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    Le Couvre-feu

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    Le Couvre-feu  Empty Le Couvre-feu

    Message par Blu le Mar 20 Oct - 17:15

    Du Moyen Age à la crise sanitaire du Covid-19 : une histoire du couvre-feu en France


    Le couvre-feu a traversé les siècles, faisant sa dernière apparition à l’échelle nationale lors de la seconde guerre mondiale.
    Le Monde Publié le 15 octobre 2020 à 19h56 -


    Après la désormais célèbre anaphore « nous sommes en guerre », prononcée par Emmanuel Macron la veille du confinement, la rhétorique militaire fait son retour avec l’instauration d’un couvre-feu en Ile-de-France et dans les huit métropoles de Lille, Grenoble, Lyon, Aix-Marseille, Montpellier, Rouen, Toulouse et Saint-Etienne. Dressant un bilan préoccupant de la propagation de l’épidémie de Covid-19 dans le pays, Emmanuel Macron a annoncé mercredi qu’un couvre-feu serait mis en place à partir de samedi, pour au moins quatre semaines.

    Apparu pour la première fois au Moyen Age, le couvre-feu a traversé les siècles, faisant sa dernière apparition à l’échelle nationale lors de la seconde guerre mondiale, puis de façon localisée lors de conflits passagers, comme les émeutes de 2005. Dans le monde entier, dans divers contextes, le recours au couvre-feu est employé, notamment lors de catastrophes naturelles ou de soulèvements de populations.

    Au Moyen Age, « couvrir le feu »




    Le Couvre-feu  Tavern10
    Taverne. Site chroniques du moyen âge
     
    Au Moyen Age, le couvre-feu est une mesure prise pour éviter les incendies, alors que la population se chauffe au feu de bois et vit dans des maisons très inflammables. Chaque soir, une cloche sonnait dans toutes les villes et villages du pays pour signifier qu’il était l’heure d’éteindre son feu ou de le couvrir avec une plaque en fonte afin d’éviter les risques d’incendies la nuit.
    Il ne s’agissait donc pas encore d’une interdiction de sortir dans les rues à certaines heures. Mais l’idée du couvre-feu, qui consiste à prendre une mesure liberticide pour éviter la propagation d’une situation dangereuse (incendie, virus, violences), est restée. 
    C’est Guillaume le Conquérant qui aurait permis l’évolution du couvre-feu vers sa définition actuelle. Après son sacre comme roi d’Angleterre, en 1066, alors qu’il faisait face à une fronde de certains Anglais, il aurait instauré un couvre-feu pour mater toute rébellion, rapporte L’Obs. Le mot anglais pour désigner le couvre-feu – « curfew » – est d’ailleurs tiré de l’ancien français.

    Sous l’Occupation, empêcher la Résistance
     


    Le Couvre-feu  Occupa10
    Le 13 mai 1942, une voiture est arrêtée par la police militaire allemande. AP


    Durant le siècle précédent, la période de couvre-feu la plus marquante reste celle de l’occupation allemande pendant la seconde guerre mondiale. Il pouvait être imposé par les autorités occupantes mais aussi par la « défense passive », au nom de la protection des civils contre les bombardements alliés, rappelle encore L’Obs.
    A la fin de l’année 1941, le couvre-feu est imposé sporadiquement, selon les régions et l’opposition qui y règne. L’objectif est alors d’empêcher les actions clandestines et nocturnes de la Résistance. En février 1942, les juifs font l’objet d’un couvre-feu plus sévère, qui les oblige à rester chez eux de 20 heures à 6 heures.


    Durant la guerre d’Algérie,
    Le couvre-feu revêt une dimension légale depuis le 3 avril 1955, lors de l’instauration de l’état d’urgence dans la loi, pour faire face aux attentats commis par le Front de libération national (FLN), dans le contexte de la guerre d’Algérie. Cette loi permet aux préfets « d’interdire la circulation des personnes ou des véhicules dans les lieux et aux heures fixés par arrêté ». Même si le mot ne figure pas en toutes lettres dans le texte de loi, il s’agit de la possibilité d’instaurer un couvre-feu.


    Le Couvre-feu  Alger10
     Le 17 octobre 1961, des Algériens arrêtés lors d’une manifestation pacifique organisée à Paris ont été arrêtés et chargés dans des bus, au centre de tri du Palais des Sports. - / AFP


    A l’époque, l’idée était de surveiller les populations arabes en Algérie et de faciliter l’interpellation des suspects, contraints de rester chez eux pendant certaines heures. En octobre 1961, le couvre-feu est instauré à Paris par le préfet de police, Maurice Papon, condamné en 1998 à dix ans de réclusion pour son implication dans la déportation des juifs de la région bordelaise. La mesure ne concerne que les « Français musulmans d’Algérie », soupçonnés d’être de possibles combattants indépendantistes.


    Pendant les émeutes de 2005, des couvre-feux visant les mineurs



    Le Couvre-feu  2005_e10
     Le 9 novembre 2005, à La Madeleine, un quartier d’Evreux à 100 kilomètres de Paris, des policiers contrôlent l’identité de jeunes, lors de la première nuit de couvre-feu instaurée pour les mineurs. CHRISTOPHE SIMON / AFP


    En 2005, l’état d’urgence est proclamé lors des émeutes dans les banlieues, consécutives à la mort de Zyed Benna et Bouna Traoré dans un transformateur, à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), alors qu’ils étaient poursuivis par la police. A l’époque, 25 départements, dont Paris, sont concernés par le décret d’application du couvre-feu, mais tous ne décidèrent pas d’y recourir.
    Epicentre des émeutes, l’Ile-de-France ne l’instaure pas, contrairement aux départements de l’Eure et des Alpes-Maritimes. Dans ce dernier département, le couvre-feu instauré dans 21 communes, entre 22 heures et 5 heures, concerne seulement les mineurs.


    Durant les attentats de 13 novembre 2015, le retour de l’état d’urgence




    Le Couvre-feu  201510


    En 2015, après les attentats de Paris et Saint-Denis, le président de l’époque, François Hollande, annonce la mise en place de l’état d’urgence sur l’ensemble du territoire français, permettant aux préfets d’instaurer un couvre-feu.
    Dès le 16 novembre, le maire de Yerres (Essonne), Nicolas Dupont-Aignan, met en place un couvre-feu en direction des mineurs de moins de 13 ans. La ville de Sens (Yonne), elle, impose cette mesure durant trois jours, à l’ensemble de la population, dans le quartier des Champs-Plaisants.
    Ces dernières années, plusieurs couvre-feux locaux ont été instaurés au nom de « l’existence de risques particuliers ». Cela a notamment été le cas à Etampes, dans l’Essonne, à Fréjus et La Seyne-sur-Mer, dans le Var, où la mesure concernait des mineurs.

    Le premier couvre-feu sanitaire en Guyane


    Outre le confinement imposé au printemps, l’actuelle crise sanitaire a également déjà donné lieu à des couvre-feux locaux, la ville dirigée par Christian Estrosi (LR), Nice, ayant été l’une des premières à annoncer son instauration, en mars. Dans la foulée, plus d’une centaine de communes ont fait de même. Décidées par les préfectures ou les communes, les mesures ont finalement concerné essentiellement des villes du sud et du nord-est de la France, les plus touchées par l’épidémie.
    Certains couvre-feux ont donné lieu à contestation, comme à Cholet, dans le Maine-et-Loire. « Très vigilante », la Ligue des droits de l’homme alertait sur ces mesures « pas illégales » dans le contexte mais « prises par des maires zélés, en accord avec leur sensibilité politique ».
    Depuis mai, c’est tout un département, la Guyane, qui expérimente une sorte de couvre-feu sanitaire à la carte. Depuis juin, le préfet a publié des dizaines d’arrêtés successifs, modifiant les horaires et ajoutant des communes à la liste en fonction de l’évolution de l’épidémie. Au risque d’une annulation par le tribunal administratif de Cayenne, le 27 mai, pour 12 des 22 communes pour lesquelles, selon lui, le couvre-feu ne se justifiait pas.

    (Certaines photos sont tirées d’internet)
    (Article origine Otosan)
    Blu
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