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    BIR Hakeim

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    BIR Hakeim Empty BIR Hakeim

    Message par CASTOR2 le Jeu 11 Juin - 9:04

    Du 10 au 11 juin 1942. Cette nuit-là ce fut l’évacuation de Bir-Hakeim !

    Vous pourrez trouver un texte très précis concernant la Bataille de Bir Hakeim sur le site de la Fondation de la France Libre  ICI




    La Bataille.
    Elle a duré 15 jours, du 27 mai au matin au 11 juin, aux premières lueurs de l’aube. Elle peut se diviser en quatre phases :

    Du 27 au 31 mai : l’ennemi attaque Bir-Hakeim avec une division blindée.
    Du 31 mai au 2 juin : la brigade se prépare à poursuivre l’ennemi en retraite et certains de ses éléments amorcent cette poursuite.
    Du 2 au 10 juin : l’ennemi, avec deux divisions, encercle Bir-Hakeim et par des assauts répétés et poussés à fond cherche vainement à s’emparer de la position.
    Dans la nuit du 10 au 11 juin : la brigade évacue Bir-Hakeim en effectuant une sortie de vive force au travers des lignes ennemies et, brisant l’encerclement, rejoint le gros de l’armée alliée.


    Extrait de l’article pour la journée du 3 juin :

    Mercredi 3 juin
    L’aube commençait à peine à poindre que, trompant la surveillance des postes ennemis, la colonne envoyée à Segnali est rentrée à Bir-Hakeim sans avoir reçu un coup de feu. La journée de la veille n’avait pas été aussi facile. On apprend que c’est par un temps épouvantable, le vent de sable empêchant de voir à plus de quelques mètres, que le colonel commandant la colonne avait reçu le télégramme lui enjoignant de regagner la position. Il fallut à la colonne plusieurs heures pour retraverser les champs de mines et elle se trouvait encore à 50 kilomètres de Bir-Hakeim au crépuscule quand le vent tomba, ce qui permit à l’aviation adverse de la découvrir et de l’attaquer violemment. Douze Messerschmitt 110 piquent sur nos véhicules et les mitraillent, mais une pièce de D.C.A. servie par des fusiliers marins qui utilisent pour la première fois leur Bofor contre des avions ennemis, abat un des appareils. Les 11 reviennent, cette fois en rase-mottes, concentrant leur feu sur nos canons. Du premier coup un second appareil est touché. Il bascule et en s’abattant touche de son aile l’appareil qui était à côté de lui qui tombe en même temps ; l’un explose dans l’air. Les avions volaient si bas qu’un moteur frôle la tête des servants du canon ; ils sont aspergés d’huile chaude.
    À quelques mètres plus loin, l’aile de l’avion qui percute au sol coupe en deux un camion. Une troisième fois les Messerschmitt reviennent à la charge : un quatrième appareil est atteint et tombe en flammes. L’ennemi a compris : il s’éloigne, mais son attaque a coûté cher à la colonne qui a des tués et des blessés et dont plusieurs véhicules brûlent.
    Vers 7 heures, le colonel qui commandait la colonne est venu rendre compte de sa mission au quartier général. Il passe dans son side-car sur lequel est peint l’insigne du bataillon qui est sous ses ordres : un cocotier et des montagnes qui évoquent les îles du Pacifique, dont lui et ses hommes sont partis, il y a un an. Les soldats qui le voient le saluent et manifestent leur joie. Ils savent qu’avec la colonne, il y avait 12 canons de 75, que ces canons sont rentrés et qu’ils seront une aide précieuse dans la bataille qui va venir.
    À 8 heures, deux soldats britanniques se sont présentés à la porte Est. Faits prisonniers la veille, ils avaient été renvoyés par les Allemands à Bir-Hakeim pour y apporter un message du général Rommel. Afin d’être bien sûr qu’il parviendrait à destination, le général allemand avait fait deux copies respectivement remises à chacun des deux soldats.
    Le message était écrit sur du papier pour télégrammes. Rédigé en allemand, il était signé de la propre main du général. Son texte était le suivant :


    BIR Hakeim Histoi10


    L’ultimatum de Rommel (RFL).
    An die Truppen von Bir Acheim (sic)
    « Weiterer Widerstand bedeutet nutzloses Blutvergiesen. Ihr werdet dasselbe Schicksal erleiden, wie die beiden englischen Brigaden in Got Ualed, die vorgestern vernichtet wurden.
    « Wir stellen den Kampf ein, wenn ihr weisse Flaggen zeigt und ohne Waffen zu uns darüber kommt. (1)
    « Rommel, General Oberst ».

    « Aux troupes de Bir-Hakeim
    « Toute nouvelle résistance n’amènerait qu’à verser le sang inutilement. Vous auriez le même sort que les deux (2) brigades anglaises qui se trouvaient à Got Ualeb et qui ont été exterminées avant-hier.
    « Nous cesserons le combat dès que vous hisserez le drapeau blanc et viendrez vers nous sans armes. »
    La réponse du général Kœnig ne s’est pas fait attendre. Les batteries françaises ont ouvert immédiatement un feu nourri sur tous les véhicules ennemis qui viennent à portée.

    En même temps, le général a fait porter à tous les commandants d’unités un ordre général dont ils doivent communiquer la teneur à leurs hommes.
    Voici le texte de cet ordre :
    « 1) Nous devons nous attendre désormais à une attaque sérieuse, par tous moyens combinés (aviation, chars, artillerie, infanterie). Elle sera puissante.
    « 2) Je renouvelle mes ordres et ma certitude que chacun fera son devoir sans faiblir, à sa place, coupé ou non des autres.
    « 3) Notre mission est de tenir coûte que coûte, jusqu’à ce que notre victoire soit définitive.
    « 4) Bien expliquer cela à tous, gradés et hommes.
    « 5) Et bonne chance à tous.
    « Quartier général, le 3 juin 1942, à 9 h 30.
    « Kœnig »


    BIR Hakeim Gzon_k10

    Cette fois, chacun comprend que la situation est sérieuse. Le moment est venu de faire son devoir sans faiblir ; tous sont résolus à accomplir avec tout leur cœur et toutes leurs forces leur tâche de soldat.
    L’occasion avait été longuement attendue de pouvoir affronter le vrai ennemi, l’Allemand que ces hommes sont venus rencontrer, partant de tous les coins du globe après des voyages aux fortunes diverses, dont certains furent une véritable aventure. Nulle forfanterie, nulle nervosité ; mais une résolution calme et un courage tranquille. Commandée par un chef en qui elle a une confiance absolue, se battant sur un emplacement dont la défense a été soigneusement et judicieusement préparée, sans que, dans la mesure du possible, rien n’ait été laissé au hasard. – (les points faibles : manque d’artillerie lourde à longue portée, absence d’un réseau de barbelés contre une attaque d’infanterie, parce qu’en raison du manque de matériel, le commandement n’a pu y remédier) – la 1re brigade des Forces françaises libres sait que l’heure a sonné où elle va pouvoir donner sa mesure. Chacun est décidé à lutter jusqu’au bout plutôt que de reculer ou de se rendre.
    La journée s’est passée en duel d’artillerie. Le nombre des batteries ennemies a augmenté et aussi la variété des calibres. Il y avait du 75, du 88, du 100 et du 105. Les avions ne manquèrent pas de rendre visite à Bir-Hakeim. Par cinq fois dans la journée les Stuka vinrent. On les reconnaît de loin au son de leurs moteurs plus grave que celui des avions britanniques et coupé d’interférences caractéristiques.
    Quelques minutes après on les distinguait volant en V, leurs ailes d’un blanc verdâtre se touchant presque. Ils faisaient un tour afin de se placer le soleil dans le dos. Alors c’était le bruit sec des canons de la D.C.A. dont les obus traçants faisaient dans le ciel des traits roses et soudain les avions ennemis piquaient dans un bruit grandissant de moteurs. À 200 mètres, on voyait les bombes se détacher comme des perles brillant dans le soleil. La trajectoire pouvait être repérée plus ou moins et, suivant l’endroit, on s’aplatissait dans la tranchée, ou on regardait quelques secondes après s’élever du sol des hautes colonnes de poussière et de fumée. Les oreilles étaient assourdies par le vacarme des éclatements qui faisaient une basse au concert des canons et des mitrailleuses tirant toujours sur les Stuka, qui reprenaient de la hauteur et s’éloignaient au plus vite.
    Plusieurs fois aussi on entendit le bruit plus aigu des moteurs britanniques. Entre eux et les Stuka, c’était un perpétuel chassé-croisé. Mais, aujourd’hui, vers 5 heures du soir, 10 minutes après une visite d’avions amis, les Stuka sont venus bombarder au moment où les Britanniques repassaient sur Bir-Hakeim. Les bombardiers en piqué sont sans défense contre la chasse. Nous avons vu les 12 Stuka descendre et essayer d’échapper en volant en rase-mottes et en effectuant des glissades sur l’aile. Sept colonnes de fumée noire prouvèrent que les Kittyhawk avaient fait de la bonne besogne et que plus de la moitié des aviateurs allemands ne reverraient jamais l’aérodrome dont ils s’étaient envolés pour la dernière fois. Quelques-uns des chasseurs anglais revinrent en volant bas sur Bir-Hakeim ; brandissant leurs casques au bout de leurs bras tendus, les soldats français démontraient leur satisfaction et saluaient les aviateurs alliés…

    ******************

    En complément, un article de Michel Goya du 10/06/2020 sur son blog  ICI


    La bataille de Bir-Hakeim, courage et innovation dans les sables


    BIR Hakeim Goya10


    Dans la nuit du 10 au 11 juin 1942 les combats de Bir Hakeim se concluaient par le repli de la 1ère Brigade française libre (BFL) à travers les positions germano-italiennes, dernier exploit d’une série commencée le 27 mai. Dans les faits, l’engagement de ces 3 700 soldats français n’est qu’un combat mineur par son volume. La France a connu des milliers de combats et batailles de plus grande ampleur, et pourtant on connaît tous le nom de Bir Hakeim.

    Cela n’a pas été une brillante manœuvre, mais une défense héroïque face à des forces très supérieures en nombre, le genre de choses que l’on aime bien célébrer dans les armées françaises (Sidi Brahim, Bazeilles, Camerone) parce que le courage, quelle belle valeur, peut s’y exprimer au mieux. La défense de Bir Hakeim est également le premier grand engagement de la France libre et a donc également une valeur symbolique et même politique forte. Pendant la bataille, de Gaulle écrivait au général Koenig, commandant la 1ère BFL : « La France vous regarde et vous êtes son honneur ». Cela a été aussi une victoire de l'innovation militaire.


    "300" dans les sables

    L’enjeu était important, mais l’épée était courte comme le soulignait encore le général de Gaulle dans ses mémoires de guerre, certes, mais quelle belle épée ! Ce qui est frappant dans la bataille c’est la performance de la brigade alors que sur le papier la 1ère BFL ne se distingue pas beaucoup des centaines de régiments qui constituaient l’armée française en mai 1940, à peine deux ans plus tôt.


    L’offensive de l’Axe débute le 26 mai 1942 par un vaste contournement de la ligne de Gazala par le Sud, c’est-à-dire Bir Hakeim, le « box » le plus en profondeur de la 8e armée britannique. Le 27 mai, la position subit une première attaque blindée italienne sans préparation d’artillerie, mais très agressive, avec 70 véhicules et de l’infanterie portée. L’artillerie française parvient à arrêter l’infanterie, tandis que quelques véhicules parviennent à pénétrer à l’intérieur de la position française où ils sont finalement arrêtés. En trois quarts d’heure, les Italiens ont perdu 32 chars et 90 prisonniers. Les Français n’ont perdu que deux blessés et un canon de 47 mm. Les Français contre-attaquent avec des unités mobiles et repoussent la division Ariete. Pendant quatre jours, les Français affrontent les Italiens du XXe corps, effectuant régulièrement des sorties qui désorganisent leurs adversaires, incapables en retour de franchir les défenses françaises. Cette résistance inattendue place toute l’offensive de Rommel en grande difficulté puisque toute la logistique des unités mobiles doit passer au sud de Bir Hakeim. Avec un commandement britannique plus efficace, le sort de la bataille générale aurait pu être très différent.


    Le 1er juin, Rommel arrive en personne pour faire sauter ce verrou qui entrave son offensive. La division italienne Trieste est au Nord et la 90e division légère allemande au sud, tandis que l’ouest est verrouillé par deux bataillons de reconnaissance allemands. Pendant dix jours, la position est soumise à un bombardement intensif, notamment de la part des avions d’attaque Stukas. Ces derniers effectuent plus de sorties sur les Français qu’ils n’en feront quelques mois plus tard au-dessus de Stalingrad. Chaque jour, des milliers d’obus tombent sur la position et au moins une attaque d’infanterie est lancée, toujours sans succès.
    Le 6 juin, des blindés allemands et italiens sont concentrés pour un assaut général. Le 8 juin, plus de 60 bombardiers exécutent un raid de préparation sur les positions françaises. Le 10 juin, le commandement britannique donne l’autorisation de repli. Les pertes françaises s’élèvent alors à 99 tués et 109 blessés. La garnison parvient à s’exfiltrer dans la nuit qui suit. Durant cette sortie, 72 Français sont encore tués tandis que 763 manquent à l’appel. La plupart des disparus sont des égarés revenus sur la position, où ils combattront encore avant d’être faits prisonniers et libérés un an plus tard avec la reddition de l’Italie. Les pertes ennemies sont estimées à presque 3 600 tués, blessés et prisonniers, 52 chars ont été détruits, ainsi que 11 automitrailleuses, 5 canons automoteurs et 10 avions.

    La construction de l’épée

    Une unité militaire est une association d’hommes avec leurs équipements, leurs méthodes et leurs valeurs et façons de voir les choses (culture tactique), le tout au sein de structures particulières. Faire évoluer une organisation militaire, quelle que soit sa taille, c’est donc faire évoluer une ou plusieurs de ces composantes, sachant que celles-ci interagissent forcément.

    Les hommes qui composent la 1re BFL, créée en décembre 1941, sont tous des volontaires fortement motivés. Ils l’ont montré déjà en se rebellant d’abord contre leur propre hiérarchie, majoritairement fidèle à Vichy, et en franchissant des milliers de kilomètres pour rejoindre les Forces françaises libres. Les deux bataillons de la 13e demi-brigade de la Légion étrangère (DBLE) et les trois bataillons coloniaux, bataillon du Pacifique (BP), formé à Tahiti et en Nouvelle-Calédonie, bataillon d’infanterie de marine (BIM) formé de « rebelles » en poste à Chypre et au Levant, et le 2e bataillon de marche de l’Oubangui-Chari (BM2), forment cinq unités d’infanterie à très forte cohésion commandées par de jeunes chefs énergiques comme les capitaines Broche (BP) ou Savey (BIM) qui se sont révélés dans la crise, bousculant le processus d’avant-guerre de sélection des officiers.

    Tous ces hommes, d’origines extrêmement diverses, sont aussi, presque tous, des vétérans de France, de Narvik, d’Érythrée ou qui connaissent désormais bien un ennemi, italien ou allemand, qu’ils ont d’ailleurs déjà vaincu. Les plus anciens ont fait la Grande Guerre. Ils ont également déjà combattu ponctuellement en Libye, notamment avec des raids motorisés. Il y a là un capital de compétences évidemment supérieur à la quasi-totalité des unités terrestres françaises en mai 1940, mais à l’époque c’était aussi le cas dans une moindre mesure des unités allemandes en face qui avaient pour beaucoup déjà l’expérience de la compagne de Pologne.
    Au point de vue des structures, la BFL est plus une division miniature qu’un régiment d’infanterie, même si son effectif est à peine plus élevé (3 600 hommes contre 3 000). La BFL possède cinq bataillons au lieu de trois, mais, surtout, elle dispose de son propre régiment d’artillerie, d’une compagnie antichar formée par des Nord-Africains, d’une compagnie du génie et d’un bataillon antiaérien armé par des fusiliers marins. Elle a développé des savoir-faire interarmes inédits à cette échelle.

    L’équipement est issu pour l’essentiel des dépôts de matériels français de Syrie avec quelques compléments britanniques. L’infanterie est équipée comme en 1940, mais avec une dotation en armes collectives et d’appui double d’un régiment de l’époque. On y trouve ainsi 470 armes automatiques (dont 76 mitrailleuses Hotchkiss).
    La brigade possède de nombreux moyens antichars : des fusils antichars Boys (peu efficaces, il est vrai), 18 canons de 25 et 14 canons de 47 mm. La BFL dispose aussi de dizaines de milliers de mines, antichars pour l’essentiel. Développant des initiatives de certaines unités de 1940, elle innove surtout avec 30 canons de 75 modifiés dans les ateliers de Syrie pour servir en antichar. Les affûts ont été rabaissés, les boucliers coupés ou supprimés, les roues remplacées par des essieux de camions pour plus de mobilité. Certains d’entre eux sont portés directement dans les camions pour former un engin très mobile et capable de tirer un obus toutes les cinq secondes à une distance bien supérieure à celle des canons des chars qu’ils chassent. Ces canons sont dotés d’une optique spécifique, d’origine britannique, pour effectuer des tirs tendus et précis. Outre la quarantaine de mortiers de 80 mm ou de 60 mm des bataillons, le régiment d’artillerie dispose de 24 canons de 75 mm, un apport très appréciable, mais qui manque d’allonge pour effectuer de la contre-batterie.


    Contrairement aux régiments de 1940, la 1re BFL est entièrement transportable par camions. Elle possède également 63 chenillettes Bren Carriers, dont certaines, à l’imitation des Canadiens et des Australiens, ont été bricolées pour porter un canon de 25 mm au lieu d’une mitrailleuse. Les Français ont également bricolé 30 camions américains Dodge, baptisés « Tanake », sur lesquels ont été placées des plaques de blindage et une tourelle avec un canon de 37 mm et une mitrailleuse.


    Les Français libres ont tiré les leçons de 1940 et savent faire face au couple char-avions d’attaque qui avait fait tant de ravages à l’époque. La BFL est placée à l’extrémité sud de la ligne de défense britannique, dite ligne Gazala, au cœur du désert libyen. Elle a eu plusieurs semaines pour s’installer après les violents combats de l’opération Crusader, terminée en décembre 1941.
    La position française est sur un terrain presque entièrement plat, et donc a priori particulièrement vulnérable à une offensive blindée. Elle va pourtant s’avérer impénétrable grâce à une remarquable organisation du terrain. La BFL est d’abord protégée par au moins 50 000 mines placées au loin dans un marais de mines peu dense, mais très étendu, puis par de vrais champs au plus près des postes de combat français. Ces postes sont eux-mêmes enterrés, y compris pour les véhicules, et presque invisibles. Dispersés en échiquier sur un vaste triangle d’environ quatre kilomètres de côté, la plupart des hommes sont dans des trous individuels « bouteille », de la taille d’un homme et invulnérables à un coup direct, d’autant plus que le sol est très dur.

    La BFL est également capable d’actions offensives, adoptant la méthode des Jock Column (du lieutenant-colonel britannique « Jock » Campbell), compagnie interarmes (une section de Tanake, deux sections portées, une section de camions-canons et d’armes antiaériennes portées) organisées pour mener des actions de harcèlement dans le no man’s land de trente kilomètres qui sépare les deux adversaires ou, pendant la bataille elle-même, des raids à l’intérieur des lignes ennemies...

    Lire la suite sur le site de Michel Goya   ICI
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