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    André BOTELLA

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    André BOTELLA Empty André BOTELLA

    Message par tarmac



    André BOTELLA naît à Blida en Algérie le 20 novembre 1913. En décembre 1942, il s’évade de France en passant par l’Espagne. Interné à la prison de Pampelune du 20 décembre 1942 au 18 août 1943. Il rallie les FFL en Algérie en septembre 1943

    Le 8 octobre 1943, il rejoint les Forces Françaises Libres (FAFL n°36247) en Angleterre, il est volontaire pour servir dans le Special Air Service (4eSAS - 2e RCP) où il reçoit la formation de commando parachutiste.

    Le 5 juin 1944, à 23h40, il saute avec deux sticks sur le terrain de réception (Dropping Zone) "SAMWEST" au lieu-dit Ty Coz en bordure de la Forêt de Duault, dans le triangle formé par les villages de Duault, Saint Servais et Locarn dans les Côtes d'Armor.
    Commandant cette première vague de parachutistes, le second stick commandé par le Lieutenant Deschamps, ils sont reçus au sol, par des éléments du Maquis Régional dirigé par le "Commandant Alain" Louis Pichouron.
    Surpris, ils ne s’attendent pas à voir une telle organisation et demandent le largage d'un armement considérable, qui est parachuté le lendemain avec un renfort de 144 parachutistes commandés par le Capitaine Leblond, afin de mener au mieux les missions qui leur incombent et dont une grande part ont été déjà faites quelques jours avant par les Maquisards régionaux, bloquer les communications partant de la région de Brest.

    Le 10 juin, à la suite d'une erreur d'un jeune civil qui croyait bien faire et qui avait inversé les panneaux indicateurs au croisement de la route de Saint Servais allant sur Callac, afin d'égarer d'éventuels véhicules vers le lieu-dit de Kerhamon, une voiture allemande avec quatre passagers parvient en plein dispositif des Parachutistes Français et des Résistants.

    Après un court accrochage où le Feldwebel Munch (adjudant) sous les ordres du Major Fueller (PC Guingamp) est légèrement blessé, les passagers de la voiture, une Citroën repeinte "Caca-d'Oie", le feldwelbel, le chauffeur, un sergent et un traître nommé "Mr Joseph" réussissent à se dégager et à donner l'alerte. Ils réagissent en force car derrière eux s'égaraient également deux camions qui suivaient la première voiture avec deux sections d'allemands. Vers 18h30, ils tombent dans une embuscade tendue par les SAS et les Maquisards.
    Les éléments basés à "SAMWEST" se dispersent le 12 juin après un troisième et violent accrochage le 11, et les parachutistes se replient sur la base "DIGSON" dans le Morbihan à Saint Marcel, afin de rejoindre les sticks des Lieutenant Marienne et Deplante et le Commandant Bourgoin dit "Le Manchot".

    Les parachutistes déplorent 5 tués et 9 blessés, dont les Lieutenants Botella et Lasserre grièvement blessés, 8 otages civils seront assassinés par les allemands qui auront de nombreux tués et blessés. Le Lieutenant Botella sera sauvé par le Docteur Lebreton et une jeune fille Edith Moquet, soigné et protégé par la population et les maquisards.

    André BOTELLA Botell10

    De gauche à droite :Cne André Botella du 5ème BPVN, Cdt Marcel Bigeard »Bruno » du 6ème BPC , Cne Pierre Tourret du 8ème BCP, Colonel Pierre Langlais, Cdt le GAP2, le staff du réduit central à Dien Bien Phu vers le 20 mars 1954.

    Le 20 décembre 1953, il saute sur Diên-Biên-Phu lors de l’opération Castor en novembre 1953 puis le 15 mars 1954.

    Le 21 avril 1954, il est nommé Chef de Bataillon et prend le commandement du 5e Bataillon de Parachutistes Vietnamiens (BPVN, les Bavouans) à Dien Bien Phu, sur "Eliane 4" avec comme adjoint le Capitaine Alain Bizard.

    Il rejoint le Commandant "Bruno", Marcel Bigeard et son 6e Bataillon de Parachutistes Coloniaux, celui-ci sera nommé Lieutenant-Colonel, au PC du Colonel Pierre Langlais qui commande les troupes parachutistes du Camp Retranché. Il sera de ceux qui cessèrent le combat le 8 mai 1954 et qui seront fait prisonniers par l’Armée du Vietminh, qu’à bout de forces et de munitions.

    En novembre 1954, il est chef du I/1er R.C.P. à Khenchela ;

    En 1956 et 1er semestre 1957, il est adjoint au 1er R.C.P.

    Le 8 juin 1958 à Mostaganem, il fait partie de la délégation de la division de Massu pour accueillir de Gaulle

    De juillet 1958 à juin 1959, il est commandant la B.A.P.-A.F.N. à Blida

    Le 29 août 1961, on juge ce jour le colonel Bravelet et le commandant Botella. Ce sont les officiers du Sahara, le tribunal traite les affaires géographiquement. … Botella, pied noir, a été vu en conversation avec Lacheroy le 21 avril, il est soupçonné de faire partie des comploteurs.

    C'est lui qui a suggéré In Salah pour y mettre les personnalités arrêtées. Botella raconte qu'il a été dénoncé par un comité d'épuration où figurait un chauffeur de l'état major, Tournier, un caporal chef Martin et un certain Bonnaud. Un témoin explique que Tournier a fait l'objet en novembre 1960 d'un rapport de la sécurité militaire sur l'influence pernicieuse qu'il avait sur ses camarades. Il était soupçonné d'être membre du Parti Communiste.

    La fameuse rencontre avec Lacheroy repose sur le témoignage de Tournier, qui affirme avoir conduit non seulement Botella mais un autre colonel Marchelidon, qui nie. Botella est condamné à un an de prison avec sursis.

    Il est rayé des cadres de l’armée. André BOTELLA décède en 1991.
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    André BOTELLA Empty Re: André BOTELLA

    Message par LANG

    « …Le 5 juin 1944, à 23h40, il saute avec deux sticks sur le terrain de réception (Dropping Zone) "SAMWEST" au lieu-dit Ty Coz en bordure de la Forêt de Duault, dans le triangle formé par les villages de Duault, Saint Servais et Locarn dans les Côtes d'Armor…. »

    Un extrait concernant son arrivée sur le sol breton en juin 1944 avec son propre récit…
    (« Miliciens contre maquisards », Françoise Morvan, Éditions Ouest-France.)

    « …  À 0 h 45, l'équipe du lieutenant Marienne est parachutée au-dessus de Plumelec dans la Morbihan

    André BOTELLA Botell10
    (Botella à gauche)

    ... Le commandement nous libère de nos angoisses.
    Par la trappe je regarde défiler la campagne bretonne. Ce village, c'est Locarn, et aussitôt après le carrefour tant de fois repéré sur la photo aérienne.
    « -Go! » Il est 1 h 15.
    Je maîtrise mal mon élan et mon casque heurte violemment la paroi avant de la trappe. Le cœur serré et le front endolori, j'attends le choc à l'ouverture. Ouf! Ça y est! Après le vacarme des quatre moteurs du bombardier, c'est le calme d'une nuit claire.
    Devant moi, j'aperçois nettement les coupoles des parachutes de mes hommes se découper sur le ciel lumineux. Je ne suis pas seul à les voir: de toutes les fermes avoisinantes un concert de hurlements monte vers nous.
    Des dizaines, des millions de chiens aboient vers ces globes étranges qui descendent mollement sur eux. Ces sacrées bestioles vont nous faire repérer. J'ai l'impression que toute la Wehrmacht me tient dans son collimateur. Je largue mon » leg­bag » (sac de jambe) qui me précède à grand fracas dans d'épais buissons qui me lardent d'épines.
    Décidément, la lande bretonne n'est guère accueillante pour ses libérateurs. Il est impossible que tout ce vacarme n’ait pas été entendu.
    Le cœur battant, j'arme précipitamment ma mitraillette. Mais tout est calme, sauf, dans une ferme toute proche, des chiens qui se démènent et hurlent comme des forcenés. Il est temps de dégager les lieux. Je camoufle mon parachute sous les broussailles, extirpe quelques épines de mes fesses et m'oriente. Si les aviateurs n'ont pas fait d'erreur, la forêt de Duault est à 2 ou 3 km au nord-est. Le point de rallie­ment de mon stick est un ponceau (petit pont) à l'ouest des gorges du Corong.
    Je pars, tous les sens en éveil. Dans un chemin creux, vers Lopuen, d'après ma carte, je suis chargé par deux molosses particulièrement agressifs. J'essaie de les amadouer en alternant douceur, persuasion et sévérité. Je sacrifie quelques biscuits de mes rations. Rien n'y fait.
    Ils refusent de manger le pain amer de l'étranger et restent toujours aussi hargneux. J'ai du mal à protéger mes mollets.

    Voilà un danger bien réel sur lequel nous n'avions pas été renseignés à Fairford. Les Allemands, d'accord. Et les chiens, alors? Je poursuis mon chemin avec de fréquentes volte-face pour repousser les deux « pétainistes ». J'arrive à un ruisseau dont je suis le cours. Le ponceau doit être là. J'entends un froissement de broussailles. Faites, mon Dieu, que ce ne soit pas encore des chiens. Je siffle les premières notes d'une vieille ballade écossaise qui est notre signal de ralliement. Pas de réponse, sinon que les deux clébards arrivent au grand trot, cette fois très amicaux.
    Ils apprécient donc les airs écossais. Un bag-pipe m'aurait été plus utile qu'une mitraillette. Je siffle à nouveau. Cette fois, une réponse en bon français :
    - Arrive, eh, con! On est du stick Botella.
    Ce sont Schermesser et Urvoy qui ont oublié notre signal de ralliement, tant de fois répété à l'entraînement cependant. Il m'en reste encore six à récupérer, plus le stick Deschamps dont j'ai perçu le largage vers 1 h 30. Nous traversons le ponceau et nous engageons dans le sentier qui monte vers la forêt. Je suis en tête, Schermesser et Urvoy me suivent et, en serre file, trottinent les deux chiens qui, après des préliminaires réticents, paraissent s'être ralliés à la Résistance. [ ... ] En chemin, nous récupérons le reste de mon stick et le stick Deschamps… «

    Je vous invite à lire la suite sur le site callac.joseph.lohou :
    http://callac.joseph.lohou.fr/botellarecit_1.html
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