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    lieutenant médecin Madeleine Pauliac

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    Message par compagnie tournante le Lun 13 Avr - 17:17



    La destinée du lieutenant médecin Madeleine Pauliac et L’Escadron Bleu en 1945 – Des volontaires françaises pour rapatrier les prisonniers de guerre

    Le 10 février 2016, sortait au cinéma Les Innocentes, un film d’Anne Fontaine sur l’engagement d’une déléguée de la Croix-Rouge française en Pologne en 1945-1946, aux prises avec la violence du direct après-guerre. Le film s’inspire de l’histoire vraie de Madeleine Pauliac, alias Mathilde Beaulieu.

    Retour sur le contexte, les conditions particulièrement difficiles d’intervention des délégués et volontaires engagés sur les missions de rapatriement et d’aide aux populations, dans une Europe dévastée.

    Mai 1945 marque le terme officiel de la Seconde Guerre mondiale, qui a fait 35 millions de morts. A la même date, on évalue à 50 millions le nombre de migrants sur les routes d’une Europe en ruines : prisonniers de guerre, déportés et travailleurs forcés libérés, populations fuyant les derniers combats, la famine, ou déplacées de force par les modifications des frontières. Il s’agit du plus grand mouvement de populations de l’histoire, dans des conditions de misère et de violence parfois extrêmes.

    Dès le 13 avril 1945, les équipes d’urgence de la Croix-Rouge française (conductrices, infirmières, secouristes et simples bénévoles) des départements de la Seine, Seine-et-Oise et Seine-et-Marne sont mobilisées par un arrêté du ministère des Prisonniers, Déportés, Réfugiés (PDR) pour participer au retour des Français libérés. Sur le territoire, elles accueillent et accompagnent les prisonniers de guerre et les rapatriés des camps de concentration.

    En parallèle, comme de nombreuses sociétés nationales, la Croix-Rouge française déploie des délégations à l’étranger, pour appuyer les missions de rapatriement créées par ce même ministère. Déjà en 1943, elle avait mis en place des délégations en Europe (Grèce, Roumanie) pour venir en aide aux soldats, aux prisonniers de guerre français et aux ressortissants civils français. Treize délégations sont ainsi créées de l’URSS jusqu’au Levant et perdurent parfois jusque dans les années 1950.

    Au regard du chaos généré par l’après-guerre, l’action va s’étendre indistinctement à toutes les populations en souffrance. Ce sont dans les pays libérés par les alliés, les plus dévastés et les plus concernés par les mouvements de population que les actions les plus importantes se déploient : en Allemagne, avec plusieurs centres de soins et d’accueil, en Autriche et en Pologne.
    En outre, pour les rapatriements des stalags, camps de concentration et travailleurs forcés, infirmières, infirmières pilotes secouristes de l’air (IPSA), assistantes sociales et conductrices ambulancières de la Croix-Rouge française sont mises à disposition des armées, en lien avec ces délégations. Ces dernières assurent dans le même temps avec Paris et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), la mission de recherche des personnes disparues.

    La destinée de Madeleine Pauliac

    En accord avec la Croix-Rouge polonaise, une délégation de la Croix-Rouge française, émanation de la délégation créée à Moscou, est elle aussi ouverte à Varsovie en avril 1945 et confiée en juillet au jeune lieutenant Madeleine Pauliac, qui fut médecin dans la résistance à 27 ans et participa aux campagnes de la Libération.
    Dans une ville quasiment rasée fin 1944, elle gère, dans le quartier de Praga, un hôpital de dix lits, un dispensaire et un centre d’accueil pour les réfugiés.

    Elle a également en charge les conductrices-ambulancières de la Croix-Rouge française, dites de l’Escadron bleu, avec lesquelles elle part parfois sur les routes ravagées de Pologne pour ramener des personnes libérées des camps et des réfugiés. Elles iront parfois jusqu’en zone russe et côtoieront de près les armées soviétiques, tristement connues pour leur brutalité.

    Le film d’Anne Fontaine retrace la vie de Madeleine Pauliac durant ces quelques mois passés aux côtés de religieuses violées par les soldats russes. Il témoigne du courage et de l’engagement de toutes ces femmes face à l’atrocité de la guerre, qui ont agi souvent bien au-delà de leur mission. Elles avaient pour la plupart à peine 30 ans. Madeleine Pauliac trouvera la mort sur l’une de ces routes périlleuses, en février 1946.



    PAR PHILIPPE POISSON
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    Message par compagnie tournante le Lun 13 Avr - 17:45



    Par Pierre-Olivier Boiton

    « Je souhaite qu’une plume plus autorisée et toute d’affection écrive peut-être un jour pour nous cette leçon. » Quand, ce 27 juillet 1946, à Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne), l’abbé Beilliard  prononce l’hommage funèbre à Madeleine Pauliac, il ne se doute pas que le neveu de celle-ci exaucera son vœu soixante-dix ans plus tard.

    Élevé dans le discret mais prestigieux souvenir de sa tante Madeleine – chevalier de la Légion d’honneur, croix de guerre avec palme, « Morte pour la France » –, Philippe Maynial retrace, dans un récit inspiré et poignant (1), les hauts faits de cette jeune médecin. Un incroyable destin façonné par la Seconde Guerre mondiale et versé, bien ingratement, à la liste des héros anonymes de la Résistance.

    « 40.000 km parcourus, au cours de 200 missions à la tête de l’Escadron bleu »
    Tragique ironie, c’est sur la route, et après avoir sillonné, en tous sens, celles de Pologne et d’URSS, qu’elle meurt accidentellement, à 33 ans, le 13 février 1946, près de Varsovie. Au total, 40.000 km parcourus, depuis le 2 mai 1945, au cours de 200 missions à la tête de l’Escadron bleu : une brigade de 12 femmes chargées par le général de Gaulle de rapatrier les Français (estimés à 300.000) en rade dans cette zone de l’Europe de l’Est, champ de ruines et de cendres encore chaudes. Le temps presse : un rideau de fer s’abat sur le Vieux Continent.

    La barbarie de Staline remplace celle d’Hitler au fur et à mesure que l’Armée rouge « libère » ces lieux. Avec ses 11 conductrices-ambulancières, Madeleine Pauliac part en convoi récupérer, sur des routes impraticables et dans des paysages de désolation, des membres du STO (Service du travail obligatoire), des prisonniers de guerre, des déportés et des réfugiés. Au chapelet des horreurs sanitaires s’ajoute la pénurie médicale. L’eau manque, des journaux servent de pansements…

    « Elles ont mené des missions à hauts risques, sans en tirer la moindre gloire, avec une immense modestie »
    Mais le pire est ailleurs : l’occupant soviétique ne respecte pas l’accord signé avec le général de Gaulle sur le rapatriement des Français. Ainsi, Madeleine et ses intrépides compagnes doivent-elles négocier, au péril de leur vie, avec des soldats paillards, soûls et enragés, pour récupérer les « Malgré-nous », ces Alsaciens-lorrains enrôlés de force dans l’armée nazie. « Madeleine se fera même passer pour la cousine d’un pilote de l’escadrille Normandie-Niemen, chère au cœur des Russes, pour sauver des Français », confie son neveu.

    Des « têtes brûlées » sur des terres brûlées, ces jeunes femmes ? « Elles ont mené des missions à hauts risques, sans en tirer la moindre gloire, avec une immense modestie », poursuit Philippe Maynial, également à l’origine du scénario des Innocentes (2).

    Récemment nominé aux Césars, le film porte à l’écran un autre acte héroïque de Madeleine : celle-ci aida des religieuses polonaises, victimes de viols de guerre par les Soviétiques, à accoucher. Madeleine fera même rapatrier en France plusieurs des nouveau-nés. Mais elle n’aura jamais de leurs nouvelles : la faute à cette route verglacée de Pologne qui interrompt sa vie. Rendant « Sainto », « Petit Bob » et ses autres équipières de l’Escadron bleu, inconsolables.


    (1) Madeleine Pauliac, l’insoumise, Éd. XO éditions, 286 p.

    (2) Les innocentes. DVD, 1 h 50, TF1 Vidéo
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    Message par Blu le Lun 13 Avr - 19:29

    Un complément d'information


    lieutenant médecin Madeleine Pauliac Madele10

    Tiré d'un site que l'on trouvera  ICI
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