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    Paul-Henri Grauwin

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    Message par saut ops le Lun 6 Mai - 14:05


    Paul-Henri Grauwin (1914-1989)

    Paul-Henri Grauwin Pg10

    A peine sorti de la Faculté de médecine, son diplôme d'interne en poche, son destin est déjà tracé : c'est au service des autres, avec le plus total désintéressement qu'il consacrera sa vie.

    Dès 1942, il entre dans le réseau de résistance Sylvestre et crée la première antenne chirurgicale dans l'Hospice de Templeuve. Participant aux combats de la libération de cette ville, il recevra en trois jours une centaine de blessés F.F.I et Alliés. Il opérera sans arrêt.

    La poche de Dunkerque, la campagne d'Allemagne puis l'engagement pour l'Indochine, c'est le parcours militaire du Médecin Paul-Henri Grauwin dont les actions héroïques donneront lieu à neuf citations à l'ordre de l'Armée et à l'ordre de la Division.

    Prisonnier des Viêts à Diên-Biên-Phu, après les cinquante-quatre jours d'enfer pendant lesquels il opéra nuit et jour, plus de quatre-milles blessés, il sera encore un soutien inlassable pour ses camarades d'infortune en veillant à leur évacuation sur Hanoï.

    Libéré de ces lieux de la mort par un ennemi qui l'admirait (il soignait indifféremment l'ami ou l'adversaire), il fut nommé Chef des Services Chirurgicaux du Cap Saint-Jacques, puis revint à la vie civile en 1956 après avoir dû céder au Viêt-Minh les hôpitaux où il exerçait et vu le sort réservé aux réfugiés du Tonkin.

    L'Asie l'avait marqué à jamais. Il ne l'abandonnera pas. Il fonde une Clinique à Phnom Penh. Les plus démunis y trouveront toujours une place de choix. Il sera le dernier Français à partir, alors que les Khmers rouges sont déjà entrés dans la ville.

    Il revient en France où il a tout perdu, mais Paul-Henri Grauwin n'est pas de nature à se laisser abattre. Il se présente au Ministère des Anciens Combattants et est immédiatement recruté comme Médecin-sur-Expert au Centre Réforme de Paris. Il y retrouve ses anciens blessés à l'occasion des visites médico-légales : il connaît leurs souffrances. Il sait d'où elles viennent.
    Parallèlement, il continue son œuvre en Asie. Il ne peut oublier ses amis du Vietnam, du Cambodge. Il parcourt les camps de réfugiés en Thaïlande. Au péril de sa vie, il franchit la frontière cambodgienne, soigne, réconforte, panse encore sous ces cieux maudits parce que témoins de tant d'horreurs. Il emporte de France, du matériel médical introuvable là-bas. Ses économies sont pour les plus malheureux d'entre les malheureux. Il adopte deux enfants.

    À Paris, ses samedis et dimanches sont pour ses amis d'Asie et leurs enfants, qu'il conseille, aide dans le poursuite de leurs études. Il parcourt aussi la Province pour donner des conférences, dire ce qu'il a vu et ce qu'est le péril rouge. Il donne des interviews, écrit des articles dans les journaux et magazines pour dénoncer le génocide cambodgien, dont il souffrira toujours.
    Peu de temps avant son décès, il apprenait le commencement de la désagrégation communiste. Mais la mort était au rendez-vous. Elle ne lui permit pas d'en connaître d'avantage il décède le 30 décembre 1989 a l'age de 75 ans.

    « Le toubib cher au cœur de tous ceux qui l'ont approché s'en est allé après avoir lutté courageusement contre la mort, celle qu'il n'avait jamais cessé de combattre, pour ses blessés, sur tous les fronts." »
    saut ops
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