Rechercher
 
 

Résultats par :
 


Rechercher Recherche avancée

Décembre 2019
LunMarMerJeuVenSamDim
      1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
3031     

Calendrier Calendrier

Petites annonces

    Pas d'annonces disponibles.

    Qui est en ligne ?
    Il y a en tout 18 utilisateurs en ligne :: 0 Enregistré, 0 Invisible et 18 Invités :: 2 Moteurs de recherche

    Aucun

    Le record du nombre d'utilisateurs en ligne est de 238 le Jeu 14 Nov - 21:29
    Statistiques
    Nous avons 230 membres enregistrés
    L'utilisateur enregistré le plus récent est Christophe Collardey

    Nos membres ont posté un total de 2741 messages dans 1005 sujets

    commandant Bernard Cabiro

    Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet

    Aller en bas

    commandant Bernard Cabiro Empty commandant Bernard Cabiro

    Message par amarante


    commandant Bernard Cabiro Le_cab10

    En 1961 Le commandant Bernard Cabiro est condamné à un an de prison avec sursis

    Inculpé d'inintelligences avec les chefs d'un mouvement insurrectionnel, le commandant Bernard Cabiro, au terme d'une délibération assez longue, a été lundi déclaré " seulement " coupable d'une prise de commandement sans ordre légitime et condamné à la peine de principe d'un an de prison avec sursis.

    Le jugement n'a pas surpris après le réquisitoire de l'avocat général Gegout, qui fut le premier à demander " la plus grande indulgence ". On pensa même que c'était là une porte entrouverte à l'acquittement, que pouvait plaider sans choquer Me Boudoux.Car le commandant Cabiro, du 2e R.E.P., ne fit que suivre le chef d'état-major de la 25e division parachutiste, le colonel Bréchignac, condamné la semaine dernière à deux ans de prison avec sursis.

    Seulement il le fit sans en parler à son chef direct, le colonel Darmuzai commandant en titre de l'unité, et tout le procès tourna autour des raisons de cette abstention.Procès sans éclat et sans passion, le procès Cabiro fut en tout cas le premier à mettre face à face un commandant d'unité se proclamant ouvertement loyaliste et son adjoint, entraîné, lui, dans un mouvement qui séduisait le plus grand nombre.

    Il a fait en tout cas ressortir la solitude du premier, une solitude qui l'empêcha peut-être de préciser suffisamment sa position et le rendit timide dans l'action. C'est le reproche que lui fit un peu le président Patin, tout en lui rendant hommage. D'une façon voilée encore, c'est celui que lui faisait aussi le commandant Cabiro.



    Par JEAN-MARC THÉOLLEYRE


    Dernière édition par amarante le Jeu 14 Nov - 18:09, édité 1 fois
    amarante
    amarante

    Messages : 73
    Points : 5096
    Réputation : 163
    Date d'inscription : 28/04/2017

    Revenir en haut Aller en bas

    commandant Bernard Cabiro Empty Re: commandant Bernard Cabiro

    Message par amarante


    Une fois de plus on jugeait un officier exemplaire : 18 citations à trente-neuf ans, la cravate de commandeur de la Légion d'honneur, deux blessures graves reçues en Indochine en dépit desquelles il refusa à tout prix l'idée de ne plus combattre.

    Ayant donc intrigué et lutté pour continuer à faire campagne, adoré de ses subordonnés - certains ont parlé du " culte " qu'ils lui vouaient le commandant Cabiro était affecté au 2e R.E.P. depuis la fin de l'année 1958. Il retrouva là de vieux camarades et de jeunes officiers comme ceux qu'il avait connus en Indochine.

    " Ils donnaient, a-t-il dit, le meilleur d'eux-mêmes, certains que la victoire résoudrait tous les problèmes complexes posés par l'Algérie. Ils suivaient certes avec angoisse l'évolution de la situation, mais ne disaient rien. Il n'était pas question de prendre d'autres positions que celles demandées par la hiérarchie. "

    C'est le 22 avril à 8 heures du matin que la radio apprend les événements au commandant Cabiro. La surprise est totale, mais la proclamation de Maurice Challe trouve une résonance dans la troupe.

    Il eut peu après un entretien avec son chef de corps, le colonel Darmuzai. Des liens d'amitié les unissaient. L'estime était réciproque.

    " Je lui ai dit, expose le commandant, que, bien que favorables de cœur au général Challe, il pouvait être certain que nous obéirions à ses ordres quels qu'ils qu'ils soient, mais qu'il fallait en donner. Or le soir à 1S heures il nous a convoqués et nous a dit qu'en raison des circonstances l'heure d'un choix allait sonner, mais qu'il laisserait chacun libre de ce choix.

    " Or, dans la nuit, le capitaine Amet s'est présenté à moi à mon domicile pour me dire qu'un mouvement du régiment était en cours d'exécution. Il m'a fallu décider en quelques minutes. Il était impensable que sept compagnies se déplacent sans chef. Il fallait que je fasse le point. J'ai décidé de partir sur l'heure, prenant soin de faire prévenir le colonel Darmuzai par ma femme. Je n'agissais pas contre lui, mais pour lui, monsieur le président. "

    Là était le centre du débat.




    Le Monde
    amarante
    amarante

    Messages : 73
    Points : 5096
    Réputation : 163
    Date d'inscription : 28/04/2017

    Revenir en haut Aller en bas

    commandant Bernard Cabiro Empty Le CAB

    Message par amarante

    Le 23 novembre 194, la 2° division d'infanterie marocaine débarque à Naples. Dans les effectifs du 8e régiment de tirailleurs marocains, on trouve un jeune homme à la peau sombre et aux yeux brillants de ferveur patriotique: Bernard Cabiro. Lors de la prise de Rome, il est caporal­chef, après avoir « baroudé» pendant les longs mois que durèrent cette glorieuse mais très dure campagne.

    Lors d'une prise d'armes, le commandant en chef du corps expéditionnaire, le général Juin, que sa naissance dans une famille modeste d'Algérie a conduit à parler l'arabe, demande à ce jeune gradé de tirailleurs:

    - Fin aouah el bled dialec enta (où habites-tu) ?

    - A Mont-de-Marsan, dans les Landes, mon général.

    Le 7 septembre, le 8e RTM arrive enfin au large de la Côte d'Azur. Et c'est la remontée triomphale vers l'Alsace. Cabiro ne finira pas la campagne, car il sera sérieusement blessé devant Thann.

    Lorsque prend fin la Seconde Guerre mondiale, le jeune Landais décide de rester dans l'armée et suit les cours de l'école d'officiers de Cherchell. Quand il sort aspirant avec un excellent classement, il peut se permettre de choisir son arme d'affectation. Ce sera la Légion étrangère. A la vie et à la mort. Après être passé par Sidi-bel-Abbès, il est affecté au régiment de marche de 1a Légion étrangère, en instance de départ pour l'Extrême-Orient.

    Le voici dans la région côtière du Sud-Annam, avec le z- REl. Il occupe avec sa section la pagode de Tra Pang. La guerre d'Indochine commence, avec ses embuscades et ses coups de main.

    Il est en poste au sud de Nam Dinh quand il apprend qu'il est nommé lieutenant à titre excep­tionnel. Sa réputation de guerrier né ne fait que grandir, et il occupera à plusieurs reprises le poste de Gia Loc, un sale coin.

    Un second séjour en Indochine dès le début de l'année 1949 verra le lieutenant Cabiro à la tête d'une section du 2e bataillon étranger de parachutistes, le 2°BEP. Le 1er BEP, l'unité sœur, est presque entièrement anéanti lors du désastre de la RC 4, près de Cao Bang. Un des rares survivants, le capitaine Janpierre, va être décoré de la rosette d'officier de la Légion d'honneur. Mais il n'a pas de décoration. "II emprunte celle du lieutenant Cabiro.

    Au début de 1951, « Cab» est nommé capitaine, toujours à titre exceptionnel. Après un bref séjour au 3e BEP à Sétif et une mission de main­tien de l'ordre en Tunisie, il repart pour la troi­sième fois en Indochine. Il est alors affecté au 1er BEP. A la tête d'une compagnie de cette unité d'élite, il va connaître les pires moments de la guerre au Tonkin. C'est ainsi que le commandement a décidé d'implanter une grande base à Dien Bien Phu. Le capitaine Cabiro ne verra pas la fin du camp retranché: il est grièvement blessé le 4 mars 1954 et est évacué par avion.

    Après un temps passé dans un bataillon de chasseurs portés en Allemagne, à Tübingen, « Cab» part avec son unité en Algérie, mais ses blessures l'obligent à revenir en Allemagne. Lors des événements de 1958, il est enfin affecté, sur sa demande, à une unité de Bérets verts: le 2e REP.

    De décembre 1958 à mai 1961, nommé chef de bataillon, il va être l'âme de l'unité, devenant pour tous les jeunes officiers l'exemple vivant de ce que doit être un chef de paras-Légion. Pour ne pas avaliser une politique algérienne qu'il réprouve, le commandant Cabiro décide de quit­ter l'armée.

    Il a trente-sept ans, dix-huit citations et cinq blessures. Plus tard, il sera fait commandeur de la Légion d'honneur.

    Distinction insigne entre toutes pour un légionnaire", il portera la main du capitaine Danjou lors des cérémonies de Camerone le 30 avril 1979.

    Le Cab a publié ses mémoires, dans un style particulièrement alerte qui fait de son livre un chef-d'œuvre du récit de guerre: Sous le béret vert, aux éditions Plon.
    amarante
    amarante

    Messages : 73
    Points : 5096
    Réputation : 163
    Date d'inscription : 28/04/2017

    Revenir en haut Aller en bas

    commandant Bernard Cabiro Empty Re: commandant Bernard Cabiro

    Message par Lucien MILLS


    j'ai lu dans un autre sujet, une histoire de plaque enlevé d'une maison et déposée sur une tombe. Cela m'a refait penser à ce qui suit.

    Pourquoi le maire de Mont-de-Marsan s’obstine-t-il à refuser de me recevoir malgré mes très nombreuses demandes de rendez-vous, et a-t-il décidé de son propre chef que ne soit pas honoré à sa juste valeur le commandant Bernard CABIRO dit "le CAB" qui durant 17 ans a servi dignement la France au péril de sa vie ?

    Grièvement blessé en Indochine en 1948 puis en 1953, il a chaque fois fait preuve d'une force de caractère hors du commun pour recouvrer toutes ses facultés de combattant d'exception et reprendre sa place aux côtés de ses frères d'armes.
    Ses brillants états de service lui valent l'attribution de la Croix de guerre 39-45, de la Croix de guerre des TOE et de la Croix de la valeur militaire.
    Mais sa plus belle récompense est sans conteste son admission dans l'Ordre prestigieux de la Légion d'honneur en 1948, dont il franchira tous les grades et sera en final élevé à la dignité de "grand officier" en 1978, alors qu'il a pourtant quitté le service actif depuis 17 ans. Cette dernière distinction est la preuve que la Nation reconnait sans ambiguïté la valeur exceptionnelle du commandant Bernard CABIRO.

    Comment le maire de Mont-de-Marsan peut-il alors se permettre de contester localement cette reconnaissance nationale ?

    Plus qu'un autre, le commandant CABIRO mérite bien qu'une stèle soit érigée en son honneur dans sa ville d'origine, au rond-point de l'Indochine comme proposé par madame Geneviève DARRIEUSSECQ LE 26 MAI 2017, avant sa nomination au ministère des Armées.

    Mesdames et messieurs les élus, la France a reconnu le commandant CABIRO à sa juste valeur ! Il ne vous est demandé que d'accepter cette reconnaissance et d'autoriser par une délibération du Conseil municipal l'érection de la stèle au côté du monument de l'ADAAI, sur le rond-point de l'Indochine.
    Les Montois comptent sur vous : le "devoir de mémoire" ne peut être à géométrie variable...
    Anonymous
    Lucien MILLS
    Invité


    Revenir en haut Aller en bas

    commandant Bernard Cabiro Empty re commandant Bernard CABIRO

    Message par salliere herve

    Merci Amarante de remettre en lumière ce Grand Ancien qui m'était inconnu alors que je réside à Mont de Marsan .
    merci Lucien , la pétition est signé et je fait suivre .
    Paramicalement .
    salliere herve
    salliere herve

    Messages : 56
    Points : 2255
    Réputation : 72
    Date d'inscription : 07/10/2018
    Age : 68
    Localisation : mont de marsan

    Revenir en haut Aller en bas

    commandant Bernard Cabiro Empty Re: commandant Bernard Cabiro

    Message par LANG

    "le "devoir de mémoire" ne peut être à géométrie variable.."
    C'est à se demander si finalement ce n'est pas vrai !
    La France serait un pays où les triangles sont devenus des cercles…
    LANG
    LANG
    MODÉRATEUR / EXPERT
    MODÉRATEUR / EXPERT

    Messages : 464
    Points : 3370
    Réputation : 716
    Date d'inscription : 09/12/2018
    Age : 78
    Localisation : Yonne

    Revenir en haut Aller en bas

    commandant Bernard Cabiro Empty Re: commandant Bernard Cabiro

    Message par vent du sud



    “A Diên-Biên-Phù, la 4ème Compagie du 1er BEP était commandée par le Capitaine Cabiro, "CAB", comme l'appelait tous ses amis et même sa charmante femme Mireille.

    Officier légendaire de la Légion Étrangère, comme chef, comme combattant, comme homme, il était aimé par ses légionnaires, estimé par ses pairs, respecté par ses supérieurs.

    Landais d'origine, drôle dans ses réparties, son visage souriant, sa voix charmante, son humour cachaient une énergie, une volonté, un courage reconnus par tous.

    Lucide et impétueux, servi par une chance presque insolente, avec des chefs de section valeureux, (Lt Bertrand, S/Lt Boisbouvier et les sous-officiers Martin, Simon, Beres, Zurell, Novack), il menait sa troupe à son rythme souple et accrocheur empoignant l'ennemi pour le forcer à céder.

    Le 5 mars 1954, avec sa compagnie, il mène l'assaut de la cote 781 fortement tenue et fortifiée par les viets qui se révèlent à courte distance. Un feu d'enfer, un combat dans les tranchées, "CAB" galvanise ses hommes mais il est grièvement blessé aux deux jambes. Après les soins d'urgence de notre toubib, le médecin Lt Rondy, il est évacué sur Hanoï dans un état très grave et nul ne sait s'il s'en tirera.

    Cette perte est ressentie au 1er BEP douloureusement mais elle apparaît aussi à certains comme un funeste présage car Cabiro paraissait indestructible.

    Heureusement, après de longs mois d'hôpital, il fut suffisamment rétabli pour sauter à nouveau en parachute et servir au 2ème REP en Algérie. Il m'avait envoyé des textes qu'il comptait publier, dont voici un extrait :

    "J'ai eu la chance de vivre intensément une vie de soldat bien remplie et de rencontrer de véritables amis sur qui on peut compter en toute circonstance. C'est là le bien le plus précieux. Je n'ai pas connu les deux mois d'enfer de la véritable bataille de Diên-Biên-Phù. Je ne sais pas comment je me serais comporté. Par contre, de magnifiques soldats de ceux qui se sont conduits héroïquement, j'en ai connu beaucoup.

    Ce sont ceux qui sont restés à se battre depuis le début dans cette maudite cuvette comme les gars du 8ème BPC de Tourret et de notre BEP de Guiraud.
    Ceux qui ont été parachutés deux fois du 6ème BPC de Bigeard, du 5ème BPVN de Botella et du 2/1 RCP de Bréchignac.
    Ceux qui ont sauté dans les derniers jours du 2ème BEP de Liesenfelt et du 1er BPC de Bazin. Et tous ceux qui, même pas brevetés para ont tenu à sauter pour donner un coup de main aux copains qu'il savaient foutus.

    Combien ont lutté jusqu'au bout et y ont laissé leur peau ? Si le terme "héros" signifie quelque chose, c'est à ceux là qu'il doit s'appliquer. Mais qui retiendra leurs noms ?"

    Cabiro a été à son époque un des officiers de Légion les plus décorés, je suis sûr qu'il a rejoint les grands capitaines et les vrais soldats, là-haut dans un coin du paradis, réservé aux héros.

    Je remercie le Ciel de l'avoir rencontré et d'avoir mérité son amitié"



    Colonel Jean Luciani
    vent du sud
    vent du sud

    Messages : 71
    Points : 5003
    Réputation : 97
    Date d'inscription : 01/05/2017

    Revenir en haut Aller en bas

    Revenir en haut


     
    Permission de ce forum:
    Vous pouvez répondre aux sujets dans ce forum