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    SAS Alain Papazow

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    05052019

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    SAS Alain Papazow  Empty SAS Alain Papazow




    Alain Papazow dit Le Corre

    SAS Alain Papazow  Alain_10
    SAS Alain Papazow  Papazo13

    Il fut l’un des plus jeune SAS de la France Libre, Alain Papazow-Le Corre est décédé le 20 juin 2015 à l’âge de 90 ans, un an après avoir été élevé au grade d’officier de la Légion d’Honneur à l’occasion du 70ème anniversaire des combats de Saint Marcel.

    SAS Alain Papazow  11427710

    © Collection privée - Famille Papazow Jean-Alain Papazow, aux commandes de sa Jeep SAS (le chauffeur) durant l’opération AMHERST en avril 1945, dans la région Hollandaise de Drenthe, pour ouvrir la voie aux armées canadiennes.

    ***


    Jean-Alain Papazow-Le Corre est décédé samedi 20 juin 2015, quelques jours après
    son 90ème anniversaire, et les commémorations de l'appel du Général de Gaulle. Il
    fut l'un des premiers Français Libres à rejoindre le 2ème Régiment de Chasseurs
    Parachutistes, intégré au Spécial Air Service en 1941.

    Le plus jeune SAS de la France Libre
    Né le 14 juin 1925 en Iran, d’un père bulgare et d’une mère bretonne diplomate, il
    décide très tôt de quitter sa famille, avec une idée en tête : s'engager à l'âge de 16
    ans. Il parvient à ses fins en août 1941, après avoir tricher sur son âge et son identité auprès des Forces Françaises Libres de Téhéran. Il est envoyé ensuite à Beyrouth au sein du spécial Air Service britannique. Il est breveté en novembre 1942 et devient ainsi officiellement parachutiste. Jusqu'en novembre 1943, il combat en Libye et en Tunisie, avant de rejoindre les troupes du Débarquement en Normandie. Avant cette opération d'envergure, il suit un entraînement intensif avec les forces spéciales aux écoles de Largo et Ringway.
    Trois jours après le saut, en Bretagne, de 4 sticks du 4e Bataillon d’Infanterie de l’Air (BIA), sous les ordres du commandant Pierre-Louis Bourgouin, Alain Papazow est parachuté à son tour sur Saint-Marcel (nuit du 7 au 8 juin 1944), où il contribue à la formation des maquisards bretons et participe à la libération de Vannes. À l’issue des combats, il se voit décerner la Silver Star des mains du général George Patton, alors commandant de la IIIème Armée américaine. Par la suite, il participera à d'autres combats.


    SAS Alain Papazow  P12510


    Une passion pour le saut en parachute
    Outre sa qualité de vétéran SAS et de dernier survivant du stick Marienne détenteur du record du monde de saut groupé toujours invaincu aujourd'hui, il participe, après la guerre, à l'essor du parachutisme sportif français, au sein du ministère de la jeunesse et des sports, et de la fédération française de parachutisme. Pendant plus de 25 ans, il est parachutiste d'essai, entraîneur de l'équipe de France, juge international, et rempli plusieurs mandats en tant que Directeur Technique National.
    (Source Article de FR3 Bretagne à l’occasion de son décès le 20 juin 2015 à l’âge de 90 ans. Par Emilie Colin Publié le 23/06/2015)

    SAS Alain Papazow  Papazo14
    (Photo personnelle)

    J’ai bien connu Alain Papazow quand il dirigeait le para club de Nantes en 1963.
    C’était un homme exceptionnel.

    Ci-joint un extrait de souvenirs de cette époque.

    …La semaine était fournie en occupations, mais il restait le week-end. Dormir permettait de faire passer le temps, mais il nous arrivait aussi de tourner en rond. Avec des camarades d'autres compagnies, je me suis inscrit à un club parachutiste civil.
    Hébergés à Nantes dans un aérodrome désaffecté, nous avons commencé par apprendre à plier des parachutes. Ces grands morceaux de nylon avec leurs suspentes et ces fameux petits fils qui devaient se casser à l'ouverture nous fascinaient. Habitués à les percevoir comme des reliques à manipuler tels des ostensoirs, nous étions impressionnés par leur contact. C'est avec un manque d'assurance total que nos doigts torsadaient les drisses qui prolongeaient la voilure et que nos mains tiraient sur les boucles pour les enfiler dans les bagues en caoutchouc saupoudrées de talc. Nous avions du mal à imaginer que nous aurions à sauter avec ce paquet que nous venions de fermer. Plus terrifiante encore, cette poignée rouge sur laquelle il faudrait tirer le jour du premier saut à ouverture commandée. Décider soi-même alors que tout était si simple avec un mousqueton bien accroché ! Heureusement, le grand Bertrand était là. Il avait déjà sauté en commandé à La Ferte-Gaucher, et, de plus, nous avions d'excellents rapports avec les civils du club. Leur décontraction surprenante pour plier et déplier un parachute nous rassurait.
    L'ambiance était très sympathique. Un but commun nous rapprochait ; seuls nos cheveux courts et un survêtement tout à fait inesthétique nous différenciaient.
    La mauvaise saison fut essentiellement consacrée au pliage des parachutes, opération fastidieuse et plutôt décourageante, et notre délégation se retrouva bientôt avec un effectif réduit. Nous étions cinq avec le grand Bertrand, sérieux comme un pape, Bernard, l'aguicheur du précédent, François, le presque-Basque, et Dominique, propriétaire d'une Mini Cooper. Avec les beaux jours les renforts arrivèrent, et Jean-Marc, l'alsacien, fut des nôtres.
    Nantes est une grande ville.
    J'ai surtout retenu qu'elle disposait d'un restaurant bon marché pour manger des steaks tartares et d'un aérodrome désaffecté. En fait, le tourisme se faisait à partir du ciel. Le Dragon, un petit avion ridicule, mettait un temps infini à monter ses passagers, ce qui permettait d'admirer la Loire et les marais environnants.
    Dans cette ambiance intime et bon-enfant, nous étions loin de la frénésie et de l'agitation des sauts militaires.
    Avec convivialité, le grand maître de cérémonie, « monsieur » Papazow, nous faisait signe de nous préparer et ouvrait la petite porte. Pas de lumières ni de sirènes ; un regard avec un petit geste suffisaient à nous faire comprendre qu'il était temps de sortir pour se mettre debout sur le bord de l'aile. Le vent venait gentiment se faire sentir, pendant que, les mains accrochées à une barre, nous attendions le signal de l'homme aux yeux bleus pour partir en arrière.
    Pendant le plongeon, attention à la position cambrée ! Papazow, tête penchée à l'extérieur telle une caméra, nous suivait jusqu'à l'ouverture du parachute pour s'assurer de notre transformation en « demi-cercle ».
    A l'issue de la séance chacun avait droit à la description de son saut. Le grand maître était sobre en paroles, et sans   pitié.  Pas assez cambré, jambes écartées, légèrement en biais… Bref, il fallait être parfait.
    Nous avons fait de nombreuses siestes couchés sur le ventre pour tenter de déformer nos colonnes vertébrales et de ressembler à un oiseau. Nous aimions ce Papazow, mystérieux comme un agent secret, malgré les tortures qu'il nous suggérait et l'attente qu'il nous imposait.
    J'ai rongé mon frein avant d'avoir son feu vert pour faire mes deux secondes de chute libre et tirer pour la première fois sur la poignée rouge. 331, 332 - le temps de me dire ces chiffres avait été suffisamment long pour que je prenne conscience qu'il n'y avait pas de sangle d'ouverture automatique, et que c'était à moi seul de décider. Pour effectuer ce geste, il fallait vaincre son appréhension du saut et savoir compter son temps de chute tout en maîtrisant son corps. En fait, à travers ce moyen de locomotion qui pouvait être un sport, je prenais conscience du dialogue que j'étais obligé de tenir avec - ou contre - moi-même.
    J'ai donc continué à me parler, et de plus en plus longtemps, pour arriver à huit secondes…

    SAS Alain Papazow  Papazo16

    (Photo personnelle)
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    SAS Alain Papazow :: Commentaires

    Anonymous

    Message le Dim 5 Mai - 14:54 par Plouaguen


    Juin 2015

    Victime d'un malaise et malgré l'intervention des secours, Alain Papazow s'est éteint samedi, à son domicile de Plaudren, où il résidait depuis le début des années 1970.

    SAS Alain Papazow  Alain10

    Il avait fêté son 90e anniversaire le 14 juin. Alain Papazow était le dernier survivant des parachutistes des Special air service à avoir fait toutes les campagnes de 1941 à 1945, dont les noms sont brodées aux côtés de la devise Qui ose gagne, sur le drapeau du 1er Régiment de parachutistes d'infanterie de marine (RPIMA) de Bayonne.

    Né à Téhéran, d'une mère bretonne, diplomate à l'ambassade de France en Iran, et d'un père bulgare travaillant dans l'import-export. Après avoir tenté de rejoindre les Forces françaises libres à l'appel du Général-de-Gaulle du 18 Juin 1940, mais refusé en raison de son âge, Alain Papazow s'était engagé au sein des troupes des Forces françaises libres le 8 août 1941, à Beyrouth.

    Dernier survivant du stick Marienne, Alain Papazow était aussi détenteur du record du monde de saut groupé et toujours invaincu. Il participa, après guerre, à l'essor du parachutisme sportif français. Pendant plus de 25 ans, il fut parachutiste d'essai, entraîneur de l'équipe de France, juge international, et directeur technique national de 1967 à 1976. En parallèle, il continua à servir au sein du service de documentation et de contre-espionnage durant de longues années, avec les pays de l'Est pour théâtre d'opérations, pendant la Guerre froide. Il a terminé sa longue carrière comme chef du département des stages à l'école nationale de voile de Saint-Pierre-Quiberon.

    Alain Papazow a également été adjoint au maire de Plaudren, de 1977 à 1983, dans la municipalité de Jean-Baptiste Thébaud, mais aussi cascadeur parachutiste pour le cinéma.

    Ses obsèques seront célébrées le samedi 27 juin à 10 h, en l'église de Plaudren. Son épouse Monique, elle-même ancien vice-championne du monde de parachutisme, et ses enfants, Gaëlle et Franck, ce dernier président de l'association des Familles des parachutistes SAS de la France libre, seront entourés d'autorités militaires, de représentants de délégations des SAS, de la France libre, du 1er RPIMA, pour un dernier hommage avant la crémation, selon sa volonté.



    Ouest-France

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    patrouille de nuit

    Message le Dim 5 Mai - 14:58 par patrouille de nuit

    Hommage de Jean-Yves le Drian

    « Je viens d'apprendre avec beaucoup de tristesse le décès d'Alain Papazow, survenu samedi. Il était l'un des plus jeunes SAS de la France Libre, et j'avais eu l'honneur de l'élever au grade d'officier de la Légion d'honneur, il y a tout juste un an, à l'occasion du soixante-dixième anniversaire des combats de Saint-Marcel dans le Morbihan.

    Alain Papazow avait rejoint la guerre à 16 ans à peine, en août 1941, et avait fait le choix de quitter sa famille alors installée à l'étranger pour venir libérer la France. Il avait menti sur son âge comme sur son nom pour pouvoir s'engager.

    Le 14 juin dernier, il venait de fêter ses 90 ans. 71 ans plus tôt, le 8 juin 1944, il avait sauté sur Saint-Marcel, quelques jours après ses premiers camarades SAS largués sur le sol breton à côté de Plumelec le 5 juin 1944. Il contribuera à la formation des maquisards bretons encore inexpérimentés. Il dirigera ensuite le maquis de Calan et participera à la libération de Vannes avant de poursuivre les combats vers Auray, pour couper les lignes allemandes de leur base de Lorient.

    Au terme des combats de libération de la Bretagne, il recevra la Silver Star des mains du général George Patton, commandant de la IIIe armée américaine.

    Dans le cadre de l'opération Spencer, il participera ensuite aux combats contre la division « Das Reich » entre Châteauroux et Vierzon. Il livrera aussi bataille dans les Ardennes, entre Bastogne et Bertrix dans le cadre de l'opération Franklin. Avant, pour conclure un engagement glorieux aux côtés de la Résistance, de participer à une opération secrète de parachutage sur le nord des Pays- Bas, dans la nuit du 7 avril 1945, l'opération Amherst.

    Après une brillante carrière dans le parachutisme sportif, notamment comme Directeur technique national de 1967 à 1976, il avait mis à profit sa retraite pour continuer de faire vivre le devoir de mémoire au sein du musée de St Marcel.

    C'est un grand homme qui vient de nous quitter. Un homme qui, dans sa jeunesse, avait fait le choix de prendre les armes pour défendre la liberté de son pays. Toute sa vie, il est resté fidèle à ces valeurs. Je tenais à lui rendre hommage aujourd'hui et à présenter mes plus sincères condoléances à sa famille et ses proches. »

    Jean-Yves Le Drian
    Ministre de la défense

    SAS Alain Papazow  11430010

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    LANG

    Message le Dim 5 Mai - 16:39 par LANG

    Merci patrouille de nuit et Plouaguen pour vos compléments.
    "Monsieur" Papazow méritait bien ces mots pour ne pas être oublié.
    Un homme qui donnait confiance et qu'on aimait suivre.
    Il faisait partie de ces gens qui parlaient peu mais qui agissaient. Son regard et ses silences en disaient parfois plus que de longs discours.
    Une "race" d'hommes en voie d'extinction aujourd'hui...
    A cette époque, de temps en temps, on voyait passer des gens nettement plus âgés que nous. Ils restaient une journée, histoire de faire un ou deux sauts. Nous n'avons jamais eu droit aux présentations mais nous avons toujours supposé qu'ils venaient faire un entraînement au "compte" de la DGSE...
    Sa future épouse Monique était venue faire un stage pendant une semaine. Elle maitrîsait le saut "en commandé"  et pratiquait déjà le "vol relatif". Je crois que c'est pendant cette période qu'ils se sont connus.
    Cette passion commune du parachutisme ne pouvait que les rapprocher...

    SAS Alain Papazow  Alain_11
    (Photo SAS FFL)

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