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    Aérodrome de Pau Idron

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    Aérodrome de Pau Idron Empty Aérodrome de Pau Idron

    Message par saut ops le Ven 17 Mai - 9:24


    C'était au temps ou il y avait un terrain d'aviation à Idron avec un aéro club à coté du camp Militaire. Epoque désormais lointaine.
    A Idron il n'y a pas plus de camp militaire que de terrain d'aviation depuis longtemps.

    Certains ont d'ailleurs oeuvrés récemment pour que le camp militaire d'Idron soit débaptisé ! Ultime affront à plus de 40 ans d'histoire parachutiste.

    Mais revenons au sujet.

    Deux avions se télescopaient, début mai 1975, au-dessus du terrain d’aviation de Pau-Idron. Le bilan fut très lourd avec la mort d’un pilote et de ses trois passagers parachutistes.

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    Aérodrome de Pau Idron Empty Re: Aérodrome de Pau Idron

    Message par saut ops le Ven 17 Mai - 9:44


    Aérodrome privé de PAU - IDRON (Pyrénées-Atlantiques)

    Créé en 1935 par un particulier apparaissant sous sa raison commerciale de "Pau Aviation", l’aérodrome privé de Pau - Idron (aplat bleu sur l’extrait de carte) fut agréé par arrêté ministériel du 12 novembre de la même année.

    L’aérodrome se présentant sous la forme d’une bande orientée N-E / S-O, les navigateurs aériens furent alors avisés que, en cas extrêmement rare de vent fort nord ou sud, les signaux réglementaires d’interdiction d’atterrir seraient placés et qu’il conviendrait alors de se dérouter sur l’aérodrome militaire de Pau - Pont-Long situé à 11 km au nord-est. Le terrain jouissant par contre d’un régime plus favorable concernant le brouillard, il se révéla, à l’inverse, que de nombreux appareils militaires vinrent par la suite chercher refuge à Idron.

    L’aérodrome fut réquisitionné en 1940 par l’Armée de l’Air et son agrandissement fut alors entrepris de manière à porter de 650 m à 900 m la longueur de sa ligne d’envol. Réalisés en grande partie, ces travaux furent abandonnés à l’Armistice et, comme ceux voisins également réquisitionnés, le terrain d’emprise de l’aérodrome fut rendu à son propriétaire.

    Ne pouvant être utilisé comme aérodrome, le terrain fut remis en état de culture. Prenant motif de cette situation, le secrétaire d’État à l’Aviation du gouvernement de Vichy n’opposa aucune objection à ce qu’il fût, en novembre 1943, exproprié au bénéfice du ministre de la Défense nationale qui envisageait alors de créer une École d’instruction militaire sportive à partir du Centre d’éducation générale et aux sports du hameau, lui-même voisin de l’aérodrome.

    Bien que l’arrêté d’agrément de 1935 n’ait pas alors été abrogé, "l’ancien aérodrome" de Pau - Idron ne put, compte tenu du sort qui lui avait été fait, figurer sur les listes annexées à l’arrêté ministériel du 6 février 1947.

    Vivement sollicitée par l’Aéro-club du Béarn, la ville de Pau redonnera vie à l’aérodrome en 1950 non seulement en acquérant de nouveau son terrain d’assiette mais en constituant, à titre compensatoire vis-à-vis de l’École du hameau, un ensemble foncier contigu aménagé de surface équivalente.

    Rouvert donc à la circulation aérienne publique par arrêté ministériel du 22 novembre 1950, l’aérodrome d’Idron se trouvera, trente ans plus tard, être devenu trop proche de l’agglomération paloise et sera définitivement fermé à toute circulation aérienne par arrêté ministériel du 21 août 1981.

    L’Aéro-club du Béarn se réfugiera alors sur l’aérodrome de Pont-Long, tandis que les activités de vol à voile et de parachutisme seront respectivement transférées sur l’aérodrome d’ Aire-sur-l’Adour et sur celui à usage privé créé sur le territoire de la commune de Lasclaverie.




    anciens-aerodromes.com
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    Aérodrome de Pau Idron Empty Re: Aérodrome de Pau Idron

    Message par saut ops le Ven 17 Mai - 9:54


    Destruction d’un monument historique

    Je ne pris conscience de la menace qui pesait sur ce terrain qu’à l’occasion d’un événement tragique : le crash d’un de nos avions à proximité immédiate de nos installations. Je ne me souviens plus de la raison exacte pour laquelle ce "rallye" est allé s’écraser dans le jardin d’un pavillon proche de l’aérodrome.
    Panne moteur ? Mise en conditions de vol sans visibilité ? Que sais-je ? Si aucun dommage corporel ne fut à déplorer chez les habitants du quartier, pour l’équipage de cet avion, comme bien souvent dans ces cas là, ce fut la fin de la route.

    La campagne de dénigrement qui s’en suivit fut sans précédent. Chaque fois que je me rendais au Club, je découvrais avec amertume de nouveaux graffitis sur les murs avoisinant le terrain : "APPRENTIS PILOTES : DANGER … AVIONS : HALTE AU BRUIT …", j’en passe et des meilleures.
    Relayés par la presse locale et par les associations de riverains retrouvant brusquement un regain d’activité, ces détracteurs ont montré là un acharnement que j’ai rarement pu observer pour d’autres causes.
    Pourtant, les dirigeants de l‘aéro-club ne sont pas restés les bras croisés : ils organisèrent des meetings et des journées portes ouvertes. Au cours des ces manifestations, les visiteurs avaient tout le loisir de voir une exposition de photos anciennes accompagnées d’un texte retraçant le passé glorieux de l’aérodrome.

    En effet, en dix neuf cent huit, moins de cinq ans après leur premier vol à Kitty Hawk en Caroline du Nord, Orville et Wilbur Wright, ayant subi quelques déboires avec l’U.S.Army, entreprirent une tournée en Europe et plus particulièrement en France.

    Les terrains des premiers exploits d’aviateurs français se situaient, pour la plupart, en région parisienne (Bagatelle, Issy les Moulineaux, Enghien ...), mais leurs frêles machines ne pouvaient voler que par des conditions météorologiques exceptionnelles.
    Il en était de même pour le "Flyer" des frères Wright. Ces derniers préférèrent s’installer à Pau qui jouissait d’un microclimat autorisant bien plus d’essais en vol qu’en Ile de France. Le terrain choisi fut Idron .

    A l’époque, la présence de ces visiteurs d’outre Atlantique et de leur machine soulevait l’enthousiasme des foules et les rares habitants avoisinant le nouvel aérodrome ne se plaignaient pas des nuisances occasionnées par les douze chevaux du moteur du "Flyer". Bien au contraire, les élus locaux s’empressèrent de réserver ce terrain à l’usage exclusif de l’aviation. Des personnalités de l’époque, tel Paul Tissandier, furent initiées à l’art du pilotage par Wilbur Wright en personne.

    L’exposition du club montrait même une lettre d’encouragement adressée à Paul Tissandier par un certain Louis Blériot. Avec ses locaux construits exprès pour y abriter le "Flyer", ses baraquements pour y accueillir les visiteurs et la création de la première école de pilotage d’aéroplanes, Idron fut en dix neuf cent huit le premier aéro-club du monde.

    Dix ans plus tard, on signait l’Armistice de la "Grande Guerre", au cours de laquelle l’aviation était devenue une arme redoutable conditionnant à jamais la stratégie militaire, au point que le traité de Versailles stipulait que les perdants seraient frappés d’interdiction de construire des avions.

    Le onze novembre est toujours un jour férié et on commémore encore, dans chaque village de France, devant un monument gravé aux noms de ceux qui n’eurent pas la chance d’y survivre, ce tournant de l’Histoire, ce traité dont les termes n’étaient qu’un tremplin vers le carnage mondial suivant. Pendant ce même temps, à des endroits comme Idron, des pionniers ont, librement cette fois, payé de leur vie leur foi en la conquête du ciel, rêvant qu’un jour les avions traverseraient les océans, rapprochant ainsi les hommes. Quand on observe le monde d’aujourd’hui, où n’importe quel point du globe n’est plus qu’à quelques heures de n’importe quel autre point et où, grâce aux satellites, tous les humains peuvent communiquer ou se situer sur une carte avec une précision de quelques dizaines de mètres, il est légitime de se demander, avec la naïveté du béotien, quel est le véritable tournant de l’Histoire de l’Humanité :

    Le onze novembre dix neuf cent dix huit ? Ou le dix sept décembre dix neuf cent trois, jour du premier vol d’un avion, qui ouvrit les portes à la conquête du ciel et de l’espace ?

    L’aérodrome d’Idron était resté presque inchangé depuis sa création et, en son sein, une poignée d’hommes et de femmes perpétuaient la tradition de l’apprentissage du vol, comme Jean le fit pour moi, avec les mêmes gestes que Wilbur Wright le fit pour Paul Tissandier, comme en témoignent les photographies de l’exposition du club. Lorsque l’on considère les conséquences que ces gestes simples ont eu sur la trame historique du vingtième siècle, cet endroit ne méritait-il pas le statut de monument Historique ? Que doit-on commémorer au juste ? La détresse de pauvres diables qui n’ont eu d’autre choix que le champ de mines ou le peloton d’exécution, ou le courage d’hommes libres à la poursuite de leurs rêves, quitte à en mourir ?
    Mais l’Histoire ne retient que les faits d’armes, à croire que la mémoire des hommes n’est faite que de batailles, de révolutions et de génocides, sûrement pour mieux légitimer ceux qui se déroulent encore sous nos yeux.

    Une série d’événement précipitèrent la fermeture du terrain : des avions flambant neufs furent détruits, le chef pilote, ne voyant aucun avenir pour l’aéro-club, se fit embaucher par une école de pilotage.
    Après le dernier vol que nous fîmes ensemble, il me présenta son fils. Ce dernier était du même âge que moi et se destinait, comme son père, à une carrière de pilote.
    Après son échec à l’Ecole de l’Air, il essayait d’accumuler suffisamment d’heures de vol pour se présenter aux épreuves pratiques de pilote professionnel.
    Il se tua quelques jours après notre rencontre. Son "Dornier" s’écrasa en fin de journée alors qu’il venait de larguer ses derniers parachutistes, il volait depuis le matin, pratiquement sans interruption.
    Cet accident accéléra d’avantage la fermeture du terrain. La section vol à voile s’exila à Aires sur Adour, bien loin des montagnes et de leurs ascendances dynamiques.
    Vu de l’éloignement, beaucoup de jeunes durent abandonner. La section vol moteur fut transférée à Uzein, un aéroport situé au nord de Pau.

    Avec sa tour de contrôle et sa piste en dur, ce dernier accueillait les vols commerciaux, les " Transal " de transport militaire et d’entraînement des parachutistes, ainsi qu’une école de pilotage professionnelle, celle qui avait embauché mon ancien instructeur. La vue de nos nouvelles installations n’inspirait plus que la déprime : le club-house se résumait à une caravane et les avions dormaient désormais à la belle étoile, fixés au sol par des cordes qui semblaient des entraves à leur liberté. Pour les élèves, les tours de pistes étaient deux fois plus longs, donc deux fois plus chers, sans parler du danger dû aux turbulences de sillages des "Transal" qui chargeaient puis larguaient sans arrêt leur cargaison de parachutistes.

    Mon amertume était cependant atténuée par la présence d’un des contrôleurs aériens qui était aussi mon partenaire à la faculté pour les travaux pratiques d’informatique. Je lui rendais souvent visite à la tour de contrôle et, grâce à lui, je découvris qu’il existait une autre aviation que celle des pionniers, une aviation qui n’avait plus rien à voir avec celle des aéro-clubs, une aviation de professionnels qui portaient l’art du pilotage à un niveau proche de la perfection.

    Les aléas de mes études allaient me conduire à quitter définitivement la ville de Pau. J’eus tout de même l’occasion d’effectuer quelques navigations avec l’autre instructeur du club qui, avant tous ces événements, s’occupait principalement de voltige. C’est avec lui que je fis mon dernier vol à l’aéro-club du Béarn au cours duquel, à ma demande, nous survolâmes le terrain désormais désaffecté d’Idron. Si les installations étaient restées en l’état, une énorme tranchée avait été pratiquée sur la piste, interdisant irrémédiablement à tout avion de s’y poser, même en cas d’urgence.

    Je ne pus retenir une larme à la vue de cet aérodrome sans vie qui m’avait apporté tant de joies, tant d’émotions, tant de peurs, tant de victoires sur moi-même, puis tant d’amertume et de ressentiment. Je ne pouvais me résoudre à l’idée que cet endroit de légende avait déjà sombré dans les limbes de l’oubli.

    Mais ma mémoire réservera toujours une place de choix à ce berceau de l’aviation, à ce terrain de mes premières ailes, et à ceux qui auront tout fait, mais en vain, pour que survive ce monument de l’Histoire des hommes.



    En fait non ! Ce n'était pas Idron ! A l'époque où j'ai écrit ce texte, pourtant bien des années après avoir vécu ces événements, j'en étais encore persuadé.
    L'aérodrome d'Idron ne fut créé qu'en 1948 pour délester le terrain de "Pont Long" (actuellement Pau Uzein) des activités de vol à voile et d'aéro-club. Alors que je cherchais autre chose dans la maison de mes parents, je suis tombé par hasard sur un bulletin de l'aéro-club du Béarn datant de 1977, époque florissante du terrain d'Idron, dans lequel sont décrites les diverses activités du club.
    Une introduction historique y rend hommage au fondateur de l'aéro-club du Béarn : Paul Tissandier, et raconte le passé glorieux de l'aéro-club. Ce texte est signé J.B., une personne que je n'ai pu identifier et auprès de laquelle je m'excuse de publier son texte sans pouvoir lui demander son autorisation.

    Voici donc la vraie histoire de l'Aviation , celle qui s'est déroulée dans le "beau ciel de Pau" qui aura accueilli avec bienveillance les personnages de légende qui furent essentiels à la conquête du ciel.



    fafagege.free.


    (saut ops)Dommage, mais j'ai tenu quand même à mettre ce texte en ligne car même si ce n'est Idron, on se laisse prendre par l'ambiance.
    Et puis nous aimerions tellement .............
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    Aérodrome de Pau Idron Empty Re: Aérodrome de Pau Idron

    Message par LANG le Ven 17 Mai - 10:27

    Aérodrome privé de Pau-Idron !
    Une belle histoire...
    Ca me rappelle des souvenirs saut ops !
    C'est un avion de l'aéro-club décollant de cet aérodrome en octobre 1965 qui a donné le baptême de l'air à ma future épouse...
    Un baptême de l'air gagné à une tombola organisée au cours de la soirée de la Saint Michel à l'ETAP...
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