Ce jour-là, le 22 octobre 1941

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Message  CASTOR2 Mer 21 Oct - 18:07


Guy Môquet, mort pour la France à 17 ans
 
Guy Môquet, né le 26 avril 1924 à Paris et mort le 22 octobre 1941 à Châteaubriant (Loire-Inférieure), est un militant communiste, célèbre pour avoir été le plus jeune des quarante-huit otages fusillés, le 22 octobre 1941, à Châteaubriant, Nantes et Paris en représailles après la mort de Karl Hotz.
Son nom, plus particulièrement associé à celui des vingt-sept fusillés du camp de Châteaubriant, est passé dans l'histoire comme un symbole des héros et des martyrs français de l'Occupation allemande durant la Seconde Guerre Mondiale.
 
Le 20 octobre 1941, Karl Hotz, commandant des troupes d'occupation en Loire-Inférieure, est abattu à Nantes par un commando formé de trois communistes de l'Organisation spéciale et des Bataillons de la jeunesse : Spartaco Guisco, Gilbert Brustlein et Marcel Bourdarias. À la suite de cet acte, qualifié de « terroriste » par les autorités allemandes d’occupation, compte tenu du grade élevé de l’officier abattu, un Avis (Bekanntmachung) du général von Stülpnagel, chef des forces d'occupation en France (le Militärbefehlshaber in Frankreich), annonce, en application de ses décisions du 19 septembre 1941 (s'octroyant le droit de faire fusiller également des détenus arrêtés par les autorités françaises)32 et du « code des otages » du 28 septembre 1941, dont il est l'auteur, que cinquante otages seront exécutés immédiatement en représailles.
Les services du ministre de l'Intérieur du gouvernement de collaboration de Pétain, Pierre Pucheu, proposent une liste de 61 noms, des otages essentiellement communistes « pour éviter de laisser fusiller cinquante bons Français ». Sur les 27 fusillés de Châteaubriant, les listes de Pucheu en contiennent 17. 
Guy Môquet n'était pas dans les listes de Pucheu, ce sont les Allemands qui l'ont rajouté en fonction de leur propre politique des otages.
Quarante-huit otages sont fusillés : seize à Nantes, cinq au fort du Mont-Valérien et vingt-sept à Châteaubriant, dont Guy Môquet. La majorité d’entre eux sont des militants communistes ou syndicaux.
Le 22 octobre, neuf poteaux sont dressés à la Sablière, vaste carrière à la sortie de Châteaubriant. En trois groupes, les vingt-sept otages s'y appuient, refusent qu'on leur bande les yeux et s'écrient : « Vive la France ! » devant le peloton d'exécution. 
Charles Michels, Jean-Pierre Timbaud et Jean Poulmarc'h avaient décidé de ne pas se révolter, car cela aurait conduit à un massacre, d'aller à l'exécution dignement, et en chantant La Marseillaise : « C'est ainsi, et ainsi seulement, que notre mort servira à quelque chose. »
De même, Guy Môquet avait écrit : « [...] mais ce que je souhaite de tout mon cœur, c'est que ma mort serve à quelque chose. [...] »

(Texte Wikipédia. A consulter pour l'article complet )
 

(Images, source Hérodote)
 

**********

Ma petite maman chérie,
mon tout petit frère adoré,
mon petit papa aimé,
Je vais mourir ! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c'est d'être courageuse. Je le suis et je veux l'être autant que ceux qui sont passés avant moi. Certes, j'aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon cœur, c'est que ma mort serve à quelque chose. Je n'ai pas eu le temps d'embrasser Jean. J'ai embrassé mes deux frères Roger et Rino. Quant au véritable, je ne peux le faire hélas ! J'espère que toutes mes affaires te seront renvoyées elles pourront servir à Serge, qui je l'escompte sera fier de les porter un jour. A toi petit papa, si je t'ai fait ainsi qu'à ma petite maman, bien des peines, je te salue une dernière fois. Sache que j'ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m'as tracée.
Un dernier adieu à tous mes amis, à mon frère que j'aime beaucoup. Qu'il étudie bien pour être plus tard un homme.
17 ans et demi, ma vie a été courte, je n'ai aucun regret, si ce n'est de vous quitter tous. Je vais mourir avec Tintin, Michels. Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c'est d'être courageuse et de surmonter ta peine.
Je ne peux en mettre davantage. Je vous quitte tous, toutes, toi maman, Serge, papa, en vous embrassant de tout mon cœur d'enfant. Courage !
Votre Guy qui vous aime.
Guy
Dernières pensées : vous tous qui restez, soyez dignes de nous, les 27 qui allons mourir !


(Sujet proposé par Otosan)
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Message  CASTOR2 Jeu 22 Oct - 14:19

Une information complémentaire d’Otosan.
( Publication de « 20 minutes »)

Une exposition commémore, pendant quelques jours, le 79e anniversaire de l’exécution de 48 otages, fusillés par les Nazis 
de Julie Urbach  Publié le 22/10/20


[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]


A l’occasion du 79e anniversaire de l’exécution des 50 Otages ce jeudi 22 octobre 2020 et de la remise en place de l’exposition qui leur est consacrée, nous vous proposons de redécouvrir cet article publié en 2017
C’est l’une des artères principales du centre-ville de Nantes, longue de 800 mètres, où passent la ligne 2 du tram et quasiment toutes les manifs. Vous l’empruntez aussi probablement très souvent… 
Mais connaissez-vous l’origine du nom du cours des 50-Otages ?
Comme l’an dernier, et jusqu’à lundi, une exposition en plein air vient raconter ou rappeler aux Nantais une page sombre de l’histoire de la ville. Sur des bâches de 2 mètres de haut, une artiste a réalisé 48 portraits en noir et blanc, sur la base de vieilles photos. Ils rendent hommage à ces dizaines d’hommes fusillés pendant la seconde guerre mondiale à Nantes (quartier de la Halvêque), Châteaubriant et à Paris (fort du Mont-Valérien). C’était précisément le 22 octobre 1941.

[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]

En leur mémoire, le général de Gaulle (qui a sa statue au bout du cours) fait de Nantes la première ville « Compagnon de la Libération ». Le conseil municipal décidera trois ans plus tard de renommer le « cours de l’Erdre » en « cours des 50-Otages ». L’obélisque, face à la préfecture, sera inauguré en 1952.
Et soixante-seize ans après leur mort, les Nantais peuvent de nouveau découvrir des visages. « C’est vrai que ça permet de mieux se rendre compte, juge Marie, 14 ans. Je connaissais un peu cet épisode car on l’a étudié en cours d’histoire, l’année dernière. Mais c’est beaucoup plus parlant de tous les voir comme ça, devant nous. »
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