Rechercher
 
 

Résultats par :
 


Rechercher Recherche avancée

Derniers sujets
» LA MARSEILLAISE
Combat de haute intensité. Que faut-il en penser ?  Icon_minitimeAujourd'hui à 2:45 par Hubert DENYS

» Cachez ce soldat, que je ne saurais voir.
Combat de haute intensité. Que faut-il en penser ?  Icon_minitimeHier à 11:35 par compagnie tournante

» Sommes-nous prêt pour un conflit majeur ?
Combat de haute intensité. Que faut-il en penser ?  Icon_minitimeHier à 9:09 par CASTOR2

» Ce jour-là. 25 février 1948 Le coup de Prague
Combat de haute intensité. Que faut-il en penser ?  Icon_minitimeMer 24 Fév 2021 - 21:17 par Blu

» Pierre DECKEUR
Combat de haute intensité. Que faut-il en penser ?  Icon_minitimeMer 24 Fév 2021 - 20:37 par 66-2B

» Une devise "Par le ciel, pour servir"
Combat de haute intensité. Que faut-il en penser ?  Icon_minitimeMer 24 Fév 2021 - 17:08 par Jean

» 10 juillet 1943, opération Husky
Combat de haute intensité. Que faut-il en penser ?  Icon_minitimeMer 24 Fév 2021 - 17:01 par FOUQUET65

» Mali. Vidéo sur Takuba
Combat de haute intensité. Que faut-il en penser ?  Icon_minitimeMer 24 Fév 2021 - 9:04 par Kuiper

» 20 juillet 1969
Combat de haute intensité. Que faut-il en penser ?  Icon_minitimeMar 23 Fév 2021 - 22:34 par Blu

Février 2021
LunMarMerJeuVenSamDim
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728

Calendrier Calendrier

Petites annonces

    Pas d'annonces disponibles.

    Qui est en ligne ?
    Il y a en tout 41 utilisateurs en ligne :: 0 Enregistré, 1 Invisible et 40 Invités :: 1 Moteur de recherche

    Aucun

    Le record du nombre d'utilisateurs en ligne est de 257 le Mar 2 Juin 2020 - 23:31
    Statistiques
    Nous avons 490 membres enregistrés
    L'utilisateur enregistré le plus récent est Pomme

    Nos membres ont posté un total de 5608 messages dans 1874 sujets

    Combat de haute intensité. Que faut-il en penser ?

    Aller en bas

    Combat de haute intensité. Que faut-il en penser ?  Empty Combat de haute intensité. Que faut-il en penser ?

    Message par LANG Sam 16 Jan 2021 - 21:13

    Couvre feux, neige et verglas, avancée du covid, ralenti du vaccin, rien que des ingrédients pour allumer la cheminée et lire des articles de fond. 
    Enfin, pour ceux qui veulent bien car certains textes peuvent être longs. 
    Tant pis, les voila…
     
     
    Repris d’un dossier du G2S de Novembre 2020
     
    La victoire de haute intensité est bien plus qu’une victoire de haute technologie
    Le GDI (2S) Vincent DESPORTES
     
    Le général Desportes aborde cette question en s’appuyant en particulier sur une analyse de notre défaite de 1940.C’est ce qui m’a poussé (entre autres) à vous proposer son article.
     
    Des extraits pour vous inviter à lire le texte complet en cliquant sur ce lien de Theatrum Belli : 
     
    La victoire de haute intensité est bien plus qu’une victoire de haute technologie (Dossier du G2S n°26) - Theatrum Belli (theatrum-belli.com)
     
    … Vraisemblable adepte de SUN TZU, HITLER n’a engagé la bataille que lorsqu’il savait l’avoir déjà gagnée : face à un adversaire dont il connaissait la veulerie, il a créé en sept années de stratégie acérée les conditions de notre inévitable défaite. Le SEDAN de mai 1940 ne fut que le coup de grâce, à nouveau, comme celui de septembre 1870.
    La France doit effectivement penser « conflit majeur de haute intensité », mais en se rappelant sans cesse que lors des trois dernières occasions où elle dut conduire ce type d’affrontement contre un adversaire apparemment de son niveau, elle a perdu. Sans discussion en 1870. Sans discussion en 1940. Et elle ne dut sa Marne de septembre 1914 qu’à un concours exceptionnel de circonstances, dont la pugnacité du roi Albert 1er, la « désobéissance du général Von KLUCK » et la solidité de JOFFRE alliées à la bravoure patriotique du soldat français.
    À chaque fois, la défaite fut actée bien avant le premier coup de canon. La qualité de ce dernier n’est pas négligeable, mais la victoire ou la défaite n’en sont pas la conséquence : elles sont le fait des Nations et non des armées ― reflet de celles-ci ―, et se jouent sur le long terme, très en amont du « premier sang ».
    Bien sûr, la performance des équipements joue un rôle… mais il n’est pas majeur. Il faut tordre le cou à cette idée que la victoire de haute intensité est une victoire de haute technologie. Celle-ci n’a qu’un effet marginal. D’ailleurs, les champs de guerre montrent depuis longtemps la décroissance du rendement des armes : des systèmes d’armes toujours plus sophistiqués y produisent des résultats toujours plus décevants. Rien d’étonnant : la supériorité technologique n’a d’impact que sur les deux premiers niveaux (technique et tactique) de la guerre, alors que, si la bataille se gagne à ces deux niveaux, la guerre se gagne aux trois autres, l’opératif, le stratégique et le politique…
     
    …L’exemple américain est tout aussi édifiant. Lors de la guerre du Vietnam, la puissance et la technologie de haute intensité développées par les États-Unis ne sont jamais parvenues à interrompre le fonctionnement de la piste Hô-Chi-Minh et à faire plier la volonté de conquête du Nord. Même si celui-ci a enduré un tonnage de bombes plusieurs fois supérieur à celui déversé sur l’Allemagne entre 1940 et 1945, jamais la résilience de la population nord-vietnamienne n’a été atteinte. Sur ce théâtre, les États-Unis ont gagné chaque bataille de haute intensité jusqu’à ce qu’ils perdent la guerre.
     
    Hélas, les enseignements des conflits sont vite oubliés tandis que politiques et militaires retombent facilement dans la fallacieuse idée qu’il est toujours possible, avec un surcroît de technologie, de trouver la martingale, de commander enfin à la guerre pour la forcer à produire les effets stratégiques espérés. Les contre-exemples de l’Irak puis de l’Afghanistan sont fascinants. Rarement, des conflits auront connu une telle dissymétrie dans l’ordre des moyens, quantitativement et qualitativement. Jamais n’a été déployée, à un tel niveau de sophistication, la puissance militaire américaine. Jamais n’ont été observés un tel différentiel technologique… et une telle difficulté à l’emporter.
     
    Aussi, dans les réflexions qui s’ouvrent, il est vital de ne pas confondre la guerre avec les outils de celle-ci. Les armes ne sont jamais que les instruments de la bataille, le succès « dans la bataille » ne se transformant d’ailleurs jamais naturellement en succès « dans la guerre ». Si la technologie joue un rôle direct au combat, elle ne décide pratiquement jamais de l’issue d’un conflit parce qu’elle n’est qu’une des dimensions de l’efficacité stratégique : la technologie influe sur le “warfare”, pas sur le “war”. C’est pourquoi la supériorité conférée par la technologie est toujours dominée par les contextes sociaux, culturels, stratégiques et politiques. C’est aussi pourquoi le rendement des armes sera toujours moins la conséquence de leur puissance que des conditions de leur emploi. Toute victoire continuera à relever d’abord de facteurs non militaires.
     Il y a un demi-siècle, le général BEAUFRE [2] écrivait : « La force n’a pas fini de jouer son rôle dans les dures compétions internationales, mais son succès dépend surtout des conditions psychologiques et politiques nécessaires pour décupler les effets de la force pure. »
    C’est toujours vrai.
     
    [2] Général BEAUFRE, L’expédition de Suez, Grasset, 1967.
     
     
    Et le général Desportes se livre ensuite à une analyse de notre défaite de 1940 pour en tirer des enseignements qu’il faut garder à l’esprit pour envisager ce retour à un conflit de « haute intensité »…
     
    LE PIÈGE DE L’AVEUGLEMENT : QUE L’ANNÉE 1940 SOIT À JAMAIS GRAVÉE DANS NOS ESPRITS
    Jamais la France, jamais l’Europe, jamais l’Occident ne se remettront de notre chute de 1940. De cette honteuse défaite de « haute intensité », parfaitement évitable, il faut se rappeler les racines, profondes et anciennes….
     
     
    Et sa conclusion :
    Mettons un terme à nos illusions mortifères. Dans le gigantesque affrontement qui se prépare entre l’Amérique et la Chine nous sommes seuls et faibles. Les États-Unis ne seront jamais plus l’assurance-vie qu’ils ont été. Notre garantie, nous ne la trouverons que dans notre réveil stratégique et l’autonomie militaire de l’Europe qui doit au plus vite construire « sa » défense en ne comptant que sur « ses moyens » : la défense de l’Europe par l’Europe et pour l’Europe.
    C’est, en fait, une question de survie nationale.
     
    Le texte du général Desportes figure également en pièce jointe PDF.
     
    ******************
     
    Cet article du général Desportes est tiré du  dossier du G2S de novembre 2020.
    Un dossier volumineux.
    C’est une étude très complète avec plusieurs intervenants qui n’hésitent pas à aborder des aspects très divers.
    Ces analyses sont présentées avec une grande ouverture d’esprit.
    Son titre : « Vers un retour du combat de haute intensité ».
    Les différents articles de ce dossier peuvent être consultés sur le site Theatrum Belli.
    conflit à haute intensité | Theatrum Belli (theatrum-belli.com)
     
    J’ai noté ces dernières lignes du général Alain BOUQUIN dans la conclusion de ce dossier :
     
    « … Au fil de ces interrogations, on devine l’ampleur de la réflexion qui doit être menée, des défis qui nous attendent pour réfléchir à ce que serait une guerre mortelle, et la variété des sujets qui doivent être traités pour prétendre à une certaine exhaustivité. On comprend aussi qu’il faut sortir de nos schémas habituels : nous sommes une génération qui a préparé l’avenir en pensant à l’habituel, à l’usuel ; qui savait anticiper le (quasi) normal ! Il faut réapprendre à anticiper le pire !
    On pressent aussi le piège principal qui pourrait biaiser l’analyse : celui de raisonner la haute intensité et les caractéristiques d’un conflit majeur à venir au seul prisme de l’expérience et de l’histoire.
    Ce n’est pas le retour de la guerre froide qu’il faut traiter, c’est celui d’une guerre totalement nouvelle dont les schémas et les conditions seront autres.
    Et enfin l’incertitude majeure qui demeurera, une fois ce travail d’analyse effectué, sera de savoir dans quelle mesure notre pays est capable de consentir l’effort nécessaire : en aura-t-il l’envie, l’ambition, la volonté, la possibilité, les ressources ?
    Il faudra pourtant bien finir par se convaincre que se préparer au conflit majeur de demain, c’est nécessairement accepter des sacrifices aujourd’hui ! »

    ***********

    Tout cela semble bien loin du Sahel et du Mali ou de l'Irak. 
    De l'ennemi actuel déguisé en terroriste...
    C'est vrai.
    Mais si dans les années qui ont suivies 1918 on avait raisonné en se détachant de la guerre des tranchées...
    Fichiers joints
    Combat de haute intensité. Que faut-il en penser ?  Attachment
    La victoire de haute intensité est bien plus qu’une victoire de haute technologie (Dossier du G2S n°26).pdf Vous n'avez pas la permission de télécharger les fichiers joints.(296 Ko) Téléchargé 16 fois
    LANG
    LANG
    ADMINISTRATEUR
    ADMINISTRATEUR

    Messages : 957
    Points : 34750
    Réputation : 16558
    Date d'inscription : 09/12/2018
    Age : 79
    Localisation : Yonne

    Revenir en haut Aller en bas

    Combat de haute intensité. Que faut-il en penser ?  Empty Re: Combat de haute intensité. Que faut-il en penser ?

    Message par CASTOR2 Dim 17 Jan 2021 - 18:44

    Une mise en garde. Il y en a eu d’autres dans le passé…
     
    « Quand une puissance, l’Allemagne hier, la Chine aujourd’hui, énonce clairement sa volonté de puissance et de domination, il est préférable d’en prendre acte avant qu’il ne soit trop tard : ce n’est pas anodin de voir le pays où est née la stratégie se donner comme objectif officiel de devenir avant 2049 la première puissance économique et militaire du monde
    N’ayons pas à dire demain : effectivement, nous le savions ! »
     
    « Aujourd’hui, le monde réarme. Jamais les dépenses militaires ― sauf en Europe ― n’ont
    été aussi élevées depuis la fin de la guerre froide. Pour sa part, sur un rythme tranquille
    de 6 à 7 % par an, la Chine a multiplié par cinq son budget militaire en quinze ans,
    passant de 40 milliards de dollars en 2006 à 180 en 2020 : ce n’est probablement pas
    pour le seul plaisir d’organiser d’époustouflantes démonstrations de force sur la place
    Tian’anmen ! Partout dans le monde les usines d’armement tournent à plein. »
     
    La Chine avance lentement… ses pions…

    Comme par exemple là-bas. Mais c'est loin...

     De chez nous...
     
    Combat de haute intensité. Que faut-il en penser ?  Chine10
    CASTOR2
    CASTOR2
    Histoire et Mémoire
    Histoire et Mémoire

    Messages : 223
    Points : 16497
    Réputation : 7311
    Date d'inscription : 14/10/2019
    Age : 74
    Localisation : Centre

    Revenir en haut Aller en bas

    Revenir en haut


     
    Permission de ce forum:
    Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum