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    Le personnel médical féminin en Indochine. Des femmes exceptionnelles.

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    Le personnel médical féminin en Indochine. Des femmes exceptionnelles. Empty Le personnel médical féminin en Indochine. Des femmes exceptionnelles.

    Message par LANG le Dim 28 Juin - 18:00

    Et si on évoquait les ambulancières, les infirmières des hôpitaux, les convoyeuses de l’air…

    Le personnel médical féminin était représenté par les ambulancières (48 seulement à la fin du conflit), les infirmières des hôpitaux et les convoyeuses de l'air.
    Ces dernières assuraient -sur Junker 52 et C47 Dakota- les évacuations sanitaires entre Hanoï et Saïgon ; à la fois infirmières et pilotes, elles avaient à bord la responsabilité des malades (tri et fiches) et des blessés : soins des plaies, perfusions, surveillance du cœur, de la tension, de l'état général, obligation de sangler les blessés les plus graves…
    Ces convoyeuses pouvaient participer à des missions en brousse, (dans ce cas, elles étaient chargées de la nourriture de l'équipage) et à des parachutages de matériel de soins et de vivres. Elles effectuaient également les rapatriements des grands blessés sur Paris.
    Une formation spécifique vit le jour en Indochine, l'antenne chirurgicale, dont la mission était d'apporter des soins urgents et de mettre les blessés en état de supporter l'évacuation. Madame Talon, infirmière en Indochine par deux fois (1946-1948) était en service en antenne chirurgicale mobile, placée au milieu d'un convoi d'intervention -le chirurgien, des infirmiers spécialisés, un sous-officier du service général- pour pouvoir secourir au plus vite les blessés. « A cette époque, nous faisions les pansements avec des bandes de papier crépon et les bambous étaient utilisés pour les fractures. Nous n'avions que des sulfamides, de l'alcool à brûler, de la teinture d'iode. Pour avoir de la pénicilline, il fallait aller l'acheter chez les Chinois largement approvisionnés par les Américains. Les seringues reçues de France ne pouvaient être utilisées avec les aiguilles qui étaient dans la  boîte ».

    L'évacuation des blessés comportait d'abord le ramassage, particulièrement dangereux en plein combat ; ensuite, le brancardage, c'est-à-dire le transport du blessé qui était lent, pénible et douloureux, nécessitant quatre hommes pour un seul blessé, voire deux hommes avec le recours à un hamac, une toile de tente, un filet de pêche tendus sur un long bambou ; enfin, l'arrivée au poste de secours  avec les soins les plus urgents avant l'évacuation sanitaire, le plus souvent par avion.  Dans ce cas, il fallait aménager dans la brousse une piste de fortune avec, si possible, l'aide des habitants du voisinage qui amenaient parfois un buffle ou un éléphant domestiqué. Un Morane 500 Criquet -version française du Fieseler-Storch allemand- faisait un atterrissage court en vol plané, moteur coupé ; après avoir pris en charge les blessés, il effectuait un décollage au frein et un moteur au maximum de sa puissance.

    Maréchal de Lattre de Tassigny :
    « Sans tenir compte du temps, de la fatigue, du danger, ambulancières, infirmières, assistantes sociales, transmissionistes, secrétaires, elles ont accompli leur devoir avec une générosité et un courage qui mérite le respect »


    ***************

    Les ambulancières.
    Souvenirs d'Indochine un extrait repris sur le site saigon-vietnam :  ICI



    Article de Geneviève Dermech paru en Bodard dans l'hebdomadaire "Nord France" du 1er janvier 1949.

    En Indochine avec l'une des 6 femmes ambulancières de brousse :


    Gilberte Urbain

    Le personnel médical féminin en Indochine. Des femmes exceptionnelles. Gilber10
    L'ambulancière connaît tous les secrets de la mécanique et répare seule les camions dans la brousse. Elle sait tirer de la mitrailleuse, aussi bien que les légionnaires que l'on voit ici l'entourant sur les marches du temple d'Angkor.

    Lorsque nous arrivons rue Thiers à Anzin, une rue très noire, c'est Gilberte elle même qui nous ouvre la porte. Son visage olivâtre en forme d'amande, éclairé d'immenses yeux noirs, bridés, nous semble étrange. Mais Gilberte nous rassure vite. Son physique asiatique est pure coïncidence : elle est née rue Berthelot.
    Après avoir suivi des cours d'aviation à Valenciennes, elle s'engage d'abord dans le service social de l'armée en Allemagne, puis apprenantt que Leclerc débarque en Indochine, elle demande à y aller.
    - Qu'avez-vous fait pour cela ?
    - J'ai fait un acte de volontariat. J'ai fourni un permis de conduire les poids lourds, un diplôme de soins de première urgence, et les enquêtes sur ma moralité et ma santé s'étant révélées excellentes, j'ai pu partir très vite.
    - Et quand avez-vous fait votre premier coup de feu ?
    - Au Cambodge. J'étais encore secrétaire d'état-major. On m'avait hospitalisée à Siem-Reap, près du temple d'Angkor. Les prêtres du temple étaient venus nous donner une séance d'ombres chinoises. A la faveur de l'ombre, un commando de Vietnamiens s'était approché de l'hôtel ; ils attaquèrent à la grenade et tentèrent d'entrer par les fenêtres, poignard au poing. Il fallut armer les malades, les enfants mêmes... C'est là que je dus tirer mon premier coup de feu de mitraillette. Ce fut un massacre épouvantable, mais le prince rebelle Chang Rasey, nous crut plus forts que ne l'étions et il abandonna la lutte avant même que le renfort nous parvint... C'est grâce au lieutenant de Cassagnac, le cousin de Saint-Granier... (le Saint-Granier de Ploum ploum tralala...*) que les malades n'ont pas été massacrés.

    (Nota : *Saint-Granier, de son vrai nom Jean de Granier de Cassagnac lança en 1945 les radio-crochets avec l'émission "On chante dans mon quartier" dont l’indicatif était Ploum Ploum Tralala, chanson de Francis Blanche.)

    - car les atrociés des Vietnamiens sont bien réelles ?
    - dans le Sud, seulement, ils mutilent leurs prisonniers... leur enlèvent la langue ou les yeux... Une infirmière, mademoiselle Breackfeast tombée dans leurs mains, fut brûlée vive.
    - Et après Siem-Reap, vous vous fait infirmière ?
    - Les soldats sont jeunes, ils ont besoin de femmes près d'eux qui soient fraternelles et les soignent. Nous les accompagnons à toutes les attaques - deux femmes avec une cinquantaine de soldats.
    Nous vivons leurs vies, mangeons des conserves en campagne, du riz et du poisson sec dans les villages où nous sommes reçus comme des libérateurs.
    20% de la population est catholique.
    80% dévoré par le paludisme : deux raisons pour qu'ils aient besoin de nous.

    Gilberte Urbain la petite Afat

    Le personnel médical féminin en Indochine. Des femmes exceptionnelles. Gilber11
    Gilberte Urbain, la petite Afat (Corps des auxiliaires féminines de l’armée de terre), la "môme mitraillette" comme on l'a surnommée, a grade de lieutenant. Citée plusieurs fois, elle fut décorée sur le front d'Indochine de la croix de guerre 1939-45 avec étoile de bronze et de la croix de guerre avec palme et étoile. Elle répond quand on l'a félicite :
    " Je connais une fille tout à fait extraordinaire, c'est mon chef : Aline Lerouge *, chef des neuf ambulances du Tonkin, blessée au poumon, dévorée de paludisme, ancienne chef de cellule rouge convertie au catholicisme, c'est elle une héroïne authentique. La France ne sait pas combien elle lui doit !".
    * Aline Lerouge, ambulancière, volontaire dès 1945 pour un premier séjour, elle y est blessée. Au cours d'un second séjour, elle gagne une nouvelle citation et, en novembre 1948, la Légion d'Honneur. Rapatriée sanitaire, cela ne l'empêche pas de repartir pour un troisième séjour ; elle coule au volant de son ambulance en traversant un arroyo, le 24 novembre 1950.

    La guerre se solde par le saccage des rizières, la ruine de l'Indochine
    - Une question, peut-être vaine :
    "Vous croyez qu'il y a encore pour longtemps ?
    - Ce que nous faisons ne sert à rien si l'on ne nous envoie pas bientôt 200.000 hommes. Pour l'instant, la guerre se solde par le saccage des rizières, la ruine de l'Indochine.
    - Vous y retournez ?
    - Bien sûr. Les moustiques... la fièvre... les légionnaires... et les parachutistes me manquent... On n'a pas besoin de moi...".
    Je la regardais, si simple, si nette, mal à l'aise parmi les coussins et les bibelots du petit salon anzinois. Je songeais que le 28 février 1948, dans dans une embuscade, les Việt Minh avaient traîné cette jolie fille par les cheveux, puis l'avaient abandonnée, la croyant morte : elle était couverte de sang de sa co-équipière, Suzanne Poirié, tuée d'une balle à la tête. Dès que les Việt Minh se furent éloignée, elle se mit à soigner les moribonds.
    Gilberte a raison : sa place n'est pas parmi nous, si simple, si pure, et on a encore besoin d'elle.

    Les trophées de Gilberte

    Le personnel médical féminin en Indochine. Des femmes exceptionnelles. F510
    Giberte a tiré de sa valise deux tropées :
    son vieux chapeau de campagne et un drapeau rouge portant l'étoile jaune du Việt Minh dont la prise coûta bien des sacrifices.

    L'embuscade


    Le personnel médical féminin en Indochine. Des femmes exceptionnelles. Embusc10

    L'embuscade : Attente déprimante derrière le barrage des ambulances.
    Au coeur d'une brousse inextricable peuplée de singes... et où les balles fusent d'on ne sait où.

    Partis dix, on revient zéro.
    Partis cinquante on rentre dix.

    (Article de Genevève Dermech)

    ****************



    Lieutenant Aline Lerouge :


    Le personnel médical féminin en Indochine. Des femmes exceptionnelles. Aline_10

    Une des plus belles figures de la guerre des femmes en Indochine. On voudrait consacrer à une héroïne de ce rang des pages et des pages. Nous serons obligés, bien à contrecœur, de nous en tenir à quelques brefs mais très émouvants témoignages, comme celui de son amie France. Ainsi, une jeune femme, ancienne interne des hôpitaux de Paris, nous a-t-elle écrit ceci :
    « Au cours d’un premier séjour en Indochine, Aline Lerouge a reçu un jour un éclat d’obus à la tête ? S’étant écroulée dans sa voiture, sans connaissance, elle trouva moyen, à peine eut-elle repris ses sens, de faire la morte pour que l’ennemi ne vint pas l’achever. Et puis, s’étant tranquillement remise au volant, elle eut l’audace de faire demi-tour et de regagner Langson avec ses blessés, exploit qui lui valut, avec la croix de la Légion d’Honneur, l’admiration de tous en Indochine.
    De retour au Tonkin en 1949, elle y fut accueillie avec enthousiasme. C’était une fille très simple, même un peu fruste, sans aucune pose, faisant son service avec une conscience professionnelle totale, connaissant le danger, mais l’affrontant comme un risque normal. Axée sur une seule pensée, la sécurité de ses blessés, elle était adorée des hommes qui l’estimaient comme une camarade.
    »
    France, sa vaillante compagne, nous assure d’autre part que « c’était une femme remarquable ». Elle ajoute : « Elle était du Nord, des environs de Lille je crois. D’origine paysanne, elle s’était instruite elle-même en travaillant le soir après avoir donné, tout le jour, son temps à la terre. Pas très grande mais solide, elle avait une bonne grosse voix avec un fort accent du Nord, des yeux châtains magnifiques et un très joli sourire …
    Au moment où les défaites successives de nos troupes démoralisaient de plus en plus nos hommes, elle avait, ajoute-t-elle, organisé parmi nous un Comité de Résistance morale et nous reçûmes par cette voie l’ordre de montrer en toutes circonstances des figures souriantes et cela, je crois bien, a eu son petit effet. D’une générosité exceptionnelle, elle dépensait toute sa solde pour amélioration à sa section et pour aider les moins fortunés. Elle avait une barrette de décorations à rendre jaloux beaucoup d’hommes, même parmi les plus hauts gradés : Légion d’Honneur, Croix de Guerre, T.O.E., Médaille des blessés, et j’en oublie …Très modeste, elle ne portait presque jamais cette barrette si chargée, ni d’ailleurs ses galons de lieutenant …
    ».
    C’est cette noble fille qui s’en est allée avec Thérèse Soubise chercher des blessés, ce 24 novembre 1950, à Tien-Ye.
    Elles furent là, toutes les deux, victimes d’un épouvantable accident.
    Elles avaient pu sauver et recueillir dans leur voiture deux blessés, et elles se hâtaient de les conduire à Hanoï, quand il fallut traverser une rivière, mais la traverser sur un bac.
    Quelle est la raison qui fit chavirer le bac et jeter à l’eau la voiture, nul ne l’a pit dire encore. L’auto alla se perdre par 8 ou 10 mètres de fond, entraînant à la mort, avec Thérèse Soubise et Aline Lerouge, le brancardier qui les accompagnait. Deux autres étaient là aussi, les blessés. Ceux-là furent sauvés. Ils ont témoignaient, ces pauvres gens, que, tandis que s’engouffrait la voiture, ile se sont sentis poussés de l’intérieur vers le bac. ».
    Notes :
    . France aurait du se trouver ce jour là avec Aline Lerouge mais elle choisit Thérèse Soubise qui connaissait déjà « ce coin-là ».
    (Source : « Debout les vivants / Nos morts d’Indochine et de Corée vous parlent »  d’Antoine Redier)

    . L’ambulance a probablement été poussée malencontreusement à l’arrière par le véhicule d’escorte. On retrouva sa camarade noyée, tenant encore le volant dans les mains. Aline Lerouge avait disparu, on ne l’a jamais retrouvée.
    . Elle était responsable des ambulancières du Tonkin.


    Le personnel médical féminin en Indochine. Des femmes exceptionnelles. F610

    (Sources documentation B. Potel)

    En complément sur Aline Lerouge on pourra consulter un document (Histoire de Tourmignies) sur  calameo  ICI
    Deux extraits concernant Aline Lerouge :

    Le personnel médical féminin en Indochine. Des femmes exceptionnelles. Aline110


    Le personnel médical féminin en Indochine. Des femmes exceptionnelles. Aline210

    ********

    Pour terminer, un livre de publication récente (2019) découvert pendant les recherches :

    Le personnel médical féminin en Indochine. Des femmes exceptionnelles. Livre10

    Avec le commentaire de l'auteur relevé sur Amazon:

    Membre du Musée militaire de Périgueux depuis bientôt 50 ans, j’effectuai des recherches sur le 108e RI de Bergerac en 1945 sur le Front de l’Atlantique.
    Par hasard j’ai découvert une femme commandant une section de FTP venus de Paris renforcer les combattants périgordins. Ma curiosité piquée par cette situation peu courante, je me suis intéressé à cette résistante : Aline Lerouge. J’ai alors suivi son parcours de la 2e Guerre mondiale, jusqu’à l’Indochine où elle est morte.
    J’ai découvert une personne exceptionnelle !
    Elle était à la tête d’une section d’ambulancières cantonnées à Cao Bang au Tonkin. M’attachant aux pas d’Aline, j’ai rencontré sa coéquipière, Marguerite Helluy, femme tout aussi exceptionnelle que le Médecin Commandant Grauwin décrit en ces mots : « … c’était Marguerite, licenciée en philo, calme et sereine. Au cours des attaques de convois de Cao Bang on pouvait la voir, remontant la colonne, droite, cigarette aux lèvres, alors qu’autour d’elle toute l’escorte avait disparu dans les fossés… ».


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    Le personnel médical féminin en Indochine. Des femmes exceptionnelles. Empty Re: Le personnel médical féminin en Indochine. Des femmes exceptionnelles.

    Message par francis gamblin le Dim 28 Juin - 21:21

    Bonjour . j'ai lu avec intérêt et avidité cet article. D'accord, c'était une autre époque, mais quand même, chapeau "de brousse" bas, Mesdames.
    Anonymous
    francis gamblin
    Invité


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