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    Refus de saut

    Aller en bas

    Refus de saut Empty Refus de saut

    Message par LANG Dim 13 Déc - 21:18

    Le mauvais temps arrive.
    Devant la cheminée on bavarde et on raconte des histoires…
     
    Il est plus facile de dire oui que de dire non !
    Refuser quelque chose à quelqu’un est plus difficile que de lui accorder ce qu’il demande !
    On entend souvent ce genre de déclaration péremptoire…
    Naturellement, tout dépend de quoi l’on parle. Si on n’a pas d’argent en poche impossible de donner un euro à celui qui fait la manche. Si on ne fume pas, on court un grand risque parfois quand on refuse une cigarette mais difficile de ne pas prendre ce risque…
    Et que dire quand on refuse un saut ?
    Merci cher ami, vous n’y pensez pas, je ne vais pas me lancer par cette porte pour rester accroché à ce morceau de nylon !
    Voila un refus qui suppose un certain courage.
    Se lever sans se presser, arriver décontract devant un type nu-tête censé vous inviter à faire un quart de tour en lui lançant quelque chose et s’arrêter pile en le regardant droit dans les yeux…
    - Cher monsieur, je vous en prie, après vous !
    Vous conviendrez que c’est un peu « déplacé ». Dans la vraie vie d’un parachutiste on ne voit pas ce genre de choses. Vous avez déjà assisté à une scène pareille ?
    Alors, un refus de saut c’est facile ou difficile ?
    Facile ou difficile de sauter ? Difficile ou facile de refuser ?
    Facile de dire oui, difficile de dire non…
    Vous voyez, c’est un peu compliqué.
    Vous, là-bas dans le fond, ne commencez pas à faire des commentaires avant d’avoir entendu ce que je vais vous raconter !
    C’est quand même formidable aujourd’hui ! Vous commencez à dire quelque chose et déjà on vous explique que ce que vous allez dire est faux !
    Bon, comme disait un pied noir : d’abord t’écoutes, ensuite j’explique !
     
    Refuser de sauter c’est comme le reste, c’est difficile.  
    Une fois équipé d’un parachute on pense surtout à mettre un pied devant l’autre pour avancer et dans l’avion c’est un peu tard pour refuser. Avec tout ces gens à bord pas question de se déséquiper, de passer entre les copains et demander au pilote d’arrêter sa check list. Et puis, arrivé à hauteur de la porte, difficile de demander au largueur de l’ouvrir.
    C’est vrai, une fois à l’intérieur c’est fichu. On ne pense qu’à une seule chose c’est sortir. Alors, perdu pour perdu, on attend et on sort. Remarquez que certains font un pas de paso doble pour éviter de sortir mais généralement c’est parce qu’ils n’ont pas vu la porte. Dans la confusion, ils s’imaginent qu’elle est à gauche alors qu’elle est à droite. Ce n’est pas pareil quand c’est à l’arrière. On avance tout droit  et… on descend ! Comme vous le verrez dans la vidéo, il arrive qu’un gars refuse d’avancer. Mal au pied, crampe ? On ne sait pas très bien et puis ça se passe en Russie. Ils ont des parachutistes qui ne sont pas comme chez nous. La Vodka peut-être ?
     


     
     
    Bref, refuser de sauter quand on est dans l’avion est plutôt difficile.
    Mais quand on est au sol ?
    C’est vrai dans ce cas tout est encore possible. Mais c’est difficile aussi car il y a les copains. Et là c’est vrai, ils ont une façon de vous faire comprendre qu’il faut rester « groupiert », que ce n’est rien du tout, qu’on est des seigneurs etc.
    Les copains oui et… la Renault R8 !
    Comment ça, vous ne connaissez pas mon histoire de R8 ?
    Bon, puisque vous insistez, je vais vous la raconter. Mais ceux du fond là-bas prière de ne pas rigoler !
    Cela se passait à une époque particulière.
    D’abord, il y avait des R8 et on était au début des années 1960.
    Le parachute, pour moi, avait plusieurs fonctions. Equipé comme un élève guerrier de Coëtquidan, il me servait de temps en temps, sirène oblige, à sortir d’un avion en marche. Mais le week end, grâce à la R8, je retrouvais un parachute plus convivial au para club civil de Nantes avec son avion  si sympathique, le Dragon. (Attention, je n’ai pas dis que le « Nor » n’était pas sympathique !).
    Lors d’une manœuvre contre les anglais (l’école de Sandhurst) nous devions sauter de jour après avoir décollé de Rennes. La zone de saut était un terrain constellé de trous d’obus.
    Je me suis retrouvé dehors et là curieusement j’ai trouvé que le parachute mettait du temps à s’ouvrir. C’est en redressant la tête que je me suis rendu compte que j’avais la tête en bas et mes pieds pris dans les suspentes. Au bout, le long morceau de nylon prolongeait l’ensemble en formant une belle ligne droite. En termes de métier on appelle ça de manière détachée : faire une torche !
    Inutile de rentrer dans les détails, il fallait réagir : ouvrir ce truc le plus vite possible ou faire ventral. J’ai d’abord pensé à mes jambes. Je n’aime pas trop avoir la tête en bas. Et c’est en les libérant des suspentes que ma corolle a daigné s’ouvrir.
    Revenu à la position normale, je me suis rendu compte que j’étais plus bas que tout le monde et bien plus bas car le sol est arrivé très vite. Toucher le bord d’un trou d’obus, glisser dans la pente et je me suis retrouvé au fond du trou.
    Le temps que les autres arrivent, j’ai eu tout le loisir de replier ma voile et d’escalader mon entonnoir. En rejoignant ma section, j’ai eu également le temps de penser. De beaucoup penser…
    Et un cerveau quand ça commence, ça continue et pour tout vous dire il a été pris d’une frénésie d’activité…
    Tout cela n’est pas grave me direz-vous, j’étais un rescapé et après tout je pouvais féliciter ma baraka. Facile…
    Et bien, j’avais beau me féliciter, je trouvais quand même que ce genre d’aventure n’était pas à renouveler trop souvent.
    Trop souvent ? Justement, à la fin de la semaine je devais me rendre à Nantes pour ces fameux sauts décontractés à partir du bord de l’aile du Dragon.
    Et là, je ne vous cache pas qu’au fur et à mesure de l’approche du samedi,  j’ai senti que je n’avais pas la forme. Je pouvais me passer de ces sauts qui n’étaient que des amusements. Amusements mais quand même avec un parachute. Un parachute qui pouvait faire des caprices. Ces choses-là sont imprévisibles, sournoises malgré leurs arrondis et leurs belles suspentes…
    Bref, j’étais malade et je resterai tranquillement dans ce camp de la lande bretonne à faire des siestes. C’était décidé.
    Oui mais j’avais oublié la R8.
    Bon, bonne copine, elle acceptait ma décision mais ce n’était pas l’avis de ceux qui montaient à bord. Ils étaient trois. Trois amateurs de sauts du dimanche et sans la R8 point d’espoir d’arriver à faire son premier « commandé » !
    Prêter la R8 ? Pas question, ces gens-là ne connaissaient rien à ma petite copine qui exigeait beaucoup de douceur et d’attention.
    Alors, même « malade » je ne pouvais pas laisser tomber des copains ou « abandonner » ma R8 !
    Nous avons pris la route.
    Arrivé sur l’aérodrome désaffecté et dans la vieille tour de contrôle qui nous servait de dortoir, je me suis dit que je n’allais pas regarder les autres assis derrière une fenêtre.
    Mal foutu en partie haute, j’ai pris le chemin avec tout le monde au petit matin. Mon parachute m’a fait un clin d’œil et je suis monté à bord du taxi.
    L’avion vibrait un peu et je ne pense pas que c’étaient mes jambes qui tremblaient.
    Papazow le grand maitre a ouvert la porte et m’a invité aimablement à monter sur l’aile.
    Convivial oui, mais dans ma tête c’était un peu comme le verdict d’un tribunal…
    Le vent s’est parfumé de l’odeur du moteur de ce cher Dragon.
    Un clin d’œil à la place du klaxon et j’ai rejoint le monde des oiseaux. Les secondes ont duré plus longtemps que d’habitude et mes jambes sont restées en dessous de moi. Ce brave pépin s’est ouvert avec un claquement sympathique. J’étais sauvé.
     
    Conclusion : on ne peut pas refuser de sauter en parachute. Même en étant au sol.…
     
    Finalement, un refus de saut c’est difficile. Il faut vraiment faire des efforts pour y arriver.
    Ne rigolez pas vous derrière dans le fond !
     

     
    PS : j’ai volontairement traité ce sujet de manière légère car en vérité ce sont des histoires tristes. Nous avons tous connus des camarades ayant refusé de sauter. La difficulté n’est pas dans le refus du saut mais dans ses conséquences. Après, c’est catastrophique…
    Le même genre d’inconvénient arrive lors d’un refus d’obstacle dans un centre d’entrainement commando…
    Dernière remarque. Mon article ne concerne que des sauts pendant la période disons « initiale ». Une fois « dans le bain « l’appréhension du saut diminue et on pense surtout à ce qui va se passer après…
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    Message par 66-2B Lun 14 Déc - 11:25

    Précisément, en écoutant la danse des flammes devant ma cheminée, un'' cohiba' dans une main et un 'planteur' dans l'autre, remontent quelques trop lointains souvenirs ...
     
    En ces temps là, il était d'usage de dire OUI clown ... quelque soit la question ou bien l'ordre ...clown
     
    Et c'est ainsi qu'au moment redouté du brevet, que je me suis retrouvé dans "l'ambiance TAP" au milieu de vacarme, vibration,odeur de kérosène etc... sur la terre d'accueil qu'est Pau et ses genets bardés de piquants ...

    Jusqu'ici , tout c'était bien passé, l'instruction à la GIB rondement menée par des sous off bardés de médailles jusqu'au ceinturon US, le "brevetage" arrivait...

    Donc, les sticks bien alignés embarquent pour le premier saut , un peu devant moi, "Bébert", 1.90m au garrot, et 80 kgs de muscles vigoureux..
    le chant" les commandos partent pour l'aventure" n'annihile pas l'angoisse lue dans les yeux de chacun, et cramponnant la ligne de vie qu'est la SOA, le vert s'allume... : "un"" deux" " trois"! et puis Bébert, les deux bras biens bandés contre les montants de la portière,  son inconscient a dit NON ! malgré l'opiniâtreté des deux largeurs de 1.65m, Bébert à dit non, et fut écarté à l'arrière, et le largage à continué.

    Jusqu'à la fin du stage , Bébert est devenu corvéable à volonté, et de retour à Bosquet, fut muté hors TAP...

    Ensuite, les sauts se sont enchainés, certains trouvaient ça bien, et d'autres ont supportés ...  Wink   Puis, c'est devenu habituel de la passer cette sacrée portière!
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    Message par LANG Lun 14 Déc - 11:57

    Pas de doute 66-2B, le feu de cheminée permet des rapprochements et des transmissions de pensées bien sympathiques.
    Merci pour ces images d’un temps ancien… avec ses « décorés jusqu’au ceinturon ».
    Quelque chose me dit que vous devriez nous faire partager plus souvent vos anecdotes de ce temps « que les plus jeunes ne peuvent pas connaitre »… Epoque où on disait « oui »…
                  
    Nous avons tous plus ou moins connu des « Bébert » même s’ils étaient moins « baraqués ». C’est vrai que le corvéable à merci, affublé d’un béret noir, est peut-être difficile à imaginer aujourd’hui. Je ne sais pas comment les choses se passent maintenant. Il n’y a peut-être plus de refus de sauts (?). Ils sautent ensemble ! (*)
    Reconnaissons qu’à « notre époque » on avait surtout des refus de sauts à la tour de départ.
     
    66-2B…  1966… On s’est peut-être croisé sur les chemins qui entouraient Brigitte et la tour d’arrivée ?
    J’y faisais mon stage de moniteur (sans médailles jusqu’au ceinturon) de septembre à novembre 1966. Mais dans mon stick de fin de stage je n’ai pas eu d’appelés mais que des sous-officiers.

    ***
    (*) En tout cas, à la Légion pour se donner du courage ils chantent dans "Le soleil brille" :
    sautons ensemble, sautons ensemble..."
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    Message par 66-2B Mar 15 Déc - 14:22

    Des pensées sympathiques ! il ne me reste plus que ça pour remonter le moral par les temps qui courent...

    OUI pour la "kipa noire" , cela m'était sorti de la mémoire, qui comme Juliette , flanche !
     Donc jusqu'à sa mutation, Bébert fut un cèpe tète de nègre parmi les amarantes... bonjour la discrimination tant à la mode, de nos jours ...

    je pense que maintenant, tout prétendant Para, EV de surcroit, à ce qu'il faut dans le pantalon pour ne pas se dérober...

    J'admire ces nouveaux guerriers, de vraies bêtes de course, entre les GCP, CRAP,SOGH... sélectionnés sur le physique, le reste venant à l'instruction.
    En 66, il n'était pas rare de voir des Paras mesurant moins de 1.65m (dont l'avantage était certain pour se faufiler dans un barrage de fils barbelés, MAIS, y'a le reste !... )

    Pour ce qui concerne "Brigitte", notre incorporation fut une des premières à l'éviter (je crois problème de maintenance ??)

    ((mon frère ex 1°choc,178..., m'a toujours dit que si tu as sauté Brigitte clown , la suite n'est que détail du parcours..)).

    J'ai juste eu à balayer les traces de ton passage à la BETAP:  incorpo en septembre, +4 mois de classe, je pense que début janvier 67, je vis mon premier Nord 2501, et TOUT ce qui allait avec .

    Par bonheur, les années un peu après guerre n'ont pas eu à monter à l'assaut ou faire du déminage etc...
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    Message par 66-2B Mar 15 Déc - 16:12

    Erreur sur la date de mon brevet à Pau certainement  courant décembre 66 car début 67, j'étais au CEM de barège, la encore , un souvenir impérissable...
     j'ai quelques problèmes d'interprétation du calendrier 67. la aussi, j'ai la mémoire qui flanche

    Refus de saut Dsc03512
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    Message par junker Mer 16 Déc - 4:53

    Je souris en lisant, les normes de grandeur les moins de 1m60 étaient courant dans mon unité, je fais moi-même péniblement 1m60 et maintenant avce le tassement de la vieillesse je dois faire un gros 1m58 ?? Et pourtant dans tout les combats et les marches de 24 h, je me suis toujours comporté avec honneur et fidélité et soutenu plus d'un grand qui flanché ??? Je suis devenu chef de pièce FM 24/29 et tireur  en même temps étant donné le manque de petits gradés et de sous/offs ! A chaque retour d'opération les vides étaient visible au premiers regards dans les rassemblement, notre chef de section fut un certain temps un sergent/chef, pour dire le manque de cadres !! donc j'étais chef de groupe FM avec la distinction de 1er classe !de fin 1957 à juillet 1958!

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