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    Colonel François Coulet. Les Commandos de l'Air

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    Colonel François Coulet. Les Commandos de l'Air Empty Colonel François Coulet. Les Commandos de l'Air

    Message par CASTOR2 le Sam 8 Aoû - 18:07

    Colonel François Coulet. Les Commandos de l'Air Franzo10


    François Coulet, né le 16 janvier 1906 à Montpellier et mort le 11 juin 1984 (à 78 ans) à Paris, était un diplomate ayant rejoint le général de Gaulle et la France libre dès juin 1940. Commissaire de la République, il s'est installé à Bayeux en juin 1944. Lors de la guerre d'Algérie, il a participé à la mise en place des commandos parachutistes de l'air.

    Son parcours (Extraits de wikipédia)

    Il rencontre le général de Gaulle à Jérusalem, le 27 avril 1941, et devient son officier d'ordonnance en remplacement de Geoffroy Chodron de Courcel qui demande à partir au combat. Il occupe ce poste, principalement à Londres, jusqu'en octobre 1942, date à laquelle il reprend un service combattant.

    Avec le grade de capitaine, il prend le commandement de l’Infanterie française de l’air basée à Camberley, en Angleterre. Du 3 au 15 octobre 1942, il suit d'abord l'entraînement des parachutistes avec la 1re brigade parachutiste polonaise du général Stanisław Sosabowski à Largo, en Écosse. Il obtient son brevet (no 1681 du stage no 45) à Ringway près de Manchester le 6 novembre 1942. Il participe ensuite à quelques missions en Afrique.

    En juin 1943, François Coulet quitte ce commandement et est nommé dès septembre, en Corse comme nouveau secrétaire général de la police. Il travaille alors, sous la responsabilité de Charles Luizet, nouveau préfet de la Corse libérée, au rétablissement de l’autorité de l’état. Ils doivent en effet gérer la transition entre l'administration du régime de Vichy, et une administration de la France libre et réaliser ainsi la mise en place du pouvoir gaulliste.

    Mission accomplie, il quitte la Corse et, en juin 1944, il est parachuté sur le front de Normandie pour gérer cette transition dans les territoires libérés dès le Débarquement.


    La guerre d’Algérie et les Commandos parachutistes de l'air
    En 1956, François Coulet n'admet pas de voir l'Algérie s'installer dans la rébellion, surtout après la perte récente de l'Indochine. De plus, il estime que sa participation physique à la dernière guerre, vu sa propre préparation, a été insuffisante. Breveté parachutiste, commandant de réserve de l'Armée de l'air, âgé de 50 ans et bien portant, il demande et obtient du ministère des affaires étrangères sa mise en disponibilité. Il a évidemment une arrière-pensée. Sa rencontre avec le général de Maricourt, commandant de l'Air en Algérie qui souhaite créer une unité de « Commandos parachutistes de l'air », lui offre l'occasion attendue : il redevient officier parachutiste en mai 1956, en prenant le commandement des tous nouveaux Commandos parachutistes de l'air.

    Malgré les inévitables difficultés techniques de cette reconversion (nouvelles procédures, nouveaux sigles, nouvelles terminologies...), François Coulet parvient à intégrer ces commandos, aidé à la fois par un bon conseiller, le colonel Gérard Sermet (1913-1978), un second efficace, le capitaine Albert-Charles Meyer et par son sens diplomatique6, ses appuis en haut-lieu ou tout simplement l’effet de surprise. Il participe, dès juin 1956, à des stages auprès du 3e RPC du colonel Bigeard et du 2e RPC du colonel Pierre Chateau-Jobert.

    Le lieutenant-colonel Coulet dit lui-même qu'il apprend pour son propre compte « à souffrir, à se taire et à commander ». Finalement, il est nommé à la tête des commandos parachutistes de l'air (CPA) à l'automne 1956. Du 1er juillet 1957 au 28 février 1960, il dirige le groupement des commandos parachutistes de l'air 00/541 (GCPA). Pour parfaire la formation des commandos, il impose à ses hommes des stages opérationnels conjoints avec les meilleurs régiments parachutistes (de l'Armée de terre). Par une initiation ultra-rapide au combat, il espère un dépassement de soi favorisé par l'esprit de corps.

    En mars 1960, il est remplacé à la tête du groupement par le lieutenant-colonel Emery. Devenu colonel, François Coulet retrouve néanmoins des fonctions plus administratives en devenant directeur des affaires politiques de la délégation générale du gouvernement en Algérie. Il prend ce nouveau poste surtout par fidélité au général de Gaulle. Il prend la clandestinité pendant les quatre jours du putsch des généraux en avril 1961 auquel participent surtout un C.P.A. (le 40) sur les cinq C.P.A (le 50 se tient à l'écart, le 10 le 20 et le 30 sont en opérations, à cette date). Il ne peut empêcher la dissolution, le mois suivant, du groupement des commandos parachutistes de l'air et la dispersion de ses éléments10.

    Ceux-ci seront reconstitués et font, de nos jours, partie des Forces Spéciales.

    Après la guerre d’Algérie, il est un temps président de la société financière de radiodiffusion (Sofirad), de 1962 à 1965. Il meurt à Paris le 11 juin 1984


    ******************
    François Coulet a écrit un livre publié en 1966. Une autobiographie en quelque sorte mais rédigée à la troisième personne.
    Ce livre est devenu introuvable.
    Je vous propose un extrait concernant le Guerre d’Algérie.



    Vertu des temps difficiles de François Coulet

    Une présentation de l’ouvrage par le journal Le Monde en mars 1967.

    « …Emprunté au général de Gaulle, le titre d'allure austère qu'il a choisi recouvre assez mal un ouvrage qui tient plus de l'autobiographie que des Mémoires. L'auteur y fait montre à la fois d'une pudeur qui le conduit à proscrire le " je " et d'une franchise dans l'analyse de ses propres sentiments qui tient de la confession publique.
    Au fil toujours rompu des chapitres qui font passer le lecteur du maintien de l'ordre en 1957 en Kabylie aux naïvetés d'un jeune attaché d'ambassade à Moscou en 1936-1937, pour revenir en Algérie, en repartir pour la Finlande de 1939, passer du 13 mai 1958 à Londres en 1941, et ainsi de suite, on a souvent peine à identifier le mystérieux " il ", personnage à transformation qui change de grade et de fonction, et même de nom : il prend, en Algérie, celui de son indicatif radio, Norpois… »



    Colonel François Coulet. Les Commandos de l'Air Vertu10


    J’ai recopié un extrait du premier chapitre « Le maintien de l’ordre 1957 »

    …Non il n’avait pas d’estime pour ses adversaires. Ses officiers et ses hommes pensaient comme lui et c’était bien aussi la seule opinion qu’il eut en commun avec ses commensaux à la table des mess, en base arrière. A y réfléchir, c’était là non ailleurs, que résidait la tristesse de cette guerre. Certes il ne fallait pas s’attendre à des résidus de chevalerie, à des marques de considération entre adversaires à l’équivalent de la gerbe de fleurs allemandes tombant du ciel sur la tombe de Pégoud, de l’épée du commandant Raynal rendue au propriétaire par un Kronprinz soucieux de son personnage, choses bien faites pour réchauffer le cœurs du civil et confirmer la militaire dans sa vocation…
    Le temps en était passé. De part et d’autre régnait une brutalité égale, pratique et détachée. Dans chacun des deux camps il était recommandé de ne pas tomber vivant aux mains de l’ennemi. Mais, décidemment morose, ce n’était pas de la disparition des bonnes manières entre combattants qu’il souffrait, c’était de ne pouvoir accorder d’admiration aux gens d’en face, même en tant que combattants. Et cela, c’était pénible et nouveau pour des Français.
    Reconnaitre la qualité de l’adversaire, ou sa supériorité, c’est indispensable à la santé de la Nation, au moral de la Troupe, à l’ambition du Capitaine, qu’on y cherche l’excuse d’une défaite ou l’exaltation d’une victoire.
    « Cette redoutable Infanterie de l’Armée d’Espagne » qui a fait la gloire du Grand Condé ; ces Russes qu’ »il fallait tuer deux fois » à Eylau, la Garde prussienne aux marais de Saint Cloud ; « ces jeunes dieux motorisés » d’Alfred Fabre-Luce, debout dans leurs chars à croix noire des journées de juin ; la « fourmilière viet » submergeant Dien Bien Phu, - n’était-ce pas là, pour les uns titres de gloire ou sujets de satisfaction, pour les autres, encouragement à mieux faire, pour certains, l’occasion de jouissances masochistes et pour les Conseils de Guerre, invitation à l’indulgence ?
    Rien de pareil ici et pendant ce temps il en était, lui, au fond de son sac de couchage et promis à l’insomnie à cause de cette pétarade de tout à l’heure, à fouiller sa mémoire à la recherche des occasions qu’il avait pu avoir, depuis quatre ans, d’admirer son ennemi.
    Il y avait eu ce coup de main, en novembre 1956, dans les Beni Miscera. Couvrant la retraite du gros de la bande, une dizaine de rebelles avaient « fait Camerone » dans deux ou trois mechta. Il avait fallu pour en finir, appeler l’aviation, tirer à la roquette dans les murs de pisé, brûler les toits de roseaux à la grenade incendiaire.
    Tout flambait donc et pourtant, par intervalles, un coup de feu partait encore, à l’étonnement des soldats, du cœur même de l’incendie. Quand on finit par extraire cet attardé en le trainant par les bras,  ses deux jambes, éclaboussées de phosphore, brûlaient des pieds à la hanche. « Chapeau » dit un homme, « il était gonflé, le gars. » - « Quand on n’a pas le choix… » répondit une autre voix. Car dans la guérilla, la rigueur des usages facilite l’héroïsme mais, de part et d’autre, bien peu le savent et personne ne s’en vante…

    … Point de haine, mais la volonté de les tuer et le sentiment que cette exécution qui compenserait les fermes brûlées, les fermières violées, les enfants éventrés, toutes ces familles égorgées, n’était pas injuste. Point d’estime, si ce n’est, au mieux, pour leur endurance à la marche, leur vue perçante, les rigueurs de leur vie nomade.
    Pour les qualités militaires, l’imagination tactique, non. Rien de comparable, chez ces descendants des guerriers de l’Islam, à l’intelligence et à la bravoure des paisibles paysans indochinois. Même quand ils étaient bien armés, nombreux, en dehors de l’embuscade la plus rudimentaire, quelle manœuvre connaissaient-ils ? Ils avaient mis des années à apprendre à se défendre contre l’aviation ; ils réagissaient encore mal aux hélicoptères.
    Jamais ils n’avaient été capables d’enlever, de l’extérieur, le poste le moins défendu, de brûler des avions sur un terrain avancé, de donner l’assaut si ce n’est pour rompre un encerclement. Car que l’on savait d’eux, par les interrogatoires de prisonniers, par les documents saisis, ne les flattait pas. Leurs photographies les montraient prenant des poses avantageuses, en Tunisie ou au Maroc, mitraillettes pointées. Les bulletins de victoire ronéotypés annonçant des dizaines de chars incendiés faisaient rire les soldats.
    De pauvres adversaires qu’on eût aimé trouver moins hâbleurs, moins lâches, bref plus sympathiques. On était privé même de cela, comme on serait privé de la victoire. Il restait alors à les pourchasser, à les encercler, et, comme avait dit l’autre, à ne pas leur laisser le choix…
     
    ********************

    On pourra également lire un article du site France-libre concernant François Coulet  ICI

    Extrait :
    « …De toutes les unités engagées en Algérie, c’est celle de François Coulet qui connut le plus grand nombre de jours d’opération, d’héliportages d’assaut et de citations. Bigeard a écrit de lui: « Coulet s’est imposé à ses hommes par son courage, sa résistance physique et son parfait esprit de camaraderie. J’ai pu suivre ses exploits à la tête des commandos de l’air en Algérie (…) Chapeau, monsieur l’ambassadeur »… »
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    Colonel François Coulet. Les Commandos de l'Air Empty Re: Colonel François Coulet. Les Commandos de l'Air

    Message par KUPALOV le Mer 12 Aoû - 19:42

    Bonjour

    Les dithyrambes adressés à François COULET me laissent perplexe. Certes, ce fut sans doute un beau combattant de la France Libre et un instigateur de la création des commandos de l'air en Algérie. Toutefois, ces derniers doivent beaucoup plus à son adjoint, Charles-Albert MEYER, que j'ai bien connu, qu'à lui-même. Dans l'extrait de ses œuvres qui nous est présenté, il affiche un profond mépris, justifié à mon sens, à l'égard des méthodes du FLN et montre une détermination sans faille à le combattre. Pour autant, un voile pudique est tiré sur la fin de sa carrière algérienne. Sa biographie officielle, qu'on trouve un peu partout, nous dit sobrement que "devenu colonel, François Coulet retrouve néanmoins des fonctions plus administratives en devenant directeur des affaires politiques de la délégation générale du gouvernement en Algérie". ..

    Quant au capitaine Charles-Albert MEYER, homme d'une très grande qualité, il a échappé au couperet grâce à une mutation inattendue à la veille du putsch du 22 avril 1961. Une décision du général de MARICOURT qui, sachant ce qui se préparait, a voulu mettre à l'abri cet officier dont je raconterai une autre fois la carrière en Indochine. C'est grâce à lui que les commandos de l'air ont pu renaître de leurs cendres. Il a obtenu les étoiles après une vie bien remplie et s'est éteint au début des années 2000 dans un hôpital militaire de la région parisienne.
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    Colonel François Coulet. Les Commandos de l'Air Empty Re: Colonel François Coulet. Les Commandos de l'Air

    Message par CASTOR2 le Mer 12 Aoû - 21:29

    C’est vrai, la fin du parcours de François Coulet n’est pas très connue et manque de précisions. Du moins officiellement.
    L'Histoire met parfois du temps à être écrite... avec toute sa vérité.
    Les éléments  dont nous disposons ne nous ont pas permis d’apporter plus de détails.
    Merci KUPALOV pour cet éclairage.
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