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    REPORTERS DE GUERRE : Au plus près des combats

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    REPORTERS DE GUERRE : Au plus près des combats Empty REPORTERS DE GUERRE : Au plus près des combats

    Message par musette tap



    Depuis 1915, les autorités militaires réalisent et produisent les films et les photographies qui servent à écrire l’histoire des Armées,  et plus largement l’histoire contemporaine. Au fil du temps le matériel s’améliore et  la communication par l’image s’intensifie.

    EN MAI 1915, en réponse à la propagande allemande, sont créées la Section photographique des Armées (SPA) et la Section cinématographique des Armées (SCA), fusionnées en Section photographique et cinématographique des Armées (SPCA) en 1917. L’objectif est de fournir des images, constituer des archives et alimenter les fonds militaires. Sur le front, photographes et caméramen travaillent de concert avec un matériel lourd et encombrant. La production et la diffusion des opérateurs de la SPCA demeurent strictement encadrées (les images censurées ne sont pas détruites et sont conservées aujourd’hui à l’ECPAD1). La section est dissoute en 1919. Durant l’entre-deux-guerres les appareils de prise de vue deviennent plus légers et mobiles et servent à produire des films d’instruction. Entre 1939 et 1945, l’image devient une arme psychologique implacable au service d’une propagande savamment orchestrée en faveur de l’effort de guerre. La Seconde Guerre mondiale suscite chez les reporters des Armées la volonté d’être au plus près des soldats.

    REPORTERS DE GUERRE : Au plus près des combats Camus10
    Daniel CAMUS à Dien Bien Phu (Ecpad)

    LES IMAGES  ”OPÉRATIONNELLES”
    Après 1945, en France métropolitaine, les images contribuent à construire une identité de la défense nationale. Dans le même temps, des reporters sont envoyés en Indochine pour faire naître l’adhésion de la nation à un conflit éloigné. Portant une charge toujours lourde, les opérateurs réalisent des plans courts mais réfléchis, qui constituent des instantanés emblématiques du conflit (parachutistes, Diên Biên Phu, etc). Si les reporters civils subissent moins le poids de la communication politique, les reporters militaires, parfois anciens combattants, ont davantage de facilité à intégrer les combats.  Mais le choix éditorial doit s’insérer dans la communication politique de la France. Pendant la guerre d’Algérie, les équipes bénéficient d’un monopole quasiment exclusif dans la réalisation des images dites ”opérationnelles” et des scènes d’actions psychologiques auprès des populations civiles. Le service devient l’Établissement cinématographique des Armées (ECA) en 1961, puis l’Établissement cinématographique et photographique des Armées (ECPA) en 1969. Il est alors rattaché au SIRPA2. Missionné principalement pour réaliser des films d’instruction et d’information plus institutionnels, l’ECPA suit les Armées en temps de paix mais également lors des conflits et des opérations extérieures (Kolwezi, Liban, Tchad, etc…).

    LE CONTRÔLE DE L’IMAGE
    En parallèle de la transmission par satellite, le matériel photographique et audiovisuel se modernise. Les reporters, gagnant en autonomie et liberté, envoient directement leurs sujets ce qui permet une diffusion télévisuelle rapide après validation de l’état-major (Rwanda, ex-Yougoslavie, Kosovo). Au début des années 2000, la technologie numérique succède à l’analogique. Cameramen, journalistes et photographes, toujours sous la responsabilité d’un ”officier image”, publient leurs  productions de manière quasi instantanée. La place de l’image augmente dans les conflits asymétriques. Plus tard, on insiste davantage sur les missions dévolues à l’armée française et des officiers communication encadrent les journalistes civils  sur le terrain. Dans la lutte contre le terrorisme, le contrôle de l’image est devenu une  autre zone de guerre, notamment dans les nouveaux médias.

    Témoins d’accrochages directs, les opérateurs sont, comme tout soldat, dotés d’armes à feu individuelles en plus de leur matériel de prise de vue. Si les contraintes techniques ont changé depuis 1915 et permis  à la fois une production plus importante et une représentation plus proche des combats, les contraintes liées à la communication restent strictes en raison de la sensibilité des sujets traités.L’expertise des opérateurs des Armées leur permet toujours de témoigner pour la mémoire, de capter des images pour l’information et de pouvoir apporter un témoignage du déroulement des opérations et des actions menées par l’armée française.

    1  Établissement de communication et de production audiovisuelle de la Défense.
    2  Service d’information et de relations publiques des Armées.



    Terre magazine
    Auteur : SLT Véronique CARMINATI
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