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    La « patience » au Sahel...

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    04112019

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    La « patience » au Sahel... Empty La « patience » au Sahel...




    Une allocution de Florence Parly, Ministre des Armées nous donne peut-être l'occasion de faire un point rapide de la situation au Sahel.

    La « patience » au Sahel... Lapart10
    (photolapartducolibri)

    Article du journal Ouest France du 4/11/2019

    La ministre des Armées, Florence Parly, a prôné lundi la « patience » dans la guerre contre les djihadistes dans les pays du Sahel, au QG de la force Barkhane, au Tchad, première étape d'une tournée qui la conduira aussi au Burkina Faso et au Mali, quelques jours après la mort d'un soldat français et de 51 militaires maliens.
    « Nous mettrons du temps à vaincre ces groupes qui prospèrent sur les difficultés sociales et économiques des pays sahéliens », a estimé Florence Parly au Centre opérationnel interarmées de Barkhane, à N'Djamena.
    L'opération française, lancée en août 2014, mobilise 4 500 militaires français dans la bande sahélo-saharienne, en soutien aux armées nationales qui combattent des djihadistes affiliés au groupe Etat islamique (EI) ou à Al-Qaïda.
    « Barkhane s'adapte en permanence »
    « C'est un combat dans lequel il faut faire preuve de patience », a martelé la ministre, ajoutant : « Barkhane ne s'enlise pas. Barkhane s'adapte en permanence (...), il faudra encore du temps pour construire cette résilience des forces locales ».
    Et elle a tenu à rassurer, avant de s'entretenir avec le président tchadien Idriss Déby Itno puis, dans les prochaines étapes de sa tournée, avec ses homologues burkinabè et malien : « notre engagement au Sahel est et reste une priorité pour la France ».
    « Ce voyage se tient dans un contexte sécuritaire extrêmement difficile », avait déclaré la ministre dans l'avion l'emmenant à N'Djamena, deux jours après la mort, samedi, d'un soldat français tué par un engin explosif dans le nord-est du Mali, un attentat revendiqué par une branche locale de l'EI.
    « Nous devons continuer le combat »
    Le brigadier Ronan Pointeau, 24 ans, « s'était distingué par sa vaillance, son talent et son enthousiasme (...), nous devons continuer le combat auquel (il) a consacré sa vie, jusqu'à la donner », a déclaré Florence Parly devant les militaires de Barkhane.
    « Et je veux avoir une pensée pour les militaires maliens tombés lors de l'attaque » à Indelimane vendredi, « eux aussi paient lourdement le prix du sang dans ce combat », a poursuivi la ministre. Au moins 51 soldats maliens ont été tués vendredi et samedi : 49 dans l'attaque d'un camp militaire à Indelimane, dans le nord-est, également revendiquée par l'EI, et deux samedi dans le centre du Mali.
    Les violences djihadistes persistent dans le nord du Mali, six ans après l'intervention militaire française Serval, à laquelle a succédé l'opération Barkhane.
    Elles se sont propagées au Burkina Faso et au Niger voisins.
    Quatre personnes, dont le député-maire de Djibo, une grande ville du nord du Burkina Faso où les jihadistes multiplient les attaques, ont été tuées dimanche dans une embuscade, non loin d'un camp de l'armée que 70 soldats français de Barkhane avaient contribué à renforcer en septembre.
    Les armées nationales des pays sahéliens, parmi les plus pauvres au monde, semblent incapables d'enrayer la progression des attaques malgré l'appui de troupes étrangères et notamment des militaires français.

    *******


    Cette intervention de la Ministre des Armées m’a rappelé un article du Point du 11 octobre dernier.

    Mali : Minusma et Barkhane en difficulté, spectre des Russes en vue

    Publié le 11/10/2019   Le Point.fr Par Patrick Forestier

    Les manifestations organisées ici et là vont au-delà de contestations à l'endroit du gouvernement. Elles visent maintenant directement les contingents sur place de militaires onusiens et français.

    La « patience » au Sahel... Le_poi10
    Des soldats de Barkhane patrouillant dans la ville de Menaka. Pour eux, la situation est devenue compliquée. © MARIE WOLFROM / AFP

       La mort de plusieurs dizaines de soldats abattus le 1er octobre par des groupes terroristes au cours d'une attaque de deux garnisons proches de la frontière du Burkina Faso ne finit pas de faire des vagues au Mali. D'abord au plus haut sommet de l'État.
    Six jours après cette sanglante défaite militaire, inédite depuis l'arrivée des troupes françaises de l'opération Serval en 2013, le président Keïta s'est senti obligé de démentir les rumeurs de coup d'État qui courent à Bamako. Pendant les trois jours de deuil national, des femmes ont manifesté devant le palais présidentiel pour exiger des nouvelles de leur mari, accusant la hiérarchie de rester planquée à l'arrière et le pouvoir de ne pas donner les moyens à la troupe pour effectuer ses missions. Elles n'ont pas cru aux communiqués officiels qui varient au fil des jours. De 11, puis 20, les pertes annoncées atteignaient 40 et les chiffres sont restés confus concernant les 60 disparus. Le ministre de la Défense a beau annoncer que 33 ont été retrouvés, les populations n'y croient pas. Un chiffre mis à mal par l'organisation terroriste, le Groupe de soutien à l'Islam et aux musulmans du Touareg Iyad Ag Ghali qui regroupe quatre autres mouvements dont les chefs apparaissaient sur une vidéo en mars dernier.
    Les djihadistes terroristes à la fête
    En fusionnant sous la bannière d'Al-Qaïda, les organisations terroristes du nord et du centre du pays, en particulier la Katiba peul Macina, le chef touareg a augmenté sa puissance de feu, qui lui permet désormais de lancer, non plus des embuscades, mais des attaques en règle contre des camps militaires en coordination, apparemment, avec les groupes qui mènent des actions au Burkina Faso.
    Cette fois-ci, Ag Ghali savoure sa victoire en revendiquant la double attaque. Selon lui, c'est plus de 80 soldats maliens qui ont été tués par ses hommes, soit le double de la version gouvernementale. Ils auraient même, affirme-t-il dans un communiqué, capturé plusieurs soldats et un colonel, qui commandait probablement le détachement, et saisi une quinzaine de mitrailleuses, 76 kalachnikov, 2 mortiers et plusieurs caisses de munitions.
    Une guerre, cette fois-ci de l'information sur Internet, que les terroristes maitrisent désormais. Une stratégie qui accentue le trouble dans l'opinion qui n'a pas confiance à son gouvernement, déjà discrédité par ses échecs face aux groupes terroristes. Il n'est pas le seul.
    Les troupes étrangères en difficulté...
    Les troupes étrangères sont aussi régulièrement conspuées depuis quelques mois.
    Le 10 octobre, un millier de manifestants marchent dans Sévaré, dans la région centre où se déroulent les combats. Ils se sont rassemblés à l'appel de plusieurs associations de la société civile qui réclament le départ de la mission de maintien de la paix des Nations unies, la Minusma, et du dispositif militaire français Barkhane qui, selon des participants, n'arrivent pas à faire face aux terroristes. En revanche, ils souhaitent la venue de la Russie au Mali, susceptible pour eux d'être plus efficace pour résoudre la crise.
    Un appel minoritaire, pour le moment, qui s'appuie en fait sur l'offensive tous azimuts de Moscou en Afrique, qui cherche à étendre son influence sur le continent.
    ... les Russes en embuscade
    Même si les résultats sont mitigés, la diplomatie russe, et ses mercenaires, ont fait signer un accord entre les milices en République centrafricaine, d'autres pour exploiter l'or en échange d'une coopération militaire et le don d'armements.
    La garde présidentielle est désormais russe tandis que la présence française se réduit comme peau de chagrin. Pour les Maliens, la « méthode russe », qui ne s'embarrasse pas trop des droits de l'homme, serait à même de venir à bout des groupes islamistes, comme en Syrie où les bombardiers russes ne font pas de distinction entre les civils et les islamistes.
    Au Mali, le résultat n'est pas certain ne serait-ce qu'au regard de ce qui s'est passé jadis avec le corps expéditionnaire soviétique en Afghanistan.
    Défiance de plus en plus forte à l'endroit de Barkhane
    À Sévaré, qui abrite pourtant un camp militaire, la peur a en fait gagné les esprits depuis que la région, y compris les accès à la ville de Ségou, sont passés sous le contrôle des djihadistes. À chaque attaque de village, l'armée n'arrive parfois que le lendemain de peur de tomber dans une embuscade.
    Déjà en 2018, plusieurs manifestations avaient éclaté à Bamako contre la présence militaire française. L'une a même eu lieu devant l'ambassade de France au nom de l'anti-impérialisme. Une autre a défilé avec des banderoles de l'Union des jeunes patriotes. La participation était beaucoup plus importante en avril dernier, ou 30 000 à 50 000 personnes ont manifesté dans la capitale pour protester contre le massacre de 160 habitants peuls dans le village d'Ogossagou.

    Associations d'opposition, de la société civile, chefs religieux, ont protesté contre la violence, en mettant aussi en cause les troupes françaises. » Ceux qui sont venus nous aider doivent le faire en toute franchise ou quitter le Mali », a dit l'imam Dicko, à l'époque président du Haut Conseil islamique du Mali.
    Après la prière, des femmes voilées de noir ont brandi des pancartes sur la place de l'Indépendance, demandant l'application de la charia, le départ de la France et l'aide de la Russie.
    Un leitmotiv qui risque de placer les responsables des opérations françaises dans l'embarras.
    Après chaque revers meurtrier essuyé par les forces maliennes, le dispositif français dans la lutte antiterroriste devient de moins en moins confortable,. Le risque pour les troupes françaises : être accusée par une opinion versatile d'être responsable de la faillite de son allié sur le terrain.

    ***********


    Sur ce sujet, pour avoir des informations supplémentaires on pourra lire un autre article du Point Publié le 25/10/2019

    Ces nouveaux partenaires militaires de l'Afrique  ICI

    La « patience » au Sahel... Russes10
    La présence militaire russe se fait de plus en plus insistante. Ici, un militaire russe, membre de la garde du président centrafricain Faustin-Archange Touadéra. © FLORENT VERGNES / AFP
     
    Extrait :
    Un exercice militaire au sud de Bangui, en Centrafrique. Sur un terrain vague, quelques soldats de l'armée nationale feignent une attaque. Flouté par la caméra de la télévision qatarie Al Jazeera, l'officier dicte ses ordres, en russe. Car dans ce pays où la guerre civile a fait, selon l'ONU, entre 3 000 et 6 000 morts en deux ans, les militaires français de l'opération Sangaris ont laissé place aux soldats russes.
    La Centrafrique, Moscou s'y est implanté en décembre 2017, après avoir obtenu de l'ONU une levée de l'embargo sur les armes. Son objectif : former et équiper en matériel les unités centrafricaines. De prime abord, cette coopération militaire peut surprendre, mais elle est de plus en plus fréquente sur le continent. Car dans un espace militaire traditionnellement investi par les anciennes puissances coloniales et les États-Unis, de nouveaux acteurs se révèlent. La Russie, la Chine, la Turquie, les Émirats arabes unis ou encore le Japon… Tous cherchent à placer leurs pions en Afrique et à y développer une coopération militaire…
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    La « patience » au Sahel... :: Commentaires

    amarante

    Message le Lun 4 Nov - 18:16 par amarante


    merci pour ce post argumenté et qui met en lumière notre présence militaire au Sahel.

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    LANG

    Message le Lun 4 Nov - 19:30 par LANG

    Merci amarante ; un point est effectivement nécessaire de temps en temps.
    Nous avons 4500 hommes engagés sur un terrain grand comme l’Europe.
    Les moyens sont ceux que la France attribue avec le niveau qui est le sien. Bien inférieur à celui d’un pays comme les USA. Il faut y rajouter bien entendu ceux de l’ONU. Quelques pays européens nous soutiennent un peu militairement et financièrement. Tout cela est bien loin de suffire.
    De plus, et c’est également le fond du problème, il faudrait redresser économiquement des pays dont on ne cherche qu’à exploiter les ressources…
    Là-dessus se greffe la situation politique intérieure de ces pays africains, l’influence et les « manœuvres » de certains pays « envahisseurs »…
    Et, dans la poussière et la chaleur à crever, nos hommes cherchent à sécuriser une zone où l’ennemi est bien entendu insaisissable.
    40% des pertes françaises au Sahel ont été causées par des explosifs (IED,mines et engins piégés etc.). C'est plus qu'en Afghanistan…

    *******
    Complément d'information sur les moyens ICI

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