Rechercher
 
 

Résultats par :
 


Rechercher Recherche avancée

Derniers sujets
Août 2019

Calendrier Calendrier

Petites annonces

    Pas d'annonces disponibles.

    Qui est en ligne ?
    Il y a en tout 14 utilisateurs en ligne :: 1 Enregistré, 1 Invisible et 12 Invités :: 2 Moteurs de recherche

    LANG

    Le record du nombre d'utilisateurs en ligne est de 39 le Lun 13 Mai - 10:19

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet

    Page 12 sur 14 Précédent  1 ... 7 ... 11, 12, 13, 14  Suivant

    Aller en bas

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Empty Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par LANG le Dim 9 Déc - 21:18

    Oui, il ne reste plus qu'à attendre un peu.
    J'espère qu'Arcim a pensé à allumer la lumière verte...
    LANG
    LANG
    MODÉRATEUR / EXPERT
    MODÉRATEUR / EXPERT

    Messages : 311
    Points : 2266
    Réputation : 413
    Date d'inscription : 09/12/2018
    Age : 77
    Localisation : Yonne

    Revenir en haut Aller en bas

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Empty Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Mer 12 Déc - 23:26


    Journal du 1er groupe
    12 décembre 1918 " Repos dans les cantonnements."
    13, 14, 15 décembre 1918 " Repos dans les cantonnements."

     Journal du 2e groupe
    12 décembre 1918 " R.A.S."
    13 décembre 1918 " Le lieutenant Rebois est évacué."
    14 décembre 1918 " Le lieutenant Lavergne est désigné pour le contrôle
                              du matériel laissé par l'ennemi."
    15 décembre 1918 " R.A.S."

     Journal de la 3e batterie
    13 décembre 1918 " Rentrée du s/lieutenant Broussey à la batterie."

     Journal de la 5e batterie
    13 décembre 1918 " Le lieutenant Rebois est évacué sur l'Ambulance du C.A."
     
      Journal de la 6e batterie
    14 décembre 1918 " Départ du lieutenant Lavigne pour l'E.M AA."

      Journal de la 9e batterie
    12 décembre 1918 " Matin; installation des cantonnements.
                              Soir; soins aux chevaux."
    13 décembre 1918 " Même service que la veille, 2 sous-officiers, Vautrin et
                              Janneault, vont suivre des cours d'artificiers et mécaniciens."
    14 décembre 1918 " Service ordinaire."

    _________________
    "Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir..."- Maréchal Foch
    briselance13
    briselance13
    Histoire et Mémoire
    Histoire et Mémoire

    Messages : 633
    Points : 3052
    Réputation : 90
    Date d'inscription : 14/05/2018
    Age : 25
    Localisation : Avignon

    Revenir en haut Aller en bas

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Empty Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par LANG le Jeu 13 Déc - 9:24

    « 14 décembre 1918 " Le lieutenant Lavergne est désigné pour le contrôle du matériel laissé par l'ennemi."

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 17104210
    (Le Point)

    L'Allemagne devait laisser son matériel de guerre, dont « quelques avions » mais également payer « quelques frais » pour réparer les dommages de guerre. Cela a grandement facilité la reconstruction de beaucoup de villages…

    Mais, le saviez-vous ?
    A propos de ces « dommages de guerre » lisons cet ancien article du « POINT » :

    L'Allemagne aura fini de payer en 2010 les réparations de la guerre 1914-1918
    Source AFP
    Modifié le 29/09/2010 à 19:50 - Publié le 29/09/2010 à 19:19 | Le Point.fr


    Près de 92 ans après la fin de la Première Guerre mondiale, l'Allemagne aura fini dimanche de payer les réparations imposées par les Alliés. Un dernier paiement, pour compléter la somme due de près de 200 millions d'euros, interviendra dimanche, soit 20 ans exactement après la réunification de l'Allemagne, coupée en deux à l'issue de la Seconde Guerre mondiale. Des réparations de 269 milliards de Reich marks, imposées par le traité de Versailles en 1919, avaient lourdement pesé sur les gouvernements allemands de la République de Weimar dans les années 1920, et avaient contribué à la venue au pouvoir d'Hitler en 1933.
    Ces réparations devaient compenser les pertes subies par la France et la Belgique pendant la guerre, et aider à défrayer le coût de cette guerre pour les pays alliés. Les réparations, suspendues par Hitler, avaient finalement été annulées de fait avec le "moratoire Hoover" en 1932. Mais il restait encore à l'Allemagne à rembourser les emprunts contractés pour leur paiement avant cette date.
    L'Allemagne de l'Ouest avait accepté de repayer une partie de ceux-ci à partir de 1953, mais il restait à repayer les intérêts sur ces emprunts, accumulés entre 1945 et 1953. À l'époque un accord avait été trouvé selon lequel l'Allemagne payerait 20 ans après la réunification du pays - une hypothèse jugée hautement improbable à l'époque. Mais le Mur de Berlin est tombé, et l'Allemagne termine donc de payer des bons, longtemps considérés comme de simples objets de collection, et qui aujourd'hui sont détenus par des fonds de pension ou bien même des particuliers.
    LANG
    LANG
    MODÉRATEUR / EXPERT
    MODÉRATEUR / EXPERT

    Messages : 311
    Points : 2266
    Réputation : 413
    Date d'inscription : 09/12/2018
    Age : 77
    Localisation : Yonne

    Revenir en haut Aller en bas

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Empty re il y a 100 ans le jour le jour

    Message par salliere herve le Jeu 13 Déc - 12:50

    merci Bricelance et Lang pour la suite de la grande histoire
    salliere herve
    salliere herve

    Messages : 38
    Points : 1678
    Réputation : 43
    Date d'inscription : 07/10/2018
    Age : 68
    Localisation : mont de marsan

    Revenir en haut Aller en bas

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Empty Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Dim 16 Déc - 15:47


    Journal du 1er groupe
    16 décembre 1918 " Repos dans les cantonnements."
    17, 18 décembre 1918 " Repos dans les cantonnements."
    19 décembre 1918 " Repos dans les cantonnements."

     Journal du 2e groupe
    16 décembre 1918 " R.A.S."
    17,18 décembre 1918 " R.A.S."
    19 décembre 1918 " R.A.S."

    Rien, que le repos et les services ordinaires pour le 3e groupe,
          ici au Luxembourg, où les habitants sont courtois. Seulement des petits détails concernant le service

     Journal de la 9e batterie
    15 décembre 1918 " 1 téléphoniste, Desforges, part suivre un cours de téléphone
                               à la D.I."
    16 décembre 1918 " Les pelotons des élèves Brig et s/off, commencent à 8 heures.
                              Le (?) Blais est désigné comme instructeur."
    17, 18, 19 décembre 1918 " Services ordinaires de cantonnement."

    _________________
    "Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir..."- Maréchal Foch
    briselance13
    briselance13
    Histoire et Mémoire
    Histoire et Mémoire

    Messages : 633
    Points : 3052
    Réputation : 90
    Date d'inscription : 14/05/2018
    Age : 25
    Localisation : Avignon

    Revenir en haut Aller en bas

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Empty Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par LANG le Dim 16 Déc - 18:08

    « 16 décembre 1918 " Les pelotons des élèves Brig et s/off, commencent à 8 heures.
                             Le (?) Blais est désigné comme instructeur."
    »


    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 E3_09_10


    Pour se faire une idée, on peut aller sur un site bien renseigné et bien fait qui traite des caporaux dans l’infanterie avant la guerre 14-18 :
    ( http://combattant.14-18.pagesperso-orange.fr/Pasapas/E309Caporal.html)

    Naturellement, il ne s’agit pas de « brigadiers » d’artillerie (ou de cavalerie) mais on y trouvera des informations intéressantes…
    Une époque ou un CAPORAL (ou BRIGADIER) était quelqu'un d'important !


    Extraits

    Ecole des caporaux

    Le caporal est le premier maillon hiérarchique dans l'armée, après le 2e classe. Pierre Chaine en montre toute l'importance dans son ouvrage « Mémoire d'un rat », pages 55-56 : « La vérité : c'est que les soldats n'obéissent jamais qu'à un caporal : c'est à sa voix qu'ils se livrent, mangent, combattent, travaillent et se reposent. Tâche d'autant plus ardue que les hommes avec qui doit traiter directement le caporal ne sont responsables que de leur personne et que chacun d'eux garde sur son chef la supériorité de n'avoir pas de galon à perdre ».

    Les fonctions du caporal :
    Le caporal surveille les soldats au niveau de leur conduite, de la subordination et de « l'exactitude à remplir leurs devoirs ». Outre leurs fonctions dans leur escouade, les caporaux alternent dans la compagnie pour le service de semaine et dans le régiment pour les services individuels.

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Captur12

    - Caporal d'escouade : il est chargé de tout ce qui est relatif à l'instruction, au service, à la tenue, à la police et à la discipline. Il loge dans la chambrée de son escouade. Dans cette chambrée, il veille aux soins de propreté personnelle des hommes, fait faire les lits, ranger, préparer les hommes de service, ceux qui doivent assister aux classes d'instruction. Il fait changer le linge blanc au moins une fois par semaine, veille à ce que le linge soit raccommodé après le blanchissage et que les chaussures soient en bon état. Le samedi matin, il fait mettre « dans le plus grand état de propreté » tous les effets et « battre au grand air » couvertures et matelas.
    Il distribue le prêt reçu du sergent-major. Il forme les recrues de son escouade aux détails du service intérieur, il leur enseigne le paquetage, l'entretien des armes et de tous leurs effets.
    Il tient un carnet (modèle VIII d'après le règlement) ; il rend compte au sergent. Il présente l'escouade au sergent de section lors des rassemblements. Il fait l'appel de son escouade et le rend à l'adjudant de compagnie...


    Source http://combattant.14-18.pagesperso-orange.fr/Pasapas/E309Caporal.html
    LANG
    LANG
    MODÉRATEUR / EXPERT
    MODÉRATEUR / EXPERT

    Messages : 311
    Points : 2266
    Réputation : 413
    Date d'inscription : 09/12/2018
    Age : 77
    Localisation : Yonne

    Revenir en haut Aller en bas

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Empty Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Sam 5 Jan - 21:28


    Journal du 1er groupe
    20 décembre 1918 " Repos dans les cantonnements."
    21, 21, 23 décembre 1918 " Repos dans les cantonnements."

     Journal du 2e groupe
    20 décembre 1918 " R.A.S."
    21, 22, 23 décembre 1918 " R.A.S."

     Journal de la 1ère batterie
    21 décembre 1918 " Même cantonnement.Le sous lieutenant Cotell rentre de permission,
                              et prend les fonctions de Major de cantonnement."
    22 décembre 1918 " Le lieutenant O'Delan revient de permission et prend le commandement
                              de la batterie."

    Journal de la 9e batterie
    19, 20 décembre 1918 " Service ordinaire de cantonnement."
    21, 22 décembre 1918 " Service ordinaire de cantonnement."
    23 décembre 1918 " Service ordinaire de cantonnement."

    _________________
    "Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir..."- Maréchal Foch
    briselance13
    briselance13
    Histoire et Mémoire
    Histoire et Mémoire

    Messages : 633
    Points : 3052
    Réputation : 90
    Date d'inscription : 14/05/2018
    Age : 25
    Localisation : Avignon

    Revenir en haut Aller en bas

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Empty Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Sam 5 Jan - 21:42


    Journal du 1er groupe
    24 décembre 1918 " Repos dans les cantonnements."
    25, 26 décembre 1918 " Repos dans les cantonnements."
    27 décembre 1918 " Départ du groupe (sauf la 2e Bie, qui reste détachée à Attert), à 8h.
                              Itinéraire; Redange, Arlon, Fouches.
                              Cantonnement: 1ère Bie et 1ère C.R à Fouches, 3e à Sampont."

     Journal du 2e groupe
    24, 25 décembre 1918 " R.A.S."
    26 décembre 1918 " 15h, départ du logement."
    27 décembre 1918 " Départ à 8h15. Itinéraire; Redange, Arlon, Heinsch, Lottert."

     Journal du 3e groupe.
    27 décembre 1918 " Départ de Folschette. Itinéraire; Arlon, Vance.
                              Cantonnement ; Vance, Chantemelle."

       Les 3 groupes et les colonnes de ravitaillement quittent le Luxembourg et rentrent
       en Belgique (sauf la 2e batterie).
       Rien n'est dit sur Noël, comme les années précédentes.

    _________________
    "Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir..."- Maréchal Foch
    briselance13
    briselance13
    Histoire et Mémoire
    Histoire et Mémoire

    Messages : 633
    Points : 3052
    Réputation : 90
    Date d'inscription : 14/05/2018
    Age : 25
    Localisation : Avignon

    Revenir en haut Aller en bas

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Empty Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Sam 5 Jan - 22:12


    Journal du 1er groupe
    28 décembre 1918 " Départ de Fouches à 7h30.
                              Itinéraire; route d'Etalle, Saint Léger, Ethe, Gomery, Ruette."
    29 décembre 1918 " Départ de Ruette à 6h.
                              Itinéraire; Latour, Chenois, Saint Mard, Vieux Virton, Dampicourt,
                              Ecouviez, Grand Verneuil, Montmédy, Vigneuil, Quincy.
                              Arrivée à Quincy à 12h.
                              Cantonnement;1ère Bie et 1ère C.R à Quincy, 3e Bie à Landzécourt."
    30 décembre 1918 " Repos au cantonnement."
    31 décembre 1918 " La 3e Bie quitte Landzécourt et va cantonner à Han-le-Juvigny."

     Journal du 2e groupe
    28 décembre 1918 " Le 35 RAC doit recevoir, officiellement, la fourragère à Virton.
                              Contre ordre. Départ 7h. Itinéraire; Vance, Saint léger, Virton,
                               Dampicourt (arrivée 14h),où cantonne le groupe, le soir, départ du
                               logement."
    29 décembre 1918 " Départ à 8h30.Itinéraire; Ecouviez, Montmédy, Chevancy le Château,
                              (arrivée 12h), où cantonne le groupe.
    30 décembre 1918 " Installation du cantonnement."
    31 décembre 1918 " A 14h,à Montmédy, remise de la fourragère au II/35 (au nom de tout
                              le régiment),par le général Guillaumat, cdt la V ème Armée."

      Journal du 3e groupe
    28 décembre 1918 " Départ de Vance. Itinéraire; St Léger, Ethe. Cantonnement à Latour."
    29 décembre 1918 " Départ de Latour. Itinéraire; Virton, Dampicourt, Ecouviez, Montmédy,
                              Han les Juvigny."
    30 décembre 1918 " Cantonnement 7e et 8e Han les Juvigny, et Juvigny sur Loison pour 9e
                               et C.R."
    31 décembre 1918 " Départ de Han les Juvigny des 7e et 8e, pour Juvigny sur Loison."

     NB: Retour du 35 en France, à Ecouviez.
          Fourragère couleur Ruban Croix de Guerre.

    _________________
    "Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir..."- Maréchal Foch
    briselance13
    briselance13
    Histoire et Mémoire
    Histoire et Mémoire

    Messages : 633
    Points : 3052
    Réputation : 90
    Date d'inscription : 14/05/2018
    Age : 25
    Localisation : Avignon

    Revenir en haut Aller en bas

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Empty Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Sam 5 Jan - 22:27


    Journal de la 1ère Colonne de Ravitaillement
    31 décembre 1918 " Ordre du colonel cdt le 35 RAC.
                             Répartir la 1ère C.R entre les unités du groupe.
                             Faire prendre en charge le matériel par les batteries.
                             La C.R continue son existence administrative Vivres à Chanceny-Véxin."

     Journal de la 2e Colonne de Ravitaillement
    29 décembre 1918 " Cantonnement à Chanceny le Château.
                              Remise de la fourragère, couleur ruban de la Croix de Guerre,par le
                              général Guillaumat, à Montmédy.
                              Hommes bien cantonnés, chevaux de même."

     BLAIN Pierre Emile né le 11 mai 1893 à Challans (Vendée),canonnier conducteur.
                             Mort pour la France, le 4 décembre 1918 à La Vieille, au château de la
                             Trapperie (Belgique). Cause; maladie contractée en service.

     BILLAUDEAU Baptiste Eugène né le 27 octobre 1893 à La Chaize le Vicomte (Vendée)
                              Mort le 20 décembre 1918 ( suicide).

    _________________
    "Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir..."- Maréchal Foch
    briselance13
    briselance13
    Histoire et Mémoire
    Histoire et Mémoire

    Messages : 633
    Points : 3052
    Réputation : 90
    Date d'inscription : 14/05/2018
    Age : 25
    Localisation : Avignon

    Revenir en haut Aller en bas

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Empty Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Sam 5 Jan - 22:53

    Journal du 1er groupe
    1 janvier 1919 " la 2e Bie rejoint le groupe et cantonne à Landzécourt."
    2, 3 janvier 1919 " Repos au cantonnement."

     Journal du 2e groupe
    1 janvier 1919 " La 2e C.R est dissoute. Son personnel, ses chevaux, son matériel sont
                       répartis entre les 3 batteries."
    2, 3 janvier 1919 " R.A.S "

     Journal du 3e groupe
    1 janvier 1919 " R.A.S jusqu'au 12 janvier 1919."

     Journal de la 1ère batterie
    1 janvier 1919 " Même cantonnement."
    2 janvier 1919 " Même cantonnement. Dislocation de la C.R. La batterie comprend 2 pièces
                         de plus."
    3 au 10 janvier 1919 " Même cantonnement."

     Journal de la 2e batterie
    1 janvier 1919 " Départ à 7h1/2. Virton, Montmédy, Chanceny le Château (PC du régiment),
                         Quincy, Landzécourt (PC du groupe).
                         La batterie cantonne à Landzécourt."

     Journal de la 9e batterie
    1 janvier 1919 " Repos. Le s/lieutenant Porché est classé au P.A.D 22, et rayé des
                         des contrôles de la Bie."
    2 janvier 1919 " Soins aux chevaux et nettoyage de cantonnement."
    3 janvier 1919 " Le lieutenant Richard prend le commandement du groupe, en remplacement
                         du lieutenant Kahn."


    Dernière édition par briselance13 le Mar 8 Jan - 20:33, édité 1 fois

    _________________
    "Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir..."- Maréchal Foch
    briselance13
    briselance13
    Histoire et Mémoire
    Histoire et Mémoire

    Messages : 633
    Points : 3052
    Réputation : 90
    Date d'inscription : 14/05/2018
    Age : 25
    Localisation : Avignon

    Revenir en haut Aller en bas

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Empty Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par junker le Dim 6 Jan - 13:22

    Formidable récit merci briselance !!!!!
    junker
    junker

    Messages : 89
    Points : 1484
    Réputation : 69
    Date d'inscription : 09/12/2018
    Age : 82
    Localisation : Deux-Sèvres

    Revenir en haut Aller en bas

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Empty Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par LANG le Dim 6 Jan - 17:14

    "... le lieutenant Cotell rentre de permission et prend les fonctions de MAJOR DE CANTONNEMENT...
    ...cantonnements... repos dans les cantonnements...
    ... Hommes bien cantonnés, chevaux de même..."


    Le 35ème RAC aura passé une fin d'année 1918 avec Noël et Nouvel An, de cantonnements en cantonnements.
    Du Luxembourg à la Belgique, il passe en Meuse, et Montmédy lui offre la fourragère...
    Le 35ème termine bien l'année...

    Montmédy avant. En 1914...

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Montme10
    ... avec d'autres "occupants"...
    (On notera le magasin de gauche "Feldbuchhandlung" est une sorte de librairie pour soldats et à droite on a "Lese Saal", c'est une salle de lecture. Le soldat allemand lisait beaucoup...)

    et puis Montmédy le 31 décembre 1918...

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Montme11

    (C'est la même grande place, les magasins précédents sont à gauche et on ne les voit pas)
    ... s'agit-il du 35ème RAC ???



    Mais, il est tellement question de cantonnements qu'il m'a semblé nécessaire de faire appel au "bréviaire"

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Captur19

    ... dans lequel j'ai glané ces extraits...

    Le major de zone a beaucoup de travail...

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Captur20

    Quant aux cantonnements que de consignes à respecter...

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Captur21
    "Il est interdit d'installer l'infirmerie et de passer la visite dans les salles d'école, sans l'assentiment formel des municipalités."  ... passer la visite dans les salles d'école sans l'assentiment... ?? Curieux !

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Captur22

    Oui, que de consignes à respecter...
    LANG
    LANG
    MODÉRATEUR / EXPERT
    MODÉRATEUR / EXPERT

    Messages : 311
    Points : 2266
    Réputation : 413
    Date d'inscription : 09/12/2018
    Age : 77
    Localisation : Yonne

    Revenir en haut Aller en bas

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Empty Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par junker le Lun 7 Jan - 13:59

    Ce qui est tout à fait normal !!
    junker
    junker

    Messages : 89
    Points : 1484
    Réputation : 69
    Date d'inscription : 09/12/2018
    Age : 82
    Localisation : Deux-Sèvres

    Revenir en haut Aller en bas

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Empty Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Lun 7 Jan - 19:31

    Content de vous retrouver Lang et Junker, que je remercie pour le compliment.
    Avez vous remarqué, sur la photo des magasins de Montmédy, mise par notre ami Lang,
    qu'un nom (Kahn) écrit sur l'enseigne de l'un d'eux, on retrouve ce nom à la fin du texte
    précédent (lieutenant Kahn).
    C'est vrai que,maintenant, ces JMO sont moins "spectaculaires" qu'au cours des combats,
    mais tant qu'ils existent, je les retranscris, c'est un ultime hommage à ses combattants
    qui sont allés jusqu'au bout de leur devoir.

    _________________
    "Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir..."- Maréchal Foch
    briselance13
    briselance13
    Histoire et Mémoire
    Histoire et Mémoire

    Messages : 633
    Points : 3052
    Réputation : 90
    Date d'inscription : 14/05/2018
    Age : 25
    Localisation : Avignon

    Revenir en haut Aller en bas

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Empty Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par LANG le Lun 7 Jan - 21:25

    Merci briselance pour ce commentaire judicieux.
    Effectivement, je n'avais pas fait le rapprochement entre le lieutenant Kahn et le fronton de ce magasin.
    Vous voyez, finalement, mine de rien, ces JMO sont pleins de secrets cachés !
    Oui, briselance continuez à nous transcrire la vie de ce régiment qui tel un merveilleux papillon sait renaître de ses cendres.
    Il est passé de 1914 à 1918, non sans mal, a fait un passage du côté des "Camps parachutistes" et après avoir survécu caché sous un pin du Camp d'Idron, maintenant méconnaissable avec ses lotissements, le voila à nouveau en pleine lumière.
    En pleine lumière, sur un forum un peu endormi, mais on connait d'autres histoires où il suffit d'un prince charmant...
    Et puis, pas très loin, au bout de la route de Tarbes, oui, là-bas où il n'y a pas si longtemps on "coulait" des canons, quelques chevaux ", bien cantonnés" par des Hussards attentionnés, ont entendu parler de ces collègues revenus de Montmédy sans selles mais avec une fourragère. Et puis, Caesar ou pas Caesar, il y a ceux, coiffés de rouge (Amarante) qui ont repris cette fourragère...
    Alors oui briselance, même si on ne sait pas comment le 35éme RAC a passé noël et nouvel an on lui souhaite une joyeuse année... 1919 !
    LANG
    LANG
    MODÉRATEUR / EXPERT
    MODÉRATEUR / EXPERT

    Messages : 311
    Points : 2266
    Réputation : 413
    Date d'inscription : 09/12/2018
    Age : 77
    Localisation : Yonne

    Revenir en haut Aller en bas

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Empty re c'etait il y a 100 ans au jour le jour ( ou à peut près )

    Message par salliere herve le Mar 8 Jan - 17:10

    Merci Briselance , merci Lang pour cette reprise , grâce à vous le forum se réveille ,
    je souhaite à tous une année pleine de joie et de santé .
    amicalement .
    un vieux rapace
    salliere herve
    salliere herve

    Messages : 38
    Points : 1678
    Réputation : 43
    Date d'inscription : 07/10/2018
    Age : 68
    Localisation : mont de marsan

    Revenir en haut Aller en bas

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Empty Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Mar 8 Jan - 22:34


    Journal du 1er groupe

    4 janvier 1919 " Repos, même cantonnement."
    5, 6, 7 janvier 1919 " Repos, même cantonnement."
    8, 9, 10 janvier 1919 " Repos, même cantonnement."

     Journal du 2e groupe

    4 janvier 1919 " R.A.S."
    5, 6, 7 janvier 1919 " R.A.S."
    8, 9, 10 janvier 1919 " R.A.S."

     Journal de la 9e batterie

    6 janvier 1919 " Le lieutenant Richard part en permission.
                         Le sous-lieutenant Cousier prend le commandement de la batterie."

    _________________
    "Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir..."- Maréchal Foch
    briselance13
    briselance13
    Histoire et Mémoire
    Histoire et Mémoire

    Messages : 633
    Points : 3052
    Réputation : 90
    Date d'inscription : 14/05/2018
    Age : 25
    Localisation : Avignon

    Revenir en haut Aller en bas

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Empty Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par LANG le Mer 9 Jan - 18:04

    " Cantonnements, cantonnements...
    Le lieutenant Richard part en permission."


    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 16-08-11

    Les permissions, un sujet qui mérite peut-être quelques lignes non ?

    Qu’en est-il des permissions pendant cette guerre de 1914 1918 ?

    Texte repris sur un site :
    http://www.archivespasdecalais.fr/Activites-culturelles/Chroniques-de-la-Grande-Guerre/Les-premieres-permissions

    Les premières permissions
    L’octroi de jours de repos, appelés "permissions" dans le jargon militaire, existe depuis le règlement du 1er mars 1890. Ils représentent entre 15 et 120 jours de congés sur 24 à 36 mois de service militaire.
    À la veille de l’entrée en guerre, les conscrits bénéficient ainsi de 40 jours de congés annuels, en accord avec la loi du 7 août 1913, dite "loi des Trois ans", qui a fait passer la durée du service de deux à trois ans pour préparer la France à une éventuelle guerre contre l’Allemagne.

    Abrogation des permissions en temps de guerre
    Des premiers jours de la mobilisation jusqu’en juillet 1915, aucune permission n’est autorisée. L’intégralité des troupes doit demeurer sur le front. Laisser partir des soldats en congé lors d’un conflit paraît impensable. Avec le prolongement de la guerre au-delà de l’hiver 1914-1915 (au mois d’août 1914, les mobilisés comme la population pensent que la guerre sera courte et qu’à Noël, chacun sera de retour dans son foyer), des revendications apparaissent, dues aux conditions de vie déplorables, à l’enlisement de la campagne contredisant les espoirs d’un retour rapide, au désir de revoir sa famille, mais aussi à l’apparition de troubles physiques et psychologiques et à la montée des doutes sur la conduite de la guerre.

    Typologie des congés et permissions
    Dès les premiers mois de la guerre, toutefois, certains types de congés et de permissions sont réapparus. Il est à noter que l’armée distingue traditionnellement les congés, qui relèvent de l’exception, des permissions, dont l’attribution est générale, tout en restant fondée sur la notion de mérite.
    Les permissions peuvent être accordées pour des motifs économiques (aider aux travaux agricoles) ou pour certaines occasions familiales (naissance, mariage…). Pour ceux du front, elles sont comme une souffrance de plus : ils sont en première ligne, face au feu de l’ennemi, et il leur est interdit de retrouver leur famille, ne serait-ce que pour quelques jours.

    Les premières autorisations d’absences accordées sont les permissions agricoles (la mobilisation de la plupart des hommes en âge de travailler ayant entraîné un déficit de main-d’œuvre), qui bénéficient non aux soldats de l’active envoyés au front, mais aux troupes demeurées dans les dépôts ou aux soldats de la territoriale cantonnés à l’arrière. Ceux-ci, âgés de plus de 34 ans et qui ne sont pas censés participer directement aux combats, sont rapidement autorisés à rentrer chez eux lors des grandes saisons agricoles afin de participer aux travaux des champs (pour en savoir plus, voir l'article "Moissons en état d'urgence").

    Les congés de convalescence sont rétablis à partir de l’automne 1914 pour les blessés de guerre. À partir du 16 octobre 1914, les congés de courte durée accordés aux convalescents sur le point de retourner au front permettent de décharger les formations sanitaires (pour en savoir plus, voir l'article "Le quotidien des médecins dans la Grande Guerre"). D’autres convalescents, en attente de réforme ou de renvoi au front, peuvent, eux, bénéficier d’un congé pouvant aller jusqu’à trois mois, selon le règlement de 1890.

    Rétablissement du système de permissions : la loi Dalbiez
    L’utilisation des permissions comme outil de rétribution symbolique du sacrifice combattant fait par ailleurs son chemin et les blessés de guerre en sont les premiers bénéficiaires. Elle est entérinée en décembre 1914, quand le ministre de la Guerre, Alexandre Millerand, les rend automatiques, porte leur durée à une semaine et lève l’interdiction initiale de séjour à Paris.

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 16-05-10

    Document manuscrit et imprimé sur lequel on lit : "Permission de dix jours, délai de route non compris, valable du 26 décembre au 4 janvier inclus. Accordé au lieutenant Mayeur, contrôleur des stocks de céréales avec solde de présence, pour se rendre à Bouvigny (Pas-de-Calais). Le lieutenant Mayeur devra dès son arrivée dans le lieu où il se rend, faire connaître son adresse et le temps présumé de son séjour : au général commandant la place de Paris s'il doit résider à Paris ou dans le département de la seine, au commandant d'armes dans toute autre ville de garnison, à l'officier commandant la gendarmerie de l'arrondissement s'il n'y a pas de garnison dans le lieu où il doit jouir de sa permission. Si, pendant le cours de son absence il vient à changer de résidence, il est tenu aux mêmes formalités. Il doit en outre, en informer par écrit son chef de corps ou de service. Il est tenu enfin de porter lui-même au verso du présent titre les indications relatives à son changement de résidence..."
    En mars 1915, les permissions sont autorisées pour les officiers. Mesure qui a pour effet immédiat d’indigner l’opinion et les milieux politiques.

    Pour soutenir le moral des troupes face au conflit qui s’éternise, confronté aux protestations des familles et aux pressions du Parlement, le général Joffre en vient finalement à instituer un système de permissions. Le 30 juin 1915, il offre à chaque combattant 8 jours de congés dans sa famille, réduits à 6 jours dès la mi-août. Cette permission ne concerne de toute façon, par rotation, que 5 % des unités combattantes et 10 % des unités de réserve, disparité souvent considérée comme une injustice. Pour les permissionnaires habitant le sud de la France, le retour aux sources commence par un trajet en train relativement long et inconfortable.

    La loi Dalbiez, votée le 17 août 1915, redéfinit la place des mobilisés et des mobilisables dans les armées. Sa préparation a permis aux parlementaires d’engager à partir du début de 1915 un débat sur la relève des effectifs combattants. Elle insiste sur l’équité dans l’octroi des permissions entre les soldats engagés au front depuis le début de la guerre et les effectifs mobilisables qui n’ont pas encore été engagés.

    Entre bonheur et désillusion
    Au front, les permissions sont une obsession pour les combattants, qui comptent les jours qui les séparant de leur famille. Elles constituent une brève éclaircie dans leur vie misérable, l’occasion de revoir leurs proches, de renouer avec un arrière dont ils ont été séparés, pour certains, depuis de longs mois, voire presque une année. Toutefois, bien des soldats n’en éprouvent pas moins une certaine déception. Ce sentiment tourne parfois à la rancœur, lorsqu’ils découvrent que le pays se comporte parfois comme si la guerre n’existait pas, que la vie continue alors qu’ils souffrent et, souvent, meurent au combat.

    Le permissionnaire bénéficie d’un véritable retour à la vie civile, malheureusement temporaire. Alors qu’il vient de retrouver les siens, il est déjà assailli par le cafard du retour. Il est submergé de sentiments contradictoires, tels que la joie d’échapper un moment à l’horreur du front, la culpabilité à l’égard des camarades restés au combat, la peur de ne plus revoir ses proches, l’incompréhension de la vie à l’arrière. Les autorités se méfient également de lui, car il est susceptible de provoquer le découragement dans la population, en apportant des nouvelles d’une guerre qui piétine et peut être perçue comme une absurdité.

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 16-05-11


    Mais le temps de la permission s’écoule très rapidement. Il paraît toujours trop court aux hommes qui l’ont longtemps attendu. C’est à l’approche de l’expiration que la tension augmente le plus. Le permissionnaire repense à son retour sur le front, aux souffrances physiques et morales qu’il va à nouveau subir, à la longue séparation avec les êtres chers qui l’attend. Puis arrive le drame du départ…

    -----------

    Et un complément concernant les trains pour permissionnaires repris sur le même site : http://www.archivespasdecalais.fr/Activites-culturelles/Chroniques-de-la-Grande-Guerre/Le-train-des-permissionnaires

    Des trains spéciaux

    La mise en place des permissions du front à partir de l’été 1915 prend donc les réseaux par surprise. Le transport des permissionnaires entre la zone des armées et l’arrière à partir de 1915 ne peut compter ni sur les trains de ravitaillement déjà complets sur le trajet arrière-front, ni sur le trafic commercial, inexistant sur certains parcours dans la zone des armées.
    Le Haut commandement choisit donc de mettre en place pour les permissionnaires un trafic indépendant et obligatoire (sous peine de perdre la gratuité du voyage et d’être sanctionnés), constitué de trains spéciaux gratuits qui desservent, à partir du 15 septembre 1915, les principales gares de l’arrière, où les trains commerciaux assurent ensuite les correspondances locales. En revanche, les trains spéciaux sont interdits aux civils, aux détachements de troupe ou aux prisonniers et aux blessés.
    La création des trains spéciaux est présentée comme une réponse à la nécessité de réduire la durée des transports des permissionnaires du front, qui ne seront pourtant jamais prioritaire. En effet, comme tous les convois militaires, les trains spéciaux ont une vitesse limitée à 20 ou 30 km/h dans la zone des armées, et si leur vitesse augmente à l’intérieur, les nombreux arrêts qu’ils desservent les rendent bien plus lents que les trains commerciaux. Pressés d’arriver chez eux, les hommes s’en agacent. De plus, les trains spéciaux dans lesquels on les fait voyager sont composés d’un matériel hétéroclite fourni par différentes compagnies. La saleté, le manque d’entretien et d’éclairage de ces trains bondés, l’insuffisance du chauffage en hiver et la chaleur en été, et bien souvent le manque de place qui les oblige à s’entasser ajoutent à l’exaspération des soldats.

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 16-08-10


    Inégalités de traitement
    Les soldats se plaignent également du maintien de trois classes dans les trains spéciaux, qui confirme une discrimination selon le grade et le mérite.
    La première classe est réservée gratuitement aux officiers, qui voyagent en réalité dans les trains de voyageurs jusqu’en octobre 1917, puisqu’il n’y a pas de voiture de première classe dans les trains spéciaux avant cette date.
    La deuxième classe, quant à elle, est encore ouverte gratuitement aux adjudants, adjudants-chefs et aspirants, puis s’ouvre à tous les combattants décorés de la Légion d’honneur à partir de la fin 1916.
    • Tous les autres sous-officiers et soldats voyagent en troisième classe, sans confort, et doivent financer leur surclassement en seconde dans les trains commerciaux. Dans les wagons de troisième classe bondés et dépourvus de toilettes, de vives tensions règnent car les permissionnaires s’entassent comme ils le peuvent et sont souvent tenus de rester debout sur de longs parcours. Admis dans les trains commerciaux par défaut, quand il n’existe pas de desserte en train spécial, ils ont le sentiment de ne pas être traités à la hauteur de leur sacrifice.
    Débordements
    Les conditions de transports sont déplorables. Les trains accusent d’importants retards, sont en mauvais état, constitués généralement avec des wagons fortement dégradés. Les permissionnaires n’y sont d’ailleurs pas étrangers. Dans l’euphorie, l’alcool aidant, les hommes se lâchent, s’en prenant au matériel, arrachant les portes, cassant les vitres, les éclairages.
    Les compagnies ne tardent pas à se plaindre. Outre les dégradations du matériel, les hommes s’en prennent aux agents, les insultent, jettent des objets sur les voies, ouvrent les portières en marche. D’une manière générale, c’est le grand défouloir, bien compréhensible quand se relâche la pression. Ceux qui n’ont pas de famille se rassemblent dans les grandes villes autour des gares. On va bientôt ouvrir à leur destination des foyers constituant des lieux de réconfort pour les hommes désœuvrés.

    Pour éviter les débordements, on met en place, à partir de juin 1916, une police chargée de surveiller les gares. Dans le même temps, on interdit aux hommes de troupe d’emprunter les trains commerciaux, de même que les trains de permissionnaires sont interdits aux civils. Seuls les officiers peuvent toujours monter dans les trains réguliers. Ces mesures permettront en partie de réduire les troubles.
    Jusqu’en octobre 1916, les tâtonnements réglementaires et la rareté des départs leur permettent de s’adapter progressivement à cette nouvelle charge, mais les premiers signes d’une crise du transport par chemin de fer apparaissent ensuite, liés à la normalisation réglementaire qui induit une plus grande régularité des départs et un accroissement parallèle des flux.
    Avec un effectif moyen de 250 000 combattants absents pour 11 jours, le trafic quotidien des permissionnaires, hors périodes de suspension, s’élève jusqu’à la fin de la guerre à 45 000 passagers. Une augmentation de la fréquence des permissions au-delà d’une tous les quatre mois aurait été insurmontable pour les réseaux, ce qui explique sans doute que toutes les réformes postérieures du régime des permissions se soient contentées d’allonger la durée du séjour à l’arrière, ce qui n’a pas d’impact sur le transport. Dans ce contexte d’improvisation, les faiblesses du transport des permissionnaires se révèlent avec force dès l’été 1915.
    L'impact de la régulation des permissions
    À partir de l’été 1917, la dénonciation des conditions de transport des permissionnaires est unanime, et l’annonce des réformes l’occasion de constater le sort misérable des permissionnaires depuis 1915. La spécialisation des gares de régulation, qui a commencé en 1915 et en 1916 pour les trains spéciaux, est considérablement renforcée à partir du 19 juin 1917, avec la mise en place de gares de triage évitant le passage des provinciaux par Paris, et la rencontre des combattants qui partent en permission et de ceux qui en rentrent.
    En juillet, de nouveaux trains, plus directs, sont mis en circulation, et de nouvelles lignes sont ouvertes. La régularité des horaires a d’ailleurs des effets pervers, puisque l’ennemi peut plus facilement repérer les gares de régulation situées près du front, et ses bombardements font de nombreuses victimes parmi les permissionnaires. Pour éviter d’être repérés, les trains circulent donc de nuit et sans éclairage, ce qui occasionne de nombreux accidents.
    Dans ce contexte de crise ferroviaire durable, qui touche tous les types de convois, le GQG prend la précaution de maintenir un nombre de départs quotidiens stable à 1/20ième de l’effectif lorsque la durée des permissions est portée à 20 jours en décembre 1918. Cela n’empêche pas les conditions de transport de rester très mauvaises. Les correspondances ont des difficultés à être assurées, les trains bouchonnent dans les gares de triage et les hommes stationnent longuement dans des gares mal aménagées.
    Après l’armistice, les retards prennent une dimension inégalée qui exaspère les hommes pressés de rentrer chez eux. En janvier 1919, on compte ainsi jusqu’à seize heures de retard pour les trains en provenance de l’Allemagne.

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 X1080-10

    Espérons que le lieutenant Richard n'aura pas pris le petit train d'Interlude..
    Un train spécial lui aussi...
    .
    LANG
    LANG
    MODÉRATEUR / EXPERT
    MODÉRATEUR / EXPERT

    Messages : 311
    Points : 2266
    Réputation : 413
    Date d'inscription : 09/12/2018
    Age : 77
    Localisation : Yonne

    Revenir en haut Aller en bas

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Empty Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par WILLIS le Mer 9 Jan - 18:45


    Bravo à tous pour ce sujet ! briselance le créateur du sujet, mais aussi ceux qui y contribuent.

    _________________
    Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'on fait.
    WILLIS
    WILLIS
    Admin
    Admin

    Messages : 151
    Points : 4858
    Réputation : 129
    Date d'inscription : 21/04/2017

    http://www.campidron.fr

    Revenir en haut Aller en bas

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Empty Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par junker le Ven 11 Jan - 10:29

    Merci pour ton travail de mise en ligne et la régularité de l'histoire de ces " il y a cent ans "
    junker
    junker

    Messages : 89
    Points : 1484
    Réputation : 69
    Date d'inscription : 09/12/2018
    Age : 82
    Localisation : Deux-Sèvres

    Revenir en haut Aller en bas

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Empty Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Lun 14 Jan - 20:49


    Journal du 1er groupe
    11, 12, 13, 14 janvier 1919 " Repos au cantonnement."

       Journal du 2e groupe
    11, 12, 13, 14 janvier 1919 " R.A.S."

       Journal du 3e groupe
    11 janvier 1919 " R.A.S."
    12 janvier 1919 " Le commandant Lacassin, affecté au dépôt du 35e R.A.C, est remplacé
                          par le capitaine Bressy."    

      Journal de la 1ère batterie
    11 janvier 1919 " Même cantonnement. La C.R se reforme.
                          Le lieutenant Salmon, revenu de permission, part au dépôt, comme
                          adjoint au trésorier."
    12 au 14 janvier 1919 " Même cantonnement."

    _________________
    "Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir..."- Maréchal Foch
    briselance13
    briselance13
    Histoire et Mémoire
    Histoire et Mémoire

    Messages : 633
    Points : 3052
    Réputation : 90
    Date d'inscription : 14/05/2018
    Age : 25
    Localisation : Avignon

    Revenir en haut Aller en bas

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Empty Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par LANG le Mar 15 Jan - 11:12

    "1 janvier 1919 " Départ à 7h1/2. Virton, Montmédy, Chanceny le Château (PC du régiment),
                        Quincy, Landzécourt (PC du groupe).
                        La batterie cantonne à Landzécourt."...

    ...2 janvier 1919 " Soins aux chevaux et nettoyage de cantonnement."...
    ...4 janvier 1919 " Repos, même cantonnement."...

    ...8, 9, 10 janvier 1919 " Repos, même cantonnement."...

    ...12 au 14 janvier 1919 " Même cantonnement."...



    On est donc toujours du côté de Landzécourt et Quincy !

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Landzz10


    Et si on s'intéressait à l’histoire de ce village pendant le conflit ?

    (Tiré du site : http://www.auxpaysdemesancetres.com/pages/champagne-ardennes/meuse-55/quincy-landzecourt.html)

    « Les villages de Quincy et de Landzécourt sont presque voisins, ils subissent la guerre de la même façon et sont libérés ensemble le 11 novembre 1918.
    En 1915, tous les ponts de la Chiers sont détruits de même que le tunnel de Montmédy (les ponts de l'Othain et du Loison restent intacts ainsi que le viaduc de Thonne-les-Prés).
    L'armée allemande met en place une voie ferrée Montmédy-Verdun. Plus tard, la voie est déplacée et plusieurs années après la guerre le tunnel est restauré.
    L'ensemble de la population reste sur place et subit une occupation qui devient très sévère dès le milieu de 1915.
    Impossible à la population de se rendre d'un village à l'autre notamment.
    Les terrains sont exploités par les allemands et à leur profit. L'exploitation est placée sous le contrôle d'une unité, dont certains de ses membres séjournent à Quincy durant plusieurs années.
    Chaque matin, les hommes valides et les jeunes gens doivent se rendre à l'appel avant de participer aux travaux de la ferme allemande, conduisant les attelages, s'occupant des travaux habituels selon les saisons et s'occupant du bétail dont une bonne partie est regroupée à la ferme Saint Martin.
    Les femmes et les jeunes filles participent aux binages ainsi qu'aux travaux de fenaison et de moisson, de même qu'à la récolte des pommes de terre et des betteraves ; les enfants d'âge scolaire doivent participer aux diverses cueillettes.

    Les troupes reçoivent des renforts en provenance d'Allemagne ou du front russe afin de renforcer les unités qui remontent en ligne, certaines reviennent à Quincy jusqu'à trois fois, car contrairement à l'armée française qui défile devant Verdun, la 5ème armée allemande est le fer de lance de la bataille. Son chef, le Kronprinz (photo ci-contre), mène joyeuse vie à Stenay au château des Tilleuls.  Certains anciens se souviennent l’avoir vu à Chauvency-Saint-Hubert dans une longue voiture découverte ou bien traversant Quincy à cheval.


    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Le_kro10



    Deux avions allemands sont abattus à Quincy, l'un au lieu-dit Le Violon, le second dans sa chute percute la côte au-dessus de la rue Basse de Landzécourt.
    Après quatre années, les allemands se replient lentement et Quincy se retrouve en pleine zone de combat lors de l'armistice ; les batteries américaines tirent sur le village. La population se terre. Les allemands occupent encore le Bois de Fays et le Bois Robert alors que les américains sont en lisière de la Grosse Haie. Les combats sont très meurtriers et continuent jusqu’à 10h30 le 11 novembre, le cessez le feu a  lieu à 11h.
    Quincy et Landzécourt perdent 6 de leurs enfants et une victime civile au cours de cette guerre."


    Les habitants ont certainement du apprécier l'arrivée du 35ème RAC...

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Quincy11
    LANG
    LANG
    MODÉRATEUR / EXPERT
    MODÉRATEUR / EXPERT

    Messages : 311
    Points : 2266
    Réputation : 413
    Date d'inscription : 09/12/2018
    Age : 77
    Localisation : Yonne

    Revenir en haut Aller en bas

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Empty Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Mar 15 Jan - 21:17


    Journal du 35e RAC
    9 janvier 1919 " Le commandant Fischer prend le commandement provisoire
                         du régiment."
    14 janvier 1919 " Le lieutenant-colonel Julliard quitte le commandement provisoire
                          de l'AD22, et reprend le commandement du régiment."
    18 janvier 1919 " Départ de la 3e Bie pour Chenois, près Virton. Elle est mise à la
                          disposition du Cours d' élèves de chefs de section."

    Journal du 1er groupe
    15 au 18 janvier " Repos au cantonnement."
    19 janvier 1919 " La 3e Bie se rend à Chenois (cours chefs de section)."

    Journal du 2e groupe
    15 janvier 1919 " Reconstitution de la 2e C.R, avec ses éléments primitifs."
    18 janvier 1919 " Le capitaine Wallut part en permission."

    Journal du 3e groupe
    "R.A.S jusqu'au 28 janvier."

    Journal de la 1ère batterie
    15 janvier 1919 " Même cantonnement. Le sous-lieutenant Cotelle rentre à la batterie."
    16, 17, 18, 19 janvier 1919 " Même cantonnement."

    _________________
    "Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir..."- Maréchal Foch
    briselance13
    briselance13
    Histoire et Mémoire
    Histoire et Mémoire

    Messages : 633
    Points : 3052
    Réputation : 90
    Date d'inscription : 14/05/2018
    Age : 25
    Localisation : Avignon

    Revenir en haut Aller en bas

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Empty Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par junker le Mer 16 Jan - 17:33

    C'était une artillerie très exposée, les risques étaient d'autant plus grand que les observateurs aériens risqués encore plus
    junker
    junker

    Messages : 89
    Points : 1484
    Réputation : 69
    Date d'inscription : 09/12/2018
    Age : 82
    Localisation : Deux-Sèvres

    Revenir en haut Aller en bas

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Empty Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par LANG le Jeu 17 Jan - 17:56

    " Départ de la 3e Bie pour Chenois, près Virton. Elle est mise à la
                         disposition du Cours d' élèves de chefs de section."


    La formation continue… en Belgique.
    Les élèves chefs de sections ont la chance d'avoir des gens du 35ème connaissant bien leur affaire. Mais cela ne doit pas être facile tous les jours...


    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 989_0010


    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 183_0010
    LANG
    LANG
    MODÉRATEUR / EXPERT
    MODÉRATEUR / EXPERT

    Messages : 311
    Points : 2266
    Réputation : 413
    Date d'inscription : 09/12/2018
    Age : 77
    Localisation : Yonne

    Revenir en haut Aller en bas

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Empty Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Mer 23 Jan - 0:27


    Journal du 1er groupe
    20 janvier 1919 " Repos au cantonnement."
    21 au 26 janvier 1919" Repos au cantonnement."

     Rien sur les 2e et 3e groupes, le régiment stationne sur ses dernières positions.
        Je peux anticiper sur ces JMO en vous dévoilant que les soldats participent à la
        reconstruction du pays.
        Donc, le repos est tout relatif, et il ne faut pas oublier qu'ils sont toujours militaires
        et au service de la France.

    _________________
    "Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir..."- Maréchal Foch
    briselance13
    briselance13
    Histoire et Mémoire
    Histoire et Mémoire

    Messages : 633
    Points : 3052
    Réputation : 90
    Date d'inscription : 14/05/2018
    Age : 25
    Localisation : Avignon

    Revenir en haut Aller en bas

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Empty Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par LANG le Mer 23 Jan - 17:14

    Merci briselance d'entre-ouvrir ce JMO sur les pages suivantes...

    Oui, le repos du 35ème RAC est tout relatif.
    ----------------------------

    La guerre est terminée mais tout commence aussi…
    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Bundes12

    Photo du 21 juin 1917 nord de la France.
    (https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/a/ac/Bundesarchiv_Bild_102-03373A%2C_Nordfrankreich%2C_Angriff_auf_Grabenstellung.jpg)


    ----------------------------


    Quatre années de guerre... On comprend qu’il y ait du travail de reconstruction.

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Lens_b10

    Lens
    De toutes les villes du front français, Lens est probablement celle où les destructions ont été les plus importantes. Les cartes postales d’après-guerre nous présentent des rues, des édifices, des quartiers entiers transformés en amas de décombres. Les quatre années d'occupation ont fortement éprouvé la population qui a vécu le plus souvent dans des caves transformées en abris et étayées avec des matériaux récupérés. Des communications sont établies entre les caves. On célèbre un culte souterrain à « Saint-Léger-sous-Terre » (Saint-Léger est la paroisse de Lens). La ville comptait 30 000 ha en 1914. En 1918, sa population est réduite de moitié.
    (http://www.cndp.fr/entrepot/index.php?id=51)

    --------------------------------

    Faisons aujourd’hui une première approche de l’immensité de la tâche qui attend la France.
    Le 35ème RAC a commencé à y participer.



    Voici une carte donnant une idée des zones dévastées.

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 1024px11
    (Par derivative work: Tinodela (talk)Zone_rougeRed_Zone_Map.jpg: Lamiot — Zone_rougeRed_Zone_Map.jpg, CC BY-SA 2.5, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=4798391)

    Géographie de la reconstruction en France
    (Wikipédia, extrait)
    Cartographie des zones bleues, rouges et jaunes
    Fin 1918, 4 000 communes sont dévastées ou dégradées sur 3 337 000 ha dans dix départements.

    En 1919, dans le cadre de la reconstruction le ministère des Régions libérées a publié une cartographie en trois niveaux de séquelles, représentés par trois couleurs.

    Zone bleues : Caractérisées par des dégâts moyens, ce sont les zones de passage ou de stationnement des armées, avec d’éventuels restes de dépôts de munitions, de matériels, casemates ou déchets divers,
    Zones jaunes : Ce sont les zones brièvement ou ponctuellement touchées par les combats, généralement derrière les lignes de front ou éloignées, où les infrastructures routières sont à peu près fonctionnelles après l’armistice, malgré les tranchées, trous d’obus, ou des sols localement criblés de projectiles « souvent non éclatés »,
    Zones rouges : Ce sont les zones correspondant aux lignes de front des armées, où sont concentrés les dommages majeurs. Les sols y sont bouleversés, et les infrastructures routières, ferroviaires, industrielles, ainsi que ponts, ports et canaux y sont généralement totalement détruits (la dénomination Zone Rouge n’a donc pas pour origine principale le sang versé, ni le rouge des coquelicots qui poussaient sur la terre labourée et cent fois retournée par les obus, mais elle les évoque néanmoins inévitablement dans l’esprit de l’époque).
    Il a fallu dans la Zone rouge nettoyer les sols des milliers de cadavres et de restes humains, qui seront — quand leur état le permettait — transportés dans les cimetières ou ossuaires. Une troisième priorité a été le désobusage qui s'est fait dans les onze départements touchés en même temps qu'était entamée, dans l'urgence souvent, la reconstruction des patrimoines bâtis et agricoles (le cheptel du Nord et du Nord-Est de la France était décimé, et il a fallu reconstituer les poulaillers, les stocks de graines, etc.)
    (Plus de détails sur la zone rouge : https://fr.wikipedia.org/wiki/Zone_rouge_(s%C3%A9quelles_de_guerre)


    A titre d’exemple, pour se faire une idée, un village avec des vues successives :
    (Tiré du site https://journals.openedition.org/archeopages/641?lang=es)

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Img-5-10
    Avant la guerre

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Img-6-11
    Pendant la guerre

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Img-7-10

    Après la guerre

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Img-8-10

    … et aujourd’hui !
    LANG
    LANG
    MODÉRATEUR / EXPERT
    MODÉRATEUR / EXPERT

    Messages : 311
    Points : 2266
    Réputation : 413
    Date d'inscription : 09/12/2018
    Age : 77
    Localisation : Yonne

    Revenir en haut Aller en bas

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Empty Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par junker le Mer 23 Jan - 21:04

    Je redoute une nouvelle guerre moderne !! Je me demande si ce serai la disparition complète d'un paysage ou de la disparition totale d'une population ou pire d'un peuple ???? Et peut-être la fin d'un monde de fou !!
    junker
    junker

    Messages : 89
    Points : 1484
    Réputation : 69
    Date d'inscription : 09/12/2018
    Age : 82
    Localisation : Deux-Sèvres

    Revenir en haut Aller en bas

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Empty Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par LANG le Mer 23 Jan - 21:17

    [i]"...Et peut-être la fin d'un monde de fou !!"[/i]
    je partage ton point de vue junker.
    Un monde de fou oui, je crois que c'est la bonne formule.
    Cela dit, j'espère qu'il y a encore des pilotes dans les avions, sinon...
    sinon, il ne restera plus qu'à sortir les parachutes et à graisser nos rangers...
    LANG
    LANG
    MODÉRATEUR / EXPERT
    MODÉRATEUR / EXPERT

    Messages : 311
    Points : 2266
    Réputation : 413
    Date d'inscription : 09/12/2018
    Age : 77
    Localisation : Yonne

    Revenir en haut Aller en bas

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Empty Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par REV le Ven 25 Jan - 12:24

    Pour se détendre un peu...
    Cela n'a bien entendu rien à voir mais j'ai vu passer un article bizarre concernant les descendants du 35ème RAC. Une histoire de sangliers du côté de la Belgique... !!!
    On y voit cet insigne :

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 35rap-10

    Peste porcine – Selon le ministre de l’Agriculture, l’armée va être mobilisée pour faire la chasse aux sangliers

    "...Pour éviter que les élevages français frontaliers soient touchés, le ministère de l’Agriculture a pris des mesures pour réduire les risques de propagation, conformément à des recommandations établies par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail.

    Ainsi, il est question d’établir une « zone blanche de dépeuplement » d’une superficie de 141 km² et longeant les départements de la Meuse et des Ardennes. Une clôture s’étendra ainsi sur 43,3 km..."


    (Site http://www.opex360.com/2019/01/25/peste-porcine-selon-le-ministre-de-lagriculture-larmee-va-etre-mobilisee-pour-faire-la-chasse-aux-sangliers/)

    Le 35ème RAP doit avoir un fan dans le site opex360... ?
    Anonymous
    REV
    Invité


    Revenir en haut Aller en bas

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Empty Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Sam 26 Jan - 20:54

    Alors, tout d'abord, je me dois de remercier , une nouvelle fois, Lang, pour le très bon
    travail qu'il effectue, avec ses compléments illustrés très précis.
    Bien sûr, avec ces clichés, on se rend compte du travail de reconstruction à faire.

    Quant à Junker, qui nous fait part de sa crainte du futur, on ne peut espérer qu'il puisse se tromper, car lui sait ce qu'est l'horreur de la guerre.

    J'en arrive à l'intervention de l'invité Rev. Vous savez tous que le 35e RAP est l'héritier du
    35e RAC. Bernard Béghin, le véritable initiateur de ce long "rapport", est un ancien du 35
    RAP (novembre 66 à février 68). Il est membre de son Amicale.
    J'en viens à l'écusson que vous avez vu (ou alors peut être vous appartient il ?) est celui de la 3e batterie actuelle du 35 et le sanglier est son emblème. Et je ne vois pas le rapport entre la crainte de la propagation de la fièvre porcine en France.

    _________________
    "Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir..."- Maréchal Foch
    briselance13
    briselance13
    Histoire et Mémoire
    Histoire et Mémoire

    Messages : 633
    Points : 3052
    Réputation : 90
    Date d'inscription : 14/05/2018
    Age : 25
    Localisation : Avignon

    Revenir en haut Aller en bas

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Empty Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par LANG le Dim 27 Jan - 18:02

    Merci briselance. Grâce au 35ème RAC on a la possibilité de voir certains aspects du retour à la paix.
    Ce retour à la paix qui portera en germe le retour à une nouvelle guerre...
    -----------------------------
    Pour cette affaire de fièvre porcine le site opex360 a donné quelques précisions :

    " L’enjeu étant de préserver les élevages porcins et le poids économiques qu’ils représentent, il a été décidé d’instaurer une « zone blanche de dépeuplement » d’une superficie de 141 km² et longeant les départements de la Meuse et des Ardennes. L’idée est d’y éliminer tous les sangliers susceptibles d’avoir été contaminés. Ce qui représente entre 500 et 600 têtes.

    L’annonce de M. Guillaume a pu prêter à sourire… certains imaginant des militaires traquer les sangliers avec des drones et des jumelles de vision nocturne, prêts à tirer avec leur HK-416FR et la Minimi. D’autres ont suggéré, non sans humour, qu’une telle opération pourrait s’appeler « Obélix »…

    En réalité, le rôle de l’armée se limitera à un soutien logistique, avec notamment la mise à disposition des autorités sanitaires de camions pouvant transporter de gros volumes sur des terrains accidentés. « Des capacités qui s’avèrent nécessaires pour les opérations menées dans la zone concernée », explique l’État-major des Armées. Il s’agira surtout de transporter de « grandes cages-pièges ».
    Par ailleurs, il est question de solliciter le 1er régiment de service militaire volontaire de Montigny-lès-Metz, dont la vocation est de permettre à des jeunes en échec scolaire de reprendre pied et d’avoir un avenir professionnel.

    « Ces jeunes volontaires, encadrés par des militaires d’active, participeront au rabattage au profit des sociétés de chasse », indique l’EMA, avant de préciser qu’ils « Ils pourraient être engagés à partir du 31 janvier »
    ."

    (http://www.opex360.com/2019/01/27/ardennes-peste-porcine-letat-major-des-armees-precise-les-moyens-engages-pour-traquer-les-sangliers/)

    Cela dit, le site ne donne pas la raison pour laquelle il a utilisé un écusson du 35ème RAP. Peut-être pour faire plaisir à Béghin Bernard... En réalité je crois que le rédacteur a cherché des insignes comportant un sanglier pour illustrer ses articles. La preuve dans le dernier il s'agit du 91ème RI. Que va-t-il nous trouver pour le prochain?

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 S-l22510
    LANG
    LANG
    MODÉRATEUR / EXPERT
    MODÉRATEUR / EXPERT

    Messages : 311
    Points : 2266
    Réputation : 413
    Date d'inscription : 09/12/2018
    Age : 77
    Localisation : Yonne

    Revenir en haut Aller en bas

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Empty Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par junker le Lun 28 Jan - 20:23

    Ou je souris, avec malice : ce sont les rabatteurs qui vont avoir la délicate tâche de rameuter les bestioles vers des cages pièges ?? Quelle rigolade !!
    junker
    junker

    Messages : 89
    Points : 1484
    Réputation : 69
    Date d'inscription : 09/12/2018
    Age : 82
    Localisation : Deux-Sèvres

    Revenir en haut Aller en bas

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Empty Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Mer 30 Jan - 7:04


    Journal du 1er groupe
    "Du 28 janvier au 31 janvier, repos au cantonnement."

     Journal du 2e groupe
    26 janvier 1919 " Le s/lt Le Deuff part au cours d'observation terrestre.
                          Le s/lt de Fabry part en permission, le s/lt Capron prend le commandement
                          de la 6e Bie."

    28 janvier 1919 " Réorganisation. Le groupe verse, au III/35, tout son personnel des
                          classes 1906, et plus anciennes, et reçoit, en échange, des hommes plus
                         jeunes.
                          Il verse au III/35, des chevaux sains (en particulier les poulinières), et
                          reçoit 34 chevaux galeux, classés à la 5e Bie."
    29 janvier 1919 " Le lt Richard prend le commandement de la 6e Bie."

    Journal du 3e groupe
    28 janvier1919" Le régiment est complétement reconstitué, le groupe passe au 1/35 et au
                         2/35. Les hommes des classes 1910 et plus jeunes, ainsi que des officiers
                         et sous-officiers de l'armée active."
    29 janvier 1919 " Il reçoit en échange,les hommes du 1/35 et du 2/35, de classes 1906 et
                          plus jeunes.
                          Les chevaux galeux passent au 1/35 et 2/35, les poulinières passent au
                          groupe. Le groupe est ainsi constitué pour être dirigé vers l'intérieur."

     Journal de la 1ère batterie
    28 janvier 1919 " Même cantonnement. L'aspirant Le Douigou prend les fonctions de major
                          de cantonnement, en replacement du s/lt Cotelle."

     Journal de la 2e batterie
    "28 janvier au 31, cantonnement de Landzécourt."

     Journal de la 7e batterie
    29 janvier 1919 " Le lieutenant Le Maistre (école de Joigny) est versé à l'EM 1/35.
                          Les s/lts Cuer et Malval (EM III/35) passent à la 7e Bie.
                          Les batteries du groupe, ainsi constituées doivent être envoyées à
                          l'intérieur, pour y être disloquées."

     Journal de la 9e batterie
    28 janvier 1919 " Le s/lt Cotelle est affecté à la 9e Bie, le s/lt Cousier passe à la 4e Bie."

    _________________
    "Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir..."- Maréchal Foch
    briselance13
    briselance13
    Histoire et Mémoire
    Histoire et Mémoire

    Messages : 633
    Points : 3052
    Réputation : 90
    Date d'inscription : 14/05/2018
    Age : 25
    Localisation : Avignon

    Revenir en haut Aller en bas

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Empty Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Mer 30 Jan - 7:21

    ARTILLEUR MORT POUR LA FRANCE

    JUIN Lucien né le 3 juillet 1886 à Aubignan (Vaucluse) blessé et évacué de Belgique
                         le 18 novembre 1918. Mort le 29 janvier 1919 à Vienne (Isère), d'une  
                          arthrite à la hanche.

     Ce ne sera pas le dernier, car d'autres, blessés ou malades mourront plus tard, et
       seront également déclarés: "Morts Pour La France".
        Au 31 janvier 1919, le 35 n'est toujours pas rentré à Vannes, il continue sa mission.

    _________________
    "Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir..."- Maréchal Foch
    briselance13
    briselance13
    Histoire et Mémoire
    Histoire et Mémoire

    Messages : 633
    Points : 3052
    Réputation : 90
    Date d'inscription : 14/05/2018
    Age : 25
    Localisation : Avignon

    Revenir en haut Aller en bas

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Empty Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par LANG le Mer 30 Jan - 17:30

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Cheval11

    (https://buclermont.hypotheses.org/1493)

    Beaucoup de réorganisation au 35ème RAC. Reconstitution, mutations, déplacements, batteries renvoyées vers "l'intérieur" pour y être "disloquées"....
    Pour commencer intéressons-nous aux chevaux...

    Question : "De quoi sont les pieds d'un fantassin ?"
    Réponse : "Les pieds d'un fantassin sont l'objet de soins  attentifs et constants"

    Question : « De quoi sont les chevaux d’un artilleur ?
    Réponse : ... ?


    **********************

    « Il verse au III/35 des chevaux sains (en particulier toutes les poulinières), et reçoit 34 chevaux galeux, classés à la 5e Bie…
    … Les chevaux galeux passent aux 1/35 et 2/35, les poulinières passent au groupe… »



    La gale.

    Les chevaux font l'objet d'une attention de la part des vétérinaires comparable à celle apportée aux soldats par les médecins. Les combattants traitent leurs animaux de leur mieux, surtout ceux de l'artillerie (dans le texte !). Dans la plupart des pays, des hôpitaux vétérinaires sont établis pour assister les équidés dans leur convalescence. Ils doivent soigner des pathologies très variées, allant des conséquences d'obusite aux maladies comme la gale, la grippe équine, la dermatophytose, la colique et le charbon, des blessures atteignant l'appareil locomoteur, des affections de la peau, des blessures de guerre ou issues du harnachement, jusqu'aux conséquences du gazage.

    La gale est responsable de 3 % des morts équines au début de la guerre, et 21 % en 1918. Le seul remède consiste à tondre le cheval et lui passer une pommade. Les Anglais connaissent un traitement par bain dans une solution médicamenteuse, adopté par les Français en 1916.

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Gale_p10

    Mais l’épidémie de gale équine se traduit par un échec sanitaire (voir : L’ÉPIZOOTIE DE GALE ÉQUINE PENDANT LA GRANDE GUERRE :UN ÉCHEC SANITAIRE ET THÉRAPEUTIQUE Par Claude MILHAUD).
    Un traitement par bains de sulfuration fera son apparition au début de 1919.

    Chambre de sulfuration
    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Gale_c10

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Gale_s10


    La généralisation des chambres à sulfuration laisse cette fois envisager une éradication rapide de la maladie, que faciliterait encore l’arrêt des hostilités.
    Hélas, 1919 ne verra aucune amélioration significative. La pénurie de personnel liée à la démobilisation, la multiplication des mouvements d’animaux résultant des dissolutions d’unités et du redéploiement du dispositif militaire, l’impossible amélioration de l’alimentation des chevaux, tout concourt à entretenir l’épizootie autant dans les armées que dans les dépôts de l’intérieur.

    Sources des textes et des photos :
    https://guerre-musique.skyrock.com/3168376154-Soins-des-chevaux-pendant-le-premiere-guerre-mondial.html
    http://www.histoire-medecine-veterinaire.fr/wp-content/uploads/2016/01/Bull-soc-fr-hist-med-sci-vet-2014-09.pdf
    LANG
    LANG
    MODÉRATEUR / EXPERT
    MODÉRATEUR / EXPERT

    Messages : 311
    Points : 2266
    Réputation : 413
    Date d'inscription : 09/12/2018
    Age : 77
    Localisation : Yonne

    Revenir en haut Aller en bas

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Empty Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par junker le Mer 30 Jan - 21:00

    Pauvre bêtes qui ne demandaient rien à cette guerre de fous !!
    junker
    junker

    Messages : 89
    Points : 1484
    Réputation : 69
    Date d'inscription : 09/12/2018
    Age : 82
    Localisation : Deux-Sèvres

    Revenir en haut Aller en bas

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Empty Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Ven 1 Fév - 23:50

    Très bien, Lang, de rendre hommage à ces merveilleux compagnons que furent leurs chevaux.
    Junker, je suis tout à fait d'accord avec ton jugement.

    _________________
    "Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir..."- Maréchal Foch
    briselance13
    briselance13
    Histoire et Mémoire
    Histoire et Mémoire

    Messages : 633
    Points : 3052
    Réputation : 90
    Date d'inscription : 14/05/2018
    Age : 25
    Localisation : Avignon

    Revenir en haut Aller en bas

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Empty Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Ven 1 Fév - 23:53

    .

        Journal du 1er groupe
    1 février 1919 " La 2e Bie va cantonner à Vigneul (peloton d'élèves brigadiers et sous-officiers )."
    2 février 1919 " Repos au cantonnement."
    3 février 1919 " Jusqu'au 22 février, repos au cantonnement."


      Journal de la 1ère batterie
    2 février 1919 " Même cantonnement. Arrivée du s/lieutenant Poirier à la batterie."


      Journal de la 2e batterie
    1 février 1919 " Afin d'élargir les cantonnements, la batterie va occuper le village de Vigneul.
                          (4 kilomètres de Quincy)."
    7 février 1919 " A 19 heures 30, le brigadier Ménudier, qui était de garde, aperçoit une grenade, en faisant sa ronde.
                          Comme elle se trouvait dans un endroit passager, il veut l'écarter pour éviter des accidents.
                          Il la tenait à peine quand elle éclata, lui arrachant la main droite, et le blessant sur toutes les parties
                          du corps (notamment aux yeux).
                          Témoins de l'accident: Le Gars, maître-pointeur à la batterie et Pagés, 2e cst à la batterie, ce dernier
                          canonnier reçoit même un éclat à la cuisse."


       Journal du 2e groupe

    7 février 1919 " Le 35e R.A.C est cité à l'Ordre de l'Armée."

     C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Petain10

    .

    _________________
    "Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir..."- Maréchal Foch
    briselance13
    briselance13
    Histoire et Mémoire
    Histoire et Mémoire

    Messages : 633
    Points : 3052
    Réputation : 90
    Date d'inscription : 14/05/2018
    Age : 25
    Localisation : Avignon

    Revenir en haut Aller en bas

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Empty Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par LANG le Dim 3 Fév - 18:10

    "7 février 1919 " Le 35e R.A.C est cité à l'Ordre de l'Armée.""
    une belle récompense pour le 35ème RAC et bien méritée.

    *****
    "La 2e Bie va cantonner à Vigneul (peloton d'élèves brigadiers et sous-officiers )."
    ...la batterie va occuper le village de Vigneul.
    "


    Vigneul sa rue du Moulin...

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Vigneu10

    ... aujourd'hui (le moulin devait être le bâtiment de gauche au bord de l'eau, il a disparu) :

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Rue_du10

    La 2ème Batterie s'est peut-être installée dans cette ferme ?

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Vigneu11

    ...elle ne semble pas avoir trop changé...

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Vigneu12
    (Photos Google et http://www.auxpaysdemesancetres.com/album-photos/vigneul-sous-montmedy-55/)
    *****

    Accident avec une grenade.
    "7 février 1919 " A 19 heures 30, le brigadier Ménudier, qui était de garde, aperçoit une grenade, en faisant sa ronde..."

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Frgren10

    Cet engin redoutable a occasionné beaucoup de dégâts suite à des manipulations... (Même encore aujourd'hui).
    On ne sait pas quel était le modèle de l'engin. peut-être une "AASEN" que l'on peut apercevoir sur cette photo. Un modèle ayant une drôle d'allure...

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Adjmo_10


    La grenade Aasen est connue grâce à cette photographie. Souvent utilisée pour illustrer les nettoyeurs de tranchées, elle semble être plutôt une belle photographie posée en 1915 pour montrer un équipement « à la pointe » (cervelière, protection du corps, grenades...) pour des coups de main.
    Elle donna pourtant de piètres résultats, dans le camp français comme dans le camp allemand (elle était vendue aux belligérants par l'entreprise danoise qui les fabriquait. L'argent n'a pas...)...
    (Les accidents de grenades voir : http://combattant.14-18.pagesperso-orange.fr/JMO/JMO_008.html

    Un site pour tout savoir sur les grenades de la première guerre mondiale. Certaines avaient des allures très... spéciales ! Chercher la rubrique grenades sur le site :
    http://www.passioncompassion1418.com/plateforme.html
    LANG
    LANG
    MODÉRATEUR / EXPERT
    MODÉRATEUR / EXPERT

    Messages : 311
    Points : 2266
    Réputation : 413
    Date d'inscription : 09/12/2018
    Age : 77
    Localisation : Yonne

    Revenir en haut Aller en bas

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Empty Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Dim 10 Fév - 22:26


    Journal du 3e groupe

    11 février 1919 " Visite d'adieux du lieutenant-colonel Julliard."
    13 février 1919 " Départ de Juvigny sur Loison.
                          Itinéraire: Jametz. Point initial sortie sud de Jametz.
                          Ordre de marche: P.A.D /21, 1/251, 3/35 (groupe:7, 8, 9, C.R)
                          Heure au point initial: 10h45. Cantonnement: Vittarville."
    14 février 1919 " Départ Vittarville. Itinéraire; Damvillers, Beaumont, Vacherauville,
                          Verdun, Belleray (heure de départ 8h30).

     Journal de la 1ère batterie

    11 février 1919 " Même cantonnement. Le lieutenant O'Delant quitte la batterie pour
                          l'Ecole Centrale. Le s/lt Poirier prend le commandement de la batterie,
                          en remplacement du lt O'Delant.

     Journal de la 2e batterie

    11 février 1919 " Le général de Saint Just, commandant la 22e D.I, rassemble les
                          officiers du 1er groupe à Han les Juvigny.
    12 février 1919 " Le colonel Dubuisson, commandant l'AD22, convoque les commandants
                          de groupes et de batteries à Chauvency le Château."

     Journal du 35e RAC

    13 février 1919 " Le IIIe groupe, sous le commandement du capitaine Bressy, quitte
                          le 35 d'artillerie (cesse de faire partie du groupement d'AC de la
                          22e D.I) et, est mis en route par voie de terre, vers Sézanne."

        Emotion certaine, en repassant à Verdun, pour les soldats déjà venus sur ce lieu mémorable de cette guerre.
        Emotion aussi de quitter ce vaillant régiment, pour en prendre un autre chemin.

    _________________
    "Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir..."- Maréchal Foch
    briselance13
    briselance13
    Histoire et Mémoire
    Histoire et Mémoire

    Messages : 633
    Points : 3052
    Réputation : 90
    Date d'inscription : 14/05/2018
    Age : 25
    Localisation : Avignon

    Revenir en haut Aller en bas

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Empty Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par LANG le Lun 11 Fév - 12:14

    "Visite d'adieux du lieutenant-colonel Julliard...
    ... Heure au point initial: 10h45...
    Le lieutenant O'Delant quitte la batterie pour
                         l'Ecole Centrale...
    Le IIIe groupe, sous le commandement du capitaine Bressy, quitte
                         le 35 d'artillerie (cesse de faire partie du groupement d'AC de la
                         22e D.I) et, est mis en route par voie de terre, vers Sézanne..."



    On a assisté et on assiste encore à beaucoup de changements au 35ème RAC.
    Des mutations, des transferts de chevaux, des déplacements...
    Un passage par Verdun...
    Une page est en train de se tourner, c'est pourquoi j'ai tourné les pages d'un livre aujourd'hui oublié.

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 35rac210

    La dernière page ?

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 35rac_11

    C'est la dernière page du livre mais pas celle du JMO de briselance...
    Je l'espère...
    LANG
    LANG
    MODÉRATEUR / EXPERT
    MODÉRATEUR / EXPERT

    Messages : 311
    Points : 2266
    Réputation : 413
    Date d'inscription : 09/12/2018
    Age : 77
    Localisation : Yonne

    Revenir en haut Aller en bas

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Empty Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par LANG le Lun 11 Fév - 16:15

    Pour être un peu plus précis, voila la véritable dernière page de ce livre trouvé chez Gallica.

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 35zome10


    Ce livre qui commence ainsi :

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 35zome11
    LANG
    LANG
    MODÉRATEUR / EXPERT
    MODÉRATEUR / EXPERT

    Messages : 311
    Points : 2266
    Réputation : 413
    Date d'inscription : 09/12/2018
    Age : 77
    Localisation : Yonne

    Revenir en haut Aller en bas

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Empty Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Mer 13 Fév - 22:32

    Merci Lang pour ce beau complément. Très, très intéressant.

     Journal du 3e groupe
    15 février 1919 " Repos à Belleray."
    16 février 1919 " Départ de Belleray. Itinéraire; Lugny, Landrecourt, Lempire, Souhesmes,
                          Rampont. Cantonnement Ville sur Cousances."
    17 février 1919 " Départ de Ville sur Cousances. Itinéraire; Froidos, Waly, Foucaucourt,
                          Triaucourt, Charmantois, Givry sur Argonne,St Mard sur le Mont,Possesse.
                          Cantonnement à Possesse."

     Journal de la 1ère batterie
    17 février 1919 " Même cantonnement. Le s/lt Coquerel, rentré de permission la veille,
                          prend le commandement de la C.R, en remplacement du lieutenant Porché
                          permissionnaire."

     Journal de la 2e batterie
    15 février 1919 " On apprend que le régiment reçoit la fourragère aux couleurs de la
                          Médaille Militaire, pour sa 4e citation (rappel de citation pour l'attaque
                          de la Malmaison, 23 octobre 1917).
                          Nous devons nous déplacer pour aller aux environs de Longwy, nous
                          attendons les ordres.
                          La Division et l'AD sont parties."

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 St-jus10

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Petain11

    ,

    _________________
    "Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir..."- Maréchal Foch
    briselance13
    briselance13
    Histoire et Mémoire
    Histoire et Mémoire

    Messages : 633
    Points : 3052
    Réputation : 90
    Date d'inscription : 14/05/2018
    Age : 25
    Localisation : Avignon

    Revenir en haut Aller en bas

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Empty Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par LANG le Jeu 14 Fév - 18:02

    "Départ de Belleray... Cantonnement Ville sur Cousances...
    Départ de Ville sur Cousances... Foucaucourt... Cantonnement à Possesse..."


    Le 35ème est sur le chemin du retour...

    Cantonnements et endroits traversés...
    Ville sur Cousances
    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Ville-10

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Cousan10

    Foucaucourt, son moulin.

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Foucau11


    Possesse

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Cpa-po10


    Et la grande nouvelle :

    "15 février 1919 " On apprend que le régiment reçoit la fourragère aux couleurs de la
                         Médaille Militaire, pour sa 4e citation (rappel de citation pour l'attaque
                         de la Malmaison, 23 octobre 1917)
    .
    "

    Un complément d’information (ou un simple rappel) sur les fourragère avec un forum qui traite de ce sujet :
    http://lagrandeguerre.cultureforum.net/t31281-les-fourrageres-francaises-de-la-grande-guerre



    Voici un extrait du début de ce forum avec son premier message :

    Origine

    Ces fourragères trouvent leur origine dans la corde à fourrage que portaient les dragons autrichiens autour de l'épaule gauche au XVIIIème siècle. Avec les guerres napoléoniennes, ces ornements furent repris par les hussards et les artilleurs qui les portèrent jusqu'en 1870.
    La circulaire ministérielle du 21 Avril 1916 est véritablement l’acte de création de la fourragère militaire. Elle en fait un insigne de distinction honorifique accordé définitivement à une formation militaire : "Il est créé un insigne spécial destiné à rappeler les actions d’éclat de certains régiments et unités formant corps cités à l’ordre de l’armée. Cet insigne sera constitué par une fourragère aux couleurs de la croix de guerre."

    Certains régiments ayant obtenu plusieurs citations à l’ordre de l’armée, le commandement estima nécessaire d’établir une distinction basée sur le nombre de citations à l’ordre de l’armée. Une circulaire en date du 22 février 1918 officialisa les nouvelles dispositions.

    La fourragère consiste en une tresse à la couleur ou aux couleurs de la décoration militaire qu’elle représente. Une extrémité de la tresse forme un trèfle et l’autre est munie d’un ferret (petite pièce métallique en forme d’aiguille) au-dessus duquel le cordon forme un nœuds à quatre tours. Elle est portée attachée à la patte d’épaule gauche de l’uniforme par le trèfle et par la tresse avant le nœud à quatre tours après être passée sous le bras gauche. Mais attention: la fourragère de la 1ere guerre mondiale a une particularité : elle possède un carré de tissu bleu horizon ou moutarde qui s'attache au bouton fixé sur l'épaule. Dans les années 20 on ne mettra plus qu'un cordon coloré qui se passe autour du bouton.

    La hierarchie des fourragères


    La fourragère est tressée aux couleurs du ruban :
    -de la Croix de Guerre (vert et rouge) pour 2 ou 3 citations à l’ordre de l’armée,
    -de la Médaille Militaire (jaune et vert) pour 4 ou 5 citations à l’ordre de l’armée,
    -de la Légion d’Honneur (rouge) pour 6, 7ou 8 citations à l’ordre de l’armée.

    Au-delà de 8 citations à l’ordre de l’Armée, la hiérarchie de la fourragère a prévu :
    la double fourragère Légion d’Honneur et Croix de Guerre pour 9, 10 ou 11 citations,
    la double fourragère Légion d’Honneur et Médaille Militaire pour 12, 13 ou 14 citations,.
    la double fourragère de la Légion d’Honneur A partir de 15 citations,.
    Ces 3 doubles fourragères ont à partir du trèfle une petite bride appelée "tour de bras" à la couleur de la Légion d’Honneur.

    Actuellement, la double fourragère Légion d’Honneur et Médaille Militaire ainsi que la double fourragère de la Légion d’Honneur n’ont été attribuées à aucun régiment ou formation, car aucun d’eux n’a obtenu plus de 11 citations à l’ordre de l’armée au cours d’une même guerre.

    Au passage, la fourragère des TOE (territoires d'opérations exterieures) n'a été crée qu'en 1925 et il n'existe pas de fourragère aux couleurs de la croix de guerre 39-45! Par ailleurs les "olives" que l'on rencontre sur les fourragères sont postérieures à 1926.

    La fourragère à titre individuel

    Par la circulaire du 22 Février 1918, tout combattant ayant participé aux faits de guerre, visés dans les citations ayant provoqué l’attribution de la fourragère à leur unité, pourra la conserver, à titre individuel, même après son affectation à un autre corps ne l’ayant pas.

    Ce droit fait l’objet d’une attestation du chef de corps. Généralement lorsqu’un corps a été cité à l’ordre de l’armée, chaque combattant reçoit la copie de la citation avec au bas la mention de son nom, de sa présence au corps et de la signature de son chef de corps.

    C’est cette décision qui pourrait expliquer les fourragères "modèle réduit" de la croix de guerre 1914-1918 figurant sur le ruban de certaines croix de guerre de cette époque et qui auraient indiqué que le titulaire, en plus de sa citation personnelle, était présent au régiment lors des faits de guerre qui avaient fait attribuer à ce dernier la fourragère verte et rouge.

    Conclusion

    En dehors de ces fourragères, la dernière née est celle de l'ordre de la libération crée par arrêté ministériel du 23 février 1996.

    Le nombre de citations attribuées pendant la première guerre mondiale est estimé à 2 065 000.
    De plus, 2 951 villes, réparties sur 19 départements furent décorées de la Croix de Guerre, en reconnaissance de leur résistance exemplaire à plusieurs années de combats et de bombardements.

    Enfin, au titre de la guerre 1914-1918, les différentes Unités ayant reçu la Fourragère se répartissent ainsi :
    -armée de terre: 792 régiments, bataillons ou compagnies
    -marine: 33 bâtiments, cuirassés, torpilleurs et sous-marins
    -aviation:62 escadrilles, groupe ou escadron
    LANG
    LANG
    MODÉRATEUR / EXPERT
    MODÉRATEUR / EXPERT

    Messages : 311
    Points : 2266
    Réputation : 413
    Date d'inscription : 09/12/2018
    Age : 77
    Localisation : Yonne

    Revenir en haut Aller en bas

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Empty Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par junker le Ven 15 Fév - 11:09

    Pour ma part: je portais la fourragère roue et celle de la croix de guerre des TOE !!!
    junker
    junker

    Messages : 89
    Points : 1484
    Réputation : 69
    Date d'inscription : 09/12/2018
    Age : 82
    Localisation : Deux-Sèvres

    Revenir en haut Aller en bas

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Empty Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Mar 19 Fév - 23:03


    Attention, cher Lang, ce n'est pas le 35 qui rentre bientôt, seulement le 3e groupe, qui est
    censé être détaché du régiment.
    Merci aussi à Junker de suivre ces récits.


        Journal du 3e groupe
    18 février 1919 " Départ de Possesse. Itinéraire; St Jean devant Possesse, Changy,
                          Vitry en Perthois. Cantonnement 7e et 8e à Luxemont, 8e à Villotte
                          et C.R à Marolles."
    19 février 1919 " Repos."
    20 février 1919 " Le groupe apprend, par une lettre du lieutenant-colonel Julliard, que
                          la fourragère jaune et verte est conférée au régiment, 4e citation
                          (affaire de la Malmaison 23 octobre 1917).
                          Le s/lt Cuer est démobilisé."

        Le désormais ancien groupe du 35 RAC est arrivé près de Vitry le François, secteur
        où il est passé plusieurs fois.

      Journal de la 1ère batterie
    20 février 1919 " Même cantonnement. Le régiment a la 4e citation, qui lui donne le
                          droit au port de la fourragère aux couleurs de la Médaille Militaire."

       Et voilà, depuis cela, tous les artilleurs parachutistes du 35 RAP, ont l'honneur de
       porter cette fourragère.

    _________________
    "Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir..."- Maréchal Foch
    briselance13
    briselance13
    Histoire et Mémoire
    Histoire et Mémoire

    Messages : 633
    Points : 3052
    Réputation : 90
    Date d'inscription : 14/05/2018
    Age : 25
    Localisation : Avignon

    Revenir en haut Aller en bas

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Empty Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par LANG le Jeu 21 Fév - 17:22

    Merci briselance pour cette remise à l’heure. Précision utile qui nous rassure.
    Ce n’est que le 3ème groupe qui rentre…


    « Le désormais ancien groupe du 35 RAC est arrivé près de Vitry le François, secteur
       où il est passé plusieurs fois. »


    « Le s/lt Cuer est démobilisé. »

    La démobilisation a commencé, on pourrait en parler un peu.


    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 1_reto10
    Démobilisés en gare

    La Démobilisation

    (Source : http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/revue/1918-sortir-de-la-guerre)


    Dès la proclamation de l’armistice, la perspective du retour au foyer des quatre millions de mobilisés de l’armée française (dont peut-être 300000 soldats des anciennes colonies) est sans doute le plus grand facteur de joie des soldats et de leurs familles. Le gouvernement est conscient de ces aspirations. Mais il tient à conserver une armée puissante jusqu’à la signature de la paix définitive imposée à l’Allemagne vaincue, acte qui n’intervient que le 28 juin 1919, avec le traité de Versailles. D’autres préoccupations internationales (Europe centrale et orientale, Russie et pays du Levant) incitent également à la vigilance.

    ORGANISER LA DÉMOBILISATION

    Le renvoi des soldats à la vie civile s’effectue donc de façon échelonnée, avec priorité donnée à l’ancienneté.
    Dès la fin novembre, les hommes les plus âgés (49 à 51 ans) peuvent rentrer dans leurs foyers. Les hommes de 32 à 48 ans sont pareillement renvoyés chez eux de décembre à avril. À ce moment, les dirigeants alliés s’alarment des réticences exprimées en Allemagne à l’égard de conditions jugées trop dures, et envisagent explicitement une intervention militaire destinée à contraindre les vaincus à se soumettre.

    Le processus de démobilisation est donc interrompu.
    Les classes constituant la réserve de l’armée active, c’est-à-dire comprenant les soldats de moins de 32 ans, sont maintenues sous les drapeaux jusqu’en juillet 1919. Si plus d’un million de soldats ont été démobilisés à cette date, l’armée française compte encore 2,5 millions d’hommes aux armées contre un peu plus de 4 millions le 11 novembre 1918.
    Puis la démobilisation reprend, et s’opère en 4 échelons jusqu’en septembre.
    C’est seulement le 14 octobre 1919 qu’est signé le décret de démobilisation générale, annulant le tristement fameux décret de mobilisation du 1er août 1914.

    Cet échelonnement est rarement apprécié des intéressés, même quand il donne à certains d’entre eux le grand souvenir d’avoir participé au défilé du 14 juillet 1919 sous l’Arc de Triomphe. Il introduit un certain désordre dans la composition des unités, qu’il faut réorganiser pour tenir compte des départs. Par ailleurs, la discipline a tendance à se relâcher, les soldats-citoyens estimant que la fin de la menace allemande ne justifie plus l’application de règlements auxquels la grande majorité s’est soumise avec une sourde révolte, et à l’égard desquels elle conserve un vif ressentiment.
    Pour les démobilisés, le départ de l’armée ne va pas toujours sans difficultés. La procédure est pourtant simple : une visite médicale, la mise à jour des papiers militaires, puis l’envoi vers le centre démobilisateur qui est le dépôt du régiment d’appartenance de l’intéressé. Mais les désordres sont fréquents, particulièrement dans les transports ferroviaires : les soldats, pour protester contre la lenteur des convois et l’inconfort des wagons, brisent fréquemment vitres ou portières.

    Les premiers retours créent bien des désillusions. Les hommes rentrent en effet dans l’indifférence des autorités, sans cérémonie d’aucune sorte. Pour remplacer les vêtements laissés à la caserne, abandonnés ou abîmés, ils ne reçoivent qu’un costume mal taillé (dit "Abrami", du nom du sous-secrétaire d'État à la Guerre Léon Abrami), ou, s’ils le refusent, la somme ridicule de 52 francs, peut-être 50 euros d’aujourd’hui.
    Ils sont même sommés par l’administration fiscale de payer leurs arriérés d’impôts (!!!!), la fin du moratoire en la matière ayant en effet été décrétée dès la fin des hostilités.
    C’est seulement à partir de mars 1919 que des mesures plus compréhensives viennent remédier à ces maladresses : rétablissement du moratoire des impôts, paiement d’une prime à la démobilisation calculée selon un barème plus décent (250 francs plus 20 francs par mois de présence au front), loi sur les pensions versées aux invalides de guerre ou aux familles des décédés. L’accueil s’est modifié aussi.

    À partir de la signature du traité de Versailles, les retours des régiments qui reviennent dans leur localité d’attache sont désormais célébrés : la fête commence par le défilé des soldats, acclamés par la foule de leurs compatriotes, dans des rues pavoisées et ornées de feuillages ; l’émotion est d’autant plus forte que beaucoup de ceux qui défilent, en dépit du brassage survenus dans les régiments au cours du conflit, sont encore des enfants du pays.
    Le défilé est parfois, mais pas toujours, suivi de festivités diverses (concerts, bals, feux d’artifice, retraites aux flambeaux).
    Même quand elles ont lieu, ces fêtes ne peuvent, cependant, cacher le deuil que manifeste pour de nombreuses années la présence des mutilés, mais aussi celle des veuves ou des familles dont les vêtements noirs de deuil rappellent tous ceux qui ne reviendront jamais.

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 12128611


    Encore plus négligée est la démobilisation d’un certain nombre de femmes, appelées pendant le conflit à exercer des travaux jusque-là largement attribués aux hommes dans l’industrie et les services. Elles doivent accepter de quitter leur travail pour redevenir femmes au foyer ou employées de maison, sous la pression des autorités (circulaire du ministre de l’Armement Louis Loucheur du 13 novembre 1918). Ce transfert s’effectue sans beaucoup de bruit, et laisse peu de traces.


    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Pho84310

    Femmes et soudure (Le Figaro)

    Le Figaro
    Les soldats de retour de la guerre devant reprendre leur place dans la vie civile, le gouvernement incite très vite les «munitionnettes» à quitter leur emploi quand elles ne sont pas déjà licenciées.
    Les hommes, longtemps absents, s'inquiètent de la «masculinisation» des femmes tandis que les syndicats voient d'un mauvais œil la concurrence d'une main d'œuvre féminine moins chère.
    Les femmes retournent donc à leur rôle d'épouses et surtout de mères alors que la bataille contre le «dépeuplement» de la France agite la société française.
    Des voix se font cependant entendre pour défendre les moyens de subsistance des quelques 630.000 veuves de guerre, des nombreuses célibataires et des ouvrières qui ne veulent pas retrouver les emplois mal rétribués qui leur étaient réservés avant la guerre.

    (On imagine facilement tous les problèmes soulevés par cette démobilisation avec le retour de l'homme et de la femme ... au foyer...)
    LANG
    LANG
    MODÉRATEUR / EXPERT
    MODÉRATEUR / EXPERT

    Messages : 311
    Points : 2266
    Réputation : 413
    Date d'inscription : 09/12/2018
    Age : 77
    Localisation : Yonne

    Revenir en haut Aller en bas

    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près) - Page 12 Empty Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Ven 22 Fév - 21:40

    Merci pour ces importantes informations, sûrement ignorées de beaucoup.

    _________________
    "Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir..."- Maréchal Foch
    briselance13
    briselance13
    Histoire et Mémoire
    Histoire et Mémoire

    Messages : 633
    Points : 3052
    Réputation : 90
    Date d'inscription : 14/05/2018
    Age : 25
    Localisation : Avignon

    Revenir en haut Aller en bas

    Page 12 sur 14 Précédent  1 ... 7 ... 11, 12, 13, 14  Suivant

    Revenir en haut

    - Sujets similaires

     
    Permission de ce forum:
    Vous pouvez répondre aux sujets dans ce forum