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    Un Légionnaire

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    Message par LANG

    Demain 19 mai, c'est l'anniversaire du saut du 2ème REP sur Kolwesi.
    A l’occasion de quelques recherches, j’ai découvert le site d’un ancien légionnaire du  2ème REP.
    J’en avais déjà indiqué les coordonnées.
    Au début de ce site on peut lire :

    « Rozes Patrick, dit El Roro, n'est plus parmi nous... Il s'est éteint des suites d'un cancer du poumon. Ce site était sa fierté, ses souvenirs et des bouts d’histoire. Que son âme repose en paix, dans le Paradis des Anciens Légionnaires ! »

    Un Légionnaire Miniat10


    J’ai trouvé que le texte qui suit pouvait servir d’introduction à la lecture d’autres documents de ce site.

    Vous découvrirez ce que vous savez peut-être déjà du 2eme REP, ou vous allez découvrir pour les plus jeunes, une Communauté Légionnaire que vous ne connaissiez pas, ou mal. Cette Communauté des Légionnaires Parachutistes a payé un lourd tribut. Elle a été sacrifiée maintes et maintes fois dans l’indifférence générale des responsables politiques et de l’opinion publique qui ne se souciait guère de son sacrifice, ou qui l’ignorait et qui l’ignore encore.
    Après avoir parcouru les champs de bataille d'une Europe bombardée, incendiée, martyrisée, et usé la semelle de leurs brodequins en Russie, Pologne, France et Italie ils sont arrivés un jour a Marseille au Bas Fort Saint-Nicolas, le ventre creux sans papiers, n'ayant pas mangé depuis des jours, fatigués, déjà vieillis, par la campagne de France, ou celle de Russie.
    Ils étaient jeunes, mais leur regard était déjà celui d'hommes prématurément vieillis. La Légion ne leur a pas trop demandé d'ou ils venaient, ni dans quelle armée ils avaient servi, ni le nom des champs de bataille qu'ils avaient parcourus. On les a nourris, on les a habillés d'un vilain treillis, refilé un vieux calot et une redingote, on les a chaussé de vieux brodequins qui avaient déjà servi, et puis il ont embarqué sur un vieux bateau, a fond de cale, en direction de l'Indochine ou de l'Algérie. Pendant la traversée ils se sont regroupés par nationalité et ont chanté dans leurs langues maternelles, avec leurs camarades pour évacuer l' angoisse de leur nouvelle vie.
    Le lendemain ils ont accosté dans la baie d'Oran, et leurs yeux fatigués ont commencé a s'éclaircir a la vue du paysage sauvage qu'ils découvraient pour la première fois .
    Ils étaient Allemands, Espagnols, Italiens, Portugais, Yougoslaves, Belges.

         A l'issue de ce long et interminable apprentissage, ils ont quitté Sidi-Bel-Abbès pour le camp de Nouvion dans l'Oranais, antichambre du  départ vers l'Indochine, et puis après un court séjour un vieux bateau 'le Pasteur', a nouveau le fond des cales, la paille comme paillasse, et puis une traversée interminable, le canal de Suez et enfin l'Indochine.
    La mutation dans un régiment, le petit poste dans la rizière, et puis la guerre a laquelle on les avait préparés, perdus au fond d'une vallée, et dans une Indochine a la douceur proverbiale, soudain les déluges de feu, l'horreur des combats, les embuscades,, les drames de la RC 4 , de Dien Bien Phu et de biens d'autres combats, les camarades disparus ou atrocement mutilés, pour finir dans l'humiliation, prisonniers du vietminh, la rééducation vietminh, a nouveau la faim, la soif, les maladies et enfin après toutes ces années les accords de Genève et le retour vers la maison mère Sidi-Bel-Abbès ou d'autres garnisons dans l'immensité de l'Algérie qui leur ouvrait les bras .
    Ils sont partis nombreux mais bon nombre d'entre eux ne sont pas revenus . Une simple croix de bois, un matricule, un nom qui n'était pas le bon, et puis l'oubli des politiques et d'une métropole qui ne se souvient pas, qui ne se souvient plus...
         La Légion Etrangère, elle n'oublie pas, n'oublie jamais ses morts et leur sacrifice . Une des premières choses que l'on apprend a la Légion est le 'culte des Anciens' qui nous ont précédé et le souvenir de ceux qui ont disparus. Français, non par le sang reçu mais par "le sang versé".
    Ils venaient d'un pays dirigé par un dictateur, c'étaient des réfugiés politiques, eux aussi découvraient un monde étrange qui ne leur était pas familier, les quais du port d'Oran, le 'petit dépôt' de la Légion Etrangère, un soleil de plomb, les femmes voilées la casbah d'Oran, la vierge de Santa-Cruz et la lumière de cette étrange Algérie qui allait leur coller désormais a la peau.

    On leur a donné un casse-croute, et au coup de sifflet on les a embarqués dans des camions, ou mis dans le train qui s'appelait 'la rafale' direction Siddi-Bel-Abbès, la ville de la Légion Etrangère. Ils ont oublié leur nom de famille, on leur en a donné un nouveau, un numéro matricule et cette nouvelle identité a provisoirement effacé leur passé.
    Pendant des mois on leur appris le 'rudiment des armes', la langue française et a oublier la 'fatigue du corps, on leur a appris a devenir des Légionnaires .
    Ils ont vite oublié leur passé, leurs mauvais souvenirs, le rythme de l'instruction étant une merveilleuse éponge.... a effacer le passé. Ils ont appris a coiffer leur 'képi', soigner leur tenue, et même à devenir élégants, charmeurs, séducteurs ... Ils ont appris la "Tradition", l'ordre , la discipline, la 'rigueur militaire’, le respect de leurs supérieurs, et ont retrouvé leur confiance qui les avait abandonné. Leur buste s'est redressé, leur regard s'est éclairci, ils étaient devenus fiers d'être des Légionnaires, eux qui quelques mois auparavant avaient débarqué a Marseille le ventre creux, vêtus d'oripeaux, une vieille valise a la main et des mauvais souvenirs plein la tête. Avec beaucoup de sacrifices, de fatigue, de manque de sommeil La Légion en a fait en quelques mois des Légionnaires . Ces hommes sans Patrie, sans racines, sans espérance avaient retrouvé, une nouvelle famille et un seul désir, le désir de 'servir' la Légion Etrangère ,leur nouvelle patrie, leur nouvelle famille qui les avait accueillis.
    Les premiers coups de feu, soulèvements,  massacres, exactions, embuscades, mutilations, du FLN en Algérie les ont a nouveau plongé dans une autre tragédie qui allait durer 7 ans. Sept ans de traque, de fatigue, sept ans de guérilla, de fatigue de faim, de soif, de froid ou de chaleur écrasante, à crapahuter dans les Aurès, en Kabylie, dans les Nemenchtas et enfin un peu plus de 6 ans après la récompense d'une victoire militaire gagnée sur le terrain .Une nouvelle tragédie celle du putsch d'Alger, qui défendait une certaine conception de l'Algérie, et enfin la reconnaissance de l'indépendance de l'Algérie malgré les promesses faites à des Légionnaires qui depuis 1831 avaient bâti leur propre empire sur le sol Algérien .
    Usés par ces deux guerres, les Légionnaires ont pris leur retraite, sans bruit, se sont installés en France dans un petit village, dans votre ville, et modestement, ont fondé une famille, élevé leurs enfants et se sont intégrés à la population, souvent dans le Sud de la France comme pour rester plus près de la 'maison mère' qui au lieu de s'appeler du nom évocateur de Sidi-Bel-Abbès s'appelle désormais du nom d'Aubagne, gardienne de la Tradition. Ces Légionnaires sont discrets, on ne les entend pas, ils ne revendiquent rien, ils pansent leurs blessures, évoquent modestement leurs souvenirs mais non leurs faits d'armes et s'en iront un jour vers un paradis lointain le "Paradis des Anciens Légionnaires-Parachutistes" qu'ils ont amplement mérité.


    Pour visiter ce site : https://2emerep.fr/accueil-site-non-officiel-2eme-regiment-etranger-des-parachutistes-2rep-france.html
    On y trouvera également des textes concernant le 1er REP comme celui concernant l’Algérie. Voir le fichier PdF ci-après.
    Fichiers joints
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    1er REP Algérie.pdf (850 Ko) Téléchargé 27 fois
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    Message par WILLIS



    Merci Lang pour ce rappel . Je connais le site d'El Roro et j'avais appris sa disparition.

    _________________
    Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'on fait.
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