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    Les confidences d’« Ibrahim 10 », djihadiste au Sahel

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    05082020

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    Les confidences d’« Ibrahim 10 », djihadiste au Sahel Empty Les confidences d’« Ibrahim 10 », djihadiste au Sahel




    Pour en savoir un peu plus sur « l’ennemi » que nous combattons au Sahel…

    Un article du Monde de 2019

    Les confidences d’« Ibrahim 10 », djihadiste au Sahel
    Par Elise Vincent
    Publié le 25 février 2019 à 05h36 - Mis à jour le 02 juillet 2019 à 16h21
    Extraits

    En 2018, la justice française a entendu ce cadre du groupe terroriste Al-Mourabitoune, interpellé en 2016 à la suite d’une série d’attentats en Afrique de l’Ouest. Il a livré un témoignage rare sur « l’industrie de la misère » qu’est devenu le djihad dans la région.
    Sur la Toile, il n’existe qu’une seule photo de lui. Un de ces clichés blafards d’interpellation pris à la va-vite, dos au mur, entre sueur et torpeur. Sur cette image, il apparaît le visage bouffi, le regard las, vêtu d’un tee-shirt sale. Son nom, Fawaz Ould Ahmed, ne dira sans doute rien aux néophytes. Pas sûr non plus qu’il évoque grand-chose aux spécialistes du contre-terrorisme hexagonal.
    Mais les experts de la bande sahélo-saharienne (BSS) savent, eux, que l’arrestation au Mali de ce djihadiste mauritanien, il y a presque trois ans, fut une sacrée prise de guerre. Ils tiennent là un témoin rare – et fiable – de ce qu’est devenu, en quelques années, le djihadisme le long de cet immense arc de brousse et de sable reliant la Libye à l’Afrique de l’Ouest : une véritable « industrie de la misère ».


    Les confidences d’« Ibrahim 10 », djihadiste au Sahel 1010


    Au moins six groupes aux alliances mouvantes, forts d’environ 2 000 combattants, sont engagés dans une entreprise multiforme de déstabilisation de cette zone. Sur la carte du terrorisme mondial, le Sahel est la seule terre de djihad où Al-Qaida et l’organisation Etat islamique (EI) sont alliées face à un ennemi commun, en l’occurrence les forces militaires françaises et africaines réunies sous les bannières de l’opération « Barkhane » et du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad).
    Or, à 40 ans, « Ibrahim 10 » est un vétéran de cette guerre-là, un habitué du combat en zone désertique. C’est surtout un ex-haut cadre de l’organisation Al-Mourabitoune, un groupuscule actuellement replié sur le plateau de Timétrine, dans le nord-est du Mali, où sa centaine de combattants vivotent dans des campements de trois ou quatre véhicules, en adoptant les codes nomades pour ne pas se faire repérer.
    Al-Mourabitoune a beau être sur le déclin, il demeure un des bras armés d’AQMI, déclinaison locale de sa maison mère. Fin 2016, ses membres ont encore enlevé Sophie Pétronin, dernière otage française détenue dans le monde. Une partie du groupuscule est par ailleurs exilée en Libye, où elle garde la mainmise sur les routes du trafic d’armes.

    Une vie entre famille, désert et djihad
    La particularité d’« Ibrahim 10 » est de s’être montré très prolixe, lors des interrogatoires menés par la police malienne, à Bamako, sur son expérience personnelle dans le milieu du terrorisme. Des confidences d’autant plus précieuses qu’elles racontent en creux une vie improbable entre désert, famille et djihad international, une sorte de terrorisme à mi-temps, se jouant de la porosité des frontières africaines, et partiellement motivé par l’appât du gain.
    Officiellement, Fawaz Ould Ahmed était commerçant. Il était marié, père d’un enfant, et passait beaucoup de temps sur les routes, en déplacement professionnel. Personne ne se méfiait de cet homme à la carrure empâtée et aux faux airs ballots.
    « Ma femme [de nationalité ivoirienne] ne connaissait pas mes activités », a-t-il confessé devant les enquêteurs. Ceux-ci sont remontés à lui au détour d’une vague d’interpellations, un mois après l’attentat de la plage de Grand-Bassam, en Côte d’Ivoire, le 13 mars 2016.
    Ce jour-là, trois jeunes assaillants armés de kalachnikovs et de grenades ouvrent le feu, en plein après-midi, au milieu des transats, des palmiers et des paillotes. Bilan : vingt-deux morts, dont quatre expatriés français âgés de 53 à 78 ans. Parmi eux, un ingénieur en fibre optique, un ancien militaire et un ex-nageur de combat. Comme les victimes ivoiriennes, ils n’ont rien vu venir.


    Les confidences d’« Ibrahim 10 », djihadiste au Sahel Ibrahi10

    Des soldats ivoiriens surveillent la plage de Grand Bassam après l’attentat du 13 mars 2016. LUC GNAGO / REUTERS


    Ce carnage a marqué un tournant dans un pays jusque-là épargné par le terrorisme. Mais depuis, comme souvent lors d’attentats en Afrique, les noms de Jean Charpentier, Jean-Pierre Arnaud, Franck Hamel et Frédéric Lambert se sont perdus dans une enquête sans issue en raison des moyens dérisoires de la police et de la justice locales.
    « Ibrahim 10 » a été, de 2007 à 2016, très proche de l’Algérien Mokhtar Belmokhtar, considéré comme l’un des importateurs du djihadisme en Afrique
    « Ibrahim 10 », lui, a été entendu par la justice française début 2018, dans le cadre d’une procédure connexe : un attentat datant de mars 2015, contre un restaurant de Bamako – La Terrasse – ayant fait six morts, dont un Français de 31 ans, Fabien Guyomard. Les liens entre les deux opérations terroristes sont apparus si étroits aux enquêteurs que le témoignage d’« Ibrahim 10 » – plus de quatre-vingts pages que Le Monde a pu consulter – a fini par être versé récemment au dossier de Grand-Bassam.

    L’attaque de la plage ivoirienne a été revendiquée par AQMI, mais c’est à sa filiale Al-Mourabitoune qu’en a été attribuée la mise en œuvre. L’organisation a aussi revendiqué l’attentat de La Terrasse. Or, on sait désormais qu’« Ibrahim 10 » a été, de 2007 à 2016, très proche du fondateur d’Al-Mourabitoune, l’Algérien Mokhtar Belmokhtar, un terroriste considéré comme l’un des premiers importateurs du djihadisme en Afrique, le « père » de nombreuses méthodes de terreur désormais déployées à grande échelle. Au fil du temps, le si tranquille commerçant mauritanien est devenu un des principaux adjoints de ce vétéran d’Afghanistan, né en 1972, connu pour son visage émacié à l’œil borgne.
    La stratégie d’Al-Mourabitoune ? « Viser les Blancs », comme l’a avoué sans ambages « Ibrahim 10 », mais aussi s’en prendre à tous les Etats africains accusés d’apporter leur soutien à la France dans la guerre menée au Mali depuis 2014 contre la mouvance djihadiste.
    Spécialité du groupe terroriste : « Frapper systématiquement le cœur du pays » (capitales, intérêts économiques) et s’attaquer aux lieux fréquentés par les touristes ou les Occidentaux. « Sachant que les plus grandes communautés d’expatriés français en Afrique se trouvent en Afrique de l’Ouest, Mokhtar Belmokhtar est quasiment sûr de tuer un ou plusieurs Français lors de ses attaques », résumait, en 2016, une note de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

    Rencontre déterminante avec « le Vieux »
    Fawaz Ould Ahmed n’a pas toujours été « Ibrahim 10 ».
    Avant de devenir terroriste, ce fils de commerçant n’a longtemps été, comme beaucoup, qu’un jeune isolé en quête de sens. Il a 20 ans quand il commence à s’intéresser à la religion. En 1999, il travaille au Maroc après avoir quitté le sable pauvre de Nouakchott, la capitale mauritanienne. « Je ne fréquentais pas les endroits où il pouvait y avoir du vin ou des paroles malsaines », dit-il.
    Sa radicalisation démarre après les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis. « J’ai commencé à me renseigner (…) pour savoir si Dieu nous ordonnait cela. »
    Reprochant au Maroc de devenir « trop moderne », il rentre en Mauritanie en 2004. Alors que la guerre fait rage en Irak, il est aussi séduit un temps par l’idée de partir combattre les Américains.

    …………………..

    L’appât du gain
    Le premier confie avoir été démarché lors d’un « mariage » par un « émir » d’Al-Mourabitoune. « J’ai demandé si cette opportunité pouvait me procurer de l’argent. Il m’a répondu par l’affirmative. » A l’insu de ses parents, le garçon part alors pour un camp d’entraînement dans la brousse. Il est formé au maniement des kalachnikovs, des lance-roquettes et des mitrailleuses en compagnie d’une vingtaine d’autres jeunes.
    Sur place, il est heureux de constater que son chef a les moyens « d’acheter des bœufs et des moutons » pour les repas. Une fois le séjour achevé, il se voit gratifié « d’argent de poche » avant de rentrer au village : 125 000 francs CFA, soit 190 euros. Une somme inespérée.
    Même les kamikazes recevaient de l’argent, assure « Ibrahim 10 », bravache : « Au cas où ils s’en sortent, c’est le règlement »
    Le second explique pour sa part avoir rallié Al-Mourabitoune « car il ne restait plus un jeune de [son] âge au village ». « Ils avaient tous rejoint le Mujao [Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest] », détaille-t-il. Les deux groupes terroristes fusionnent effectivement à cette époque. « Nous sommes pêcheurs, et comme on ne gagnait pas assez notre vie, nous les avons suivis pour l’argent que nous promettaient ceux qui nous recrutaient », ajoute-t-il.
    La récompense de son engagement sera une Mobylette. Avec elle, il est rapidement chargé de diverses missions à travers le Mali : là chercher des armes, ici louer une cache, là encore repérer une cible. Mais il n’est jamais averti des tenants et aboutissants de toutes ses opérations.
    Les liasses de billets qu’il est amené à brasser pour cette logistique l’impressionnent. Une fois, il est récompensé par 50 000 francs CFA pour « s’acheter ce qu’il veut ». Une autre, il reçoit 200 000 francs CFA pour « aller se marier ». Mais lorsqu’il ose, un jour, décliner une mission, craignant des difficultés, il se voit accusé de « ne pas vouloir travailler ». Des méthodes dont « Ibrahim 10 » ne rougit pas. Même les kamikazes recevaient de l’argent, assure-t-il, bravache : « Au cas où ils s’en sortent, c’est le règlement. » Ainsi, pour l’attaque de l’Hôtel Radisson Blu, à Bamako, en novembre 2015 (vingt-deux morts), les enquêteurs ont retrouvé entre 300 et 600 euros sur le corps de chacun des assaillants. Le « succès » de cette attaque permettra à Mokhtar Belmokhtar d’être nommé chef des opérations extérieures d’AQMI.
    Dans cette guerre mouvante, l’argent coule à flots, mais la comptabilité se veut minutieuse. D’après « Ibrahim 10 », les chefs de cellule devaient rendre compte « tous les six mois » de l’état des finances. « Je notais toujours mes dépenses » quelque part, explique-t-il.
    Lorsqu’il revient de sa dernière visite au « Vieux », en 2014, à Derna, en Libye, les bras chargés de « cadeaux », il dispose par exemple d’une liste précise des bénéficiaires. Sont en jeu des montres, des habits, des sandales en cuir, des GPS et un iPad. Idem pour les armes, dont le djihadiste rentre doté à cette occasion : des mines, des pains de TNT et des télécommandes.
    Ces explosifs serviront notamment, selon lui, le 14 juillet 2014, à faire exploser une voiture contre un convoi militaire français au Mali. (NDLR : c’est arrivé plus d’une fois depuis…)

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