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    Commandant Pierre GALOPIN

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    Commandant Pierre GALOPIN  Empty Commandant Pierre GALOPIN

    Message par Blu le Sam 25 Juil - 19:30

    Soldats de l’ombre, on parle rarement d’eux.
    Il faut un « fait divers » ou la « une » des journaux pour les mettre en pleine lumière.
    Le plus souvent c’est le silence qui règne…



    Commandant Pierre GALOPIN

    Source soldats de France    ICI

    Commandant Pierre GALOPIN  G10

    Saint-Cyrien de la promotion lieutenant-colonel Amilakvari (1954 -1956 ), le commandant Pierre Xavier Galopin était un officier des troupes de marine, ancien méhariste et membre de la DGSE, qui avait été détaché comme coopérant militaire français à la tête de la Garde nationale tchadienne, puis au sein des services de renseignements de l'ancienne colonie française.
    À ce titre, il a été accusé par des rebelles tchadiens de brutalité et d'être responsable d'un raid mortel pour des proches de Goukouni Oueddei.
    Envoyé comme émissaire auprès des chefs rebelles Hissène Habré et Goukouni Oueddei, dans l'affaire de la prise d'otage de l'ethnologue Françoise Claustre, il est enlevé à son tour le 4 août 1974.
    En représailles du refus du gouvernement français de livrer des armes en échange des captifs, l'officier est exécuté le 4 avril 1975 après avoir subi des tortures.

    ******

    Un complément d’information sur cette « affaire » avec le site rfi  ICI

    «La captive du désert» est morte


    Commandant Pierre GALOPIN  Cl10


    Enlevée dans le Tibesti, au nord du Tchad où elle faisait des fouilles archéologiques, Françoise Claustre restera l’otage des rebelles tchadiens durant plus de mille jours. Ce n’était pas encore l’époque où les otages faisaient la une des quotidiens ou des journaux télévisés. «L’affaire Claustre» comme on disait alors, allait révéler certains dessous de la «Françafrique», comme on ne disait pas encore.


    C’était le 21 avril 1974. Françoise Claustre jeune ethnologue et archéologue de 37 ans est kidnappée dans la palmeraie de Bardaï, au nord du Tchad, dans le massif désertique du Tibesti.
    Ses ravisseurs sont des rebelles des tribus nomades toubous et anakasas, dirigés par Hissène Habré et Goukouni Weddeye, chefs des Forces armées du Nord (FAN) dont les alliances et les rivalités ponctueront l’histoire tchadienne pendant de longues années.
    Au moment de son rapt, Françoise Claustre n’est pas seule: le Dr Christophe Staewen, un médecin allemand et Marc Combe, un adjoint de Pierre Claustre, le mari de Françoise, sont aussi enlevés.
    Les rebelles réclament à l’Allemagne et à la France, une rançon ainsi que l’accès aux médias et la libération de prisonniers. L’Allemagne cède à leurs exigences et le Dr Staewen est libéré le 11 juin 1974. La France, en campagne présidentielle, après le décès de Georges Pompidou, a d’autres chats à fouetter.

    Des négociations catastrophiques

    Fraîchement élu, le président français Valéry Giscard d’Estaing, entame enfin des tractations secrètes avec son homologue tchadien, François Tombalbaye, qui a le soutien de Paris. Ce dernier obtient que la France dépêche sur place comme négociateur, le commandant Pierre Galopin, un familier des «services» tchadiens.
    N’Djamena entend rester ainsi en première ligne. Or, il se trouve que ce même Galopin était accusé par les rebelles, de brutalités et d’une embuscade mortelle contre des proches de Goukouni Weddeye.
    Sa mission tourne court : le commandant Galopin est capturé à son tour le 4 août. En échange de sa libération, les rebelles demandent maintenant des armes. Paris refuse de transiger: Hissène Habré et Goukouni Weddeye le font exécuter en avril 1975. (NDLR : conditions atroces…)
    Le coopérant français, Marc Combe, aura plus de chance: il parviendra à s’évader le 23 mai 1975.
    Cela fait presque un an que Françoise Claustre est otage. Son mari Pierre, qui est responsable de la mission scientifique à la laquelle elle appartenait, fait des pieds et des mains pour obtenir sa libération. Il veut négocier directement avec les ravisseurs mais sa tentative échoue et il est à son tour enlevé le 26 août 1975.
    Une péripétie de plus qui amènera un durcissement: les rebelles réclament maintenant une rançon de 10 millions de francs et Hissène Habré menace d’exécuter les époux Claustre, si la somme n’est pas versée le 23 septembre.

    Paris aurait peut-être maintenu son intransigeance sans une interview de la jeune ethnologue diffusée à la télévision. Cette séquence, réalisée par Raymond Depardon et Marie-Laure de Decker, est un choc pour les Français.
    Sa détention est en effet jusque là très peu médiatisée et le fait de la voir en pleurs, dans une hutte avec en arrière plan son geôlier, concrétise le calvaire que vit cette femme.
    La rançon est donc versée mais cela ne met pourtant pas fin à la détention des Claustre. Entretemps, Hissène Habré et Goukouni Weddeye se brouillent, ce qui a pour conséquence de prolonger encore la détention de leurs otages.

    Commandant Pierre GALOPIN  Franco10

    Photo francoise claustre photo adinfo

    Cette fois, la France n’a plus d’autre choix que la voie diplomatique pour faire rentrer Françoise Claustre et son mari.
    Un certain Jacques Chirac, alors Premier ministre, est dépêché à Tripoli pour intercéder auprès du colonel Kadhafi. La Libye, qui soutient jusque là les deux chefs rebelles, désormais ennemis, prend le parti de Goukouni Weddeye et Hissène Habré est chassé. Il faudra toutefois attendre encore neuf mois avant que Françoise Claustre et son mari soient enfin libérés dans la capitale libyenne, le 31 janvier 1977…

    *******

    Sur les « négociateurs » on pourra lire un article de Valeurs Actuelles de 2011 sur les secrets d’une libération  ICI
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