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    Commandant Pierre Guillaume, « Le Crabe Tambour ».

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    Commandant Pierre Guillaume, « Le Crabe Tambour ». Empty Commandant Pierre Guillaume, « Le Crabe Tambour ».

    Message par LANG

    « Je n’ai pas un goût particulier pour le renoncement et le déshonneur »


    Commandant Pierre Guillaume, « Le Crabe Tambour ». Pierre10

    (Photo  http://www.centrostudilaruna.it/pierre-guillaume.html)

    Adieux du Commandant Raymond Muelle , en la Chapelle du Val-de-Grâce à Paris le Vendredi 5 décembre 2002 au COMMANDANT GUILLAUME.

    Adieu au « Crabe-Tambour »

    Héros de la guerre d'Indochine, où il reçut la Légion d'honneur pour faits de guerre à 25 ans, Pierre Guillaume a combattu successivement dans la Marine et dans l'armée de terre. Retracée dans le célèbre « Crabe-Tambour » de Pierre Schoendoerffer, sa vie n'a été qu'honneur, aventure, courage et fidélité. il est parti pour une autre grande aventure le 3 décembre.


    Lieutenant de vaisseau Guillaume, Pierre, mon ami, L'état d'hommes de guerre que nous avons longtemps partagé nous a souvent amené à prononcer quelques mots d'adieu à l'intention de ceux des nôtres partant pour l'ultime voyage.
    Aujourd'hui c'est à ton égard que j'a ce triste privilège et plus que jamais je me rends compte que les mots sont bien impuissants à traduire la peine, le déchirement de ceux qui restent : ta famille, tes compagnons d'armes, tes multiples amis.
    Pour les uns, le lieutenant de vaisseau Pierre Guillaume, officier de Marine, officier de Commandos Parachutiste s’en va, au terme d'une vie intense, Pour d'autres, c'est le « Crabe tambour » , d'un surnom hérité de ton enfance et révélé par un film superbe dont tu étais le héros. Mais la plupart pleurent « le Commandant Guillaume », marin aventureux, soldat héroïque, rebelle pour la bonne cause, celle de l'honneur de la France et de son année. Pour nous qui avons partagé avec toi les heures difficiles mais exaltantes d'Indochine, d'Algérie, c'est l'homme exemplaire, un frère unanimement apprécié qui disparaît. Tu étais pour nous de ceux dont le général Mac Arthur a pu dire: « Les vieux soldats ne meurent jamais... Ils disparaissent... Simplement. » Mais nous savons que « le Commandant Guillaume », le héros des combats et de la révolte légitime, ne disparaîtra pas car il est devenu légende.
    Dans un autre temps, le temps où la France était grande, cette France dont tu parlais avec tant de chaleur, dont tu rêvais pour l'avenir, tu aurais pu être Surcouf, Bougainville, Francis Garnier, ou bien Alain Gerbaut...
    Car, si un chef de l'État a prétendu avoir toujours « une certaine idée de la France » , toi, Pierre Guillaume tu en as toujours eu « une idée certaine. » « La France est une épée. » a écrit Charles Péguy. Cette France-là, la tienne, la nôtre est celle l'honneur, de la grandeur, du respect de la parole donnée, celle des vertus essentielles relatives à Dieu, la Patrie, la Famille.
    Ces vertus qui exigent un constant dépassement de soi étaient les tiennes, au-delà de toutes les considérations terre-à-terre. Tu as été un homme, un homme de convictions fidèle à ces convictions quel que soit le prix à payer dans le monde des ' médiocres, quelle que soit l'importance du sacrifice à consentir. Ton comportement, en Indochine, en Algérie en est une preuve frappante.
    Cette attitude dans le combat pour le pays, pour la liberté du Monde, pour ceux qu'on a laissés devant le choix de «la valise ou le cercueil », qu'on a abandonnés à d'ignobles tortures a fait de toi un exemple.
    Tu pratiquais avec une générosité sans limites le culte de l'amitié et tu connaissais bien le prix du courage des uns, le jugement des médiocres, des ambitieux sans honneur. Ceux qui t'écoutaient avec passion te pleurent aussi. Grâce à toi, à ta foi contagieuse, l'espérance que tu savais donner nous a souvent rendu l'espoir que, contrairement à nos craintes, nous n'étions pas nés trop tard dans un monde trop vieux. Et dans ces temps pourrissants, peu d'hommes ont eu cette volonté, ce pouvoir.
    Aujourd'hui nous adressons au guerrier héroïque, au marin aventureux, à l'ami incomparable un ultime, salut. Mais ce n'est qu'un au revoir puisque, selon une expression qui nous appartient, nous savons que nous nous retrouverons un jour ou l'autre, sur les digues de la vie éternelle.
    « Au revoir, Commandant Guillaume, au revoir Pierre. »

    Commandant Raymond Muelle , en la Chapelle du Val-de-Grâce à Paris.
    Vendredi 5 décembre 2002.
    Le commandant Raymond Muelle a servi au 1er et 11ème
    Choc ainsi qu'au Service action pendant la guerre d'Algérie,
    Ex-chef de bataillon, 13 citations, Historien.
    Source :
    https://www.algerie-francaise.org/cimetiere/guillaume.shtml

    ***********



    Pierre Guillaume, dit le Crabe-Tambour.
    Publié le 23 Décembre 2013  par « Le souvenir Français »
    http://www.souvenir-francais-92.org/article-pierre-guillaume-dit-le-crabe-tambour-121733758.html

    Commandant Pierre Guillaume, « Le Crabe Tambour ». Pierre12


    De la Bretagne à l’Indochine.

    Né le 11 août 1925 dans une famille de militaires – son père est général de division – Pierre Guillaume est le troisième enfant d’une fratrie de quatre: les filles Monique et Claude succèdent aux garçons Pierre et Jean-Marie.

    Après des années d’études chez les Jésuites à Paris, il intègre le collège de Saint-Malo. Grand, mince, blond – presque roux – avec des yeux bleus, Pierre Guillaume semble destiné à un métier au grand large. Après la Seconde Guerre mondiale, il intègre l’Ecole navale dont il sortira diplômé en 1948. Dès 1945, alors qu’il est encore matelot de 3e classe sans spécialité, il embarque sur le navire le Duquesne pour la Cochinchine et sa capitale, Saigon pour un premier séjour. En décembre 1947, de retour à Brest, le jeune marin passe ses examens, qu’il réussit, et est nommé au grade d’enseigne de vaisseau. Retour en Indochine l’année suivante où il sert à bord de l’aviso Commandant de Pimodan. Il reçoit le baptême du feu au Cambodge où son navire est chargé de faire la chasse aux contrebandiers. A plusieurs reprises il n’hésite pas à mettre pied à terre pour aller débusquer ceux qu’il doit arrêter sur mer…

    Quelques mois plus tard, il est envoyé en Chine à Shanghai pour récupérer les quelques Français restés en dépit de l’avancée des communistes de Mao Zedong. Pierre Guillaume revient très marqué de son séjour où il a vu des massacres de Chinois nationalistes. Il poursuit sa mission contre les contrebandiers et les rebelles du Vietminh au Tonkin jusqu’en 1950.

    Par la suite, il fait encore un séjour en Indochine entre 1953 et 1955. Après les accords de Genève (mai – juillet 1954), Pierre Guillaume, désobéissant aux ordres qui lui ont été donné, organise la sortie de milliers de catholiques du Tonkin. Il ne veut pas revivre les horribles massacres de Chine. Son bateau, la Pertuisane, devient terre d’accueil. Dans son livre On l’appelait le Crabe-Tambour, Georges Fleury indique : « Tout autour de la Pertuisane, la mer heureusement très calme est couverte de radeaux et de sampans. Des cris d’enfants se mêlant à des cantiques, un curé étreint Pierre qui, soudain saisi par une puissante vague d’émotion, se laisse embrasser. Le prête le lâche, s’agenouille, se signe, balbutie une prière et baise le pont comme s’il s’agissait de la Terre promise ». En quelques semaines, près de quinze mille catholiques seront recueillis par Pierre Guillaume et son équipage.

    Bien des années plus tard, à l’occasion d’une interview, Pierre Guillaume indiqua : « Qui se souvient de ces curés vietnamiens qui pleuraient en embrassant le pavillon français à l'arrière de nos bateaux ? Qui se souvient de ces jonques, de ces sampans, de ces radeaux de bambou portant des familles entières qui chantaient des cantiques ? Ils voguaient à demi immergé, vers la terre promise symbolisée par le pavillon français … J'ai vu des réfugiés chanter les matines sur des bateaux, en actions de grâce. J'ai vu des femmes mettre un enfant au monde sur un radeau de bambou. Chaque paroisse avait sa bannière. C'était cela la chrétienté ! Chaque transport était un miracle ».

    Terriblement affecté par ce qu’il considère comme un abandon de territoires et de populations, Pierre Guillaume rentre seul en France, à bord d’une jonque. Le voyage n’est pas simple. Il finit par s’échouer sur les côtes de Somalie où un temps il est retenu prisonnier.

    En 1956, enfin il rentre en France et retrouve son épouse et ses enfants. Mais le malheur ne le quitte pas. Il apprend le décès de son frère, alors jeune lieutenant en Algérie au sein d’un commando parachutiste.


    En Algérie.

    Pierre Guillaume demande son transfert dans l’armée de terre et intègre le commando que commandait son jeune frère. Comme Jean-Marie a été le premier tué de l’unité, elle prend son nom. Pendant près d’une année, le Commando Guillaume monte des embuscades et des raids dans la région de l’Ouarsenis, réduisant fortement les forces des fellaghas. Puis, il est nommé à l’état-major et devient l’adjoint marine du général Challe. Il suit les idées de son supérieur pendant le putsch d’Alger et est arrêté. Il est condamné à quatre années de prison avec sursis. Poursuivant ses idées jusqu’au bout, Pierre Guillaume rejoint l’Algérie en 1962 et s’enrôle dans l’OAS (Organisation de l’Armée Secrète). Il verse dans la clandestinité. De nouveau arrêté en mai 1962, il va effectuer quatre années de prison en métropole, à Tulle, où il côtoie ses camarades putschistes comme les généraux Salan et Jouhaud, les colonels de Sèze, La Chapelle ou encore les commandants Camelin, Robin et Hélie Denoix de Saint-Marc.

    Après ses années de captivité, il travaille pour des sociétés d’affrètement maritime et devient conseiller à la sécurité maritime du Royaume d’Arabie Saoudite. En 1978, il affrète le bateau qui emmène le mercenaire Bob Denard aux Comores, où un coup d’Etat est déclenché peu après…

    Défenseur du peuple karen en Birmanie, tenant des chroniques sur l’antenne de Radio Courtoisie pendant des années, emblème de la France pour les nationalistes, la vie de Pierre Guillaume devient une saga grâce à l’ouvrage de Pierre Schoendoerffer – lui-même ancien d’Indochine et ami du lieutenant de vaisseau – le Crabe-Tambour, qui sort en 1976.


    La légende.

    A la suite du livre, l’auteur réalise un film deux années plus tard, qui connait un grand succès avec plusieurs Césars à la clé. La légende est en marche…

    Pierre Schoendoerffer : « C’était un de ces capitaines légendaires ! Donc on a fait connaissance, et l’on s’est pris de sympathie. Quand j’ai commencé à écrire mon livre, Le Crabe-tambour, je me suis dit qu’il y avait dans son histoire quelque chose qui m’intéressait. Ce n’est pas sa biographie, c’est mon histoire telle que je l’ai rêvée... J’ai dédié mon roman à mon fils cadet, Ludovic, parce qu’enfant, il avait un petit ventre rond sur lequel il tambourinait, et comme il marchait à quatre pattes et de travers, je l’appelais le crabe. D’où le Crabe-tambour ! Vous voyez, c’est quelque chose de tout à fait personnel. Ce n’est pas sa vie, ce n’est pas la mienne. C’est autre chose ».

    Pierre Guillaume, qui vivait depuis des années sur un bateau dans le port de Saint-Malo, meurt le 3 décembre 2002. Alors, il rejoint son jeune frère Jean-Marie dans le caveau familial placé au cimetière de Rueil-Malmaison.

    Sources :
    www.wikipedia.org/fr
    www.larousse.fr
    Site des anciens du Commando Guillaume : www.commandoguillaume.com
    Pierre Guillaume, Mon âme à Dieu, mon corps à la Patrie, mon honneur à moi, Ed. Plon, 2006
    Georges Fleury, On l’appelait le Crabe-Tambour, Ed. Perrin, 2006.
    Article sur Pierre Guillaume dans la Revue historique des armées.

    **************
    Commandant Pierre Guillaume, « Le Crabe Tambour ». Pierre13

    ****************
    Vidéo « Le crabe tambour »



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    Commandant Pierre Guillaume, « Le Crabe Tambour ». Crabe-10
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    Commandant Pierre Guillaume, « Le Crabe Tambour ». Empty Re: Commandant Pierre Guillaume, « Le Crabe Tambour ».

    Message par Gamblin


    Beau sujet que ce " Crabe Tambour "
    Je ne connaissais pas l'histoire réelle, mais j'ai vu, comme beaucoup, le film de Pierre Schoendoerffer.
    Anonymous
    Gamblin
    Invité


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    Commandant Pierre Guillaume, « Le Crabe Tambour ». Empty Re: Commandant Pierre Guillaume, « Le Crabe Tambour ».

    Message par junker

    Le Crabe Tambour ne fut qu'un récit d'écrivain ! mais combien de "Crabe Tambour "sont morts dans les arroyos et delta tonkinois ,, Ainsi les écrivains font l'histoire ou la défont en fonction de leurs virtualité ! !
    junker
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    Commandant Pierre Guillaume, « Le Crabe Tambour ». Empty Re: Commandant Pierre Guillaume, « Le Crabe Tambour ».

    Message par LANG

    Oui, c’est vrai junker, les écrivains, les cinéastes et les médias ont un énorme pouvoir.
    En mettant en avant certains et pas d’autres, ils font un choix et, grâce à l’histoire écrite, racontée ou filmée, nous en faisons des héros.
    Mais l’homme a peut-être besoin d’une histoire pour croire…
    Sans Schoendoerffer peu de gens se seraient intéressés au commandant Guillaume. Sans Flament (et Bigeard bien entendu) Sentenac serait un inconnu. Et combien de Guillaume et de Sentenac…
    Il faut simplement se dire que derrière ceux dont on nous a parlé et parfois en « romançant » un peu, d’autres ont fait la même chose ou parfois plus et sont morts dans l’oubli.
    C’est la raison pour laquelle, le « devoir de mémoire » est important.
    Je pense qu’il devrait être beaucoup plus mis en avant à l’école. Il ne s’agit pas d’en faire des militaires mais nos jeunes ont peut-être besoin de savoir que des hommes simples et courageux se sont comportés comme des hommes pour qu’ils puissent aujourd’hui « jouer » avec leurs Smartpnones… Mais, je rêve un peu, l’époque dans laquelle nous vivons prend un malin plaisir à tout transformer en « luttes politiques » ou en slogans publicitaires pour faire vendre de la « marchandise » quelle qu’elle soit…
    Nous avons eu des gens extraordinaires (et nous en aurons encore). Des gens dont on a parlé et d’autres qui sont restés inconnus.
    Malheureusement, le temps saura les réconcilier... dans l’oubli.
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