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    Guerre de 1870 Deux victoires françaises

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    Guerre de 1870 Deux victoires françaises Empty Guerre de 1870 Deux victoires françaises

    Message par Kuiper le Lun 9 Nov - 18:24

    On en parle peu car 1870 c’est avant tout la défaite de Sedan. Mais au milieu de ce désastre qui devait terminer dans le sang avec La Commune, il y eut quand même deux victoires sur les prussiens.
     
     9 novembre 1870 Coulmiers et 9 janvier 1871 Villersexel
     
    *****
    COULMIERS
     
    La bataille de Coulmiers est une bataille de la guerre franco-allemande de 1870 qui a lieu le 9 novembre 1870 près du village de Coulmiers situé à l'ouest d'Orléans dans le département du Loiret.
     
     
    Guerre de 1870 Deux victoires françaises 1024px10
     
     
    La bataille oppose les armées françaises et bavaroises.
     
    L'armée de la Loire sous les ordres du général d'Aurelle de Paladines surprit les forces bavaroises du général Ludwig von der Tann. L'artillerie française bombarda le campement allemand avec des obus à percussion, causant la panique dans le campement et obligeant les Bavarois à se retirer dans le désordre alors que l'infanterie française chargeait à la baïonnette.
     
    La nouvelle de la victoire à Coulmiers parvint à Paris, qui était assiégée, causant un regain d'espoir dans la ville, incitant le Gouvernement de la défense nationale à lancer la « Grande Sortie » contre les lignes de siège prussiennes autour de la ville. Au même moment, l’armée de la Loire devait stopper sa progression vers Paris, le général d'Aurelle (acquis à la cause de la protection de l'ordre social du Gouvernement de la défense nationale, et donc à la nécessité de traiter avec les Prussiens, prétexta que ses hommes, fatigués, avaient besoin de repos avant de se battre à nouveau.
     
     Guerre de 1870 Deux victoires françaises Aurell11
     
    Malgré l'insistance de Léon Gambetta à poursuivre le mouvement et enfoncer les 45 000 hommes de von der Tann et Mecklembourg qui barraient la route de Paris, le général d'Aurelle se retranche dans la ville d'Orléans avec ses 100 000 hommes pendant un mois. Cette inertie permet aux troupes allemandes, renforcées par les armées libérées du siège de Metz, après la reddition du maréchal Bazaine, de reprendre Orléans en décembre.
     
     Guerre de 1870 Deux victoires françaises Coulmi11
     
    La victoire de Coulmiers ne fut pas le résultat de la supériorité militaire française, mais de l'effet de surprise sur une armée bavaroise fatiguée et trois fois moins nombreuse. 

    Cette bataille n'est pas la seule victoire remportée par l'armée française durant le conflit, il y eut ainsi Villersexel, mais c'est la plus importante.
    (Source wikipédia)
     
    Photos scannées sur l’ouvrage « Histoire de la révolution de 1870-71 » de Jules Claretie (édition de 1872)
     
     
    VILLERSEXEL
     
    La bataille de Villersexel lors de la guerre franco-prussienne de 1870 oppose le 9 janvier 1871 des éléments de l'armée de l'Est sous la direction du général Bourbaki aux troupes prussiennes commandées par le général Werder. Elle se termine par une victoire française, restée sans lendemain, puisqu'elle précède une défaite à l'occasion de la bataille de la Lizaine.
     
    Les troupes françaises sont affaiblies par d'importantes difficultés de ravitaillement qui freinent leurs mouvements. Cette inorganisation, conjuguée à des conditions climatiques rigoureuses, s'inscrit en outre dans le contexte des déroutes précédentes marquées par les capitulations de Napoléon III à Sedan, du maréchal Bazaine à Metz et du siège de Paris. 
    L'objectif de l'armée de l'Est est de rejoindre Belfort, où résiste le colonel Denfert-Rochereau, pour prendre les forces allemandes à revers.
     
    Guerre de 1870 Deux victoires françaises 1024px11
     
    Le contact s'opère dans la matinée du 9 janvier dans la localité de Villersexel, où un détachement français s'est installé la veille. Les Prussiens parviennent à déborder les troupes qui tiennent le pont sur l'Ognon, en empruntant une passerelle peu protégée en aval.
    À 13 heures, Villersexel est occupée par les Allemands qui prennent possession du château. Les combats se poursuivent aux alentours, à l'ouest à Esprels et Autrey-le-Vay, à l'est à Villers-la-Ville.
    La contre-attaque française est menée dans l'après-midi par Bourbaki lui-même, le château étant repris à 17 heures après une mêlée confuse où les adversaires s'affrontent au corps à corps.
    La résistance se poursuit une partie de la nuit, cessant vers 3 heures le 10 janvier avec l'évacuation des troupes prussiennes.
     
    Guerre de 1870 Deux victoires françaises 1024px12
     
    Bourbaki ne reprendra son mouvement que le 13 janvier, alors que Werder a pu se replier une vingtaine de kilomètres au nord sur la Lizaine.
     
    (Source et photos wikipédia)
     
    On pourra consulter le site suivant (un site consacré à la guerre de 1870qui reprend un récit de cette bataille de Villersexel tiré du livre de Ludovic Halévy  “L’invasion Souvenirs et récits” paru en 1872.

    http://www.laguerrede1870enimages.fr/page393.html
     
    Début du texte :
    [...] Enfin on nous fait faire le mouvement et on nous met à l’abri. Les prussiens cessent de tirer. On nous dit que nous allons attaquer un gros village qu’on voyait près de là. C’était Villersexel. 
    Ma section est détachée en tirailleurs. Nous faisions une grande ligne d’au moins deux kilomètres. Le colonel arrive et crie :”En avant ! Vive la France !” Le commandant arrive à son tour crie : “En avant ! Vive la République !”Parce que le colonel disait toujours : Vive la France ! Et le commandant toujours : Vive la République ! Ils n’étaient pas d’accord sur la politique. Mais ça ne les empêchait pas d’avoir bon cœur tous les deux ; et on était bien libres, après tout, de crier ce qu’on voulait dans des moments pareils. Et cependant en y pensant, ça aurait peut-être mieux valu, si tout le monde avait crié la même chose.
     
    Au moment où le commandant levait son sabre en l’air en criant : Vive la République ! une balle lui arrive dans la poitrine et le fait tomber de cheval. Nous continuons à marcher vers le village. Les balles nous sifflaient tout le temps aux oreilles. Je vois des prussiens avec des casques qui nous tiraient par les fenêtres. C’était la première fois que j’en voyais, et il y avait deux mois que nous marchions dans tous les sens pour en rencontrer. 
    Nous allons toujours en avant, malgré les balles. On était bien en train ce jour-là, on était vraiment content de pouvoir se dire : “Enfin nous faisons autre chose que de crever de faim et de froid. Nous voyons des Prussiens et nous tirons dessus.
    Le fait est qu’on leur envoyait des coups de fusils, et si dru, si dru, qu’ils commençaient à sortir des maisons et à se glisser le long des murailles, courbés en deux. 
    Les officiers criaient toujours : “En avant ! En avant ! “ Et nous entrons dans le village, et nous entrons dans les maisons, et j’ai la chance de dénicher un Prussien qui était caché derrière un tas de fagots. Il croyait apparemment que j’allais le tuer, car il tombe à genoux, et il me dit à mains jointes : “Pas mal ! pas mal bon Français ! bon Français !”Je ne sais pas trop ce qui se serait passé, si j’avais été déniché par un Prussien derrière un tas de fagots, mais il me semble bien cependant que je ne me serais pas mis à genoux devant lui et que je ne l’aurais pas appelé : “Bon Prussien!”
     
    Pendant que j’étai occupé à faire mon prisonnier, voilà que la fusillade qui s’était calmée reprend presque aussi fort qu’avant. Les Prussiens n’avaient pas quitté le village et ils occupaient encore pas mal de maisons. 
    Le reste de la journée se passe à prendre ces maisons une à une, et presque tout le village était à nous quand la nuit arriva. Seulement il restait sur la place une grande maison toute pleine de Prussiens qui avaient fait des trous dans le mur et qui tiraient par là. Ils avaient barricadé la porte. On leur avait fait sommation de se rendre, et ils n’avaient pas voulu…


    Dernière édition par LANG le Mar 10 Nov - 11:59, édité 1 fois (Raison : mise en page)
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    Guerre de 1870 Deux victoires françaises Empty Re: Guerre de 1870 Deux victoires françaises

    Message par junker le Mar 10 Nov - 9:21

    Cette histoire de France en guerre, je ne sais pourquoi fut pour nous, presque toujours des victoires manquées, à par la guerre de 1914/18 qui , si on regarde bien, fut une funeste victoire !!  Gagné avec tactique bravoure, et perdu par nos incompétents hommes politiques !!
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