes proches de venir voir ce chaos atroce : "On nous dit que le soldat américain ne sait pas pourquoi il se bat. Maintenant, au moins, il saura contre quoi il se bat" déclare-t-il. Quelques jours après, sont organisées des visites de journalistes et de parlementaires.
    À partir de ce moment, le verrou de la censure saute : les images de l’horreur, filmées ou photographiées, se multiplient. Il s’agit de montrer l’horreur, d’en faire une "pédagogie". Les cameramen américains du Signal Corps reçoivent ainsi des consignes strictes pour filmer les atrocités, les camps et ceux qui s’y trouvent. Plusieurs des reporters de guerre qui découvrent ces lieux sont aussi de véritables photographes de talent : Margaret Bourke-White (de Life, à Buchenwald), Lee Miller (de Vogue, à Buchenwald et Dachau) ou Eric Schwab (un Français, à Ohrdruf, Buchenwald, Thekla, Dachau).
    "Il faut que le monde entier sache" déclare Sabine Berritz dans le journal Combat du 3 mai 1945. "Doit-on raconter ces faits effroyables ?", écrit-elle. "Doit-on laisser nos enfants se pencher sur cet amas de crimes ? Naguère, nous aurions dit non. Nous nous élevions contre la diffusion de documents atroces. […] Mais à présent il faut que revues et journaux, ici et dans le monde entier, publient ces récits et ces photos. C’est pourquoi il faut, malgré notre répulsion, les montrer à nos enfants, à tous les enfants. Ces abominables souvenirs doivent marquer leur mémoire […]".


    Les images des bulldozers, qui poussent les corps dans des fosses communes de Bergen-Belsen, sont alors largement diffusées. La presse française qui, jusque-là, ne parlait presque pas des camps se saisit du sujet dans la seconde quinzaine d’avril 1945 : trois quarts des articles sont consacrés à leurs découvertes entre mi-avril et mi-juin.
    Toutes les images publiées sont celles de l’horreur absolue. Elles marquent nos consciences, pour longtemps. Par leur force et leur nombre, elles constituent un véritable seuil, celui de la représentation de la mort de masse. Comme l’a montré Clément Chéroux, si la Première Guerre mondiale avait montré la mort, celle-ci était demeurée "individuelle" et c’était essentiellement "celle de l’ennemi". "Rien d’équivalent avec la mort massive et collective des camps, avec ces monceaux de cadavres qui emplissent les images" en 1945…

    Chemins de Mémoire

    **********


    (*)


    Ce jour-là 27 janvier 1945 Execut10
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    Histoire et Mémoire
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