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    Le déminage de la France après 1945

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    Le déminage de la France après 1945 Empty Le déminage de la France après 1945

    Message par LANG Sam 6 Fév - 21:12

    En me promenant sur une piste (sans remonte pente !), j’ai trouvé cet article concernant un sujet dont on ne parle pas souvent.
    Le déminage !
    Dans un vieux bouquin de consignes que mon père (mineur de fond) avait conservé de son service militaire « prolongé » de 1938 j’avais lu des textes sur les mines.
    L’Arme du Génie fait plein de choses, des caillebotis dans le fond des tranchées, des travaux en tous genres et des champs de mines. Point de repère, direction, azimut, repérage minutieux…  
    Par la suite, j’ai appris aussi à faire des barrages de mines. J’avoue que faire le repérage et le plan pour laisser une trace de ces charmantes petites choses m’avait toujours semblé « compliqué » (comme on dit aujourd’hui), laborieux et surtout lent ! En particulier pour un cavalier…
    J’appréciais surtout le « lancé » de mines pour couvrir son départ. On jette, on sème au hasard en enterrant n’importe où  et hop en avant !
    Et puis, parfois, je me suis demandé comment ceux qui arrivaient allaient faire pour « neutraliser » la zone. Pour nous rattraper oui. Mais après, une fois la guerre finie, on fait comment ?
    On fait avec ce que l’on a...


    En 1946… Je me souviens de ces soldats allemands, uniforme vert de printemps, grande casquette à visière, travaillant parfois torses nus. Bronzés comme au bord de la mer.  J’allais les voir en train de s’activer le long d’une ligne de chemin de fer. Ils étaient gardés par un homme qui tenait un fusil en fumant tranquillement sa cigarette.
    Ces prisonniers allemands s’occupaient-ils du déminage ? Je ne saurais l’affirmer.
    Je sais simplement qu’un jour l’un d’eux hurlait de douleur entouré de ses camarades. Ils appelaient le gardien qui fumait tranquillement assis sur une caisse, indifférent à ce qui se passait.
    Malheur au vaincu…
     
     
      
    Le déminage de la France après 1945
     
    Par Chemins de Mémoire
     
    Le déminage de la France après 1945 | Chemins de mémoire (cheminsdememoire.gouv.fr)
     
    Aspect peu connu du retour à la paix, le déminage de la France après 1945 a pourtant été une tâche essentielle de la reconstruction du pays.
     
    Avant même de songer à rebâtir, les pouvoirs publics issus de la Libération durent s'atteler à cette séquelle des récentes opérations militaires mettant en danger les populations civiles. La neutralisation des millions de mines restées tapies dans le sol national fut ainsi un préalable à la sortie définitive de la guerre.
     
    Le déminage de la France après 1945 Articl11

    Enlèvement d'une bombe Goliath de 1400 kg suite à un déminage. Source : Amicale des démineurs de France
     
     
    Les mines telles qu'on les connaît aujourd'hui - petits dispositifs destinés à exploser sous la pression d'un char ou lors du passage d'un être vivant - sont une invention du XXe siècle. Elles ont été utilisées de façon massive lors de la Seconde Guerre mondiale par tous les belligérants. Mais tandis que les techniciens de l'art de la guerre avaient, dans les années 1920 et 1930, mobilisé tout leur savoir pour inventer des engins de destruction, invisibles et à retardement, peu d'entre eux s'étaient soucié de trouver les moyens de les désamorcer après la fin du conflit.
     
     
     
    Le déminage de la France après 1945 Dunesa10
     
    Le Gouillonneys . démineurs sur les dunes, 1946. Source : Ministère de l'équipement/SIC
     
     
    Offensives et défensives, des mines anti-chars et anti-personnel avaient été présentes sur tous les fronts au cours de la guerre.
     
    La France en avait reçu plusieurs générations : des mines françaises avaient entouré la Ligne Maginot. des mines allemandes avaient été posées lors la construction des Murs de l'Atlantique et de la Méditerranée. puis les armées du Reich s'en étaient servi pour protéger leur retraite et les positions qu'elles gardaient comme les poches de l'Atlantique, tandis que les Alliés les avaient utilisées pour soutenir leur avancée vers l'Est. C'est pourquoi, en 1945, les spécialistes français firent une estimation haute du nombre d'engins à neutraliser. Les plus pessimistes avançaient le chiffre de 50 millions d'engins et d'obus non éclatés. Ils prévoyaient une dizaine d'années pour en venir à bout. Ramené en définitive à 13 millions, ce chiffre représentait tout de même 500 000 hectares, soit 1% de l'ensemble du territoire. Encore n'était-il qu'une moyenne. Certains départements, comme les Bouches-du-Rhône et le Calvados, atteignaient des proportions beaucoup plus élevées.
     
     
     
    Le déminage de la France après 1945 Hdp_ha11
     
    Des prisonniers allemands chargent des mines de plages dites "tombeaux" en vue de leur destruction. (Gard).
    Source : Amicale des démineurs de France
     
     
    Les Alliés avaient commencé dès le débarquement à désamorcer les mines sous-marines et terrestres. Tendus vers la victoire sur l'Allemagne, la question du danger pour les populations civiles des régions libérées ne les concernaient pas. Ils avaient ainsi privilégié le littoral et les principaux axes de communication pour faciliter l'acheminement des troupes et du matériel. Les Français, pour leur part, voyaient dans le déminage, non seulement une tâche de protection civile, mais aussi une des prérogatives de leur souveraineté nationale. Au cours de l'été 1944, principalement en Normandie, la première organisation du déminage se fit de manière empirique par une collaboration entre le Génie rural relevant du ministère de l'Agriculture, des unités du Génie militaire de l'armée de la France libre et des individus pressés de remettre en culture leurs champs. Manquant d'expérience, les autorités françaises s'adressèrent aux démineurs britanniques. Ceux-ci formèrent les premiers démineurs français dans un centre d'apprentissage ouvert à Bayeux à l'été 1944. Non contents d'initier leurs collègues français à cet art délicat, ils leur prêtèrent du matériel pour les premières opérations, qui servit aussi de modèle à la production des détecteurs. En janvier 1945, le relais était pris et une école française commença à fonctionner à Houlgate, où enseignaient les spécialistes français formés à Bayeux. Mais, alors que la guerre se prolongeait, la Normandie n'était pas la seule région infestée de mines. Le gouvernement provisoire devait se préoccuper d'organiser le déminage sur tout le territoire, dans les zones des combats comme partout ailleurs. Quelle administration pouvait se charger d'une tâche où le militaire et le civil étaient indissociables ?
     
    Le déminage, un préalable à la reconstruction
     
    Dans le contexte de la Libération où les nouveaux pouvoirs s'étaient placés sous le signe de la restauration démocratique et des prérogatives de l'État, le déminage fut rapidement considéré comme une entreprise hors de portée de l'initiative privée. Le ministère chargé de la défense, occupé à refonder une armée nationale et à participer à la défaite finale de l'Allemagne, ne tenait pas à se charger d'une tâche ingrate, qui de surcroît semblait devoir se prolonger. Le ministère de l'agriculture comme celui de l'intérieur hésitaient à s'impliquer dans des opérations qu'ils tenaient pour militaires. C'est pourquoi le gouvernement provisoire, jugeant qu'il s'agissait bien d'un préalable à la reconstruction, confia le déminage au ministère de la reconstruction et de l'urbanisme, créé en novembre 1944. La direction du déminage y fut organisée en février 1945 sous la responsabilité de Raymond Aubrac, ancien commissaire de la République à Marseille.
     
     
     
    Le déminage de la France après 1945 Le_dem10
     
    Le déminage. Source : Amicale des démineurs de France
     
     
    Cette décision correspondait au principe général de la prise en charge par l'État de la reconstruction et le passage du relais entre civils et militaires fut effectif au printemps 1945. L'urgence était alors de localiser les mines et de les dénombrer. La saisie des documents du commandement militaire qui suivit la reddition allemande permit de connaître les détails des plans des champs de mines, leur disposition et les différents types d'amorçage et d'explosifs employés. Dans le même temps, ne disposant toujours pas de matériel adéquat, les autorités françaises se préoccupèrent de l'acquérir. Après avoir été fournis par des forces alliées, les premiers détecteurs français, fabriqués sous licence, sortirent des usines à l'automne, moment du véritable démarrage du déminage. Restait à trouver la main-d'oeuvre qui accepterait un travail au cours duquel les accidents mortels étaient fréquents.
     
    Volontaires et prisonniers de guerre
     
    Pour l'encadrement des équipes et le désamorçage proprement dit, le Déminage recruta des volontaires - souvent jeunes et sans travail - attirés par des salaires élevés, alors que pénuries et restrictions étaient encore le lot quotidien de la population. Un peu plus de trois mille démineurs furent engagés jusqu'au début de 1946. Mais le désamorçage d'une mine, travail hautement qualifié qui demande une excellente connaissance des différents engins et une grande sûreté d'exécution, n'est que l'aboutissement d'un long travail préparatoire. Une fois la zone de déminage circonscrite, il fallait l'entourer de balises et de fils protecteurs, marquer les points précis où se trouvaient les mines, amener sur place le matériel, effectuer des terrassements, avec un risque constant d'erreur et donc d'accidents. Malgré l'article 31 de la Convention de Genève (1929) interdisant l'emploi des prisonniers de guerre à des tâches dangereuses, la direction du déminage obtient des Alliés l'autorisation de prélever un contingent de plusieurs milliers de prisonniers de guerre allemands sur les 500 000 affectés à la France pour des travaux d'intérêt public.
     
     
     
    Le déminage de la France après 1945 Porte_10
     
    Porte explosif, 1946. Source : Ministère de l'équipement/SIC
     
     
    La formation des démineurs était la meilleure garantie de leur efficacité. Une école fut ouverte à Septeuil, près de Paris au cours de l'été 1945 pour former des instructeurs avant qu'ils ne partent enseigner à leur tour dans les départements. Les responsables du déminage tenaient à ces centres d'instruction et de perfectionnement, car le taux d'accidents était inversement proportionnel au nombre d'ouvriers instruits. En septembre 1946, tout le personnel d'encadrement y avait suivi des cours et un ensemble cohérent de techniques et de savoirs y avait été mis au point. Le travail quotidien se faisait à l'échelon communal, les équipes travaillant en liaison étroite avec les autorités municipales. Au maire revenait de prévenir les habitants de leur arrivée et des dangers des opérations qui allaient commencer, de baliser les terrains, d'assurer l'intendance, en particulier pour les prisonniers qui suscitaient la méfiance des populations. Celles-ci, dans l'ensemble, accueillirent favorablement les démineurs dont elles admiraient le courage.
     
    Méthode longue mais sûre, la détection manuelle fut utilisée chaque fois que les approches préalables avaient révélé la présence de mines difficilement décelables par les détecteurs électriques. Quatre hommes, en principe tous brevetés démineurs, avançaient en ligne sur une bande de quatre mètres de large. Dès qu'un obstacle était suspecté, le désamorçage commençait. Quand le type de mine ne le permettait pas, seule une mise à feu était préparée. Celle-ci avait lieu en fin de journée après évacuation de tout le personnel. Venait enfin le contrôle qu'on voulut parfait. Ce fut en général la tâche des prisonniers de guerre, conduisant charrues ou tracteurs sur la zone censée être déminée. Le traitement d'un terrain pouvait ainsi durer plusieurs jours.
     
    Malgré les précautions et la formation, les accidents furent nombreux. Il y eût au moins 1 800 morts parmi les Allemands et 500 du côté français. Le nombre de blessés est difficile à évaluer, alors que les séquelles des blessures étaient très invalidantes (membres arrachés). On ne dispose pas plus de chiffres pour les victimes parmi la population.
     
    Néanmoins, à la fin de 1947, les travaux de déminage étaient considérés comme achevés. La surestimation du nombre de mines à enlever fut sans doute l'une des raisons d'un succès aussi rapide qu'imprévu, car des moyens importants furent accordés à cette administration et son action fut efficacement relayée par des campagnes de presse, d'affiches et des émissions radiophoniques. Bien que toutes les mines n'aient pas été neutralisées et que l'on déplore encore aujourd'hui des accidents, ce succès a fait du déminage une spécialité française. Depuis 1945, les démineurs français sont présents sur les grands chantiers contemporains, au Moyen-Orient, en Afrique, en Asie ainsi que dans l'ex-Yougoslavie.
     
     
     
    Danièle Voldman, Directrice de recherche au CNRS-Centre d'histoire sociale du XXe siècle.
    Revue "Les Chemins de la Mémoire" n° 153 - Septembre 2005 pour Mindef/SGA/DMPA


    ********************


    Depuis, les mines ont fait beaucoup de progrès.
    Je ne sais pas si on continue à faire des relevés quand on pose un champ de mines...
    Cela m'étonnerait. 
    J'ai l'impression qu'on a perdu l'habitude du "travail bien fait". 


    Surtout avec les IED...
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    Le déminage de la France après 1945 Empty Re: Le déminage de la France après 1945

    Message par junker Dim 7 Fév - 8:39

    Avec les mines indétectables, comment s'organise les démineurs, il existe des mines diaboliques, !
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    Le déminage de la France après 1945 Empty Le déminage de la France

    Message par Hubert DENYS Dim 7 Fév - 12:03

    La dernière photo monte ce qui reste d'un mini char Sd. Kfz 302 Goliath
    Ce véhicule de démolition téléguidé a été inspiré du véhicule de démolition français Kégresse, coulé dans la Seine en 1940, il est le plus célèbre des véhicules de démolition téléguidés. Construit de 1942 à 1944, le "leichter Ladungsträger" (véhicule léger de démolition) fut officiellement baptisé Sd. Kfz.302 - E-Motor (moteur électrique) et utilisé majoritairement sur le front de l'Est. On le retrouve parfois sous la dénomination "Gerät 67" (équipement 67). Il a été surnommé Goliath par les Américains. Un exemplaire doté d'un moteur à essence a également été produit
    Cet engin, commandé à distance par un câble téléphonique de trois fils, servait principalement à détruire des chars ou des réserves de munitions. Il a été produit par les usines Borward et Zündapp . Il n'était protégé que par 5 mm d'acier, le Goliath était très vulnérable aux attaques de l'infanterie, et les soldats ont vite trouvé une parade en sectionnant les câbles de téléguidage au moyen d'une pelle.
    Il a été utilisé sur les plages de débarquement le 6 juin 1944 mais le manque d'entretien et les corrosions dues à l'air salé l'ont rendu inopérant. Un seul spécimen explosa accidentellement quand un GI's essaya de le démonter.
    Bien qu'un total de 7564 Goliaths des deux modèles aient été produits, cette arme à usage unique n'a pas été considérée comme une réussite, en raison de son prix de revient unitaire élevé, de sa vitesse très lente (9,5 km/h), de son mince blindage, qui ne le protégeait pas contre des tirs d'armes comme des mitrailleuses Browning 12,7mm, et de ses câbles de commande vulnérables.
    Spécifications techniques
    • Motorisation : 2 Bosch MM/RQL 2500/24 RL2 de 2,5 KWh
    • Vitesse maximale : 10 km/h
    • Autonomie : 1,5 km (800 m sur terrain accidenté)
    • Masse : 362 kg
    • Longueur : 1,63 m
    • Hauteur : 0,51 m
    • Largeur : 0,88 m
    • Armement : Charge explosive de 80 kg
    Le déminage de la France après 1945 Cg_0210

    Le déminage de la France après 1945 Cg_0110
    Soldats anglais regardant des "Goliaths" (IWM)
    Le déminage de la France après 1945 Cg_0310
    GI's américains auscultant des Goliaths (NA/USA)

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    Le déminage de la France après 1945 Empty Le déminage

    Message par Hubert DENYS Dim 7 Fév - 13:52

    A la question :" Ces prisonniers allemands s'occupaient-ils du déminage, voici ce que dit Franz Gockel dans son livre " Das Tor zur Hölle" à la page 204 :
    "Les prisonniers allemands étaient destinés à réparer les dommages de guerre dans toute la France. On avait besoin de main d'œuvre dans les mines, la reconstruction des routes et l'agriculture. D'autres camarades furent affectés dans des commandos de déminage. Par manque de détecteurs de mines et de formation, ils furent nombreux à y laisser la vie ou un membre arraché par un éclat de mine "

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    Le déminage de la France après 1945 Empty re : Le déminage de la France après 1945

    Message par otosan Dim 7 Fév - 16:59

    Si ma mémoire ne fait pas défaut , il me semble que dans un livre d'école ( certainement d'histoire ) nous étions avertis de ne pas toucher ou ramasser ce qui pouvait être des piège laissé par l'envahisseur . Page illustré de pièges style , boite d'allumette , conserve et autre .
    je pense que pendant les classes nous avons tous appris à chercher les mines avec le poignard .

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    Le déminage de la France après 1945 Empty Le déminage de la France

    Message par Hubert DENYS Dim 7 Fév - 17:55

    J'habite un petite ville côtière sur les bords de l'océan Atlantique. Vous la connaissez tous parce c'est celle qui a été dévastée par la tempête Xinthia fin février 2010 et qui a connue la perte de 29 de ses habitants.
    Sur le littoral, sur les dunes, les Allemands ont laissé des souvenirs encore visibles de nos jours. Lorsque nous étions gamins, nous avions l'interdiction d'aller dans les dunes où il y avait des blockhaus et d'entrer dans ceux-ci. Mais comme tous les gosses, il suffit que ce soit défendu pour qu'on le fasse. Nous sommes rentrés à l'intérieur de ces édifices et nous cherchions on ne sait pas quoi avec des piles électriques parce qu'à l'intérieur, il faisait noir comme dans un four. C'est là qu'à 13/14 ans, nous amenions nos petites copines.
    Parfois nous trouvions des balles encore sur leur plaquette/chargeur, vert-de-gris mais encore nuisibles. Un fois, un de mes camarades a trouvé un objet, il l'a amené chez lui sans rien dire à personne, il l'a mis dans l'étau de son père et a commencé à le "bricoler" avec des outils. Cela lui a coûté la main et un avant-bras du côté gauche et 3 doigts de l'autre main, des éclats sur tout le torse mais après des semaines à l' hôpital, il a pu s'en sortir.
    A l'école maternelle du village, dans les années 55/60, les employés municipaux ont déversé un camion de sable dans la cour pour que les gamins puissent jouer. Une matinée, lors de la récréation, une fillette est aller chercher la maitresse pour lui montrer quelque chose qu'elle avait trouvé dans le sable. La maitresse a tout de suite vu de quoi il s'agissait et a fait évacuer toute l'école. Après il y a eu les pompiers, les gendarmes et encore beaucoup de monde. C'était un obus de mortier.
    La plage et les dunes ont été totalement déminées et neutralisées qu'en 1965. Il faut dire aussi que cette plage a plus de huit km de longueur

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