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    ASAF : 1er RHP et Barkhane

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    ASAF : 1er RHP et Barkhane Empty ASAF : 1er RHP et Barkhane

    Message par Blu le Dim 25 Oct - 11:32

    Où l’on parle du 1er RHP…

    ASAF : 1er RHP et Barkhane Insign11


    Un article de l’ASAF Posté le samedi 24 octobre 2020


    OPEX : Les défis de l’opération « Barkhane » pour les hussards français


    Quarante-cinq soldats sont morts depuis le début de la mission engagée par la France au Sahel. À l’entraînement, le 1er régiment de hussards parachutistes (RHP) s’est préparé au combat, bien sûr, mais aussi à affronter les conditions extrêmes du terrain et à surmonter la sidération qui accompagne le deuil.

    Il n’y a jamais d’avertissement. 
    À peine arrivés à Tessalit, les hommes du 1er régiment de hussards parachutistes (RHP) l’ont compris. Le soir même, le détachement a été visé par le tir de 18 roquettes contre le camp. Il n’y a heureusement pas eu trop de dégâts. « Au Sahel, il n’y a pas de tour de chauffe », prévient le lieutenant-colonel Gaspard (1), chef opération du groupement tactique du désert (GTD) no 2, « Bercheny ». 
    Au début de l’été, alors que l’Europe s’était déconfinée, le 1er RHP a débarqué au Mali pour un mandat de quatre mois, un de plus pour l’armée française. Elle est engagée depuis 2013 au Sahel dans la lutte contre les groupes terroristes qui minent cette région grande comme l’Europe.
    Fondé il y a trois cents ans par le comte hongrois Ladislas de Bercheny, le 1er RHP est un régiment de cavalerie, des « chasseurs » qui mènent le combat « embarqués » à bord de leurs véhicules blindés. Ils ont quasiment tous été envoyés sur le terrain, soit plusieurs centaines sur les 5 100 militaires déployés actuellement pour l’opération « Barkhane ». Ils s’apprêtent à rentrer.
    « L’opération “Barkhane” est exigeante », raconte le colonel Lafontaine, le chef de corps du 1er RHP. Il a commandé le GTD « Bercheny » et il veut rendre hommage au courage de ses hommes, avec qui il a traversé une période agitée. En juillet, un putsch a renversé le pouvoir à Bamako, faisant surgir des questionnements sur l’opération française. « Il n’y a pas eu d’inflexion demandée par le nouveau gouvernement malien », assure-t-on au sein de l’état-major parisien. Et, début octobre, plusieurs dizaines de ­djihadistes ont été libérés en échange d’otages, telle Sophie Pétronin, semblant réduire à néant le travail d’années précédentes. « Les conséquences ne sont pas encore établies », dit-on à Paris, en admettant que « probablement » le niveau de menace augmenterait. Quand elle s’est aussi interrogée sur la nature de ses ravisseurs, terroristes ou opposants politiques, ses propos ont semé le trouble. « Il doit être très clair pour l’ensemble des familles qui ont perdu des leurs dans le combat que nous menons au Mali que notre combat reste tout aussi légitime qu’il l’était », a fermement répondu mi-octobre le chef d’état-major des armées, le général Lecointre, en pensant sans doute aux trois hussards du 1er RHP tombés cet été et aux trois autres gravement blessés.
     
    Le désert des Tartares
    Tout a commencé en janvier, six mois avant la date de projection. « La préparation est d’abord intellectuelle, raconte le lieutenant-colonel Gaspard. Il faut que chacun maîtrise le contexte du Sahel. Cela permet de l’expliquer à la famille et de dire pourquoi nous y intervenons. Cela permet aussi d’avaler la pilule plus facilement quand l’engagement devient difficile. »
    Au Mali, les combats peuvent être rudes. « Mais parfois, c’est aussi le désert des Tartares », dit-il. La plupart du temps, les groupes djihadistes évitent l’affrontement direct qui leur est mécaniquement défavorable. Enfin, la préparation est « opérationnelle » et « physique ». « Nous avons mené la mission durant la saison des pluies dans des conditions de rusticité assez extrêmes », souligne le colonel Lafontaine. Pendant la saison des pluies, de juillet à septembre, les orages peuvent durer plusieurs jours transformant le sol en marécage. « Le terrain est difficilement praticable », raconte le lieutenant-colonel Gaspard. Il faut « une énergie folle » pour se déplacer. « Toute planification est interdite. Il est impossible de dire si le soir venu on sera arrivés à tel endroit », dit-il. La surveillance météorologique, opérée à Gao ou Niamey, est un impératif tactique. Mais « les prévisions ne deviennent intéressantes que deux heures avant l’orage ».
    Durant cette saison, « l’ennemi est plus difficile à débusquer ». Quand les soldats de « Barkhane » approchent, les combattants djihadistes se « désilhouettent », ils cachent leurs armes et se font passer pour des bergers : « C’est la période de transhumance et de culture du mil. » « L’État islamique au Grand Sahara profite de cette saison pour recruter et reconstituer ses forces, ajoute-t-il. Pour toutes ces raisons, nous avons privilégié l’approche indirecte : non pas contre l’ennemi mais contre tout ce qui peut constituer son soutien logistique. Nous avons visé sa base arrière pour empêcher sa régénération. »
    Le 1er RHP, qui a concentré son action dans la région des « trois frontières », a aussi ciblé des « logisticiens » identifiés par le renseignement. Ces hommes forment la colonne vertébrale du mouvement. Le colonel Lafontaine demeure discret sur les résultats. Ils ont été bons, assure-t-il, en voulant rester « modeste » : « L’avenir du Mali ne dépend pas des quatre mois de “Bercheny” », dit l’officier. Pourtant, le Sahel se trouve bien à un point de bascule : l’armée française prépare déjà à l’horizon une « transition », c’est-à-dire le transfert de l’effort sur les forces locales.
    Depuis le début de l’année et la contre-offensive de « Barkhane », l’État islamique au Grand Sahara a subi de lourdes pertes. Mais ses racines sociales et politiques n’ont pas été neutralisées. « Nous ne sommes pas face à des entités qui rentrent dans des cases, dit-on au sein de l’état-major parisien, mais face à des entités vivantes qui évoluent comme les métastases d’un cancer. Parfois, elles sont volumineuses, parfois elles se contractent, comme c’est le cas en ce moment. » Sur le terrain, le combat a changé. « Il intervient quand la rencontre est fortuite ou quand l’ennemi est acculé », raconte le colonel Lafontaine. Parfois, les djihadistes entrent en scène pour freiner la progression des soldats français et protéger la fuite d’un de leurs chefs. Mais la plupart du temps, les djihadistes pratiquent une guerre sournoise et volontairement angoissante, faite de véhicules suicides et d’engins explosifs improvisés (IED) dissimulés sur les routes. Plus rarement, ils mènent des attaques complexes mêlant ces différents moyens, espérant créer un vent de panique chez les soldats avant de lancer leurs propres hommes.

    C’est une attaque complexe en préparation dans la région de Gossi qui a coûté la vie au brigadier Tojohasina « Eric » Razafintsalama le 23 juillet. Il avait 25 ans. Son VBL, engagé au sein du GTD « Bruno », a été touché par un véhicule bourré d’explosifs.
    Les militaires avaient reçu pour mission d’escorter un train de combat, une cible de prédilection pour les djihadistes. « Le véhicule aurait pu faire beaucoup de dégâts », estime le colonel Lafontaine, s’il n’avait pas rencontré la patrouille du brigadier. Un deuxième véhicule se trouvait en embuscade, ainsi que des combattants ennemis.
     
    « La Prière du para »
    Le 5 septembre, deux hussards de « Bercheny » sont tombés près de Tessalit. Ils ont été touchés par un IED qui a fait voler leur véhicule. Le hussard de première classe Arnaud Volpe et le brigadier-chef de première classe S. T. sont décédés. La famille du deuxième n’a pas souhaité rendre public son nom. Depuis le début de l’opération « Barkhane », 45 soldats sont morts au combat.
    « Dès le début de la formation, on apprend que la mission du soldat peut aller jusqu’au sacrifice. Nous les éveillons à ce risque, on s’y prépare dans l’entraînement », explique le colonel Lafontaine. « Mais tant qu’on ne l’a pas vécu, on n’imagine pas la brutalité et la peine que cela génère », poursuit l’officier. « Dans l’instant, personne ne se pose de questions. Elles arrivent le soir, quand on revient au bivouac. Il faut commencer le deuil en resserrant les rangs, en regroupant tout le monde, en expliquant qu’il n’y a pas de honte à pleurer », dit-il, avant d’ajouter : « On a de beaux chants militaires. » Ils permettent de verbaliser la peine, comme La Prière du para.
    Les chefs ont « charge d’âmes », dit-on au sein de l’armée. Ils doivent savoir sonder les esprits. « Les chefs doivent parler pour dire que la mission a du sens. La force du groupe est dans sa cohésion », insiste le colonel Lafontaine. « Si la troupe n’est pas soudée, les attaques peuvent mener à la déliquescence. Mais si elle est unie, elles peuvent nous rendre plus forts », dit-il. « C’est le soir qu’on essaie de déceler ceux qui ont plus de mal à accepter la perte d’un camarade. Les plus jeunes ont parfois plus de fragilités. Ils n’ont peut-être jamais été réellement confrontés à la mort. Ils ont souvent besoin de parler », complète le lieutenant-colonel Gaspard. Ceux qui sont trop affectés peuvent bénéficier d’un soutien médical adapté. Ceux qui étaient au front ont été extraits du combat, dans la mesure du possible, « pour les faire participer à l’accompagnement des corps de leurs frères d’armes ». À Gossi, il a fallu poursuivre la mission. À Tessalit, le peloton a pu être remplacé pendant deux jours. Reprendre la mission est ensuite le meilleur antidote au doute. « Nous veillons à ne pas générer un sentiment de vengeance. Mais si on peut châtier, on ne reste pas inactifs », explique le chef opération.

    Sur le camp de base, les corps ont été veillés durant la nuit par deux hussards au garde-à-vous. Les aumôniers entrent en scène pour accompagner le deuil. Dans un premier temps, la démarche est œcuménique. Face à la mort d’un de leurs camarades, « il y a une forme de sidération » chez les soldats, raconte la pasteur Nathalie, aumônier militaire. Dans sa carrière, elle a servi au Tchad ou en Afghanistan. « Nous ne sommes pas là pour parler mais d’abord pour écouter », poursuit-elle : les longs discours peuvent paraître comme « des consolations factices ». « L’armée est un monde pudique. Mais l’engagement, le fait que l’on puisse mourir, amène des interrogations sur l’existence du bien et du mal ».
    Au Mali, ces questions sans réponses se posent au milieu du désert, sous une pluie battante, dans un chaos social et politique
    (1) Seul le prénom et le grade sont donnés.

    Nicolas BAROTTE
    Source : Lefigaro
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