Rechercher
 
 

Résultats par :
 


Rechercher Recherche avancée

Novembre 2019
LunMarMerJeuVenSamDim
    123
45678910
11121314151617
18192021222324
252627282930 

Calendrier Calendrier

Petites annonces

    Pas d'annonces disponibles.

    Qui est en ligne ?
    Il y a en tout 21 utilisateurs en ligne :: 1 Enregistré, 0 Invisible et 20 Invités :: 2 Moteurs de recherche

    CASTOR2

    Le record du nombre d'utilisateurs en ligne est de 86 le Mar 5 Nov - 17:22

    colonel Buchoud

    Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet

    Aller en bas

    colonel Buchoud Empty colonel Buchoud

    Message par amarante


    Le père François Casta, que nous avons connu aux Invalides et qui fut un parachutiste opérationnel, fait l’éloge du colonel Buchoud, chef de corps du 9° RCP, dont il fut l’aumônier de 1956 à 1959.

    colonel Buchoud B10

    Cette notice a été recueillie par le fils du colonel, qui est bénédictin (frère Bernard) au monastère de Bonne Espérance à Mesnil Saint-Loup.

    Sa position face au putsch n’est pas rappelée. On ne comprend pas qu’un chef de cette valeur ait été éliminé.

    Né le 15 août 1913 à Epinal dans une famille de militaires (père et 3 frères officiers), Pierre Buchoud entre à St Cyr en 1933 (promotion Albert 1er) ;
    affecté au 35° RI à Belfort, puis au 156° RI de Forteresse, il s’engage au Groupe franc de Faulquemont et succède au capitaine Vernhes, tué au combat.
    Il fait des prisonniers. Remarqué par son agressivité et son ascendant, il obtient deux citations dans les combats du 16 au 20 juin 1940.

    Il disperse son groupe et se réfugie chez sa grand-mère à St-Dié. Dénoncé par des voisins, il est fait prisonnier le 22 juin et transféré en Autriche.

    Promu capitaine en mars 1943, il constitue un mouvement de résistance (liaison radio avec Londres et avec la résistance autrichienne) ; il organise l’évasion de 144 officiers.

    Arrêté et torturé par la Gestapo pendant six mois, il est libéré le 7 avril 1945 par l’armée russe qui lui confie la responsabilité du camp des personnes déplacées.

    Il réussit à rapatrier les prisonniers, spécialistes de l’armée française. Il est promu officier de la L.H. avec citation à l’ordre de l’armée.

    Volontaire pour les parachutistes, il rejoint son camarade Lefort au 1er BCP ( 25°DAP) en Indochine.

    Commandant la 2° compagnie de Choc, il participe au dégagement d’Hanoi de mars à juin 1947 ;

    de juillet à octobre, il pacifie 105 villages du Canal des Rapides, et crée 16 écoles et 4 dispensaires ;

    Lors de l’opération Léa , il est parachuté le 7 octobre 1947 avec 3 bataillons sur le PC de Ho Chi Minh, récupère des tonnes de matériel et suit la colonne Beaufre de Bac Kan à Hanoi en décembre 1947.

    De janvier à avril 1948, il est à Bien Hoa en Cochinchine. De retour au Nord-Vietnam, il participe à l’opération Terminus du 25 au 31 mai et récupère une centaine de partisans Muongs et est grièvement blessé.

    Rapatrié le 6 septembre 1948, il est titulaire de 3 citations pour ses qualités d’entraîneur d’hommes.

    Nommé chef de corps du 9° RCP, un régiment d’appelés, il est basé à Batna et conduit des opérations de nettoyage dans l’Aurès en 1957.

    A la fin de 1957, il participe à la bataille des frontières sous les ordres du général Vanuxem. Après avoir nettoyé l’ouest du barrage, il est le principal artisan de la bataille de Souk -Ahras, du 29 avril au 1er mai 1958.

    Se tenant à l’écart des manifestations du 13 mai, il est promu colonel le 27 septembre 1958. Il a obtenu 3 citations à l’ordre de l’Armée,
    mettant hors de combat 700 rebelles et récupérant 450 armes de guerres.

    Relevé par le colonel Brechignac, il dirige l’école Jeanne d’Arc et forme 500 officiers à la contre-guérilla. Le général Salan apprécie sa très grande classe.

    Le 1er décembre 1958, il devient Directeur des études à l’EAI de St Maixent et forme les stagiaires au combat de contre-guérilla.

    En janvier 1961, il revient en Algérie. A la tête du Secteur de La Calle, il conduit pacification et garde du barrage.

    A l’issue du putsch, il est interné au Fort de l’Est ; acquitté par le Cour de Sûreté de l’Etat, il est cependant rayé des cadres militaires le 16 novembre 1961.

    Passionné par le rapprochement Armée-Nation, il suit les activités des associations parachutistes et soutient les anciens détenus.

    Revenant à la vie civile, il forme les cadres de l’industrie ( St Gobain et Rhône-Poulenc).

    Le père Casta fait l’éloge de sa vie de famille, de sa pratique religieuse, de sa rigueur personnelle et de son sens de l’humain.

    Il conclut par une citation de Péguy : Heureux les grands vainqueurs. Paix aux hommes de guerre.
    Maurice Faivre, le 10 juillet 2016

    François Casta. Homme de Dieu… Homme de guerre. Le drame spirituel de l’armée. Préface de J.Trémolet de Villers. Introduction du général de la Presle. Esprit du Livre, 2009, 275 pages, 22€.

    Le père Casta, aumônier parachutiste, publie à nouveau le livre sur le drame spirituel de l’armée, qui en 1962 avait été interdit par le cardinal Feltin et par le chef d’état-major Le Pulloch. Il le fait précéder d’un récit de sa vie de prêtre combattant.

    Après des études aux séminaires d’Ajaccio et de Lyon, François Casta s’engage comme brancardier au 1er BCP. Il participe à la bataille de Colmar et est grièvement blessé à Kembs en février 1945. Arrivé en Indochine en mars 1947, il est affecté en juillet comme aumônier du bataillon de choc du commandant Clauzon et participe à toutes ses opérations jusqu’en septembre 1949. Lors d’un deuxième séjour au 2ème BCCP, de janvier 1951 à avril 1953, il combat dans toutes les grandes opérations, jusqu’au camp de Na San. Il est blessé en mai 1952.

    Après un court séjour à Friedrichshafen, il rejoint en juin 1956 la 25ème Division para en Algérie ; il est aumônier du 2ème REP et du 9ème RCP, où il retrouve le colonel Buchoud. Il est présent à la bataille de Souk-Ahras, à Jumelles et Pierres précieuses. Rapatrié à Calvi en 1960, il est pensionné en 1962. Curé en Corse, il passe une thèse de doctorat et construit deux églises. En 1994, il est pensionnaire aux Invalides. Son parcours militaire exceptionnel lui a valu 9 citations, il a fait 18 sauts opérationnels en Indochine et a reçu la Grand Croix de la Légion d’honneur en 2003.

    Le drame spirituel de l’armée est une longue méditation sur l’éthique du soldat chrétien confronté à la guerre révolutionnaire, nouvelle forme de conflit qui conjugue la manipulation des foules, le terrorisme sélectif ou systématique, et les supplices infligés aux prisonniers. La répression de cette barbarie est nécessaire ; la victoire complète dans la bataille d’Alger était légitime, la défense de la civilisation était en jeu.
    Mais la législation du temps de paix étant inadaptée, des abus ont été commis, moins nombreux que des intellectuels irresponsables ne l’affirment. Le P. Casta s’en est entretenu avec le ministre Robert Lacoste. Citant les colonels Trinquier et Buchoud, il souligne le caractère pervers et inefficace de la torture ; traçant une typologie du tortionnaire, il condamne le comportement des sadiques, des obsédés d’efficacité, des paresseux, des idéalistes et des brutes réalistes, contre lesquels des sanctions ont été infligées, trop bénignes à son sens.

    Comment rester humain dans ces conditions inhumaines ? S’appuyant sur les exemples du général de Sonis, du Père Brottier, du capitaine Beaumont et du lieutenant Zirnheld, il montre la parenté entre l’idéal militaire et les vertus chrétiennes. La maîtrise de la force, valeur chrétienne, est aussi la vertu naturelle du militaire. Dans ces conflits de devoirs, le rôle de l’aumônier est important, mais en définitive, le chef militaire est la conscience de son unité. Une prière autographe de Paul Claudel à St Michel, patron des parachutistes célèbre le gendarme de Dieu ! Il revient au chef d’imposer un comportement humain, afin de protéger la population dont il doit assimiler la culture. On ne peut que résumer toute la richesse de cette pastorale, dont le général de La Presle estime qu’elle est toujours actuelle. C’est pourquoi cet ouvrage doit être lu par tous ceux qui sont acteurs ou observateurs des guerres contemporaines .



    Maurice Faivre
    amarante
    amarante

    Messages : 63
    Points : 4895
    Réputation : 102
    Date d'inscription : 28/04/2017

    Revenir en haut Aller en bas

    colonel Buchoud Empty Re: colonel Buchoud

    Message par lacita



    Le Lieutenant Buchoud , qui à toujours fourmillé d'idées, avait déjà une certaine conception du rôle de l'infanterie de forteresse.

    Selon lui, une fortification se défend en avant des ouvrages, si importante soit leur puissance de feu. Il est donc immédiatement volontaire pour les " Groupes Francs" qui viennent d'être créés.

    Pendant la période de "la drôle de guerre" il va se distinguer par son audace et gagner 2 citations à l'ordre de la division et du corps d'armée.


    Après de rudes combats , Veneck, le 4 juin, Château-Salins les 16 et 17 juin, les combats de Gerbécourt et Mattexey, Clézentaine le 20 juin, le lieutenant Buchoud décroche une nouvelle citation et est fait Chevalier de la Légion d'Honneur à l'âge de 25 ans.

    Il est fait prisonnier et envoyé en Autriche . Il crée une organisation clandestine qui fait évader 144 officiers en 2 jours. Dénoncé il est envoyé à Wien et torturé. Par son refus de livrer ses camarades il s'attend à une condamnation à mort. La libération de Wien par l'Armée Rouge, le 7 avril 1945, lui sauve la vie.

    Pendant 2 mois il est affecté dans un état major Soviétique, et réussit à s'opposer au transfert des français par Odessa, Méfiant , il lui semblait préférable d'attendre que se réalise la jonction avec l'armée US venant de l'ouest.
    Sa conduite en captivité lui vaut une nouvelle citation et sa promotion au grade d'Officier de La Légion d'Honneur.
    Le capitaine Buchoud rejoint le 1° Bataillon Parachutiste de Choc et est engagé dès le 2 mars 1947 dans les opérations de dégagement de la périphérie de Ha Noi. Il participe à l'Opération Léa le 7 octobre 1947, ou il manque de peu d capturer Ho Chi Minh. Ainsi va se succéder des opérations éprouvantes mais sans résultats. La dernière opération va se dérouler en Moyenne Région, Il s'agissait d'effectuer une Percée sur Hoa-binh en vue de ramener à Ha Noi une centaine de partisans H'mong. Plus de 100km parcourus enété. Buchoud est grièvement blessé dans le Col de Kem et est brancardé jusqu'à Hoa Binh dans des conditions hautes en couleur !

    colonel Buchoud Tyre10

    Il a ainsi participé à 5 opérations aéroportés d'envergure et a obtenu 4 citations .
    En 1949, il est affecté à lécole d'application de St Maixent où ses exceptionnelles qualités pédagogiques, son expérience et son sens du terrain en font l'instructeur très apprécié des jeunes sous-lieutenants. Le 8 septembre 1955 il est promu  Commandeur de la Légion d'Honneur.

    Il prends le commandement du 9 ème Régiment de Chasseur Parachutiste le 2 juillet 1956, il sera avec ses appelés , l'artisan du plus grand succès remporté sur les rebelles depuis le début des opérations de maintien de l'ordre en Algérie. Le général Vanuxem écrira " Dans cette bataille  du Barrage, il faut faire une place toute spécilae au 9°RCP. Il était à la meilleure place, il la paiera cher. Mais la vigueur réfléchie de son chef, le colonel Buchoud, un autre Bayard, l'élan extraordinaire et parfois héroïque de sa troupe, lui vaudront d'être au bouquet de ce combat de Souk-Ahras qui allait être l'aboutissement de tant efforts et la conclusion de cette victoire qui, enfin, aurait pu ouvrir la paix et la prospérité..."
    Il ne laissera jamais ses considérations prendre le pas sur le sens du devoir et dela mission dont il est investi. Mais ce sont ces sympathies qui mettront fin à la carrière militaire de Pierre Buchoud et lui vaudront, après le putch des généraux le 22 vril 1961, d'être incarcéré au fort de l'Est à Paris avant d'être brillamment acquitté.

    Il quitte l'armée rayé des cadres de l'armée active, et se lance avec la même fougue dans la formation des responsables de l'industrie. En quelques années , sa compétence  indiscutée déborde largement le cadre national pour s'imposer dans toute la communauté européenne.

       Il participe à la fondation de l’Union Nationale des Parachutistes et en devient son vice Président.
    Il prend la direction de son service de reclassement des parachutistes en collaboration avec l’entraide paras. S’entourant de collaborateurs de grande valeur, ce service prend rapidement une ampleur Nationale malgré toutes les tentatives de déstabilisations que lui oppose les services officiels et officieux de l’époque.
    Son action lui vaut le surnom de :

                     
       Il est décédé le 20 février 1978


    Combien de militaires,
    Combien de Paras,
    Combien de familles,
    Combien de “libérés des prisons “,
    Combien lui sont redevables de leur survie dans une période de détresse dans leur existence ?
    Combien lui doivent leur situation et leur tranquillité actuelle ?

    COMBIEN S’EN SOUVIENNENT ENCORE ?



    Jean Rosier
    Anonymous
    lacita
    Invité


    Revenir en haut Aller en bas

    Revenir en haut


     
    Permission de ce forum:
    Vous pouvez répondre aux sujets dans ce forum