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    Message par briselance13 le Ven 22 Fév - 21:54

    Journal du 1er groupe

    21 février 1919 " Ordre de mouvement pour rejoindre la 22e D.I, dans la zone de Longuyon.
                          Le 2e groupe commence son mouvement le 22."
    23 février 1919 " Départ du groupe à 7 heures. Itinéraire; Vigneul, Montmédy, Ville-Cloye,
                          Velosnes, Vézin, Charency.
                          Le groupe cantonne dans les villages d'Epiez, Charency, Villette,
                         Flabeuville."
    24 février 1919 " Départ du cantonnement à 7 heures. Itinéraire; Longuyon, Pierrepont.
                          Arrivée au cantonnement définitif à 11h30.
                          Cantonnement du groupe; 1ère et C.R à Boismont, 2e à Ville au Montois,
                          3e à Mainbottel, T.R à Bazailles.
                           Le groupe doit aider aux travaux de culture."


    Dernière édition par briselance13 le Ven 22 Fév - 23:04, édité 2 fois

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    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 13 Empty Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Ven 22 Fév - 22:26

    Journal du 2e groupe
    21 février 1919 " Départ de Chauvency le Château à 7h30. Itinéraire; Montmédy,
                          Ville-Cloye, Velosnes, Charency. Le groupe cantonne à Epiez, avec
                          la 4e Bie, C.R à Charency, 5e à Charency, 6e à Villette.
                          14h, départ du logement."
    23 février 1919 " Départ à 7h30 d'Epiez. Itinéraire; Charency, Villette, Longuyon,
                          Beuville, Pierrepont, où cantonnent l'E.M, les 4e et 5e Bies, 6e Bie
                          et C.R à Arrancy.
                          Retout du s/lt Gilbert qui est envoyé au Q.G de la 22e D.I."
    24 février 1919 " R.A.S."

     Journal du 3e groupe
    21 février 1919 " Départ de Luxemont. Itinéraire; Frignicourt, Huiron, Humbauville.
                          (9e à Le Meix-Tiercelin)."
    22 février 1919 " Départ de Humbauville. Itinéraire; Sompuis, Soudé Ste Croix,
                          Sommesous."
    23 février 1919 " Départ de Sommesous. Itinéraire; Gourgançon, Corroy.
                          Cantonnement définitif.
                          Le groupe est rattaché au C.O.A de Sézanne."

         NB: C'est la fin du JMO du 3e groupe. Merci pour ce que ces artilleurs ont accompli.
               Le JMO de la 2e batterie nous rapporte que le village de Ville au Montois " est
               à moitié détruit, les Allemands l'ayant incendié en 1914".

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    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 13 Empty Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par LANG le Sam 23 Fév - 19:35

    " NB: C'est la fin du JMO du 3e groupe. Merci pour ce que ces artilleurs ont accompli"
    Oui, merci au 3ème groupe et souhaitons lui un bon retour...

    "1er groupe
    24 février 1919 Le groupe doit aider aux travaux de culture.
    "

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 13 8-crv-10

    Un petit retour à la terre...

    Vous avez dit retours ?

    C’est aussi le temps du retour des prisonniers de guerre.


    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 13 Bundes13

    De ceux qui étaient partis très loin en Germanie...

    Ces prisonniers de guerre dont le sort n’était pas très enviable.
    D’abord un petit rappel :

    Ordre général n° 28, donné par le général Joffre, le 28 novembre 1914 :

    « Tout soldat fait prisonnier par suite de son insouciance ou de sa négligence, tout chef, qui, par manque de fermeté, laisse prendre une partie de sa troupe par l’ennemi, commet une faute des plus graves. Le commandant en chef décide que tout militaire non blessé fait prisonnier sera, à son retour de captivité, l’objet d’une enquête à l’effet de déterminer s’il y a lieu de prendre, envers lui, des sanctions disciplinaires (..) notamment pour capitulation, désertion à l’ennemi ou abandon de poste en présence de l’ennemi. »

    600 0004 soldats français environ sont faits prisonniers.

    Une fois « prisonnier » le sort n’était pas très enviable.
    De quelle protection pouvait-il bénéficier ?

    La protection des prisonniers de guerre et l’application des Conventions

    Lorsque la Grande Guerre éclate, la définition du prisonnier de guerre est floue. Les Conventions de La Haye de 1899 et de 1907 indiquent que les combattants et les non combattants doivent être considérés comme des prisonniers de guerre.
    Le prisonnier de guerre est un soldat, mais ceux qui suivent l’armée sans en faire partie, mais en possédant une légitimation de l’autorité militaire, sont aussi des prisonniers de guerre (article 15 de la Convention de 1899).
    Cependant les précisions apportées par la Convention de 1907 concernent plus les soldats. S’il est interrogé, le prisonnier de guerre ne donne que ses nom et grade. Il reçoit une solde s’il est officier, garde son casque mais pas ses papiers militaires. Il est enterré en tenant compte de son grade et de son rang. Il est au pouvoir du gouvernement de l’armée qui l’a capturé, soumis à ses lois et règlements mais il doit être traité avec humanité.
    Le prisonnier peut être interné mais non enfermé, si ce n’est par mesure de sécurité indispensable. Les évadés repris sont passibles de peines disciplinaires, mais aucune peine ne doit les frapper pour les fuites antérieures s’ils font plusieurs tentatives. Il est en effet considéré comme normal qu’un soldat cherche à redevenir un combattant. L’Etat capturant le prisonnier peut l’utiliser économiquement, mais sous certaines conditions bien définies. Il peut être transformé en travailleur rémunéré –à l’exception des officiers- mais les travaux en rapport avec les opérations de guerre sont prohibés.

    Connaissant très rarement cette législation, les prisonniers de guerre sont acheminés à pied ou en wagons à bestiaux en Allemagne vers quelques 120 camps entourés de barbelés, qu’il s’agisse des simples soldats ou des officiers.
    Les soldats, affectés dans des Kommandos de travail, remplacent les Allemands dans les tâches quotidiennes, perçoivent un salaire inférieur à celui d’un ouvrier, subissent la faim, les maladies, les punitions, les évadés étant envoyés dans des camps « de mesure de sûreté ».
    Les conditions de vie sont très dures et 20 000 prisonniers de guerre français meurent en Allemagne. Les conditions d’internement varient en fonction des autorités du camp et du grade des captifs : dans les camps d’officiers, pour maintenir le moral et éviter les révoltes, des activités théâtrales, musicales, sportives, éducatives s’organisent et des journaux sont édités. Mais des entorses aux Conventions, qui restent toutefois limitées, sont observables dans toutes les armées : par exemple, au début de l’année 1917, des prisonniers de guerre français sont envoyés à huit kilomètres des premières lignes de feu françaises et des sous-officiers français sont envoyés travailler dans les marais du Hanovre, en représailles des travaux pénibles auxquels des intellectuels allemands sont soumis en France. Les journaux français évoquent, dans des articles dont la propagande n’est pas exclue, les conditions de détention des prisonniers de guerre en Allemagne…
    …..
    Et le retour de ces prisonniers ne sera pas forcément joyeux…
    ...Bien que soutenus dans leurs demandes par l’Union nationale des Combattants dès
    1919, ils sont exclus des distinctions honorifiques consenties aux autres soldats par les lois votées par la Chambre des députés, entre 1918 et 1920.
    Ainsi, les prisonniers décédés en captivité n’ont pas droit à la mention « Mort pour la France », alors que les camarades des captifs décédés inscrivaient spontanément cette formule sur les croix des cimetières, sans attendre aucune autorisation parlementaire ou gouvernementale….



    Lire l’article complet sur le site : http://centenaire.org/fr/espace-scientifique/societe/limage-des-prisonniers-de-guerre-de-la-grande-guerre-en-france


    Une idée du repas pendant la captivité au camp de Darmstadt

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 13 Darmst10

    (Beaucoup de soupe... )

    La dénutrition devient le quotidien du prisonnier ; après la guerre, beaucoup souffrent de graves troubles digestifs et s’habituent difficilement à un nouveau changement de régime alimentaire.

    Les prisonniers furent dirigés, par chemin de fer, vers les centres de démobilisation où après diverses formalités administratives et conversion de leurs marks en francs ils furent libérés, ou après une courte permission convoqués pour achever leur temps légal de service militaire.
    380.000 prisonniers français furent rapatriés avant le 15 janvier 1919 et la quasi-totalité avant le 9 mars.

    (Extrait de http://histoiresdepoilus.genealexis.fr/camps/camp-darmstadt.php)
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    Message par briselance13 le Mar 26 Fév - 1:27

    .

     Journal du 1er groupe


    25, 26 février 1919 " Mêmes cantonnements, travaux de culture."
    27 février 1919 " Mêmes cantonnements, travaux de culture.
                            Le sous-lieutenant Tisné-Larribet est dirigé, le 27, sur le Centre d'Etudes Spéciales de Strasbourg."
    28 février 1919 " Mêmes cantonnements, travaux de culture."


      Journal du 2e groupe


    25 février 1919 " Départ du vétérinaire Sarriaux pour Favernay."
    26 février 1919 " Le capitaine Wallut, Cdt la 4e Bie, part à Polytechnique."
    27 février 1919 " Le cantonnement de Pierrepont devant être cédé pour des cours de Cdts de Cie, l'E.M du II/35
                            s'établit à Arrancy, avec la 6e Bie, la 4e Bie à Han devant Pierrepont, et la 5e Bie à Beuville."
    28 février 1919 " Le capitaine Dourver, commandant la 4e Bie, part aux cours de pyrotechnie de Bourges.
                            Le sous-lieutenant de Boishamon prend, provisoirement, le commandement de la 4e Bie."


       ARTILLEURS MORTS POUR LA FRANCE


    LE GALL Jean Marie né le 1 avril 1884 à Plouzévédé (Finistère) maladie en service
                                   mort le 23 février 1919.

    PAVAGEAU Louis Auguste né le 3 juillet 1884 à Treize-Septiers (Vendée) maladie en service
                                    mort le 7 février 1919

    Non déclaré MPLF : LE GUILLANTON Julien Marie né le 7 juillet 1887 à Vannes (Morbihan) condamné pour 10 ans
                                    et mort à la prison de Beni Saf, le 13 février 1919.

    .


    Dernière édition par briselance13 le Mar 26 Mar - 22:54, édité 1 fois

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    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 13 Empty Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par LANG le Mar 26 Fév - 21:05

    «Journal du 1er groupe  Mêmes cantonnements, travaux de culture.……… Mêmes cantonnements, travaux de culture.… »
    « Journal du 2e groupe 28 février 1919 " Le capitaine Dourver, commandant la 4e Bie, part aux cours de pyrotechnie de Bourges. «


    Laissons le  1er  groupe à ses travaux de culture et avec le 2ème groupe suivons un instant le capitaine Dourver à Bourges où se trouve l’Ecole de Pyrotechnie.

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 13 Doc-4810

    La décision d'implanter des "établissements militaires" à Bourges date d'avril 1860.
    La première réalisation comprend une Fonderie impériale de canons et les premières pièces sortent de Bourges dès 1867, pour le compte de l'empereur Napoléon III. La défaite consommée de 1870 transforme l'établissement en fabricant de canons, après avoir ôté le qualificatif d'impérial.
    A la même époque, vers 1870; une Ecole de pyrotechnie s'implante à Bourges en venant de Metz, elle s'appellera l'ECP (Ecole Centrale de Pyrotechnie).

    (Nota : Les deux entités fusionneront un siècle plus tard……, en 1967, pour devenir l'EFAB (Etablissement de fabrication d'armement), lequel, en 1994 s'appelle GIAT (Groupement Industriel des Armements Terrestres), puis GIAT-Industrie.)

    Cette Ecole de pyrotechnie était chargée de l'étude de "tous les problèmes relatifs à toutes les munitions". Le personnel perfectionnait les procédés d'emploi des explosifs d'amorçage, et ils en assuraient la fabrication. Parmi les travaux, l'Ecole Centrale de Pyrotechnie s'efforçait d'assurer "toujours davantage la sécurité des ouvriers employés à ces manipulations et auxquels s'attachait la vieille légende du condamné à mort : c'est ainsi que l'on appelait l'ouvrier qui donnait la dernière main à la composition fulminante entrant dans les amorces".

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 13 Usine_10


    Un complément d'information ?:

    LA DIFFICILE RECONVERSION DE L'APRES-GUERRE
    L'activité industrielle principale de Bourges avait été consacrée depuis 4 ans à une intensive production de guerre. Mais comme il s'agissait de la "der des der", il n'était plus nécessaire de "sortir" des munitions et autres canons. La reconversion de milliers de travailleurs devenait nécessaire.
    Dès la fin des hostilités, les syndicats se mirent en avant pour empêcher les licenciements. Ils demandèrent la transformation immédiate des Etablissements Militaires en Office Industriel.
    L'idée qui prévaut est alors de mettre 3000 ouvriers à l'entretien des machines et bâtiments ; quant aux autres, la fabrication de matériel de chemin de fer et de machines agricoles pourrait occuper 12000 personnes.
    A partir de janvier 1919, la tension commence à monter. Toute la population est inquiète, les ouvriers bien sûr, mais aussi les commerçants qui voient avec frayeur la baisse de leur chiffre d'affaire. Au cours d'une grande réunion syndicale rassemblant plus de 8000 personnes, il est demandé :
    "Qu'au travail de guerre pour lequel ils ont été créés, succède immédiatement le travail de paix dans ces établissements supérieurement agencés et outillés pour toutes sortes de production... Ils réclament avec énergie la continuation de leur exploitation par l'Etat".
    Lorsque des visites de responsables de l'industrie privée comme Citroën ou Schneider, viennent en mission afin d'examiner le parc machines qu'ils pourraient acheter, c'est la révolte à la fois des syndicats et des hommes politiques. Laudier et Hervier (Hommes politiques de Bourges) vont se dépenser sans compter pour qu'aucune machine ne soit démontée et envoyée sous d'autres cieux.
    Les marchés des Etablissements Militaires vont comporter quelques éléments de wagons et de matériel agricole, mais cela ne donnait plus du travail pour des milliers d'ouvriers.
    Le ministre de la Reconstruction industrielle recevra les désidératas des syndicats et de la population de Bourges, mais il ne voit une solution que dans l'activation des affaires civiles, qui sont lentes à mettre en oeuvre, il écrira :
    "la congestion de certains centres qui, dans l'état de production de guerre, avaient dû recevoir une population tout à fait hors de proportion avec celle qu'ils pouvaient normalement absorber, je cite, par exemple, la ville de Bourges".
    La Pyrotechnie se mit à réparer un millier de wagons, alors que l'Atelier de Construction produira environ 1500 chariots de culture en 1920…

    ( d’autres informations sur le site : http://www.encyclopedie-bourges.com/etsmilitaires.htm)

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 13 Photog10

    Travail des femmes à la pyrotechnie
    (Archives départementales du Cher)

    *************************************
    Remarques (personnelles) : sans vouloir faire de rapprochement avec ce qui se passe actuellement j'aurai quand même tendance à dire que tout n'est qu'un éternel recommencement...

    Sinon, je ne sais pas si quelqu'un - à cette époque- avait dit que la femme était l'avenir de l'homme.
    Aragon élevé par des femmes avait à peine 22 ans.. et Ferrat n'avait pas commencé à le chanter...
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    Message par junker le Mer 27 Fév - 15:18

    ET voir les conditions de travail pour ces femmes ???!!
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    Message par Bselance 13ri le Ven 1 Mar - 22:52


    Journal du 1er groupe
    1 mars 1919 " Même cantonnement."
    2 mars 1919 " Même cantonnement jusqu'au 11 mars."
    7 mars 1919 " Le capitaine Lemarié est affecté au P.A.X.I."

      Journal du 2e groupe
    2 mars 1919 " Le s/lt Potvin revient de permission."
    6 mars 1919 " Le lt Martin part à Polytechnique, le s/lt Allard, en permission,
                      le s/lt Capron va diriger le peloton à Ville au Montois."

     Journal du 3e groupe (extrait de ceux des batteries)
    1 mars 1919 " A la 7e Bie, embarquement, à Sézanne, d'un premier détachement de
                      chevaux, à destination du 51 RAC, à Nantes."
                    " A la 9e Bie, départ des chevaux classés (2e catégorie A), pour le dépôt
                      de Nantes."
    2 mars 1919 " A la 7e Bie, second embarquement, dans les mêmes conditions."
    5 mars 1919 " A la 9e bie, le lt Hernigou est remobilisé, le s/lt Sedibert prend le
                      commandement de la batterie."
    6 mars 1919 " A la 9e Bie, la batterie est dissoute, les éléments de la 9e bie sont
                     rattachés à la 3e C.R.
                     Le matériel est versé au dépôt du C.O.A de Sézanne."

                FIN DU JMO de la 9e BIE.
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    Message par junker le Sam 2 Mar - 18:46

    beau parcours d'histoires Bravo pour te ténacité !!
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    Message par briselance13 le Sam 2 Mar - 20:58

    Je vous dois une petite explication. Vous avez (peut être)remarqué que l'avatar et le nom   
    sont différents qu'à l'habitude. C'est une erreur de ma part, j'ai écrit mon texte sans vérifier  ma connexion et, du coup , j'ai du jongler pour ne pas recommencer, et ça a donné ce nom improbable, et en tant qu'invité. Mais, je suis bien là, en membre inscrit et confirmé.
    Bonne lecture pour la suite.

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    Message par LANG le Lun 4 Mar - 16:33

    Merci briselance pour cet éclaircissement.
    On se demandait aussi ce que venait faire ce Bselance du 13ri ( bom ).
    Reste quand même la question : c'est quoi ce P.A.X.I. où se trouve affecté "Le capitaine Lemarié" ?

    FIN DU JMO de la 9e BIE.
    C'est triste de quitter le JMO de la 9ème Batterie. Heureusement, les chevaux sont à l'abri.

    Pour ma part, je ne quitte pas le 35ème RAC mais je fais une petite diversion pour évoquer un homme qui a été un inventeur original dans beaucoup de domaines. Un canon, l'automitrailleuse, un gazogène, un carburant à eau, le gyrophare et même l'Euro d'une certaine manière...

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    Message par briselance13 le Mer 20 Mar - 21:40

    .

    Désolé Lang, je ne sais pas non plus, rien trouvé pour la PAXI.


      Journal du 35e RAC
    10 mars 1919 " Le lt Rebois part aux Cours Scientifiques. Le lieutenant-colonel Julliard, partant en permission, 
                           le commandement du régiment est assuré par le chef d'escadron Dressler.
                           Le P.C du 1er groupe est transporté à Pierrepont.
                           Arrivée du IIIe groupe du 28e RAC.
                           Le 1er groupe du 35e RAC; le 2e groupe du 35e RAC, le IIIe groupe du 28e RAC, forment le 
                           35 / 28 RAC."
     12 mars 1919 " Les colonnes de ravitaillement sont dissoutes. Les éléments qui les constituaient sont répartis
                            entre les batteries."
     14 mars 1919 " Extrait du Journal Officiel du 14 mars: " Les aspirants Delorme, Le Duigou, Aillerie, et
                            de La Rochebrochard, sont promus sous-lieutenants, à la date du 8 février."
     18 mars 1919 " Le s/lt Delorme est affecté à la 9e Bie, le s/lt Le Duigou à la 3e Bie, les s/lts Aillerie et
                            de La Rochebrochard à l'E.M II/35."


      Journal de la 7e Batterie
      16 mars 1919 " Le capitaine Bressy prend le commandement du groupement 1/251, II/251, III/35, PAD/21 et
                           PAD22."
      21 mars 1919 " Dissolution de la 7e batterie.
                            Les officiers, hommes et chevaux qui y restent, passent à la 3e C.R." 



                                       Signé: BRESSY      FIN DU JMO

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    Message par LANG le Mar 26 Mar - 12:48

    21 mars 1919 " Dissolution de la 7e batterie.
                           Les officiers, hommes et chevaux qui y restent, passent à la 3e C.R."


    Un salut amical à la 7ème Batterie...

    On espère que le Lieutenant Rebois suit bien ses cours de Maths...

    Comme on est en pleine reconstruction pourquoi ne pas se pencher sur un bulletin concernant l'Aisne :

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 13 191910

    https://www.chemindesdames.fr/sites/default/files/2018-02/La-Lettre-du-Chemin-des-Dames-5-hors-serie-2009-2010-web.pdf


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    Message par briselance13 le Mar 26 Mar - 22:51


    Journal du 35e RAC

    23 mars 1919 " Le sous-lieutenant Laborde, du III/35/28, est affecté au 228e RAC."
    26 mars 1919 " Le capitaine Chalumeau, commandant la 3e Bie, est mis en congé illimité
                          de démobilisation.
                          Le s/lt Desrotour, affecté à la 3e Bie, en prend le commandement provisoire."
    29 mars 1919 " Le sous-lieutenant Fleury est affecté au 35/28 RAC (2e Bie)."
    31 mars 1919 " Le lieutenant Trébons, de la 3e Colonne de Ravitaillement, est affecté à
                          l'E.M AD/22.
                          Le capitaine Dourver, cdt la 4e Bie, est affecté au 5e Groupe d'Artillerie de
                          Campagne d'Afrique."

     Journal du 1er groupe

    26 mars 1919 "Le capitaine Chalumeau, en congé illimité le 26, est dirigé sur un dépôt
                         démobilisateur de Paris."

     Journal du 2e groupe

    27, 28 mars 1919 " Départ de démobilisés. (7e échelon)."

      ARTILLEUR MORT POUR LA FRANCE

    THUBE Marc Victor, né le 4 juillet 1886 à St Nazaire (Loire-Atlantique) maladie en service
                                mort le 11 mars 1919

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    Message par LANG le Mer 27 Mar - 17:25

    "26 mars 1919 "Le capitaine Chalumeau, en congé illimité le 26, est dirigé sur un dépôt
                        démobilisateur de Paris."


    Le capitaine Chalumeau nous quitte.
    On est content pour lui car il va certainement retrouver sa famille. Mais on est aussi un peu triste pour l'avoir suivi si longtemps. Beaucoup de kilomètres parcourus. Combien de crissements de roues et de hennissements de chevaux n'a-t-il pas entendu pendant toutes ces années...
    Tous ces ordres de tir donnés et tous ses hommes disparus...
    Oui, c'est un peu triste de le voir partir.
    Peut-être a-t-il été accompagné par ses subordonnés ? Lui ont-ils réservé une surprise au moment du départ ? Dans certains régiments, sur le quai de la gare, on remet à son supérieur, en guise d'adieu, une musette avec un pain et une bouteille de rouge.
    C'est une tradition.
    Quelque chose dans le genre des offrandes faites au Pharaon pour l'accompagner dans sa pyramide...?
    Alors, Capitaine Chalumeau, avant de partir, laissez-nous vous offrir nos meilleures et respectueuses salutations.
    Merci d'avoir permis à Briselance de vous accompagner...

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    Message par Blu le Mer 27 Mar - 21:04

    Mon Capitaine,

    Avant de partir nous avons glissé dans votre musette deux messages que nous avons trouvés importants.

    Quand vous serrez rentré chez vous, après quelques années, vous les sortirez de votre boite à biscuits.
    Et, vous pourrez les lire à vos petits enfants...
    Signé : quelques anciens et d'autres un peu plus jeunes...

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 13 Chalum10

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    Message par briselance13 le Dim 31 Mar - 8:48

    Il est très fort notre cher ami Lang. Il est exact que nous avons beaucoup "lu", dans ces
    journaux le nom du capitaine Chalumeau. Aussi j'avais pensé à "remonter" des "actes"
    relatant ses mouvements mais, j'ai été devancé par notre ami, tant pis pour moi.
    A moi la pensée, à Lang la gloire.

    Ces propos sont tout à fait plein d'humour, et c'est avec bonheur que j'ai toujours apprécié
    les interventions de ce membre, assidu, et très compétent quant aux documents qu'il nous propose.

    Encore une fois, un grand merci. Et aussi à tous ceux qui ont suivi depuis le début.
    Mais ces JMO ne sont pas encore tous finis.

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    Message par LANG le Dim 31 Mar - 19:02

    Merci Briselance pour votre travail assidu. C'est vous qui fournissez l'essentiel grâce à ces JMO que vous décryptez et cela ne doit pas être facile tous les jours !
    Tenez, pour confirmer mon histoire de musette avec son "kil de rouge" et sa baguette que l'on remettait au "partant". Voila une photo d'un quai de gare.
    Généralement, le "récipiendaire" était plutôt surpris !
    Ca se passe au 12ème Chasseurs à l'époque où ce régiment arborait encore son insigne avec les quatre fils Aymon du côté de Sedan.

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 13 Musett10
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    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 13 Empty c'était il y a 100 ans ( ou à peut près )

    Message par salliere herve le Dim 31 Mar - 21:17

    merci à vous , BRISELANCE et LANG pour ce long et très beau travail que l'on ne trouve pas dans les livres d'histoire .
    avec vos connaissances et votre humour c'est un véritable plaisir que de vous lire .
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    Message par briselance13 le Lun 1 Avr - 7:27


    Journal du 35e RAC

    1 avril 1919 " Le capitaine Nicaise prend le commandement de la 1ère Bie."
    3 avril 1919 " Le lt-colonel Julliard, rentrant de permission, reprend le commandement
                       du régiment."
    8 avril 1919 " La 4e Bie se déplace pour se rendre à Lopigneux, et prendre en consigne
                       des chevaux soignés par le 19e R.I (chevaux de la S.T.P.V.A.L).
                       Le lt-colonel Julliard prend le commandement de l'AD, le chef d'escadron
                       Dressler reprend le commandement provisoire du régiment."

      Journal du 1er groupe

    1 avril 1919 " Même cantonnement. Mêmes travaux de culture.
                       Le capitaine Nicaise, de l'E.M/35, prend le commandement de la 1ère Bie."
    2 au 5 avril 1919 " Rien à signaler. Le lt-colonel Julliard rentre de permission le 3 avril.
                        Le P.C du groupe est maintenu à Pierrepont."

      Journal du 2e groupe

    1 avril 1919 " Départ du s/lt du Boishamon en permission."
    3 avril 1919 " Départ en permission du chef d'escadron Fischer."
    4 avril 1919 " La 4e Bie envoie un détachement à Lopigneux, pour prendre en consigne,
                       les chevaux soignés par le 19eR.I (chevaux de la SPVRL)*
                       Départ en permission du s/lt Capron."

       * Sur le journal du 35, c'est écrit STPUAL, tandis que sur celui du 2e groupe,
          il est écrit SPURL. Je ne sais pas ce que cela veut dire, mais du fait, de deux
          appellations différentes, cela semble difficile. Aussi le U peut être lu en V.

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    Message par LANG le Jeu 4 Avr - 9:57

    "3 avril 1919 " Le lt-colonel Julliard, rentrant de permission, reprend le commandement
                      du régiment."


    Le Lieutenant Colonel Julliard !

    Rappelons-nous, c'était il y a environ 1 an :.
    "Ordre de l’armée n° 409 du 15 mai 1918. « Régiment d’élite, dont les récents combats ont affirmé à nouveau le sentiment du devoir et l’esprit de sacrifice. Engagé dans la bataille après deux jours de marche forcée, a donné sous les ordres du lieutenant-colonel Julliard, à l’infanterie de la D.I. un concours ardent de tous les instants. A retardé l’avance de l’ennemi dont il a décimé les colonnes serrées, s’est replié par échelons dans un ordre parfait, et grâce au sang-froid de ses canonniers, avec tout son matériel. Après cinq jours de lutte violente en couverture, s’est déployé en terrain découvert, a subi stoïquement de violents tirs de contre-batterie et brisé par ses barrages les assauts de l’ennemi ».



    ************


    Et comme la date approche, un petit coup de main aux anciens du 35ème RAP :

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 13 Beaune10
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    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 13 Empty Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par LANG le Dim 7 Avr - 18:27

    "Le P.C du groupe est maintenu à Pierrepont."

    J'avais un peu oublié de regarder la carte alors...

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 13 Pierre10


    et on en profite pour voir à quoi ressemble ce village de Pierrepont .

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 13 Pierre11

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 13 P54b10

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 13 P5410


    "" La 4e Bie se déplace pour se rendre à Lopigneux, et prendre en consigne
                      des chevaux soignés par le 19e R.I (chevaux de la S.T.P.V.A.L)
    "
    On peut constater que Lopigneux n'est pas très loin.

    Nota :
    Impossible de trouver la signification de STPVAL ou encore SPVRL pas plus que STPUAL !


    *************


    Pour finir, une image trouvée au hasard de mes recherches.
    Elle n'a pas de rapport direct mais que je vous la propose.
    A l'heure où on entend dire que la bataille de Verdun ne ferait plus partie des programmes d'histoire...

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    Message par briselance13 le Jeu 11 Avr - 8:12

    Excellente idée de nous permettre de lire ces quelques mots de Roland Dorgelés.
    On se demande à quoi sert de faire participer des jeunes des écoles à nos commémorations
    si on bafoue des événements tels que Verdun.
    Je n'en dirai pas plus ,mais suivez mon regard.

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    Message par briselance13 le Jeu 11 Avr - 8:37


    Journal du 35e RAC
    9 avril 1919 " Arrivée du vétérinaire major de 2e classe Maleval, qui est affecté
                      au I/35/28."
    10 avril 1919 " Les aspirants Keihz, Merlin, Bouchy, Castets, Humbert, Girard, Réby,
                      Fravell, Sainders, Leclerc, Parmagiani, Fauchelle, sont nommés
                      sous-lieutenants, à la date du 15 mars."
    11 avril 1919 " Le s/lt Le Thomas, de l'EM/35, est envoyé aux cours de l'Inst Agro
                       de St Maixent."
    12 avril 1919 " Le s/lt Malval, venant du C.O.A de Sézanne, est affecté à la 6e Bie."

     Journal du 1er groupe
    6 au 14 avril 1919 " Même cantonnement. Mêmes travaux de culture.
                            Le lieutenant-colonel Julliard prend le commandement de l'AD22,
                            pendant la permission du colonel Dubuisson.
                            Le commandement du régiment est exercé par le chef d'escadron
                            Dressler."

      Journal du 2e groupe
    10 avril 1919 " Nomination, au grade de sous-lieutenant, les aspirants Keihz, Merlin,
                       Leclerc.
                       Le s/lt Leclerc est affecté provisoirement à l'AD22.
                       Le s/lt Merlin est affecté à l'EM 35/28."
    11 avril 1919 " Départ en permission du s/lt de la Rochebochard."
    12 avril 1919 " le s/lt Malval est affecté à la 6e Bie."

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    Message par LANG le Sam 13 Avr - 19:34

    Non, on n’oublie pas le 35ème RAC !

    « 9 avril 1919 " Arrivée du vétérinaire major de 2e classe Maleval, qui est affecté
                     au I/35/28."


    Un vétérinaire est un homme important et indispensable compte tenu de l’état des chevaux.
    Ci-après un casque modèle 1915 ayant appartenu au Vétérinaire Major Griffon.
    Passé du  20ème régiment de Dragons au 2ème régiment d'artillerie. Ce qui explique pourquoi son casque  a encore les attributs de l’infanterie.

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 13 Img19110C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 13 Img19210


    ( site forumpages1418)

    « 11 avril 1919 " Le s/lt Le Thomas, de l'EM/35, est envoyé aux cours de l'Inst Agro
                      de St Maixent."


    D’après mes recherches je pense qu’il s’agit d’un étudiant, privé de son sursis, ayant la possibilité de préparer un concours à une grande école.
    Par dérogation, ils sont affectés dans des garnisons ayant un centre universitaire en vue de préparer leurs concours.

    Ci-après, la réponse de 1919 du Ministère de la guerre à un sénateur ayant posé une question écrite concernant ces étudiants privés du bénéfice du sursis. Ce document ne concerne pas directement notre période mais tout laisse à penser que ces affectations avaient commencé dès l'année 1919.

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    Message par briselance13 le Lun 15 Avr - 11:00

    .

    Journal du 35e RAC
    16 avril 1919 " Affectation des aspirants nommés sous-lieutenants à la date du 15 mars.
                         Merlin à l'EM du régiment, Keihz à l'EM I/35, Humbert à la 4e Bie, Réby à la 6e Bie,
                         Leclerc à la 1ère Bie, Fravell à la 7e Bie, Parmegiani à la 7e Bie, Fauchelle à la 7e Bie,
                         Bouchez à la 8e Bie, Sainders à la 9e Bie, Girard à la 9e Bie."
    17 avril 1919 " Le capitaine Guyot prend le commandement provisoire du VIII/III."*


      Journal du 1er groupe
    15 avril 1919 " Le lieutenant Drouot, du 28e, est nommé commandant provisoire de la 3e Bie."
    16, 17 avril 1919 " Même cantonnement. Mêmes travaux de culture."


      Journal du 2e groupe
    14 avril 1919 " Le s/lt Le Deuff suit le cours supérieur de comptabilité à Longuyon."
    16 avril 1919 " Le s/lt Kheiz est affecté à l'EM I/35."
    17 avril 1919 " Le s/lt Humbert, venant de la 1ère Bie, est affecté à la 4e Bie."


      Notons que 6 sous-lieutenants, fraîchement nommés, sont affectés au 3e groupe, alors que de celui-ci,
       nous n'avons plus de JMO.


       * VIII/III , qu'est ce ? j'avoue que je n'en sais rien.
       

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    Message par LANG le Jeu 18 Avr - 11:15

    Dommage pour le JMO du 3ème groupe.
    VIII/III effectivement, c'est un mystère...


    «16, 17 avril 1919 " Même cantonnement. Mêmes travaux de culture. »


    On peut se demander qui a travaillé dans les champs pendant toute la période de guerre ?
    Les femmes, bien entendu.
    Il serait temps de leur rendre hommage…
    Voila ce que j’ai trouvé grâce au site des « Voyageurs du Temps
    Et avec de belles photos
    »
    .


    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 13 Travai10

    A la mobilisation, pour les femmes des villes, leur enthousiasme est l’égal de celui des mobilisés.  
    Dans les villages et les campagnes, il en va tout autrement. Les femmes savent la somme de travail que va représenter le départ des hommes, surtout en ce plein été 1914.  
    Elles savent aussi que la guerre n’est pas aussi fraîche et jolie que les autorités veulent le dire.  
    Ce sont les paysans qui tombent les plus nombreux dans les batailles. 56 % des Français vivent alors dans des villages de moins de 2 000 habitants.

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 13 Travai11

    Les villageoises du Nord de la France, de Lorraine et d'Alsace, dès les premiers jours de la guerre, vont voir déferler des milliers de Belges fuyant leur pays.  
    Même si l'on ne croit pas totalement le récit des exactions des hordes allemandes (à tort car à Dinant en Belgique : 700 civils massacrés) on se prépare à partir.  
    A leur tour devant l’avance allemande, 150 000 civils français fuient sur les routes. Les fermes, les ateliers, les usines sont abandonnés.

    Voilà femmes et enfants devenus des réfugiés. 1 000 000 de personnes seront évacués en 1915. Ils ne rentreront dans leur village pour certains qu'en 1917 à la suite du recul allemand mais pour la plupart en 1918.

    Dans ces régions tenues par les Allemands, toutes n’ont pas fuit.  

    Leurs conditions de vie vont être très difficiles. Elles n’auront aucune nouvelle des mobilisés pendant toute la guerre. Ce ne sont pas les quelques messages transmis par la Croix Rouge, en passant par l’Espagne et la Hollande, qui parviendront à atténuer leur angoisse.  
    Ces populations restées sur place, femmes, vieillards et enfants subissent les pires humiliations. Coupées totalement du reste de la France, elles ne savent rien de la situation militaire. Femmes et jeunes filles sont raflées par les autorités allemandes pour les travaux des champs dont la récolte est réquisitionnée pour la nourriture des troupes d’occupation.  
    D’autres encore sont déportées en Allemagne avec les jeunes garçons pour travailler en usine.

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 13 Travai12


    LE TRAVAIL AUX CHAMPS ET A LA FERME

    Dans les champs elles travaillent 13 heures par jour sous la surveillance constante d’un chef de culture. Il ne reste plus de temps pour s’occuper de ses propres récoltes.  
    Pourtant certaines vont tenir tête aux allemands. Des femmes s’improvisent maire, garde-champêtre, maréchal-ferrant. Seuls les curés partis au front n’ont pas leur remplaçant féminin. Des femmes transforment leur maison en ambulance.  
    Des femmes, à vélo, vont chercher le courrier au bourg voisin et le distribue.  
    Des femmes qui jour après jour recueillent les soldats alliés en fuite et les acheminent vers la Hollande. Les Allemands furieux évacueront d’office encore 42 000 femmes, enfants et vieillards des territoires occupés au plus fort de l’hiver en janvier 1917. Passons sous silence les quelques centaines de femmes qui vont collaborer avec l’occupant.

    LA FIN DE LA GUERRE - L'HOMME REPRENDS SA PLACE A LA FERME

    Et puis un jour, la guerre est finie. Qui va apparaître au bout du chemin et dans quel état?
    Les enfants vont-ils reconnaître un père quitté depuis 4 ans.
    Le retour du soldat ne s’opère pas toujours dans d’excellentes conditions.
    Il veut reprendre sa place, toute sa place aux champs et à l’usine.
    Les femmes en ses 4 années de guerre ont goûté à l’indépendance.
    La femme de 1919 ne ressemble plus à celle de 1914. Mais très souvent, elles vont rentrer dans l’ombre, élever des enfants qui à leur tour partiront à la guerre dans 20 ans.
    L’infirmière de 1914-1918 est un précurseur qui va entraîner dans son sillage un nombre de plus en plus élevé de femmes qui vont s’investir dans le Service de Santé où elles vont voir leur nombre croître sans cesse.


    Le texte complet ICI
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    Message par briselance13 le Mar 23 Avr - 17:53

    Très bien cet hommage aux femmes pour le fabuleux travail effectué durant ce conflit.
    Elles le valent bien.
    Sur les "méchancetés " des Allemands, il n'y a aucun doute, elles ont été bien réelles.
    C'est la réflexion que je me suis faite en lisant certains exemples, je me disais:" et
    pourtant, il n'y avait pas de nazis".

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    Message par briselance13 le Mar 23 Avr - 18:02



    Journal du 35e RAC
    21 avril 1919 " Le lt-colonel Julliard est mis à la disposition du Ministre, pour être
                       affecté à la Mission Militaire Française en Pologne, pour le service
                       des Ecoles à Varsovie.
                       Le lt-colonel fait ses adieux au Régiment au cours d'une revue passée
                       à Boismont."
    22 avril 1919 " Départ du lt-colonel Julliard. Le lieutenant Drouot est muté du 28e d'art
                       au 35e d'art."
    23 avril 1919 " Le s/lt Clerc revient de convalescence et est affecté à la 4e Bie."
    24 avril 1919 " L' E.M de la 22e D.I est transféré à Montmédy."

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    Message par briselance13 le Mar 23 Avr - 18:18


    Journal du 1er groupe
    18, 19, 20 avril 1919 " Même cantonnement. Mêmes travaux de culture."
    21 avril 1919 " Le lt-colonel Julliard désigné pour faire partie de la Mission Française
                      en Pologne, passe le Régiment en revue, à 1km au nord de Boismont.
                      Adieux du lt-colonel aux officiers et aux hommes."
    22 avril 1919 " Départ du lt-colonel Julliard. Le chef d'escadron Dressler prend le
                      commandement de l'AD22, tout en conservant le commandement
                      du groupe."
    23, 24 avril 1919 " Même cantonnement. Mêmes travaux de culture.
                       Le Q.G de la 22e D.I est transféré à Montmédy."

     Journal du 2e groupe
    19 avril 1919 " Le s/lt Le Deuff part pour les pays rhénans (délégation du XIème C.A),
                     avec le cs Morvan, de la 5e Bie.
                     Le s/lt Malval part pour Sedan avec un détachement de 30 hommes
                     du 35e/28, et du C.D.I, avec 241 chevaux galeux du dépôt de
                     Laix-Baslieux."
    21 avril 1919 " Les 3 batteries de tir prennent part à la revue passée par le lt-colonel
                     Julliard, à l'occasion de ses adieux."
    23 avril 1919 " Le s/lt Malval est de retour de Sedan.
                      Le s/lt Clerc, rentrant de convalescence, est affecté à la 4e batterie."

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    Message par LANG le Mar 23 Avr - 21:12

    " Le lt-colonel Julliard est mis à la disposition du Ministre, pour être affecté à la Mission Militaire
       Française en Pologne, pour le service des Ecoles à Varsovie
    »


    La mission militaire française, a été présente en Pologne depuis avril 1919 et jusqu’en 1932. Entre autres s’y trouvera un certain Capitaine de GAULLE…

    A l’issue de la grande guerre les divisions polonaises furent groupées en une armée, sous le commandement en chef du Général HALLER, et l’Armée Polonaise organisée en France prit le nom d’Armée HALLER.
    Le transport en Pologne de cette armée commença dès avril 1919. Il fut effectué par voie ferrée à travers l’Allemagne.
    L’arrivée en Pologne de l’Armée HALLER suscita un mouvement patriotique très grand ; les populations de Pologne, sentant que cette jeune armée était une force, fondaient sur elle les plus beaux et les plus légitimes espoirs.

    L’Armée HALLER prise dans son ensemble constituait une armée de premier ordre. Les officiers français, qui furent envoyés, sur leur demande, dans cette armée avaient tous fait campagne contre l’Allemagne. Leur instruction militaire était parfaite au combat. À une aussi dure école, leurs qualités de courage, d’abnégation, de dévouement s’étaient fortifiées. Ils étaient donc bien préparés pour la tâche qui leur était confiée : commander des troupes en campagne. La presque totalité des officiers venus dans l’armée HALLER avaient un idéal : participer à la restauration de la Pologne, et pour cela créer une armée Polonaise forte. Ils se mirent à la besogne de tout cœur et d’excellents résultats couronnèrent leurs efforts…
    (Extrait d’un manuscrit du colonel Viard détaché à l’armée polonaise le 13 avril 1919)
    http://acvg-de-cote-d-or.fr/1919-l-r-viard-en-pologne-l-armee-haller/

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 13 Niasei10

    le Lieutenant Colonel Julliard y est-il ?


    " Le s/lt Le Deuff part pour les pays rhénans

    Les effectifs des forces occupantes dans l'armée française du Rhin créée en octobre 1919 étaient au nombre de 100 000 hommes dans les territoires rhénans dans les périodes les plus calmes. Le maximum de militaires est atteint en mai 1921 lors de la première occupation de la Ruhr (de Duisbourg sur le Rhin à Dortmund à l'est et de la Lippe au nord jusqu'à Düsseldorf au sud) avec 250 000 soldats dont 210 000 Français4.
    La population allemande, et rhénane en particulier, ressent cette occupation comme une souillure. De là naissent les thématiques propagandistes de la Honte noire — liée à la présence des troupes coloniales françaises — et au sort que réservera le régime hitlérien aux « bâtards de Rhénanie », enfants métis nés des unions de soldats noirs et d'Allemandes.
    WIKIPEDIA


    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 13 Occupa10


    19 avril 1919 « Le s/lt Malval part pour Sedan avec un détachement de 30 hommes du 35e/28»

    Un voyage vers une ville qui aura été occupée par l’armée allemande pendant toute la guerre.
    La citadelle de Sedan avait été transformée en bagne.

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 13 Citade10


    Elle fut le siège de beaucoup de « malheurs »…

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 13 Plaque10


    Le sous-lieutenant Malval a peut-être rendu visite à une connaissance soignée dans l’hôpital ?
    En tout cas il est rentré très vite.
    23 avril 1919 « Le s/lt Malval est de retour de Sedan »

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 13 Ob_98f10

    Hopital qui part la suite deviendra la caserne d’un certain 12ème Chasseurs…
    Je reconnais une partie de ce bâtiment. Peut-être la cinquième fenêtre en partant de droite...
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    Message par briselance13 le Lun 29 Avr - 23:37


    Journal du 2e groupe
    25 avril 1919 " Les chevaux du centre de remonte de Lopigneux sont dirigés
                       sur Velosnes."
    26 avril 1919 " Rentrée de permission du s/lt de Boishamon."
    28 avril 1919 " Le lit Tranès part en permission.
                       Le chef d'escadron Fischer rentre de permission."
    29, 30 avril 1919 " R.A.S."

      Journal du 1er groupe
    28 avril 1919 " Le capitaine Nicaise, rentré de mission, prend le commandement
                      de la 1ère batterie.
    30 avril 1919 " Le lieutenant Drouot quitte, momentanément la 3e batterie, pour
                       prendre le commandement du III/28.
                       Le s/lt Desratour commande provisoirement la 3e batterie."

       Journal du 35e RAC
    30 avril 1919 " Le chef d'escadron Debuire, désigné pour l'Armée d'Orient, quitte
                       le groupe, le capitaine Morel, commandant la 7e Bie, prend le
                       commandement provisoire du III/35/28."

     NB:Dans le livre du 35, on retrouvera, dans la composition du régiment, en 1935,
             alors 35e RAD, à l' Etat-Major, le chef d'escadron Morel (un chef de corps
             Morel en 1939, est ce lui ?). Quant au s/lt de Boishamon, passé capitaine,
             il commande la 5e batterie du 2e groupe.
             En 2001, le 35 a eu un chef de corps nommé Nicaise. (parenté? je vais chercher
             à savoir).

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    Message par LANG le Mer 1 Mai - 22:15

    "30 avril 1919 " Le chef d'escadron Debuire, désigné pour l' Armée d'Orient..."

    L’Armée d’Orient.
    Voici un extrait de la Revue bretonne « En Envor » : De la Bretagne et du front d’Orient pendant la Première Guerre mondiale
    avec son site ICI

    Vous y trouverez beaucoup d’explications sur le front d’orient.

    Pour ma part, à la fin de l'article, j’y ai trouvé un passage intéressant concernant le roman « Capitaine Conan » que certains d’entre nous doivent connaître.

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 13 Ro900710

    Je vous livre cet extrait avec en particulier un commentaire d’un ancien combattant très évocateur.

    Capitaine Conan ou  de l’image de la guerre
    Un fait bien extérieur à la guerre apporte toutefois une lumière nouvelle sur les opérations d’Orient. Il nous faut remonter à l'année 1934 et au succès de l’écrivain Roger Vercel.
    Enseignant à Dinan, il porte sur le devant de la scène l'histoire de ces troupes envoyées en Orient en publiant un roman, Capitaine Conan, couronné par le Prix Goncourt de l'année 1934, ainsi qu’un autre roman intitulé Léna deux ans plus tard.
    Capitaine Conan, un des deux personnages principaux est breton. Il est l'extrême opposé de la figure du poilu d'Orient privilégié, qui aurait été plus jardinier que soldat. L'autre personnage est un autre officier nommé Norbert qui, comme l'auteur, termine la guerre dans les Balkans.

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 13 Avt_ro10


    Roger Vercel  n’est démobilisé que fin 1919. Il tire son inspiration de son expérience militaire et plus particulièrement de son rôle de commissaire-rapporteur au conseil de guerre.
    Son œuvre est l’occasion pour beaucoup d’anciens combattants de se retrouver dans les pages de ce roman.
    La lettre qui suit est un exemple poignant et exceptionnel de l’impact que peut avoir cette œuvre littéraire sur les anciens combattants, véritable révélateur d’épisodes rarement racontés et décrits :

    « […] Je ne suis pas breton comme votre Capitaine Conan. Je suis Basque (c’est une race aussi) et j’ai appris le français comme une langue étrangère. Mais ma vie de guerre offre des points de ressemblance avec celle de votre ami, l’effrayant héroïsme en moins.
    A ma sortie de St Cyr comme Aspi, j’ai hérité de toutes les bonnes petites patrouilles, au chemin des Dames. J’étais bête, j’étais orgueilleux, j’ai marché. Mieux… J’ai couru. Il n’en a pas fallu davantage pour me faire sacrer « as ». Depuis j’ai mesuré l’immense duperie de ce titre.
    Le groupe franc venait d’être dissous ; je fus chargé des coups de main et ma pauvre section par contrecoup a hérité de ce beau privilège.
    Tout comme Conan, j’ai moi aussi répété des attaques à l’arrière, sur des « scènes » préparées d’après les photos d’avions, appris à mes poilus à ramper, le couteau entre les dents comme des escarpes, la baïonnette entourée de chiffons, le casque camouflé de verdure ou le corps revêtu de treillis blancs sur la neige. J’ai comme lui connu la griserie de tomber à l’improviste (une fois en plein jour), dans la tranchée ennemi et de voir les « gueules des types qui ne croient pas au diable et qui le voient ». Et pourtant dieu sait si j’étais fait pour ça. Je ne m’étais jamais battu de ma vie à coups de poing. Je n’étais certes pas un guerrier-né à la Conan. »


    Le roman de Roger Vercel et son succès national contribuent à construire l’image « régionale » de la Grande Guerre et du poilu breton dans l’imaginaire collectif national.
    Il est remarquable de constater que le visage du poilu breton d'Orient et du poilu breton en général, revêt en partie, les traits d'un personnage de roman, dont la notoriété dépasse de beaucoup, le maître d'œuvre de la victoire en Orient, futur maréchal de France, le Général Franchet d'Espèrey.
    Considéré comme le libérateur de la Serbie, il est érigé en héros national de la Nation serbe. Cette reconnaissance contraste avec celle que lui offre la France.
    Clémenceau peut continuer à dormir sereinement sur ces lauriers et le Maréchal se consoler un peu. Un monument honore toujours aujourd'hui son épopée et celle de ses soldats dans la commune morbihannaise de Bubry. Il rappelle les grandes étapes de celle-ci: « Dobropolje, Sokol, Prilep, Urkub ». Une plaque funéraire dans le cimetière communal vient éclairer les liens de ce petit pays breton avec le Maréchal de France. Une partie de sa famille dont son épouse, repose en effet dans cette commune de l’arrondissement de Lorient où il était propriétaire d'un manoir, le «Manoir de Perros».
    Fabien SCHAEFFER

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    Message par briselance13 le Dim 5 Mai - 8:58


    Journal du 35e RAC
    2 mai 1919 " Arrivée d'un renfort venant du C.O.A de Sézanne."
    9 mai 1919 " Départ d'un détachement pour la 4e D.I (classes 16,17,18,19).
                    Le sous-lieutenant Broussey est évacué sur Longuyon (chute de cheval)."

    Journal du 1er groupe
    1, 2, 3 mai 1919 " Même cantonnement. Mêmes travaux de culture."
    4 mai 1919 " Le lieutenant Drouot prend le commandement de la 1ère batterie."
    5 au 9 mai 1919 " Même cantonnement. Mêmes travaux de culture."

     Journal du 2e groupe
    1 mai 1919 " Départ en permission du s/lt de Fabry."
    2 mai 1919 " Rentrée du s/lt Capron. Arrivée d'un renfort de 43 hommes, pour le groupe,
                    venant du C.O.A de Sézanne (279e RAC).
    3 mai 1919 " Départ en permission du s/lt Le Deuff.
                    Renfort de 6 hommes venant du 309e d'Art, à la 5e Bie."
    9 mai 1919 " Départ d'un détachement pour la 4e D.I, cl 1916 à 1917, et 96% des
                     classes 18 et 19, à 1er groupe 42/266 à Ballau, P.A.D à Flize,
                     102e R.A.C à Vendresse (division d'occupation).
                    Reçu de la 4e D.I, un détachement de 77 hommes (47 présents) venant
                    des 3 éléments cités plus haut, afin de combler les vides causés par le
                    départ des classes 16, 17, 18, 19.
                    Renfort de 1 mdl chef, 2 mdl et 20 hommes venant du 42e d'Art, à la 5e Bie.
                    Départ de 3 mdl, et 16 hommes de la 5e Bie, pour le 42e."

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    Message par LANG le Mer 8 Mai - 12:57

    Beaucoup de réajustements pour équilibrer les effectifs suite aux premières démobilisations.

    « …. Arrivée d'un renfort de 43 hommes, pour le groupe,
                   venant du C.O.A de Sézanne (279e RAC). »

    le 279ème RAC. Ce régiment a été créé à Nemours le 25 aout 1918. Ses groupes ont été constitués à partir d’éléments des 175ème et 176ème régiments d’artillerie de tranchée.
    De septembre à novembre 1918 il sera en formation à l’école à feu de Fontainebleau.
    Il ne combattra jamais, l’armistice arrivant avant qu’il soit totalement formé.

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 13 Zocole10

    Ecole d'Application de l'Artillerie de Fontainebleau

    et son pas de tir

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 13 Polygo10


    Et pendant ce temps là à Versailles le 7 mai un traité de paix est proposé à l’Allemagne.
    Voici sa publication dans le Journal daté du 8 mai 1919

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 13 8_mai10

    l’Assemblée nationale constituante allemande, réunie en session extraordinaire, rejette le projet de traité soumis à la délégation allemande à Versailles le 7 mai.
    C’est ce qui expliquera en partie pourquoi les démobilisations se sont faites très lentement.
    Tant que le traité n’était pas définitivement signé nous étions en guerre…
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    Message par briselance13 le Sam 11 Mai - 6:25

    Journal du 35e RAC
    10 mai 1919 " Arrivée d'un renfort venant de la 4e D.I, composé d'hommes de classes
                      antérieures à la classe 16.
                      La 6e Bie cantonne à Dombras, la 4e Bie quitte Lopigneux pour occuper
                      le cantonnement d'Arrancy, laissé disponible par la 6e Bie."
    11 mai 1919 " Le médecin aide-major de 1ère classe Grias est muté au 1/35/28.
                      Le médecin major de 2e classe Mercier est affecté au II/35/28."
    12 mai 1919 " Le sous-lieutenant Clerc, de la 4e Bie est évacué sur Longuyon."
    13 mai 1919 " Le lieutenant Rondeleux est affecté à la 9e Bie, pour en prendre le
                      commandement."
    15 mai 1919 " L'E.M II/35/28 et la 4e Bie cantonnent à St Laurent sur Othain, la 5e Bie .
                     à Grand Failly.
                      L'E.M III/35/28 et la 7e Bie à Beuville,la 8e à Arrancy, la 9e à Han devant
                      Pierrepont."

      Journal du 2e groupe
    10 mai 1919 " Départ de la 6e Bie pour Dombras, à 7h30. La 4e Bie quitte Lopigneux
                      pour Arrancy."
    11 mai 1919 " Le capitaine Dourver, de la 4e Bie, est muté au 5e Groupe d'Afrique
                      (mutation prononcée par le ministre (D.M 8846 c1/3 du 31 3 19).
                      Le M.M de 2e classe Mercier est affecté au 2e groupe."
    13 mai 1919 " Rentrée de perm du s/lt de la Rochebochard."


    Dernière édition par briselance13 le Mar 14 Mai - 22:09, édité 1 fois

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    Message par briselance13 le Mar 14 Mai - 22:01

    Journal du 35e RAC
    16 mai 1919 " le lieutenant-colonel Sutterlin prend le commandement du régiment
                      de marche d'artillerie 35/28.
                      L' E.M du régiment, l' E.M du II/35/28. et la 4e Bie cantonnent à
                      Juvigny sur Loison, la 5e à Louppy, la 6e à Han les Juvigny.
                      L'E.M III/35/28 et la 7e Bie à St Laurent sur Othain, la 8e à Dombras,
                      la 9e à Rupt sur othain."

      Journal du 1er groupe
    15 mai 1919 " les deux autres groupes se rapprochent de Montmédy.
                      P.C du régiment à Juvigny. Le 1er groupe reste, provisoirement dans la
                      région de Pierrepont, et assure la garde du dépôt."
    16 mai 1919 " Le lt-colonel Sutterlin prend le commandement du régiment.
                      Le chef d'escadron Dressler a le seul commandement du groupe."

     Note; Tiens, Pierrepont ça fait penser à un événement d'actualité (14 mai 2019)
              Et le 35 a un nouveau chef de corps.

      Journal du 2e groupe
    14 mai 1919 " le groupe reçoit l'ordre d'occuper les cantonnements de Juvigny,
                      Louppy et Han les Juvigny."
    15 mai 1919 " Départ du groupe à 8h. Le 2/35 cantonne pour la 1ère étape.
                      La 4e et l'E.M à St Laurent sur Othain, 5e à Grand Failly,
                      6e à Rupt sur Othain."
    16 mai 1919 " Départ du groupe à 7h, pour arriver dans les cantonnements
                      désignés à 11h. L' E.M du régiment, l'E.M 2/35 et la 4e Bie cantonnent
                      à Juvigny, la 5e à Louppy, et la 6e à Han les Juvigny.
                      Dans la matinée, le lt-colonel Sutterlin, commandant le régiment,
                      a passé en revue le groupe, lors de son passage au carrefour
                     (Juvigny - Marville    Marville - Iré le Sec)."


    Dernière édition par briselance13 le Mer 15 Mai - 23:26, édité 1 fois

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    Message par LANG le Mar 14 Mai - 22:22

    J’ai pris un léger retard Briselance, j’en suis encore entre le 10 et le 13 mai !
    Mais qu’importe on s’accroche !


    « 11 mai 1919 " Le capitaine Dourver, de la 4e Bie, est muté au 5e Groupe d'Afrique… »

    alors, un peu de lecture ?

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 13 5zomeg10

    « 11 mai 1919 " Le médecin aide-major de 1ère classe Grias est muté au I/35/28.
                        Le médecin major de 2e classe Mercier est affecté au II/35/28."



    C’est peut-être le moment de dire un mot du quotidien des médecins pendant cette grande guerre.

    Le quotidien des médecins pendant la Grande Guerre
    Témoignages de ceux qui sauvent les vies
    (Archives du Pas de Calais)

    « Je reviens à moi au poste de secours. Il y a des chirurgiens et des infirmiers, ça gesticule dans tous les sens. Il y a des blessés qui arrivent, ça tourne, ça n'arrête pas, et ça tombe et dehors ça pilonne. [...] Dans la nuit, une ambulance m'emporte avec deux autres amochés. [...] On roule toute la nuit, ça secoue, les routes sont épouvantables. On finit par nous lâcher dans un hôpital militaire, bondé. Les blessés gisent dans tous les coins libres. J'en vois dans les couloirs, les lingeries, les salles d'attente. J'attends encore toute la journée, personne ne vient, je pourrais aussi bien crever. »

    Cet extrait d'un carnet de Georges Beaumont, soldat pendant la Grande Guerre, nous montre à quel point la vie est difficile pendant le conflit, même pour le personnel soignant. L'arrivée de nombreux blessés, souvent graves, des évacuations difficiles, se déroulant principalement sous le feu ennemi, des bombardements sur ou à proximité des postes de secours font partie du dur quotidien des médecins, des infirmiers et des brancardiers de la Grande Guerre.

    Ce quotidien nous est parvenu à travers les témoignages contenus dans les carnets du personnel soignant, et nous permet ainsi d'aborder la Grande Guerre d'un autre point de vue, à savoir celui des personnes devant soigner au plus vite les blessés pour les renvoyer sur le front.

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 13 15-04-10


    Plusieurs parcours sont possibles après qu'un soldat ait été blessé sur le champ de bataille.

    Selon la gravité de ses blessures, il est transporté assis ou couché par les groupes de brancardiers qui viennent le récupérer là où il est tombé.
    Ensuite, les brancardiers amènent les blessés aux différents postes de secours, situés à proximité des tranchées et qui peuvent faire l'objet de bombardement.

    Alfred Degez, médecin major de 2e classe, nous témoigne dans son carnet le 15 mai 1916 que Tous les jours nous sommes bombardés, et que c'est le poste de secours qui reçoit les obus.

    Dans ces postes, les blessés y reçoivent les premiers soins avant d'être dirigés vers les ambulances en stationnement derrière les lignes de front. Là, les blessés reçoivent des soins plus poussés et peuvent être transportés par les ambulances vers des hôpitaux d'évacuation en arrière du front. Ces hôpitaux sont souvent des lieux réquisitionnés par l'armée, comme des lycées ou des couvents, qui sont réaménagés pour accueillir et s'occuper de blessés.

    Enfin, les blessés peuvent être soit redirigés vers un dépôt des éclopés, pas trop loin du front pour permettre de remobiliser les soldats rétablis plus rapidement, soit, pour les blessés les plus graves, vers des hôpitaux mixtes ou militaires dans les zones éloignées des combats.

    Des évacuations bien souvent délicates
    Cependant, tout ne se passe pas toujours de cette manière.
    Progrès
    En effet, Pierre Dehœy, chef du Groupe des Brancardiers de la 13ème Division d'Infanterie, souligne le danger auxquels s’exposent les brancardiers lors de l'évacuation des blessés du 11 octobre 1914 dans la région d’Aix-Noulette et Bully-Grenay :

    « Au cours de la journée, les colonnes, qui ont été faire des relèves, ont été à plusieurs reprises exposées au feu de l'artillerie ennemi. Dans les régions aussi découvertes que celles qui servaient de théâtre à la lutte, les transports de jour exposent beaucoup les blessés. »


    Des luttes internes peuvent aussi apparaître au sujet des blessés. Ce fut le cas pour Alfred Degez, qui nous raconte dans son carnet, le 2 avril 1916 :

    « Rencontre avec le Médecin Divisionnaire Cruet, qui m adresse des reproches très violents au sujet des évacuations: les sciatiques et les hernies doivent marcher dit-il.
    Il m’inflige une attrapade très sérieuse, malgré l’intervention du Colo. Il me quitte en disant qu’il va en référer à la direction du 9ème car, dit-il, je réduis le régiment à l’état squelettique. »
    Le transport peut également se compliquer à cause de mauvaises communications au sein de l'armée. Pierre Dehœy eut par exemple la mauvaise surprise, le 15 octobre 1914, de ne trouver personne à l'emplacement indiqué d'une ambulance: « Il n'y avait ni infirmier ni brancardier de garde pour répondre, ni matériel. »
    Le 10 octobre, bien qu'il ait atteint l'ambulance n° 3 située à Nœux-les-Mines, il doit malgré tout déposer ses blessés à l'hôpital civil de cette ville, car l'ambulance n'avait pas reçu l'ordre de fonctionner…

    Progrès techniques
    La Grande Guerre s'accompagne également de nouvelles mesures médicales avec la prise en charge d'un nouveau type de patient : les soldats intoxiqués par les gaz.

    Alfred Degez nous raconte dans son carnet que le 16 février 1917 : Un régiment de territoriaux a sérieusement trinqué. Je suis allé dans un hôpital qui a reçu plus de 500 intoxiqués, et il n'était pas le seul.

    On voit également se mettre en place des moyens de lutte contre les épidémies (choléra, peste, etc.) qui déciment les tranchées. C’est pourquoi les premières campagnes de vaccination de masse, concernant à la fois les militaires et les civils en contact avec eux, sont organisées, pour lutter contre la fièvre typhoïde par exemple.

    Cette campagne de vaccination est complexe à organiser (8 millions d'hommes mobilisés, vaccination en 3 injections successives, en plus d'une injection un an après, accompagnées de possibles problèmes d'effets secondaires), mais est couronnée de succès avec l'éradication de cette maladie en 1917.

    Plusieurs mesures d'hygiènes sont également instaurées. Par exemple, la note de service du général Brissaud-Desmaillet, signée le 24 mai 1917 stipule qu'il faut : cheveux ras pour tout le monde car dans la saison actuelle, une tête non tondue est forcément sale et envahie de poux dans les tranchées. Toute blessure au crâne devient alors très grave.

    Alfred Degez nous raconte également qu'à partir du 21 mars 1916, l'ordre est donné pour les soldats de se couper la barbe.

    Enfin, malgré le conflit, les médecins et les autres membres du personnel soignant continuent à se former en suivant des cours comme ceux auxquels assistent Alfred Degez, le 8 janvier 1918, sur les gaz. Des conférences ont également lieu comme par exemple celle du 25 septembre 1915 à Bruay, sur la sérosthérapie et la diphtérie notamment occulaire, qui se caractérise par un œdème brutal et considérable des paupières.

    (Tiré du site
    http://www.archivespasdecalais.fr/Activites-culturelles/Chroniques-de-la-Grande-Guerre/Le-quotidien-des-medecins-pendant-la-Grande-Guerre)
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    Message par briselance13 le Mer 15 Mai - 23:40

    Toutes mes excuses cher ami Lang, pour cette "précipitation", mais les JMO devenant moins
    remplis du fait de l'activité de fin de guerre, tout peu sembler monotone, mais on ne peut que se réjouir que la paix soit enfin revenue.

    Clamons notre admiration à tous ces soldats, les "rentrès intacts", les blessés, et ces morts, fauchés dans la jeunesse. Mais, ici, tous nous le savons, depuis plus de 4 ans maintenant, vous suivez ces écrits . Merci, et ça , c'est déjà un bel hommage envers eux.

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    Message par LANG le Ven 17 Mai - 18:04

    J'arrive briselance !

    "16 mai 1919 " Le lt-colonel Sutterlin prend le commandement du régiment. »

    « 16 mai 1919 " Départ du 2ème groupe à 7h, pour arriver dans les cantonnements
                     désignés à 11h. L' E.M du régiment, l'E.M 2/35 et la 4e Bie cantonnent
                     à Juvigny, la 5e à Louppy, et la 6e à Han les Juvigny.
                     Dans la matinée, le lt-colonel Sutterlin, commandant le régiment,
                     a passé en revue le groupe, lors de son passage au carrefour."


    Le lieutenant colonel Sutterlin était peut-être à ce carrefour D110 avec D142 ? (noms d’aujourd’hui)

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 13 Sutter11

    Et pour "faire plus vrai" un petit montage...

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    Message par briselance13 le Ven 17 Mai - 19:22

    Il est génial ce Lang. Non seulement il illustre bien mes écrits, mais il devine mes pensées.
    Qui est le lieutenant-colonel Sutterlin?

    Venant du 32e R.A,où, chef d'escadron, il eut deux citations en tant que commandant
    d'un groupe d'artillerie, en avril et septembre 1918.
    J'ai trouvé cela dans les JMO du 32e R.A, où sont cités les noms du lieutenant-colonel
    Julliard et du chef d'escadron Wurtz (tous deux 35e R.A), car les deux régiments étaient
    ensemble à la Bataille de la Malmaison d'octobre 1917.
    Le chef escadron Sutterlin a pris le commandement du 2/32 le 7 juin 1918.
    Donc, c'était un artilleur de valeur.

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    Message par briselance13 le Ven 17 Mai - 19:44

    Rappelez vous le le post du 1 mars 2019, il est écrit;
    " 7 mars 1919 , le capitaine Lemarié est affecté au PAXI".

    PAXI? Lang et moi-même, n'avions pas trouvé d'explication.
    Et bien, c'est chose faite.
    Trouvée dans l'Historique du Parc d'Artillerie Divisionnaire 21.
    Le PAD 21 fut formé par les SM (sections de munitions) du 35e RAC.
    Ces sections faisaient partie du 1er Echelon du P.A/XI (non PAXI),
    (Parc d'artillerie du 11ème C.A), sous les ordres du chef d'escadron Wurtz
    (cdt du 3/35).
    En janvier 1916, ce fut le chef d'escadron Lhoste (cdt le 3/35 avant Wurtz)
    qui en prend le commandement.
    Voilà ainsi une énigme résolue.

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    Message par LANG le Sam 18 Mai - 9:10

    Bravo briselance, voila un travail de fourmis digne de Sherlok Holmes !
    Le lieutenant colonel Sutterlin qui vient du 32ème RA avec deux citations et un PAXI qui se révèle être le Parc d'Artillerie du 11ème CA.
    Tout ça mérite bien une salve d'honneur du 35ème non ?

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    Message par briselance13 le Dim 19 Mai - 9:01


    Merci Lang  pour cette salve tirée d'un mortier de 120 qui pourrait être du 35e RAP.

      Journal de la 2e batterie
    12 mai 1919 " Le lieutenant Porché part en permission de 23 jours, laissant le
                      commandement de la batterie au s/lt Vergier."

      Journal de la 22e D.I
    17 mai 1919 " Ordre particulier n° 196 de la D.I, fixant le déplacement du PAD22
                       qui, renforcé par des attelages et des hommes du 35/28, est chargé
                       de l'évacuation du matériel français entreposé dans les dépôts de
                       Ste Cécile et Bertrix (Belgique)."

      Journal du 2e groupe
    17 mai 1919 " R.A.S."
    18 mai 1919 " Départ du lieutenant Richard en permission (6e Bie)

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    Message par briselance13 le Lun 20 Mai - 8:53


    Journal du 35e RAC

    20 mai 1919 " Le lieutenant Rondeleux et le sous-lieutenant Leclerc sont affectés,
                      provisoirement, à l'EM AD22, en remplacement du lieutenant Trebous,
                      envoyé en mission en Pologne, et du sous-lieutenant Depethes
                     envoyé au Cours scientifique de Nancy.
                      Le capitaine Nicaise part à Varsovie (mission française près l'armée
                      polonaise).
                      Arrivée du lieutenant Bisier, venant du dépôt."
    21 mai 1919 " L' Etat-Major du régiment cantonne à Montmédy."

     Journal de la 3e batterie

    20 mai 1919 " Le lieutenant Drouot partant en permission, le commandement de la
                      batterie est donné au lieutenant Poirier de la 1ère Bie."

     Journal de la 22e D.I

    21 mai 1919 " L'E.M de l'A.C.D vient s'établir à Montmédy, pour que le commandement
                      de l'A.D et du régiment soit rendu plus facile au lt-colonel Sutterlin
                      qui exerce le commandement des deux."

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    Message par LANG le Lun 20 Mai - 19:08

    Oui briselance c'est bien une salve du 35ème RAP...

    ***

    On ne manque pas d’activité au 35ème RAC.

    « Ordre particulier n° 196 de la D.I, fixant le déplacement du PAD22
                      qui, renforcé par des attelages et des hommes du 35/28, est chargé
                      de l'évacuation du matériel français entreposé dans les dépôts de
                      Ste Cécile et Bertrix (Belgique)."


    Sainte Cécile

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 13 Site-s10
    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 13 Site-s11
    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 13 Site-s12

    Ont-ils fait une halte à l’Hotel de Lorraine ?

    Hotel où ont certainement logés ceux qui construisaient la voie ferrée.

    Beaucoup de main d'oeuvre mais par la suite, les techniques ont évolué considérablement. Les bras hydrauliques sont accueillis « à bras ouverts » lors de la construction de la ligne Bertrix-Muno, effectuée en trois tronçons : Bertrix - Herbeumont, Herbeumont - Ste-Cécile, Ste-Cécile - frontière française.

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 13 019-5810

    La nature du terrain de cette belle vallée ardoisière nécessita la construction de nombreux et imposants ouvrages d’art qui impliquèrent l’apport d’une main-d’œuvre importante, souvent étrangère : l’ascendance méridionale est monnaie courante en terre ardennaise...
    (Extrait site https://rixke.tassignon.be/spip.php?article1143)


    BERTIX

    Village qui a connu un épisode tragique au début de la guerre : Le guet-apens de Luchy

    "Le 21 Août 1914, la 66ème brigade de la IVème armée française  arrive à Bertrix.
    Elle est composée des 10ème & 20ème régiments d’infanterie et de trois groupes d’artillerie prévus à chaque brigade.
    Ce jour-là, vers 10h00, le garde-forestier MERGEAY, habitant Burhaimont à Bertrix, se précipite vers la maison Gochet afin de mettre en garde l’armée française. Ce brave fonctionnaire, effectuait une ronde dans les bois, lors de la journée du 20 Août lorsqu’il fut capturé par les Allemands et lié à un arbre. Durant sa période de capture, il constata que l’ennemi mettait en place un réseau de barbelés et des mitrailleuses savamment disposées.
    Parvenant à se libérer pendant la nuit, et grâce à sa connaissance de la forêt, il parvient à rejoindre Bertrix.
    Au poste de commandement du colonel DETRIE, le garde MERGEAY est reçu froidement et s’entend dire sèchement que l’armée française a ses propres renseignements et qu’il n’a pas besoin de ceux des civils !!! D’autres avertissements sont rapportés par le docteur LIFRANGE et M. LEPINOIS et enfin par le frère MARCEL mais sans succès…
    Mais les Allemands sont bien présents en grand nombre dans cette forêt de LUCHY.
    La région fut très bien repérée par des espions chargés de renseigner au mieux l’avantage de ces grandes forêts pour dissimuler ses troupes. C’est la 18ème division Hessoise, troupe d’élite à la discipline de fer qui est désignée pour se blottir dans les fossés de la forêt et attendre la confrontation .
    Le matin du 22 Août, le 20ème régiment d’infanterie, qui avait bivouaqué dans le village de Saint-Médard, progresse jusqu’à Bertrix. Vers 13h00, la troupe s’engage, par une chaleur torride, sur la route menant à la forêt, suivie par le matériel d’artillerie.

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 13 22-aou10


    Il faut s’imaginer un attelage d’artillerie composé d’un avant-train tiré par 4 où 6 chevaux, d’un lourd caisson à munitions, le tout qui avance dans un chemin en terre battue à peine assez large pour ces canons montés sur des roues étroites en bois cerclées de fer.
    Le général de VILLEMEJANE, qui s’est porté en avant, comprend l’erreur de s’être engagé dans ce chemin avec autant de pièces d’artillerie, donne l’ordre de faire demi-tour  et c’est le chaos total …
    Il est 16h00, les premiers éclaireurs de la brigade parviennent à sortir de l’autre côté du bois vers Ochamps avec la première compagnie et c’est à ce moment que l’artillerie allemande de déchaîna en libérant un enfer de feu… Les mitrailleuses, blotties sur les crêtes d’Ochamps, balayèrent l’orée de la forêt…"


    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 13 Artill13
    (Photo avec commentaire en allemand)

    (Histoire et photos site http://1914-18.be/mibb/villages/bertrix/)



    ****************************

    Entre les 20 et 21 mai beaucoup de monde part en Pologne…

    «  …Lt Trebous envoyé en mission en Pologne…

    …Le capitaine Nicaise part à Varsovie (mission française près l'armée
                    polonaise). »


    Ils vont peut-être retrouver le Lieutenant Colonel Julliard ?

    et merci pour le Lieutenant Colonel Sutterlin qui va pouvoir travailler dans de meilleures conditions.

    « 21 mai 1919 " L'E.M de l'A.C.D vient s'établir à Montmédy, pour que le commandement
                    de l'A.D et du régiment soit rendu plus facile au lt-colonel Sutterlin
                    qui exerce le commandement des deux." »


    Va-t-il s'installer dans la citadelle ?

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 13 Montme12
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    Message par briselance13 le Jeu 23 Mai - 8:17


    Dure cette photo des chevaux morts. C'est une conséquence de la bataille de Maissin, du 22 août 1914 (bataille des frontières).
    Le 2e groupe du 35 est passé à Bertrix la veille de cette bataille.

     Journal du 2e groupe
    21 mai 1919 " Le chef d'escadron Fischer est désigné pour présider une commission
                      d'estimation de chevaux, à Nancy (durée probable de cette commission;
                      20/30 jours). Le Cdt part ce jour même."
    22 au 27 mai 1919 " R.A.S."
    28 mai 1919 " Le chef d'escadron Ficher revient de Nancy, ayant été remplacé par un
                      autre officier."
    29 mai 1919 " Le lieutenant de Fabry rentre de permission."
    30, 31 mai 1919 " R.A.S."

     Journal de la 2e batterie
    18 au 25 mai 1919 " Même cantonnement. Instruction des spécialités et manoeuvre
                             de Bie attelée.
    26 au 31 mai 1919 " Même cantonnement, même programme."

     Journal de la 3e batterie
    Du 21 mai au 31 mai ; RAS.

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    Message par LANG le Dim 26 Mai - 17:08

    « 28 mai 1919  Le chef d'escadron Ficher revient de Nancy … »

    Le CE Ficher revient bien vite de sa commission d’estimation de chevaux. Ordre, contrordre ?

    Cette commission avait peut-être un rapport avec les fameuses Commissions de Réquisition qui permettaient d’alimenter les unités en chevaux ?

    Avant 1914, l’armée fournit les chevaux à la troupe, mais exige des officiers de posséder leur propre monture. Quand la guerre éclate, elle doit pouvoir disposer d’un nombre considérable de bêtes supplémentaires. Aussi, l’armée a-t-elle, sur base de la loi de 1887 relative aux prestations militaires, établi les règles à suivre pour procéder aux réquisitions nécessaires. En temps de paix, des commissions de remonte recensent annuellement les équidés et les voitures hippomobiles susceptibles d’être réquisitionnés. Dès que la mobilisation est décrétée, elles utilisent ces inventaires pour requérir les bêtes contre paiement, soit dans les centres de remonte, soit à domicile. Dans chaque commission, un vétérinaire examine les chevaux, juge s’ils sont propres au service et les classe selon leur conformation « de selle » ou « de trait ». L’animal réquisitionné reçoit un numéro de matricule brûlé sur le sabot antérieur gauche et, quand son affectation est décidée, la marque du régiment sous la crinière ou sur la fesse droite. Entre 1914 et 1918 les réquisitions successives vont ponctionner sur le territoire 950.000 chevaux.

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 13 Requis10

    Ces réquisitions ne se sont pas faites sans résistance. En effet, les propriétaires des chevaux en avaient un grand besoin au quotidien, pour le transport et pour les travaux agricoles. Elles ont eu également des conséquences importantes sur l’économie dès l’été 1914. Moins de bras avec les jeunes hommes valides qui partent, moins de force de travail avec la réquisition des chevaux, tout cela au moment précis où la moisson réclame les uns et les autres.
    C’est toute l’organisation agricole qui s’en trouve désorganisée dès le début du conflit. Il faut également prendre en compte l’attachement sincère des propriétaires pour leurs animaux.

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 13 Rzoqui10

    Tous pays confondus, on estime que huit millions de chevaux ont participé à la Grande Guerre et que un million d’entre eux y ont trouvé la mort, décimés par l’artillerie ou par les attaques chimiques, morts de faim ou de maladie.
    Après les hommes, ce sont bien les chevaux qui ont payé le plus lourd tribut à la guerre !

    (Extrait du site : http://87dit.canalblog.com/archives/2016/07/31/34137171.html)

    Mais il est possible que cette Commission d’Estimation ne servait qu’à faire le tri entre les chevaux afin de conserver ceux qui étaient encore « bons pour le service «  et les autres destinés à la revente…?



    « …18 au 25 mai 1919 " Même cantonnement. Instruction des spécialités et manoeuvre
                            de Bie attelée…. »



    Je ne suis pas spécialiste mais parmi ces « Manoeuvres d’artillerie » on a peut-être quelques exercices du genre :

    - Amenez les avant-trains !

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 13 Avant_10

    - L’embarquement des chevaux en pleine voie

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 13 Embarq10

    Et peut-être des exercices de mise en batterie comme avant la guerre…

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 13 Canon-10


    A propos de manœuvre de batterie attelée voici une petite vidéo . Elle concerne l’Armée Belge mais ce n’est pas qu’une histoire Belge...

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    Message par LANG le Ven 7 Juin - 9:17

    En attendant briselance...
    qui a pris un peu de retard suite aux commémorations du 75ème anniversaire du débarquement, je vous propose une petite carte, histoire de patienter un peu...

    [C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 13 5-191412
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    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 13 Empty C'ETAIT IL Y A 100 ANS Publié par LANG avec l'autorisation exceptionnelle de Briselance

    Message par LANG le Ven 14 Juin - 11:14

    Briselance est en effet très occupé en ce moment.
    Comme tout bon artilleur, il soigne ses chevaux et les promène dans la campagne. Rassurez-vous, il ne tardera pas à rentrer
    .



    Journal du 35e RAC
    1 juin 1919 " Le s/lieutenant Thouzey est affecté à la 3e Bie."
    3 juin 1919 " Le lieutenant Birles (2e Bie) prend le commandement de la 1ère Bie."
    10 juin 1919 " Le s/lieutenant Coquerel est détaché au dépôt, avec l'adj-chef Ventroux.
                        Le T.R est commandé par le s/lieutenant Thiret."


      Journal du 2e groupe
    3 juin 1919 " Le s/lieutenant Le Deuff est nommé, à la date du 28 mai 1919, lieutenant à TD de réserve
                      (journal officiel du 24 mai).
    4 juin 1919 " Le s/lt Capron rejoint, à Amiens, le 17e RAC, où il est affecté."
    5 juin 1919 " L'aspirant Caloé, de la 5e Bie, est affecté à l'EM du 2/35, comme officier adjoint."


     Journal de la 22ème D.I
    5 juin 1919 " Arrivée du colonel Ollivier, venant de l'AD/77, pour prendre le commandement de l'AD/22."
    9 juin 1919 " Ordre particulier n°58 du XIème C.A, donnant ordre de transférer l'ERD/22, de Charleville
                      à Longuyon, pour faciliter, à cet organe, la révision du matériel des Unités de l'AD.
                      Ordre particulier n° 200 de la 22ème D.I, fixant le mouvement de l'ERD/22 au 10 juin 1919."
    10 juin 1919 " Le mouvement s'exécute à l'aide des moyens de transport du P.A/XI, l'ERD n'en possédant
                      pas à sa disposition.
                      Réception de la note Melle n° 11.203, fixant le changement de dénomination administrative
                      du 8e groupe du 111e RAC, ce groupe passe au 35e RAC, et ses batteries prennent les
                      numéros 14, 16, et 17. Les procès-verbaux sont établis à la date du 13 juin 1919.
                      Le groupe continue à former corps, sous l'autorité du commandant de groupe, il reçoit
                      la dénomination provisoire d' ALC/22."

    **********


    Il ne se passe peut-être pas grand'chose mais ça bouge beaucoup...

    ***

    « 9 juin 1919 " Ordre particulier n°58 du XIème C.A, donnant ordre de transférer l'ERD/22, de Charleville
                      à Longuyon »


    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 13 Longyo10


    Longuyon qui subira d’importants dégâts le 24 aout 1914 recevra la croix de guerre en 1921.

    « Le soir du 24 août, la ville de Longuyon est incendiée à 80 %, 156 civils ont été assassinés ou brûlés vifs, 213 immeubles sont totalement détruits.
    Le hameau de Noërs est entièrement incendié et la plupart de ses habitants assassinés. L’ancien bâtiment des frères qui servait de logement à 40 ménages est complètement brûlé ; on y découvrira 21 cadavres calcinés.
    Le 27 août, alors qu’ils soignaient les blessés allemands et français à l’hôpital de campagne installé à l’école des sœurs, les abbés Braux et Persyn sont appréhendés par les officiers bavarois qui les accusent d’espionnage et les emmènent près du pont de chemin de fer où ils sont fusillés. »

    (Texte complet sur le site https://www.longuyon.fr/Patrimoine/Longuyon.html)

    ***

    « Réception de la note Melle n° 11.203, fixant le changement de dénomination administrative
                      du 8e groupe du 111e RAC, ce groupe passe au 35e RAC »


    (Je n’ai rien trouvé sur le 111ème RAC sauf des textes sur le 111ème Régiment d'Artillerie "Coloniale". Une arrivée de "marsouins" au 35ème RAC ?)

    ***
    «4 juin 1919 " Le s/lt Capron rejoint, à Amiens, le 17e RAC, où il est affecté."
     
    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 13 Regime11

    17ème RAC entrainement à la boxe dans leur caserne !
    Le sous lieutenant Capron va s’entraîner à la boxe…
    (Sourcehttp://www.chtimiste.com/album/Artillerie/Artillerie%20de%20Campagne/1e%20au%2062e%20RAC/17e%20RAC/Groupes%20de%20soldats/slides/regimentartillerie17%200.html)

    Et peut-être à autre chose…
    Une rencontre avec Adèle ?
    En effet, j'ai trouvé sur le blog de Daneck cette photo et son explication concernant le 17ème RAC :

    La vache et les lieutenants ;

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 13 Vache10


    "Cette photo a été prise fin février 1915, à la Croix-en-Champagne, lors d'un bivouac.
    On y voit Adèle en train de se faire traire par 4 lieutenants appartenant au 17ème Régiment d'Artillerie de Campagne.
    On a les noms des 4 lieutenants : Delannoy, Bigot, Hocquet et de Courbon.
    En recherchant dans l'historique du régiment sur Gallica on retrouve deux de ces noms dans le tableau des personnels du régiment, morts pour la France.
    S'agit-il de deux des lieutenants ? C'est tout à fait possible.
    Le lieutenant De Courbon du Moulin, Adolphe-Pierre-Jacques, est mort le 29 avril 1915 à Verdun, des suites de ses blessures. Il était né le 14 février 1885 à Toul.
    Le lieutenant de réserve Bigot, Louis-Emile, détaché à la 59ème compagnie d'aérostiers, est mort des suites de maladie à Autun, le 6 octobre 1918. Il était né le 1er mars 1889 à Tourly (Oise).
    Le lieutenant Delannoy est celui qui est en train de traire Adèle
    "
    (Photo et texte sur le site :
    http://photos1418.blogspot.com/2018/02/la-vache-et-les-lieutenants.html )

    Je ne savais pas qu'un képi pouvait servir à ce genre de choses...


    Dernière édition par LANG le Ven 14 Juin - 11:44, édité 1 fois
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    Message par briselance/LANG le Mer 19 Juin - 14:05

    Journal du 1er groupe
    14 juin 1919 " Le lieutenant Drouot rentre de permission, et reprend le commandement de la 3e Bie."
    18 juin 1919 " Le chef d'escadron Dressler prend le commandement du régiment*, le lt Drouot commande
                        le groupe, le s/lt Fleury prend le commandement de la 3e Bie."
    20 juin 1919 " Le lieutenant Birier part en permission, le s/lt Poirier prend le commandement de la 1ère Bie."
    23 juin 1919 " le Cdt Dressler revient au groupe, la 2e Bie se rend à Vaudoncourt, pour relever les postes de
                        garde du 18e RAP, situés à Baroncourt, Duzey, Nouillonpont, Muzeray.
                        La 3e Bie quitte Mainbotel et cantonne à Bouligny, pour la relève des postes de garde des
                        dépôts de munitions fournis par le 9e BCP."
    26 juin 1919 " Les 2e et 3e Bies reprennent leurs cantonnements à Ville-au-Montois et Bouligny."


     Journal du 2e groupe
    15 juin 1919 " Arrivée d'un renfort de 2 mdl et 28 hommes."
    22 juin 1919 " A 23 heures, le groupe est alerté."
    23 juin 1919 " La 6e Bie reçoit l'ordre de se déplacer et d'occuper les cantonnements suivants:
                            une section à Mouzai (personnel à disposition du 9e GMR)
                            une section à Montigny devant Sacey (pour garder les dépôts de munitions, poudre et matériel)
                         Déplacements effectués dans la soirée, vers 13 heures". (13h, ?)
    24 juin 1919 " Le groupe est désalerté. La 6e batterie revient reprendre ses cantonnements à Han les Juvigny."
    27 juin 1919 " Les Chasseurs, étant revenus à Juvigny et Louppy, reprennent les consignes passées aux 4e et
                        5e batteries."


       * Je n'ai pas trouvé la raison de la prise de commandement du régiment par le chef d'escadron Dressler,
          en remplacement (provisoire) du lieutenant-colonel Sutterlin.
    Le régiment est toujours au service de la population (travaux des champs, prêt de chevaux et autres)
         Cependant, le repos dominical est respecté (vu sur les notes).
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