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    Des gendarmes parachutistes en Indochine

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    Des gendarmes parachutistes en Indochine Empty Des gendarmes parachutistes en Indochine

    Message par LANG le Dim 4 Oct - 18:10

    Un gendarme c’est l’homme en képi qui vous donne un PV après l’avoir dressé…
    Mais il saute aussi en parachute.
     
     Des gendarmes parachutistes en Indochine Grc_1e10
     
    Musée para de Pau
     
    Extrait du site forcepublique  ICI

     
    … L’envoi en Indochine d’unités de gendarmerie en corps constitués, envisagé au cours du second semestre 1946, sera décidé après le coup de force d’Hô Chi Minh à Haïphong. Trois légions de marche de gardes républicains (L.M.G.R.) sont alors destinées au corps expéditionnaire d’Extrême-Orient. Dès le 20 novembre 1946, le ministre des Armées ordonne la formation d’une première légion de marche de gardes républicains qui doit être opérationnelle pour le 1er mars 1947. Sa mission sera d’encadrer et d’instruire la Garde républicaine cochinchinoise (GRC). Ces unités ne sont calibrées que pour participer à la pacification des terrains reconquis et tenir des postes en prenant uniquement la responsabilité du maintien de l’ordre et de la sécurité.




    Des gendarmes parachutistes en Indochine Insign16


    La 1re légion de marche de Garde républicaine (1re L.M.G.R.) acquiert une existence légale le 11 janvier 1947. Composée de huit escadrons, elle doit être mise sur pied en désignant par priorité des volontaires. La majeure partie des 796 personnels vient d’unités de gendarmerie stationnées en Allemagne. Ils sont rassemblés en deux contingents : le premier à Lorrach, le second à Horb et Worms. L’embarquement a lieu, le 21 février, à Marseille sur le Pasteur pour la majorité des personnels de cette légion.
    Ils côtoient là un millier de camarades constituant la 2e L.M.G.R.
    Des gendarmes parachutistes en Indochine Insign17
    Quelques jours plus tôt, ils ont assisté à l’embarquement de la 3e L.M.G.R. quittant Marseille sur le Félix Roussel.
     Des gendarmes parachutistes en Indochine 3zome_11
     
    … L’année 1947 va ainsi devenir celle de tous les dangers pour les forces qui se heurtent en Indochine: une armée régulière, conçue et entraînée pour une guerre de gros bataillons, se trouve confrontée à une guérilla savamment entretenue. Le constat est amer: les attentats, embuscades, assassinats se succèdent et la pacification risque de basculer dans l’échec…
    Sur le plan militaire, la situation n’est pas brillante: des milliers d’hommes sont dispersés à la garde de points de passage que les rebelles, à la mobilité exceptionnelle, contournent en toute quiétude.
     
    La situation de ces postes isolés peut vite devenir intenable. Ils sont harcelés par un adversaire insaisissable, toujours en surnombre, même si parfois peu armé. Les postes sont de véritables objectifs prioritaires pour les rebelles; non pour la gêne qu’ils occasionnent, mais pour les armes qu’ils contiennent! Les troupes d’intervention, souvent des unités parachutistes, ne seront jamais assez nombreuses…
    La G.R.C., par la dispersion extrême de ses effectifs, est particulièrement sensible à ce problème. Elle est parfaitement consciente de la nécessité d’avoir à sa disposition des unités d’intervention disponibles en quelques heures. Ces quelques heures, c’est la durée de survie d’un poste face aux vagues d’assaut adverses. Elles sont le seul moyen de sauver les postes attaqués, de redonner un espoir aux isolés qui vivent sous la menace permanente d’un assaut massif qui enlèvera le poste en une nuit.
     
    Une décision est donc prise: la création, dans le cadre du 3e régiment de la G.R.C. de la 1re L.G.R.M., du 1er escadron de parachutistes. Personne n’a encore jamais fait sauter des autochtones mais le capitaine Richard se déclare partant. Convaincre le patron de la 1re légion n’est pas facile, mais après bien des réticences, le colonel Degré laisse faire car si le plus jeune des quatre chefs de régiment, ne réussit pas la preuve sera faite que gendarme et parachutiste sont incompatibles!
     
    Le 29 avril 1947, le général commandant supérieur des T.F.E.O. signe donc la note de service organisant l’unité. Elle devra être composée de volontaires; son stationnement est prévu à Saigon et l’effectif est fixé à un officier, quinze sous-officiers européens et cent vingt-cinq gradés et gardes autochtones…
    Du 18 juillet, date des premières épreuves terrestres, au 9 août, jour du sixième et dernier saut devant le tout Saigon, les S.A.S. du Service technique de l’unité parachutiste dirigée par le lieutenant Brouin, entraînent les gendarmes au pas de charge. 
    Au final, douze Européens et soixante-trois autochtones reçoivent leur brevet. En octobre, ils enchaînent par l’école de brousse installée à Loc Ninh, dans la région dite des Terres rouges. Ce stage sera dirigé par des Bérets rouges, venus de Honquan, pour former les gardes, tout en assurant la sécurisation des plantations d’hévéas «Michelin» du secteur. Jusqu’à mi novembre, les exercices, puis les opérations, se multiplient. Enfin, l’unité est déclarée opérationnelle mais reste en sécurisation aux Terres rouges.
     
    Le 4 janvier 1948, un message chiffré tombe: «Secteur de Thu Do Mot - faire descendre à Saigon - PC brigade parachutiste, pour le 6 janvier au plus tard trente-deux parachutistes escadron G.R.C. de Loc-Ninh - stop - ce personnel emportera son armement, une unité de feu et équipement pour mission d’une durée de six jours - stop.»
     
    Les gardes participent alors à leur premier saut opérationnel: l’opération «Têta» est lancée. Le but est de nettoyer une partie de la 7e interzone viêt-minh couvrant le Nord de la Cochinchine occidentale. Peu de temps après, un commando est engagé dans l’opération «Véga», en plaine des Joncs. Les parachutistes de Chateau-Jobert vont alors tenter de s’emparer du PC de Nguyen Binh car il faut démanteler au plus vite l’organisation viêt-minh du secteur, accueillant parfois jusqu’à 18.000 réguliers.
     
    Quelques semaines plus tard, le 1er mars, à l’occasion d’un événement tragique, l’escadron va faire la preuve de sa capacité de réaction rapide. Le convoi de Dalat à Saigon, qui s’étend sur deux kilomètres, tombe dans une embuscade. L’attaque est menée par le Chi Doï 10 qui engage là l’effectif d’un régiment. 
    Lorsque les secours arrivent sur place, à la tombée du jour, l’escorte tient toujours, mais on dénombrera cent cinq morts, soixante blessés et cinquante-neuf véhicules détruits et cent cinquante otages emmenés. Enfin, le lieutenant-colonel de Saraigné, commandant la 13e D.B.L.E., fait partie des victimes. Immédiatement, le général Boyer de Latour lance cinq bataillons à la poursuite des Viêts. Dans le même temps, le commandant Chateau-Jobert regroupe l’équivalent de deux bataillons, dont le 1er commando de l’escadron para de la G.R.C., pour une opération aéroportée, dans la vallée du Dong Naï. La mission est de couper la route aux fuyards. Après dix jours de progression dans la jungle, à la poursuite d’un adversaire qui se dérobe, celui-ci est enfin intercepté par des éléments du bataillon de marche du 4e régiment de tirailleurs marocains.
     
    Malgré des résultats encourageants, le capitaine Richard reste soucieux. Après ces opérations ponctuelles, où l’unité a donné satisfaction, celle-ci reste scindée en deux éléments. Le second, formé des 2e et 3e commandos, est maintenu à Loc Ninh. Dès le mois de mars, la présence de l’escadron en Cochinchine, comme unité d’intervention, est à l’ordre du jour. En effet, le commandement a pris conscience que le maintien, en permanence et par roulement, d’une compagnie de paras à Tan Son Nhut permettrait des opérations coup de poing. Dès la mi-avril, l’escadron sera au complet à Thuduc, une petite ville de la banlieue de Saigon, à quelques dizaines de minutes de l’aérodrome de «T.S.N.»
     
    Tout au long du premier semestre de 1948, l’escadron – au complet ou par commando – va mener de nombreuses opérations dans l’ensemble de la Cochinchine Sud. Qu’ils soient parachutés ou utilisés comme de l’infanterie classique, malgré des problèmes récurrents d’effectif et de matériel (l’unité utilise des Sten et des MAS 36 modifiés), les hommes du capitaine Richard donneront toujours satisfaction…
    … Jusqu’au début de l’année 1949, les missions se multiplient. Avec cette nouvelle année, le départ des anciens se précise, sauf pour quelques-uns qui prolongent. Le capitaine Richard finit par voir arriver son successeur en la personne du sous-lieutenant Santschi, détaché de la 2e L.G.R.M. Après avoir, comme tous, obtenu son brevet para auprès du S.T.U.P., il prend le commandement de l’escadron à la mi-février. Ce jeune officier, fantasque aux dires de certains, va imprimer un style différent à l’unité. Sous sa houlette, les «guignols ont un béret bleu de parachutistes métropolitains, l’insigne de la G.V.N.S., le brevet para, la grenade de la gendarmerie sur l’épaule, le tout agrémenté d’un Colt 45 aux plaquettes d’ivoire à la ceinture» vont se faire connaître dans toute la Cochinchine…
     


    En août, le lieutenant Biard, remplaçant de Santschi, visite pour la première fois son unité. Pour ce saint-cyrien de vingt-cinq ans, ancien artilleur parachutiste formé à l’initiative, l’utilisation de cet escadron pour monter la garde est une ineptie. En quelques semaines, Biard expédie les démarches administratives et couche sur le papier, à l’occasion de son premier rapport mensuel sur l’état d’esprit, ses premières impressions: «L’état d’esprit est très satisfaisant. Néanmoins, on a constaté une certaine lassitude due, non au fait que les gens sont en Indochine, mais au travail qui leur est demandé. Ces sous-officiers, qui sont presque tous venus volontairement à l’escadron parachutiste, pensaient y trouver une unité d’intervention, participer à des opérations parachutées. Or, celles-ci se font rares. Que font-ils? Occupation des tours de garde, garde des prisonniers sur les chantiers, petites patrouilles, embuscades, escortes. Là n’est pas leur idéal. Ils préfèrent opérer en unité constituée dans le cadre commando ou escadron… Mesures proposées: rendre à l’escadron sa fonction première, à savoir escadron de parachutistes et non le transformer petit à petit en unité de partisan…».
    Mais, pour l’instant, l’attention des généraux est concentrée sur le Cambodge, où le viêt-minh, mal implanté, perd pied et sur le Tonkin où la guérilla tourne à la guerre ouverte.
     
    Engagé dans de petites opérations locales en septembre, l’escadron en profite pour faire peau neuve. L’ensemble des nouveaux venus sont brevetés, les nouveaux chefs des commandos mis en place et les tâches réparties. L’escadron est alors prêt pour repasser unité d’intervention.
     Le lieutenant Biard a appris que suite à l’action du colonel, inspecteur de la G.V.N.S., son unité va retrouver sa destination première: l’intervention au profit des postes en difficulté. En effet, «le lieutenant Biard, commandant l’escadron parachutiste vietnamien depuis août 1949, en a fait, malgré le départ de la presque totalité des éléments européens aguerris, une unité dynamique, ardente, remarquable par la brutale énergie de ses assauts et la rapidité de ses déplacements».
    Le 3 janvier 1950, l’escadron parachutiste est mis en alerte et participe l’opération «Pascal» dans la région de Cay Lai, entre Mytho et Cantho. Après de nombreuses opérations tout au long du mois de janvier, l’escadron parachutiste de Thuduc est engagé en février dans l’île des Cocotiers, dans le sud de la Cochinchine. 
    Fin février, le lieutenant Biard avoue que l’état d’esprit s’est amélioré par suite de la reprise de l’activité opérationnelle. 
    Il ne reste qu’à rendre, à l’unité, une certaine activité aéroportée pour redonner des ailes à ses hommes
    Avec le mois de mars, les opérations vont s’enchaîner à un rythme soutenu. Le 26 mars, après une d’accalmie de trois mois, l’offensive que Nguyen Binh avait commencée en décembre 1949, repart de plus belle. Les Viêts commencent par assaillir les postes autour de Vinh Long, Bienhoa, Thudaumot et Than Son. Puis une attaque d’envergure est déclenchée en direction de Tra Vinh. Près de la Pointe de Camau, le poste de Tra Cu subit lui aussi l’assaut des troupes ennemies. Privé de secours, le poste risque à tout moment de tomber. 
    À 17 heures, c’est le saut aux abords du poste de Tra Cu. La «Droping Zone» a été définie entre celui-ci et le village de Son Anh. Le saut se fait dans l’eau. Le lieutenant Biard entraîne alors ses cent quatre personnels en direction du poste. Mais les Viêts ont repéré la zone de largage probable des paras et ont positionné deux mitrailleuses, en position antiaérienne qui prennent en enfilade le terrain. 
    Les gendarmes-parachutistes se trouvent dans la pire des situations pour les troupes aéroportées: arriver sur une zone de saut battue par le feu des armes automatiques ennemies. En moins d’une demi-heure, le lieutenant monte et exécute sa manœuvre. Il lance un commando en débordement puis à l’assaut de la position. Il dégage ainsi le premier commando, immobilisé la tête au ras du sol, qui lui libère le poste.
    Cette mission restera la plus belle de l’escadron qui ne déplorera qu’un blessé. Le bilan, lui, est éloquent: un poste dégagé, vingt-cinq Viêts tués, un fusil, de nombreuses munitions et surtout les deux mitrailleuses prises lors de l’engagement près de la D.Z. Au total, on dénombrera quarante-six morts autour du village et du poste. 
    Suite à cette action, les citations vont pleuvoir sur les hommes, comme jamais sur une unité de la G.V.N.S. au cours d’une seule opération: une dizaine pour les Européens et autant pour les autochtones.
     
    Le 4 avril les félicitations écrites du général Chanson, commissaire de la République française dans le Sud Vietnam, et commandant les F.F.V.S., arrivent: «Monsieur le lieutenant, commandant la compagnie parachutiste de la G.V.N.S. J’ai l’honneur de vous témoigner ma satisfaction pour l’allant et la vigueur dont votre unité a fait preuve après son parachutage sur Tra Cu le 29 mars 1950. Son action soutenue a permis de dégager entièrement ce centre, de bousculer les forces adverses, en leur infligeant des pertes très dures, et en leur prenant de haute lutte un important armement…».
    L’article complet à lire sur le site.
    (GRC : Garde républicaine cochinchinoise.)


    Des gendarmes parachutistes en Indochine Promot11

    Insigne de la 119ème Promotion d’officiers de Gendarmerie 2012-2014 

    Chef d’escadron Guy Biard
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    Des gendarmes parachutistes en Indochine Empty Re: Des gendarmes parachutistes en Indochine

    Message par junker le Lun 5 Oct - 10:31

    Et pourquoi pas ! Je ne savais pas cela , des paras gendarmes !! Je sais qu'il ya aujourd'hui des gendarmes para !!
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    Message par LANG le Mer 7 Oct - 17:16

    Pour compléter l’article sur les gendarmes parachutistes.
     
     
    Chef d'escadron Biard Guy André (1923-1982)
     
     
     (Je n’ai pas trouvé de photo)
     
    Né le 29 septembre 1923 à Trélon (Nord)
     Rejoint l'armée le 3 juillet 1945, puis école militaire interarmes le 1° décembre 1945, puis à l’école d’application d’artillerie (Idar-Oberstein) au 1° février 1946. Affectation au 35° RA de la 25° DAP en mars. Lieutenant le 1° décembre 1947. Rejoint l’école d’application de la gendarmerie en 1948, confirmé lieutenant le 1° avril 1949 et affecté au 4° escadron de la 1° légion bis GR (pithiviers).
     ·      1° séjour en Indochine = 3 juin 1949 rejoint 1° LMGR, arrivée en Indochine le 28 juillet 1949, 2° commandant de l’escadron parachutiste de la garde républicaine cochinchinoise puis garde du Vietnam Sud puis départ le 28 juillet 1951.
    ·      2° légion de gendarmerie, section de Rocroi
    ·      2° séjour en Indochine = 19 février 1952 commandant le peloton de chars légers à la 2° LMGR, octobre 1953 au 6° escadron de l’école des cadres de Thu Duc (ancien siège de l’escadron parachutiste) puis retour à la 1° LMGR.
    ·      2° légion de gendarmerie section GD de Lille puis capitaine le 1° janvier 1955. Certificat d’aptitude officier « armes spéciales » + brevet d’observateur-pilote d’hélicoptère de l’ALAT. Section d’hélicoptères de Bapaume, le 1° avril 1957. Puis section d'hélicoptères de Sétif + guerre d'Algérie du 5 janvier 1958 à 26 juillet 1958.
    ·      mise en disponibilité en 1964, et retraite le 31 décembre 1966 au grade de capitaine puis réserve comme capitaine puis chef d'escadron (Bourgogne puis Champagne-Ardennes).
    ·      Mort le 21 avril 1982
     
    Décorations
    ·      Croix de guerre TOE avec 5 citations (1 palme, 3 étoiles vermeil, 1 étoile d'argent) :
    - à l'ordre de la division du 6 juin 1950 (général de brigade chanson)
    « commandant l'escadron parachutiste vietnamien depuis août 1949, en a fait, malgré le départ de la presque totalité de ses éléments européens aguerris, une unité dynamique, ardente, remarquable par la brutale énergie de ses assauts et la rapidité de ses déplacements.
    A participé à toutes les opérations effectuées en zone et à de nombreuses patrouilles et embuscades dans le quartier de Thu Duc, obtenant des résultats substantiels.
    S'est notamment distingué du 15 au 19 décembre 1949 au cours de l'opération HONORAT et les 27 et 28 janvier 1950 au cours de l'opération RAYMOND, infligeant aux rebelles des pertes en hommes et récupérant de l'armement.
    Le 15 février 1950, dans l'île des cocotiers (quartier de Thu Duc – sud vietnam) une unité voisine ayant subi des pertes, a remarquablement assuré la protection de la colonne d'évacuation sérieusement harcelée par l'adversaire. A fait preuve au cours de cette action d'un grand courage personnel et d'une activité remarquable, dirigeant lui-même debout dans la rizière, le feu de ses armes automatiques.
    En neuf mois, a infligé aux rebelles les pertes suivants : 109 tués, 52 prisonniers, 10 armes, plus de 100 grenades, n'ayant lui-même que des pertes légères et ne perdant aucune arme. »
     
    A l'ordre de l'armée du 19 août 1950,
    «  Officier remarquable par son courage et ses belles qualités de chef. Le 29 mars 1950, a été parachuté avec son escadron à proximité du poste de Tra Cu (province de Tra Vinh – cochinchine) investi depuis plusieurs jours par des éléments rebelles. Après avoir rassemble son personnel a foncé à la tête de ses hommes en direction du poste accroché violemment par l'adversaire durant une demi-heure près de la tour TC 31 ter et par une manœuvre habile et un furieux assaut , a mis les rebelles en fuite, les obligeant à abandonner sur le terrain, 46 morts, 2 mitrailleuses et un fusil.
    Du 30 mars au 2 avril a effectué avec son escadron, des reconnaissances profondes à Soc Cha – Bai Xao – Son Hanh, dégagé largement le poste de Tra Cu et avec des pertes réduites à un blessé, a magnifiquement rempli la mission qui lui avait été confiée. »


    A l'ordre du corps d'armée du 18 février 1951, (général d'armée de Lattre de Tassigny)
    « Chef d'un commando parachutiste dont l'activité, l'allant et le courage se sont manifestés au cours de nombreuses opérations qu'il a effectuées dans le secteur de Bien Hoa. S'est distingué une fois de plus du 13 au 19 novembre 1950 au cours de l'opération Saint Martin.
    Parachuté avec son commando le 13 novembre dans la région de Phu My (sud vietnam) a brisé l'opposition de l'adversaire attaquant ses bandes, les forçant à la fuite. Le 15 novembre, chargé de protéger l'embarquement sur LCM d'éléments armés, a attaqué les éléments rebelles qui, du village de Phuoc-Tho s'opposaient par le feu à cet embarquement.
    A vaincu cette opposition par l'audace de sa manœuvre.
    Le 17 novembre, s'est lancé à l'assaut des rebeles retranchés au sud du village de Phuoc Hoa, les a dispersés, leur causant des pertes sévères. »

    A l'ordre du corps d'armée du 22 décembre 1953,
    «  Officier qui a participé à de nombreuses actions de détail et a effectué plusieurs raids profonds en zone rebelle du centre vietnam. S'est tout spécialement distingué du 15 au 29 juin dans le nettoyage et l'occupation de la presqu'île du Hon Heo, atteignant tous ses objectifs malgré les harcèlements rebelles.
    Vient à nouveau de se signaler au cours de l'investissement de la cuvette de Da Dem du 16 au 30 octobre. Malgré un terrain difficile semé de mines, a nettoyé une vaste zone sur les arrières rebelles infligeant des pertes à l'adversaire, détruisant plusieurs camps et des stocks de ravitaillement. A conquis de haute lutte en fin de la 3° journée d'opération, l'objectif final qui lui était assigné. S'est révélé comme un bel entraîneur d'hommes. »

    A l'ordre du corps d'armée du 12 mars 1957,
    « Brillant officier, audacieux, énergique et plein d'allant. Revenu volontaire en Indochine après un premier séjour où il s'est distingué par ses qualités d'audace et d'entraîneur d’hommes, continue à faire preuve, sur les hauts plateaux, de qualités exceptionnelles de courage, d'allant et d'initiative.
    Commandant du quartier de Dak To d'octobre 1952 à février 1953, a largement contribué, par de nombreuses opérations, à rassurer la population, la mener à collaborer à son autodéfense et à maintenir les rebelles en dehors de son quartier.
    Commandant du quartier Banhar, sud d'Ankhe depuis le 6 février 1953 a réorganisé son quartier et maintenu l'intégrité de la R.C. 19 avec de faibles moyens malgré de nombreuses incursions rebelles pendant la période du 1° au 15 mars 1953. commandant du 261° BGVN s'est dépensé sans compter et a obtenu d'excellents résultats, notamment au cours des opérations qui se sont déroulées du 17 au 19 avril 1953 dans la région de Daban au cours desquelles 5 rebelles ont été tués, un grand nombre de blessés, de nombreux camps et approvisionnements détruits. »

    Croix de la valeur militaire avec étoile de bronze : à l'ordre de la brigade du 5 septembre 1958
    « 

     Cet officier est également titulaire des décorations suivantes :
    ·      officier de la légion d’honneur
    ·      médaille d'outre-mer avec agrafe d'E.O.
    ·      Médaille commémorative de la campagne d'Indochine
     + croix de la vaillance vietnamienne avec étoile d'argent
     
    Une promotion d’officiers de gendarmerie a choisi le Chef D’escadron Biard comme parrain.

    Des gendarmes parachutistes en Indochine Promot12

    Descriptif de l’insigne
    L’insigne au premier plan est l’insigne de l’escadron parachutiste de la Garde du Vietnam Sud (GVNS), commandé par le lieutenant Biard à compter du 1er août 1949. Il représente la grenade de la Gendarmerie suspendue à un parachute, et les ailes sont aux couleurs du drapeau du Vietnam, trois bandes rouges sur fond jaune. Les bandes rouges symbolisent les trois provinces du pays (les trois Ky : Tonkin, Annam et Cochinchine) tandis que le fond jaune symbolise les dynasties y ayant régné.
    En haut à droite, on retrouve un toit de pagode vietnamienne, à côté de la plaque d’officier de la Légion d’Honneur.
    Le croissant symbolise l’Algérie.

     119ème Promotion d’officiers de Gendarmerie 2012-2014 : Chef d’escadron Guy Biard


    Extrait du chant de promotion :

     Chef de guerre des gendarmes para, sortant premier du Dakota
    Tes victoires et tes exploits, redonnent à tes hommes la foi !
    Refrain
    Grand officier de FRANCE, tes combats et tes souffrances
    sont pour nous des exemples, que nous aurons à suivre demain
    Chef d’escadron BIARD, dans le feu, le choc et l’espoir
    proclamons, ta gloire, tu seras à jamais notre parrain.
     
    Des gendarmes parachutistes en Indochine Promo_10
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