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    « si vis pacem, para bellum ».

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    « si vis pacem, para bellum ». Empty « si vis pacem, para bellum ».

    Message par LANG Jeu 12 Nov - 16:59

    Un article de lignesdedefense du 10 novembre 2020  ICI

     
    De l'utilité des exercices militaires
     

    « si vis pacem, para bellum ». Si_vis10

    Le Centre for Military Studies de l’Université de Copenhague vient de publier un long article de Guillaume Lasconjarias consacré aux exercices militaires. Il s'intitule: "The Utility of Military Exercises - From Readiness to Enhanced Deterrence?"
     
    En voici un résumé transmis par l'auteur.
     
    S’il existe une spécificité militaire, c’est bien celle des entraînements et des exercices. Bien que considérées comme des activités de routine, ces actions demeurent néanmoins essentielles pour garantir la préparation opérationnelle d’une unité élémentaire, d’une composante, comme des forces armées en général. 
    Et cependant, le rôle de ces exercices n’a que peu intéressé les universitaires, les experts ou même les militaires eux-mêmes.
    Pourtant, les exercices militaires sont un moment-clé quand il s’agit de tester les troupes et leurs équipements, les états-majors et leurs procédures, sans compter la coordination et le travail en interarmes, interarmées et interalliés. Dit autrement, ces exercices garantissent, par une mise en situation, l’efficacité, la rapidité, l’agilité et la robustesse des forces armées, ainsi que leur possible engagement au bénéfice de leur nation ou d’une Alliance. Cependant, ces exercices portent aussi une part de danger.
     
    L’Histoire récente ou passée souligne comment des manœuvres fictives ont débouché sur des opérations militaires réelles – à l’instar du franchissement du canal de Suez par les forces égyptiennes pendant la Guerre du Kippour. 
    Dans d’autres cas, la crainte de voir ces exercices se métamorphoser a pu conduire des pays au bord de l’alerte générale, comme au temps d’Able Archer 1982, un exercice otanien au temps de la Guerre froide. 
    Ces exemples doivent être conservés à l’esprit alors que se multiplient aujourd’hui les manœuvres militaires, traduisant les points chauds et les risques de conflits ouverts. D’autant que ces exercices demeurent une façon de presser ou de menacer ses voisins (la Russie avec l’Ukraine, la Chine avec Taiwan), ou au contraire de rassurer ses alliés (comme les activités menées cet été en Mer Égée, entre la France, la Grèce et Chypre).

    La fonction militaire de ces exercices se teinte d’un message diplomatique, d’un effet d’annonce d’autant plus fort que ces exercices manifestent une volonté plus que simplement déclaratoire. Ils deviennent donc politiques par nature, d’autant qu’ils couvrent quatre catégories, parfois superposées :
    - Rassurer les Alliés et partenaires sur un engagement militaire à leurs côtés ;
    - Garantir l’interopérabilité des forces et la capacité à opérer conjointement ; -
    - Démontrer une diplomatie en actes ;
    - Mettre en avant une forme de dissuasion conventionnelle.
     
    Ces catégories appartiennent déjà à ce que l’OTAN fait, surtout depuis la fin des opérations majeures consécutives au retrait d’Afghanistan. Les exercices deviennent un moyen de garantir la crédibilité de l’Alliance pour garantir la paix et la sécurité dans l’espace euro-atlantique. 
    Cela doit pourtant inciter à ne pas baisser la garde et à conserver un investissement permanent dans les exercices militaires en suivant plusieurs recommandations :
    - Ces exercices doivent prendre de l’ampleur, une tendance qui s’observe depuis 2014 et la crise ukrainienne ;
    - Ils doivent être originaux et innovants, en incluant les futurs horizons de la conflictualité, au travers de scénarios qui soient à la fois fictifs et crédibles, pour permettre aux forces qui les pratiquent de s'entraîner au spectre des possibles ;
    - Ils doivent être maintenus, y compris en temps de disette budgétaire, et il s’agit d’explorer tous les moyens pour éviter de les supprimer, par exemple en accroissant les partenariats croisés entre OTAN et UE, en mettant ces exercices en lien avec des priorités stratégiques communes (par exemple, le projet de « mobilité militaire »).
     
    Dans tous les cas, cet article insiste sur le fait que les exercices sont une affaire sérieuse, qui n’est autre chose que de la dissuasion en action : comme le savaient déjà les Romains, « si vis pacem, para bellum ».
    Pour accéder à l'intégralité du texte, cliquer ICI

     
    ******
    Un exercice reste un exercice mais il est utile. Même si parfois certains ont l’impression de perdre leur temps.
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