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    Message par ciel de pau le Sam 13 Avr - 23:44



    Groupement d'instruction de la brigade des parachutistes d’Outre-mer

    GIBPOM Gib10


    Sa mission et ses moyens

    Le GIBPOM a pour mission d'incorporer, d'instruire et de former les personnels troupe et gradés non officiers, appelés ou engagés, destinés aux Unités de Parachutistes d'Infanterie de Marine d'A. F. N. ou d'Outre-mer.

    Basé sur deux garnisons, Bayonne et Mont-de-Marsan, il a dû utiliser au mieux les possibilités offertes par chacune d'elles pour obtenir le rendement maximum. Mont-de-Marsan dispose de sérieuses possibilités de logement, par contre a peu de terrains d'exercice, pas de terrain montagneux et pas de champ de tir correct.

    Bayonne a peu de place, mais, par contre, a de sérieux moyens d'instruction installés dans les fossés de la Citadelle et dispose des montagnes Pyrénéennes pour manœuvrer.

    Tenant compte de cette situation le GI a été amené à utiliser Mont-de-Marsan pour la Formation Commune de Base des jeunes appelés ou engagés et pour la formation des spécialistes transmission, ces deux catégories de personnel ayant moins besoin de terrains d'exercice vastes et' tirant moins au fusil et aux armes automatiques.

    L'entraînement aux tests physiques parachutistes est mené de pair avec la formation commune de base, ce qui permet de faire breveter nos jeunes à Pau à partir de leur huitième semaine de service. A leur retour de Pau, les brevetés sont dirigés sur Bayonne pour suivre pendant cinq

    semaines le stage de perfectionnement, qui n'est au fond qu'un CFCB amélioré, et de là passent au stage Pré-AFN pour une durée de trois ou quatre semaines.

    Ceux qui ont été éliminés au stage de saut rejoignent leurs camarades non volontaires pour sauter, à Mont-de-Marsan; ils y terminent leur instruction et partent de là en renfort pour les Unités d'Infanterie normales.

    Ils ne nous intéressent pas et je ne vous en parlerai plus, mais leur instruction est cependant une lourde charge pour le GI puisqu'ils représentent environ 30 % du contingent.

    En ce qui concerne les brevetés après la « mise dans le bain » à Mont-de-Marsan, où l'effort physique demandé est rude et la « bonification» due au brevet, ils rejoignent Bayonne fiers des sauts effectués et prêts à affronter les différentes pistes qui vont encore les améliorer. Le stage de perfectionnement terminé, ils sont en forme physique et morale correctes pour affronter le stage Pré-AFN qui dure trois ou quatre semaines (suivant les dates de départ des maintenances).

    Ce stage est l'ultime préparation avant le départ en Algérie, chaque semaine commence par un saut sur une des ZS de montagne du GI, jusqu'à 150 kilomètres de Bayonne. Du lundi au vendredi sans repos et sans repas fixes, les jeunes manœuvrent dans un climat d'insécurité permanent, de jour et de nuit. S'ils abandonnent et se font évacuer, ils recommencent le stage; cette mesure s'est avérée très efficace.

    L'ensemble de cette instruction semble à priori très simple, mais hélas en réalité, il n'en est rien. Il faut d'abord compter avec les malades qu'il faut rattraper, puis ensuite jongler avec le nombre de places que nous offre la BETAP pour les différentes promotions de saut, enfin faire la chasse aux instructeurs qui passent trop vite, absorbés par l'AFN ou le service Outre-mer.

    A ces différents soucis s'ajoute la promotion des gradés (peloton l et II, appelés - peloton l et II engagés). Les pelotons engagés en particulier sont très importants puisque ce sont eux qui nous fourniront nos sous-officiers; il faut en choisir les instructeurs et la mobilité de ces derniers ne facilite guère la tâche. En ce qui, concerne les pelotons appelés, leur instruction plus longue que celle de leurs camarades du rang est une source d'ennuis pour les caser au stage de, saut et se complique encore par la présence d'une ou plusieurs sections d'EOR parmi eux.

    Mais .là ne s'arrêtent pas les complications. Les contingents B qui fournissent .l'Union Française sont pratiquement doublés (sans que le nombre des instructeurs le -soient); Pour agrémenter la situation, ils ne partent pas en même temps que les gens destinés à l'AFN, ont des stages de spécialistes particuliers, à l'extérieur, et à des dates différentes, et partout il faut prévoir les déche ts dus au stage de saut. A ceci s'ajoutent les spécialistes demandés au corps et ceux formés à l'extérieur, sans compter ceux qui sont demandés en surnombre pour les Corps qui ont perdu l'entraînement pendant leur spécialisation, et qui, sont utilisés d'emblée comme voltigeur à leur arrivée dans les Régiments.

    Enfin comme il faut bien que le GI vive, il faut penser aussi qu'un certain nombre de jeunes sont conservés 14 mois en France soit comme spécialistes, soit comme moniteurs ou petits gradés, et qu'il faut remettre certains d'entre eux à l'entraînement avant leur départ, au grand émoi des services qui les emploient.

    Je ne peux malheureusement pas vous citer de chiffres dans cet article destiné à, tomber en de nombreuses mains, mais je ne veux pas terminer cependant sans vous donner quelques pourcentages des succès remportés par nos sous-officiers, malgré les difficultés d'encadrement actuelles et malgré .le travail interne qu'on leur demande.

    - 100 % de reçus au PPESMIA.

    - 80 % de reçus -à St Maixent.

    - 100 % de reçus au BA2.

    - 90 % de reçus au BA1

    - 86% de reçus au CIA

    Les résultats d'ensemble obtenus sont dus, plus encore qu'à la méthode, à l'esprit dans lequel l'instruction est menée.

    Partout on recherche le dynamisme, le goût du risque et de l'effort, suivant une progression logique et simple, mais hélas dans un temps strictement limité et avec des moyens réduits.

    La consécration des efforts fournis nous est venue d'ailleurs de l'extérieur. L'an dernier, en effet, nous avons reçu la visite obligatoire de tous nos camarades Commandants des GI de- France et d'Allemagne et cette année celle - volontaire - de certains de nos camarades instructeurs dans les écoles et à la Légion.

    Loin d'être grisé par ces visites, le GI n'est pas satisfait, il espère faire mieux et sait très bien que… « Qui ne progresse pas recule »

    GIBPOM

    Grandeur et servitudes du détachement de Mont-de-Marsan (1959)

    « Le DMM (Détachement de Mont-de-Marsan du GIBPOM) - m'a dit un officier - c'est une école primaire pour combattant d'élite, une école qui dispose de moyens suffisants pour instruire cinq ou six cents jeunes soldats, et qui en instruit deux mille... »

    Les reportages précédents sur le GI ont mis en évidence sa terrible pénurie de moyens d'instruction et surtout de cadres. Le DMM a exactement les mêmes problèmes augmentés de façon considérable par un éloignement de cent kilomètres de sa maison-mère, en plein centre de ce désert qu'est la forêt landaise.

    En effet, Bayonne est une garnison qui, l'été, par sa proximité des stations balnéaires de la Côte Basque, est fort agréable. Dès la fin du travail, officiers et sous-officiers instructeurs se retrouvent sur l'une ou l'autre des nombreuses plages de la Côte d'Argent avant de profiter des différentes possibilités de distractions nocturnes qu'offre la région.

    Par contre, Mont-de-Marsan se résume dans la définition suivante : une charmante toute petite ville de province, isolée au beau milieu de la forêt landes, à l'écart de toutes les voies de communications, ferrées et routières.

    De cette situation, résultent les tentatives innombrables et désespérées de tous les cadres retour d'A FN ou d'Outre-mer pour se faire affecter ailleurs qu'au DMM.

    A ces difficultés d'encadrement et d'isolement s'ajoutent des problèmes administratifs : Bayonne dépend de la V° Région Militaire (Toulouse) tandis que Mont-de-Marsan est sur le territoire de la IV° RM (Bordeaux). Or, l'administration de tout le GI est Bayonne.

    De là, l'obligation d'une double comptabilité, d'une double paperasserie qui n'apporte qu'un surcroît de travail aux services déjà surchargés. Car il ne faut pas mélanger suivant la RM d'origine; il y a les armes de la V° et celles de la IV°...

    Les postes de radio, les véhicules, les pelles, les treillis, les munitions, les cartes, et même les burettes d'huile, tout est partagé. Et ce qui concerne l'intendant de Bordeaux ne présente pas le moindre intérêt pour celui de Toulouse et vice-versa. L'un et l'autre « ne veulent pas le savoir »..Or, nul n'ignore que l'intendance et le matériel militaires sont les organismes les plus «méticuleux» qui puissent exister.

    Enfin, et là le problème est une question d'implantation, le DMM est un géant dans un costume de nain. Tout lui est trop petit: les bâtiments, les chambres, les réfectoires, les salles d'études, les terrains de sports, les zones d'exercices, les stands, de tir. Sur un terrain à peine suffisant pour deux ou trois sections, il faut en faire évoluer vingt-deux dont quelquefois une quinzaine en même temps.
    Et comme il n'y a pas d'autres endroits pour apprendre aux soldats à creuser leur trou individuel, le terrain n'est plus qu'une succession de cavités dont certaines sont particulièrement dangereuses en combat de nuit et même en plein jour.

    Récemment, un lieutenant en train de faire un briefing à ses hommes, s'était installé sur une petite butte.

    Pour son malheur, il fit un pas en arrière et disparut à l'instant même dé la vue de sa section; il se retrouva au fond d'un trou viet fort bien construit et camouflé d'ailleurs...

    Quant au parcours du combattant, il est connu de tous comme un des plus difficiles qui soient car il est entièrement bâti à flanc de coteau sans un seul passage à peu près plat. Il a d'ailleurs été entièrement construit avec les moyens du bord.

    Il est toutefois difficile de ne parler que de passif quand on voit le remarquable actif du DMM. Avec des moyens aussi faibles et dans des conditions de travail aussi pénibles pour tous, les cadres de Mont-de-Marsan réalisent ce qui semblerait une gageure pour tout autre que des parachutistes...

    De jeunes éléments sans aucune connaissance militaire et souvent même mal disposés à l'égard de l'arme dans laquelle ils sont appelés à servir, les instructeurs du DMM. font, non pas des soldats d'élites mais des garçons ayant tout pour le devenir, de solides parachutistes conscients du prestige de leur Arme et qui préfèrent se passer d'une permission pour avoir l'occasion de revêtir la tenue camouflée...

    Tous ont le « paquet» et le prouvent : inaugurant récemment leur nouveau terrain d'exercice de Biscarosse. Les .gens de la CI 2 arrivèrent un beau matin en chantant sur un terrain où il n'y avait rien, pas un parcours, pas une piste, de la lande défoncée et des bois; en trois semaines, avec pour tout moyen leurs pelles individuelles, un GMC (qui disposait de cinq minutes d'essence par jour) et surtout leu rs bras, ils construisirent un parcours du combattant, un terrain de sport, un terrain de volley-ball et bien d'autres choses encore. Au bout de trois semaines, ils .repassèrent en formation de défilé et en chantants le village de Biscarosse (tout à leur travail, aucun d'entre eux n'y avait mis les pieds durant ces trois semaines, pas même les officiers...).

    Mais, le DMM ne se contente pas d'avoir le « paquet ». Il fait tout ce qu'il peut pour rattraper son retard et se moderniser. Des douches toutes neuves viennent d'être construites, les nouvelles cuisines fonctionnant au gaz de Lacq se terminent et seront bientôt complétées par de nouveaux réfectoires plus que jamais indispensables; un grand terrain de sport est en construction autour duquel sera bâti un nouveau parcours du combattant.

    Quant au matériel qu'il possède, le DMM le maintient dans le meilleur état possible afin de le faire durer. Un exemple : le GI/DMM vient de recevoir les félicitations du ministre pour le remarquable entretien de son matériel automobile.

    Voilà Mont-de-Marsan : un mélange permanent de pauvreté et d'efficacité, une école aux effectifs d'élèves pléthoriques presque dépourvue de professeurs, un centre d'instruction sans moyens d'instruction, mais en définitive un groupement plein de dynamisme, une école de courage et d'efficacité qui remplit pleinement sa mission pour le plus grand bien de la Brigade.



    Texte Sous-lieutenant Jean-Pierre Chapel.
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