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    Le drame qui endeuilla le 14-Juillet 1968

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    Le drame qui endeuilla le 14-Juillet 1968 Empty Le drame qui endeuilla le 14-Juillet 1968

    Message par compagnie tournante


    Le 14 juillet 1968, un porte-char qui rejoignait les rangs des militaires avant le défilé s’est écrasé entre les arbres de Chamars à Besançon. Deux appelés sont morts sur le coup, leur sous-officier le soir, vers 22 h.

    estrepublicain BESANÇON - MÉMOIRE

    Le drame qui endeuilla le 14-Juillet 1968 Auto10
    L’adjudant-chef Pierre Cot est resté accroché au volant, sur le châssis, après avoir ordonné aux deux militaires du rang de sauter. Les pompiers ont difficilement maîtrisé les flammes. Photo d’archives Brignot/Collection Robert FERRAND

    Jamais Bernard Cordier ne pourra oublier la date du 14 juillet 1968. SEn tant que jeune maréchal des logis, 21 ans à l’époque, affecté à la 57e compagnie légère de réparation du matériel, il aurait dû être aux côtés de l’adjudant-chef Pierre Cot, s’il s’était réveillé à temps. Ce dernier a démarré du quartier Joffre, à 6 h du matin, avec deux jeunes appelés du contingent, en direction de Chamars, à bord du porte-char Pacific (datant de la fin de la 2e Guerre mondiale) qui transportait l’un des deux AMX 30 flambant neufs perçus par le 30e Régiment de dragons de Valdahon. Un autre porte-char le suivait, conduit par le maréchal des logis -chef Gérard Pasquier.

    Les deux engins empruntent la rue Brûlard et descendent le boulevard De-Gaulle. Le porte-char de l’adjudant-chef Pierre Cot prend de la vitesse. « Le sergent-chef Gérard Pasquier nous a raconté plus tard qu’il avait compris, à ce moment-là, que quelque chose d’anormal se produisait », se souvient Bernard Cordier. Le lourd attelage, lancé à pleine vitesse, déboule sur le pont De-Gaulle. Les freins ne répondent plus.

    L’adjudant-chef tente de rétrograder pour ralentir l’ensemble de 90 tonnes, en vain. En face de lui se profilent les bâtiments administratifs à droite, le parc Chamars à gauche, l’axe perpendiculaire Besançon-Lyon de la rue Charles-Nodier et de l’avenue du 8-Mai 1945 et, droit devant, le parking de l’hôpital Saint-Jacques. Le sous-officier dirige volontairement et délibérément son engin dans les arbres du parc Chamars, à gauche, pensant stopper le convoi. Aucun être humain ne s’y trouve.

    Le premier arbre est violemment coupé net. L’ensemble routier se met en travers et percute d’autres platanes. Pierre Cot ordonne aux deux appelés, Lionel Cavalier et Francis Claverie, qui fête ses 20 ans, de sauter de la cabine. Ils s’échappent juste au moment ou le réservoir d’essence explose, emportant la cabine blindée du tracteur, qui se fracasse au sol. Les deux malheureux, écrasés par les roues du camion fou, n’y survivent pas. Le porte-char, environné par les flammes, s’immobilise enfin. Pierre Cot est toujours conscient, accroché au volant, puis se retrouve au sol dans les flammes des réservoirs d’essence. Les pompiers, rapidement sur les lieux, maîtrisent difficilement la fournaise. Les corps des deux appelés sont évacués. Pierre Cot est transporté à l’hôpital des grands brûlés de Lyon. Il racontera tout ce qui s’est déroulé avant son décès vers 22 h.

    Le défilé a été maintenu. « Je suis arrivé vers 10 h et j’ai rejoint les rangs discrètement », souffle Bernard Cordier, ému. « Tout le monde pleurait. Ils m’ont dit ce qui venait de se dérouler. J’étais abasourdi. » Les jours suivants ont été très agités pour lui. Il n’a réalisé son statut de « miraculé » qu’à la levée du corps de Pierre Cot à Lyon, marié et père de quatre enfants, son parrain de guerre. Il a craqué à cet instant. « J’aurai dû être avec lui ce 14 juillet 68. Cette tragédie me hante depuis 50 ans. Aujourd’hui, je tiens à lui rendre hommage, à rappeler son sacrifice et le souvenir des deux militaires du rang. »
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    Le drame qui endeuilla le 14-Juillet 1968 Empty Re: Le drame qui endeuilla le 14-Juillet 1968

    Message par junker

    Une tragédie qui marque au plus profond de la mémoire celui qui a miraculeusement échappé à une mort certaine! Je peux dire qu'il a eu la "baraqua" ce jour là !! le destin d'une vie ne tient qu'à un fil !! La preuve !!!!
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