Rechercher
 
 

Résultats par :
 


Rechercher Recherche avancée

Derniers sujets
Août 2019

Calendrier Calendrier

Petites annonces

    Pas d'annonces disponibles.

    Qui est en ligne ?
    Il y a en tout 11 utilisateurs en ligne :: 0 Enregistré, 0 Invisible et 11 Invités :: 2 Moteurs de recherche

    Aucun

    Le record du nombre d'utilisateurs en ligne est de 39 le Lun 13 Mai - 10:19

    Vive les Américains , Souvenirs d'un libéré

    Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet

    Aller en bas

    Vive les Américains , Souvenirs d'un libéré Empty Vive les Américains , Souvenirs d'un libéré

    Message par amarante le Lun 13 Mai - 17:49


    Colonel Alain HUYON

    N.D.L.R. : Ce témoignage porte sur la libération par les troupes américaines de Charmes, village jouxtant La Fère dans l’Aisne, à 120 km au N.-E. de Paris. L’auteur qui avait 7 ans à l’époque, garde un souvenir très précis de ces événements. Il s’est efforcé dans trois annexes de replacer ses souvenirs dans leur contexte historique.

    ler septembre 1944
    Les grandes vacances s’écoulent sous un soleil encore brûlant. Elles ont commencé tôt cette année : fin mai ; en raison de la densité des actions aériennes en tout genre, l’école primaire a été fermée. Pendant un mois, j’y suis retourné une fois par semaine pour restituer et reprendre les devoirs à exécuter à la maison. Il y a déjà deux mois que cette école quasi buissonnière a pris fin.

    C’est en début d’après-midi, vers 14 h 30 (heure de Berlin !) que la rumeur s’établit. Pas ce qu’il est convenu d’appeler la rumeur publique, laquelle est singulièrement discrète en ces temps incertains, mais un bourdonnement d’abord indéfinissable qui va s’amplifier jusqu’à la nuit. Au début, ce bruit mécanique fait penser à une vague de bombardiers lourds en approche, comme nous en entendons depuis un an et demi, plus souvent la nuit que le jour jusqu’au printemps dernier. Depuis le début de l’année, les vols diurnes se sont multipliés. C’est ainsi que j’au pu compter facilement, il y a quelque temps, par grand soleil, les 99 vagues (c’est facile à retenir) de six quadrimoteurs d’un raid se dirigeant vers le sud-est1. Et il y a seulement une semaine, en plein midi, j’ai vu passer au-dessus de ma tête plus de 260 bimoteurs qui attaquaient le dépôt d’essence de Saint-Gobain, à 7 km de là 2. La réussite de cette mission s’est manifestée aussitôt par un champignon qui n’avait rien à envier, pour l’amplitude, aux cryptogames atomiques des années à venir, mais tout noir et qui obscurcit le ciel des heures durant.

    Aujourd’hui, la persistance de ce bourdonnement sans apparition d’avions ne manque pas de surprendre, d’inquiéter même. Les Allemands n’annoncent-ils pas l’apparition d’armes nouvelles qui doivent retourner la situation en leur faveur et reporter sine die le jour tant attendu de leur départ ?

    Deux heures plus tard, un crissement de plus en plus strident, irritant pour les oreilles et les nerfs, se superpose au bourdonnement : ce n’est pas pour réduire l’éventail des conjectures et apaiser les craintes.

    Cependant, sans doute par le fait des rares hommes ayant déjà connu une situation semblable, on commence à chuchoter qu’il s’agit de “tanks” : ronflement des moteurs, crissement des chenilles … Nous n’y croyons qu’à demi car nous n’imaginons pas qu’une force blindée en déplacement puisse produire autant de décibels.

    Et surtout, personne ne pense vraiment qu’il s’agit des Américains — car, n’en déplaise à leurs alliés, il n’est question que des Américains. Sans ignorer la libération de Paris, nous ne savons presque rien de l’évolution de la situation.

    En particulier, nous ignorons3 que Soissons a été libéré le 29 août, que les Américains sont entrés dans Laon le 30 vers midi et que leurs avant-gardes ont atteint Montcornet et Rethel hier. En ce moment-même, La Capelle et Aubenton, à 50 et 65 km au nord-est de La Fère, acclament leurs libérateurs.

    Depuis le 6 juin, nous suivons discrètement la progression des Alliés sur une carte du calendrier des P.T.T., par le biais des messages de la B.B.C. que nous rapportent nos voisins (nous n’avons pas la T.S.F.). J’ai ainsi appris l’existence du Cotentin, qui a occupé l’avant-scène pendant un mois, puis celle de Falaise et Rambouillet (je connaissais déjà Laval, Le Mans et Tours qui avaient jalonné, en sens inverse, l’itinéraire de notre évacuation en 1940). Et nous n’avons pas encore reporté notre attention sur la seconde vague de liberté qui, deux semaines plus tôt, a atteint la Provence. Pour nous le salut ne doit venir que des Américains de Normandie, si proches maintenant. Mais dans quel délai ‘?

    Bref, ce charivari mécanique nous inquiète plus qu’il ne nous réjouit : est-ce qu’il ne s’agit pas d’une contre-attaque allemande, annonciatrice de nouvelles épreuves, car nous savons bien (et ma mère en particulier qui a vécu, trois fois déjà, un événement semblable) qu’il ne fait pas bon se trouver sur la ligne de contact. D’ailleurs cette hypothèse se trouve confirmée par l’origine géographique du “bruit” : d’un ronronnement indistinct dans sa nature et sa localisation, le roulement des blindés se précise maintenant comme venant de l’est, du sud-est et du sud, ces mêmes directions par lesquelles les Allemands ont abordé La Fère le 18 mai 19404.

    Depuis hier, preuve que le front se rapproche, l’électricité est coupée et nous n’avons pas perçu notre ration de ce pain à l’allure de conglomérat de sciure qui constitue la base de notre alimentation. Et les ponts de l’Oise et du canal de la Sambre à l’Oise ont sauté, isolant le centre de La Fère du reste du continent.

    Nous ne sommes qu’à demi rassurés par le spectacle que nous offre l’armée allemande depuis un mois. Des véhicules de toute nature, hippo et automobiles, certains revêtus de ce camouflage particulier à la Wehrmacht, d’autres seulement balafrés de peinture grise, les derniers dans l’état où ils ont été réquisitionnés, affichant les raisons sociales d’artisans normands ou parisiens ; des camions qui roulent sur trois roues ; des hommes et des chevaux visiblement harassés, par petits groupes, en désordre, s’allégeant parfois dans les fossés d’impedimenta superflus : meubles, caisses, ustensiles , et aussi de grenades et de bandes de cartouches intactes, voire de femme et enfant comme j’en ai été le témoin. C’est triste une armée en déroute, même si elle est ennemie.

    Quelque temps avant le début de ce reflux, un état-major5 s’est implanté au château Brincard, tout proche de notre domicile, occupé par une école religieuse (après avoir, détail surprenant étant donné les circonstances, aidé les bonnes sœurs à transporter leur mobilier en ville). Depuis, il y a seulement deux ou trois jours, un poste de combat a été organisé dans la maison de nos voisins, priés d’installer leurs pénates ailleurs : sentinelles aux volets entrouverts, mitrailleuse pointant du toit partiellement dégarni de ses tuiles. A présent, des lignes téléphoniques de campagne courant au sol le long des rues, relient cet état-major à d’autres organismes à La Fère et au château d’Andelain. Le commandant d’armes n’a pas manqué de faire diffuser par la municipalité, par l’intermédiaire du garde-champêtre, un avis menaçant de prise et exécution d’otages dans le cas où ces fils seraient victimes de coups de sécateurs malencontreux…

    A peu près à la même époque est apparue dans la ville, une troupe composée de Mongols6. Ces hommes nous terrorisaient par leur allure de robots farouches, une tenue et une discipline apparente qui tranchaient singulièrement sur celles des troupes dépenaillées qui commençaient à s’écouler en direction de Laon. Mais les “Mongols” ne sont pas restés bien longtemps.

    Donc les Fridolins – le plus amène des termes sous lesquels on désigne les soldats allemands –

    en imposent moins mais tout un chacun craint le  sursaut du fauve blessé, les réactions individuelles d’hommes épuisés, vexés, apeurés.
    Aussi ma mère m’interdit-elle, avec un succès modéré, de rester planté sur le bord de la nationale à observer cette lamentable cohorte.

    Dans le ciel aussi les Allemands en imposent moins. Outre les passages fréquents de bombardiers déjà signalés, les incursions d’appareils d’attaque en piqué se sont multipliées dès le printemps. Depuis le débarquement, il ne se passe pas de jour sans que nous assistions à une opération7 contre l’une ou l’autre des gares des environs : Tergnier, La Fère, Versigny … contre toutes les voies de communications, les convois routiers et ferroviaires et même les péniches. Le 2 août, le pont ferroviaire enjambant le canal à Beautor a été durement touché mais rétabli en 24 heures. Chaque fois des habitations sont détruites, surtout dans – l’agglomération Tergnier /Quessy/Vouél/Condren et à Beautor, et il faut déplorer des victimes. Tergnier a finalement été évacué.

    Bien entendu, la chasse allemande basée alentour (à Clastres, Couvron, Athies-sous­Laon et au terrain de fortune aménagé en juin à Achery) ne reste pas inactive et les combats aériens sont courants, toujours dominés par les Alliés. Un avion allemand s’est écrasé à 100 m de la maison, à l’angle du parc du château Brincard ; un autre s’est posé sur le ventre dans les pâtures, 200 m plus loin. Et je ne compte plus ceux que j’ai vu tomber en flammes, en vrille ou en vol rasant, trop loin pour que je puisse observer l’impact au sol. Pourtant, la semaine dernière, j’ai pu assister à une gigantesque empoignade entre chasseurs allemands et “double-queues” américains j’ai vu s’abattre ainsi 13 appareils à croix noire et six à étoile blanche. Dès le lendemain, je suis allé voir l’un de ceux-ci, posé sur le ventre dans les marais près de la déviation : il était presque intact à l’exception d’une aile proprement découpée et tombée sur le collège féminin de La Fère.8

    Mais revenons au 1er septembre. A mesure que les heures s’acheminent vers la nuit, les renseignements se confirment, colportés par on ne sait qui. D’abord. ce sont bien des blindés. Puis : «Les Américains, c’est les Américains … », cri vingt fois répété au mépris des oreilles qui nous écoutent encore. Les habitants se rassemblent en petits groupes vite défaits, joyeux, rieurs, jusque sous les fenêtres du poste allemand, qui d’ailleurs ne semblait attendre que cette confirmation pour quitter les lieux.

    La nuit vient en même temps que les premiers éléments alliés` abordent les hauteurs de Charmes, venant de Saint-Gobain. Je décide ma mère à aller les voir de tout près tandis qu’ils traversent le village par la rue Paul Doumer, à quelques centaines de mètres. A peine sommes-nous dans la rue que nous rencontrons une section de F.F.I. progressant au centre de la chaussée en rangs par trois. Le chef demande à ma mère des renseignements sur le poste allemand voisin qui, heureusement, s’est déjà replié. Les F.F.I. font demi-tour, nous sur leurs talons,

    C’est à ce moment que le premier obus tombe sur la rue Paul Doumer où passent les blindés américains. Ma mère rebrousse chemin à mon grand dépit et nous entraîne à la cave. C’est la première fois que nous y trouvons refuge depuis le bombardement du polygone d’artillerie le 15 mai 1940, dont notre habitation n’est séparée que par le château Brincard. Les attaques aériennes ultérieures n’ont pas déclenché le même réflexe, ma mère disant qu’elle préférait mourir à l’air libre plutôt qu’écrasée sous la maison (de même nous n’avons jamais utilisé l’abri de fortune creusé par mon frère dans le jardin, conformément aux consignes de la municipalité).

    Nous nous installons tant bien que mal pour la nuit. Les obus passent avec un sifflement chuinté, au-dessus de nos têtes nous semble-t-il, assez espacés. A chaque obus, ma mère, fille de poilu et femme d’artilleur, commente

    « Puisqu’on l’entend, c’est qu’il n’est pas pour nous ». Je m’endors,

    Au matin, je me précipite au passage à niveau où la rue Paul Doumer rejoint la nationale. Là s’étire un convoi à l’arrêt de véhicules divers submergés par la population, surprenants par leurs formes, leur couleur, leurs marquages et ces interminables antennes-fouets absentes des véhicules allemands. Je fais l’inventaire avec des camarades retrouvés. Je suis déçu de ne pas trouver de “tanks” mais il en passera cet après-midi, en petit nombre. Tout nous ébahit les tenues de combat, les casques, l’allure décontractée de ces soldats pas vraiment moins débraillés que les Allemands essoufflés qui passaient il y a deux jours encore. Plusieurs sont visiblement éméchés. Enlaçant des filles émoustillées ; si le champagne ne coule pas à flots, il est manifeste que les riverains ont débouché quelques bouteilles soigneusement con­servées10. D’autres se disputent des tomates et des oignons crus qu’on leur lance et qu’ils croquent tels quels, comme nous mangeons des pommes, à notre grande surprise. En échange les G.I. envoient le contenu de leurs rations K. En quelques heures nous découvrons les biscuits salés, le fromage au bacon, le Nescafé en poudre, le beurre de cacahuètes et surtout le “chouing gomme”, impossible à prononcer et dont nous ne comprenons même pas l’usage au premier abord. Tout le monde rit, chante. Braille, s’embrasse. Le tricolore dégouline des balcons, des filles portent des robes bleu-blanc-rouge. La rue est tout entière comme une fête foraine, half-tracks et camions remplaçant les manèges. L’apparition d’un avion jette un moment l’effroi dans cette foule en liesse ; en deux secondes tous les habitants se précipitent dans les caves et l’abri du château Labbe, sous l’œil sidéré des Américains. Fausse alerte, c’est un des leurs, mais comment savoir ?

    Au hasard des conversations que je saisis au vol, je peux reconstituer les événements de la nuit

    les éléments de tête des unités américaines ont à peine marqué l’arrêt hier soir, poursuivant par Danizy et la rive gauche de l’Oise en direction de Guise ;

    les obus tombés sur la rue Paul Doumer et ses abords, dont deux sur l’école communale, ont causé quelques dégâts niais un seul blessé léger parmi la population ;

    au petit jour un détachement américain a pu traverser l’Oise pour atteindre le centre de La Fère, mais les résistants locaux avaient déjà capturé les quelques Allemands restés à l’arsenal et aux casernes.

    Le convoi se remet en route assez brusquement, un autre lui succède et la fête reprend ; il en sera ainsi pendant deux jours, chaque mouvement, chaque passage déclenchant des vivats : « Vive les Américains .vive les Américains

    Dans le milieu de la matinée, j’apprends que mon frère est sur la place de Charmes. Je l’y trouve en culotte courte, chemisette, un brassard tricolore à croix de Lorraine au bras gauche, portant à la bretelle un fusil presque aussi grand que lui11 et des bandes de cartouches en sautoir, Ma mère et moi ne l’avons pas vu depuis deux mois et demi : peu après son 16e anniversaire, le jour où il a reçu une convocation pour aller exécuter des travaux de terrassement pour les Allemands, il a pris une petite valise et sa bicyclette et il est parti. Ma mère n’a appris que plusieurs semaines plus tard qu’il avait rejoint le maquis de Saint-Gobain .

    En fin d’après-midi du 2 septembre, des crieurs de journaux se répandent en ville, apportant de Laon les premières feuilles libres.

    Dans les jours qui suivent, le génie américain rétablit l’un des ponts de la déviation de la N.44, qui n’a été que partiellement détruit. J’assiste au passage du “tank” testant sa solidité. Les sapeurs aménagent aussi une rampe qui descend du remblai de la déviation dans les bas-prés, derrière le stade, permettant de rejoindre le centre de La Fère. Dans le même temps une passerelle en bois pour les piétons est construite pour suppléer le pont principal sur l’Oise, lequel sera bientôt reconstruit, en bois également. A l’autre extrémité de la ville, côté ouest, le pont sur le canal, partiellement détruit lui aussi, est rapidement rétabli.

    A la fin de cette première semaine, un défilé parcourt l’agglomération, étirant son cortège d’autorités nouvelles, de F.F.I., de familles de victimes … L’après-midi, une manifestation à laquelle je n’ai pas le droit d’assister se déroule sur la place de Charmes : j’en vois revenir une jeune femme au crâne rasé et aux yeux rougis.

    Des formations américaines s’installent à La Fère même, près du stade et le long du canal, et dans les environs, en particulier au château Maguin d’Andelain et dans la forêt de Saint-Gobain, tandis qu’un groupe de bombardement équipé de forteresses volantes fait de Couvron, pour un temps, la base américaine la plus importante d’Europe continentale12.

    D’interminables colonnes succèdent à d’interminables colonnes, constituant un courant quasi continu qui s’écoule en direction de Laon : la logistique américaine déploie ses fastes sous nos yeux admiratifs. Et il en sera ainsi jusqu’à la fin de la guerre, la noria étant à peine ralentie par un hiver rigoureux. Pour régenter ces déplacements, la Military Police établit un poste de contrôle dans l’ancien octroi.

    L’électricité est revenue dès le 3 septembre, le pain aussi, blanc d’abord — nous l’avions oublié —mais cela ne dure que quelques jours avant que réapparaisse le même pain bis, voire bistre, de la période précédente. Curieusement, les Américains en raffolent et ce mauvais pain made in France nous sert de monnaie d’échange pour le corned beef et le chocolat aux amandes ; certains le leur vendent quatre ou cinq fois le prix d’achat

    Car le souci de la subsistance prend vite le pas sur la fête qui s’effiloche. Malgré le marasme économique, les destructions de toute nature, la rupture des communicatio ns, l’angoisse de ceux qui ont un proche impliqué dans cette guerre qui s’éloigne mais n’est pas terminée, la vie reprend.

    Les activités se rétablissent peu à peu. Les trafics perdurent, les petits et les grands ; la Military Police veille : gare aux automobilistes qui ne peuvent justifier la provenance de leurs pneus américains et de l’essence rose de leurs réservoirs !

    Le ler octobre est déjà là. Il faut reprendre le chemin de l’école et mon cartable ne me servira plus à porter des légumes et du pain aux soldats. J’étrenne un ensemble de coupe très militaire et de plus vert-de-gris, car tiré d’un coupon de tissu “récupéré” sur la Wehrmacht ; pour la première fois, j’abandonne la culotte courte : j’ai atteint l’âge de raison. Quant à mon frère, on pourrait le prendre pour un G.I., au casque près.

    Les vacances sont finies : les plus longues et, je le confesse, les plus exaltantes que j’aie vécues.

    amarante

    Messages : 45
    Points : 4334
    Réputation : 18
    Date d'inscription : 28/04/2017

    Revenir en haut Aller en bas

    Vive les Américains , Souvenirs d'un libéré Empty Re: Vive les Américains , Souvenirs d'un libéré

    Message par LANG le Lun 13 Mai - 19:20

    Excellent récit. Que de souvenirs !
    Merci amarante de l'avoir proposé.
    On y retrouve l'atmosphère que certains d'entre nous ont connue.
    L'habillement fait avec des "matériaux" de récupération, les bonnets d'aviateurs, le "chevaing gomme"...
    L'enthousiasme des gens et la décontraction de ces américains...
    Leur grand plaisir d'avaler nos boissons "sans modération"...
    Et pour moi cette tristesse à en pleurer de ne pas avoir réussi à attraper les cigarettes qu'ils nous jetaient du haut de leurs véhicules. Ah, si j'avais réussi à en ramener pour mon père ! Il faut dire qu'à quatre ans on est petit et que les plus grands sont plus doués pour ce genre d'opération. Mon père en me voyant arriver en pleurs a éclaté de rire quand je lui ai expliqué pourquoi. Les parents sont ignobles...

    Vive les Américains , Souvenirs d'un libéré 37673110

    (Non, je ne suis pas sur la photo, mais c'était tout à fait comme ça...)
    LANG
    LANG
    MODÉRATEUR / EXPERT
    MODÉRATEUR / EXPERT

    Messages : 302
    Points : 2200
    Réputation : 385
    Date d'inscription : 09/12/2018
    Age : 77
    Localisation : Yonne

    Revenir en haut Aller en bas

    Revenir en haut

    - Sujets similaires

     
    Permission de ce forum:
    Vous pouvez répondre aux sujets dans ce forum