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    Bazeilles

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    Bazeilles Empty Bazeilles

    Message par Blu le Jeu 3 Sep - 9:06

    J’ai oublié Bazeilles !
    Alors pour me rattraper voila quelques lignes.
    Nom de D…
    Et, Vive la Coloniale !



    Bazeilles


    Bazeilles 1280px10


    La bataille de Bazeilles
    En 1870, lors de la guerre franco-prussienne, un petit village des Ardennes, Bazeilles, a été le théâtre d’affrontements sanglants. Depuis lors, les troupes de marines commémorent cette bataille.
    Le 31 août 1870, sur ordre du général Mac Mahon, la 2e brigade du général Martin des Pallières doit reprendre le village de Bazeilles, situé près de Sedan et entouré par les soldats bavarois. D’importance stratégique car situé sur la frontière franco-prussienne, Bazeilles est le théâtre d’une bataille acharnée et extrêmement meurtrière. Pendant 24 heures, les marsouins (fantassins) et les bigors (artilleurs) réunis au sein de la Division bleue luttent et réussissent à faire battre en retraite les Bavarois. Mais le 1er septembre, l’armée prussienne revient en nombre. En infériorité d’effectifs et en manque de munitions, les soldats français résistent héroïquement. Les quarante derniers se retranchent avec le commandant Lambert dans une auberge en feu. La dernière munition sera tirée par le capitaine Aubert.


    Bazeilles Bazeil10


    Au total, 2 655 soldats de la Division bleue et plus de 5 000 prussiens seront tombés dans la bataille de Bazeilles.

    Bazeilles Bazeil11


    C’est pourquoi les troupes de marine commémorent cette bataille, certes extrêmement meurtrière pour les régiments d’infanterie de marine (RIMa), mais où la bravoure et la ténacité de ces derniers se sont illustrées dans leur plus grande force. Ces deux qualités, inséparables des RIMa, sont rappelées et mises à l’honneur chaque année lors des commémorations du deuxième dimanche de septembre dans tous les corps de troupe de France et d’Outre-mer. Lors de cet hommage, les troupes de marine associent les chefs et camarades tombés au combat lors des deux guerres mondiales.
    Source Min des Armées

    Bazeilles Maison10



    ****************
    Et pour compléter cette évocation, on lira avec intérêt l’article de Michel Goya

    Une brève histoire des Troupes de marine


    Article paru dans Guerres et Histoire n°33, octobre 2016

    Dont voici le début :
    Destinées aux opérations amphibies et outre-mer, les Troupes de marine ont été, et sont toujours, de tous les combats de l’armée française. Tour à tour fusiliers marins et soldats de ligne, mais toujours voyageurs, Marsouins et Bigors forment le premier corps d’intervention de la France depuis quatre siècles.

    La première armée de marine

    Les Troupes de marine (TDM) sont nées de la volonté du cardinal de Richelieu de doter la flotte de sa propre armée, afin de protéger ports et arsenaux, mais aussi d’assurer le service des armes à bord des vaisseaux de ligne qui apparaissent alors. Il crée donc, en 1622, avant les Royal Marines britanniques et bien sûr les Marines américains, les premières « compagnies de la mer » associant fusiliers et canonniers au sein de petites unités d’une centaine d’hommes intégrés dans des corps aux noms changeants.

    D’emblée cette force rattachée à la marine se trouve tiraillée entre les besoins contradictoires de la flotte, des colonies et de l’armée. L’armée a besoin de soldats, la marine préfère investir dans les navires et marins. Quant au « service des colonies », il est initialement le fait des armées des compagnies à charte et des milices locales. Les « compagnies de la mer » sont donc régulièrement dissoutes puis reconstituées lorsqu’on s’aperçoit que le combat, qu’il soit à bord ou à terre dans les colonies ne s’improvise pas. La France est ainsi incapable de défendre les Indes et le Canada faute d’une véritable « capacité de projection ».

    Tirant les leçons des errements de la guerre de Sept Ans (1757-1763), on organise en 1772 un solide corps royal de la marine regroupant huit régiments stationnés dans les ports et on les équipe des premières tenues bleues avec une ancre sur les boutons. Cette première armée de marine disparaît finalement dans la tourmente des guerres de la révolution et, après Trafalgar (1805), ses fantassins et artilleurs combattent dans les rangs de la Grande Armée.

    La nouvelle armée de marine
    Après maints atermoiements depuis 1822, l’ordonnance du 14 mai 1831 reforme les nouvelles Troupes de marine avec la formation des deux premiers régiments d’infanterie de marine (RIM) à 30 compagnies, un troisième étant ajouté en 1838. Il est formé également un régiment d’artillerie de marine, porté en 1840 à 40 batteries. Ce sont donc des régiments considérables qui présentent la particularité d’être présents simultanément sur plusieurs continents. Le 3e RIM est ainsi présent simultanément à Toulon, à Cayenne, au Sénégal et sur l’île Bourbon (Réunion). En 1845 enfin, la vocation interarmes s’étoffe avec la naissance de la cavalerie de la marine avec la création d’un escadron de spahis au Sénégal. C’est à cette époque que les fantassins de marine désormais dispensés du service de bord pendant les traversées sont comparés par les marins aux marsouins qui suivent les navires en quête de nourriture. Quant aux artilleurs désormais attachés aux batteries côtières, ils sont comparés à petits coquillages fixés aux rochers et deviennent des bigors, diminutifs de bigorneaux, à moins que cela vienne du vieil ordre « bigues dehors » de mise en batterie au temps de la marine à voile.

    Les troupes de marsouins et bigors sont plus qu’ailleurs encadrées par des officiers issus du rang ou du corps des sous-officiers, mais aussi formés dans les écoles de l’armée, à Saint-Cyr ou Polytechnique — où ils occupent le fond des classements jusqu’aux années 1880. Il ne fait pas bon trahir l’armée en allant servir la marine et puis le service outre-mer est éprouvant. La troupe formée de volontaires souvent issus des milieux les plus pauvres est jugée de mauvaise qualité. Il s’y forme cependant une culture très particulière, revendiquant l’origine très populaire de ses membres avec des traditions à faire pâlir les ligues de vertu jusqu’à aujourd’hui, mais aussi le goût du voyage et de l’aventure. L’attachement à cette communauté particulière coincée entre les marins et les « biffins » (« chiffons ») de l’armée métropolitaine est très fort, plus qu’à des régiments où on ne fait que tourner.

    Cette communauté est petite, 16 000 hommes au total, est de toutes les expéditions de la monarchie de Juillet, du Mexique en 1838 à la guerre franco-tahitienne de 1844 en passant par la prise de Tanger en 1844 ou les débarquements dans l’océan Indien. Après une interruption lors de la IIe République, le Second Empire renoue avec l’aventure coloniale et un quatrième RIM est formé en 1854. Les cadres sont par ailleurs déployés dans les quelques troupes indigènes qui commencent à se former.

    Les expéditions de la marine (désormais à vapeur) reprennent : les marsouins s’emparent de la Nouvelle-Calédonie en 1853, débarquent à Canton en 1857 puis au Liban en 1860. Surtout, la Marine conquiert la Cochinchine de 1858 à 1860. Les Troupes de marine participent aussi au long siège de Puebla au Mexique en 1863 et aux guerres en Europe. On les retrouve ainsi face à l’armée russe en 1854, en Crimée et dans la Baltique. Pendant la guerre de 1870, marsouins et bigors sont regroupés dans la division bleue du général de Vassoigne, qui s’illustre à Bazeilles (près de Sedan) par sa résistance acharnée — exploit qui devient en 1952 le fait d’armes fédérateur des TDM, célébré tous les ans…

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