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    Opération VICTOR

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    Opération VICTOR Empty Opération VICTOR

    Message par LANG le Sam 4 Juil - 9:08

    Les opérations VICTOR désignent un ensemble d'actions militaires menées à partir de mars 1945 par les États-Unis contre l’Empire du Japon dans la phase finale de la campagne des Philippines pendant la guerre du Pacifique, dans le but de libérer les dernières grandes îles philippines encore sous domination japonaise à cette époque.

    Mais…. C’est aussi une « affaire » française…


    Ouvéa 22 avril au 5 mai 1988,
    Une « affaire » qui a entraîné beaucoup de commentaires mais ce n’est pas une raison pour ne pas l’évoquer…

    Nota : il s’agit dans cet article uniquement d’essayer de rappeler le déroulement des faits. Pas question de lancer une polémique. Chacun pourra se faire une idée complémentaire en « feuilletant » internet…

    Extrait Wikipédia

    Début de l’affaire
    L’attaque de la gendarmerie

    …Le vendredi 22 avril 1988 au matin, à Fayaoué, sur l'île d'Ouvéa, deux jours avant le premier tour de l'élection présidentielle, une soixantaine d'indépendantistes kanaks et membres du FLNKS, attaquent la gendarmerie (les trois gendarmes permanents étant récemment renforcés par vingt-huit gendarmes mobiles), dans le but de l’occuper jusqu’au jour du deuxième tour en prenant les gendarmes en otage. L'attaque a été préparée par Dianou et ses hommes, forts des événements de Tieti qui se sont déroulés deux mois plus tôt.
    Quatre gendarmes (l’adjudant-chef Georges Moulié ainsi que les gendarmes Edmond Dujardin, Daniel Leroy et Jean Zawadzki) sont tués par balles (dont deux auraient été tués de sang-froid alors qu'ils n'étaient pas armés), trois indépendantistes sont blessés (dont deux légèrement) et un cinquième gendarme est gravement blessé (le lieutenant Jean Florentin).
    Les médias de l'époque relayant les propos du Premier ministre Jacques Chirac annoncent pourtant que les trois gendarmes ont été « massacrés à l'arme blanche », ce qui est contredit par les documents d'autopsies, les témoignages de gendarmes et de médecins.
    La famille de l'adjudant-chef Moulié, décédé à Sydney le lendemain de l'attaque, maintient néanmoins la thèse officielle, évoquant une falsification ultérieure des documents afin de « favoriser l'amnésie ». Seul le lieutenant Florentin (le cinquième gendarme gravement blessé), atteint à la tête au début de l'action, fut victime d'un coup de "tamioc" (la hache en usage chez les Mélanésiens).
    Les vingt-six autres gendarmes (dont 24 n'étaient pas armés, les armes étant à l'armurerie conformément au règlement), sont pris en otage et séparés en deux groupes. Le premier groupe de onze otages, mené par Chanel Kapoeri, se rend dans le sud de l’île à Mouli, où les otages sont finalement libérés trois jours plus tard, à la demande des « vieux » et des coutumiers. Le second groupe de quinze otages conduit par Alphonse Dianou (ancien séminariste s'occupant des jeunes du FLNKS) est emmené dans une grotte située dans le nord de l'île, près de la tribu de Gossanah.
    La plupart des villages, même indépendantistes, avaient refusé de les accueillir.
    Des actions similaires étaient prévues à Lifou et Maré, mais selon Jean Guiart n'eurent pas lieu pour des raisons coutumières diverses. Eloi Machoro a eu l'idée de l'opération, en prévoyant d'être sur place, pour éviter toute dérive. Eloi mort, Tjibaou et Yeiwené ont donné les instructions, sans assister à l'attaque.

    La prise d’otages
    En vertu d'une réquisition spéciale signée par le Haut-Commissaire du gouvernement, Clément Bouhin, le commandement des opérations est confié dès le 23 avril au général Jacques Vidal, chef des Forces armées de Nouvelle-Calédonie (FANC). Alors que plusieurs escadrons de gendarmerie mobile ont déjà été acheminés sur Ouvéa pour participer aux recherches aux côtés de détachements de l'EPIGN, du RPIMa (Régiment d'infanterie de marine du Pacifique), d'une compagnie de marche du 1er Régiment d'infanterie et du 3e Régiment parachutiste, Paris envoie sur place ses troupes d’élite : 48 "super-gendarmes" du GIGN et de l'EPIGN, des hommes du 11e Choc (dépendant des services secrets), des fusiliers-marins du commando Hubert et une équipe lance-flammes du 17e Régiment du génie parachutiste. L’île d’Ouvéa est bouclée, déclarée « zone militaire8 » et interdite aux journalistes...

    **************
    La fin.
    …Mais, le 30 avril, certains hauts responsables indépendantistes adressent officiellement au Président une lettre relative à la situation sur place. Saisi directement, le Président de la République ne peut plus être accusé de gêner le gouvernement.
    Dès le lendemain, le dimanche 1er mai, il adresse donc une lettre officielle au Premier ministre. Il réclame d’être informé régulièrement de l’évolution de la prise d’otage et qu’intervienne une réelle « mission de conciliation ». Cette dernière demande est rejetée par Jacques Chirac qui préfère réaffirmer sa confiance aux hommes dépêchés sur place. Le Premier ministre précise : « toute mesure de conciliation ou de médiation reviendrait dans ces conditions à placer sur le même plan ceux qui, dans le territoire, se conforment aux lois et ceux qui les violent ».
    Dans le même temps, Bernard Pons échange, par écrit, avec le général Vidal et évoque une action de force permettant « une libération sans concession des otages ».
    Le 3 mai de nouvelles informations parviennent à l’Élysée. Le gouvernement informe le Président que les conditions pour une opération militaire sont réunies. La météorologie est favorable – le vent, la pluie permettraient une approche discrète – et l’on assure au Président que les pertes kanaks seraient limitées au maximum.
    Dans ces conditions, François Mitterrand donne son accord à une intervention qui doit avoir lieu en début de soirée, le 3 mai – heure de Paris ; à l’aube du 4 mai, selon l’heure de Nouvelle-Calédonie.
    Quelques heures plus tard, la présidence de la République apprend l’annulation de l’opération et la communication se rompt entre l’Élysée, Matignon et les militaires sur place.
    Cette décision ne sera pas sans conséquence sur la suite des événements : les conditions initialement prévues pour mener à bien l’opération ne sont plus réunies et la rumeur d’une intervention militaire est désormais sur toutes les lèvres dans l’archipel.
    Alors que sont libérés, à la surprise générale, les derniers otages du Liban, l’assaut est lancé en Nouvelle-Calédonie sur la grotte. L'« opération Victor » est déclenchée à 21 h 15 à Paris, 6 h 15 à Ouvéa, des hélicoptères faisant diversion pour que puissent s'approcher les commandos.
    D'après Gilles Ménage, l’Élysée n’est pas tenu informé.
    Soixante-quinze hommes participent à l'assaut. Les preneurs d'otages combattent dans des postes de combat défendant l'accès de la grotte avec une mitrailleuse AA-52, des fusils et des FAMAS pris lors de l'attaque de la gendarmerie. Lors du premier assaut qui dure une heure, deux hommes du 11e Choc (l'adjudant Régis Pedrazza et le 2e classe Jean-Yves Véron) et douze indépendantistes sont tués.

    Le deuxième assaut a lieu à 12 h 30.
    Après qu'un tir de lance-flammes a fait reculer les ravisseurs réfugiés dans la grotte et que des hommes du 11e Choc y ont lancé des chapelets de grenades, huit hommes du GIGN conduits par le chef de groupe Michel Lefèvre prennent pied à l'intérieur de la grotte et y jettent des grenades lacrymogènes. Deux jeunes indépendantistes sont faits prisonniers.
    Une dernière négociation s'engage. Et alors que les otages réussissent à s'échapper par une cheminée latérale, Alphonse Dianou et le dernier carré des preneurs d'otages acceptent de se rendre.
    L'opération a permis la libération de tous les gendarmes retenus en otages. Mais des membres du FLNKS et d'autres indépendantistes accusent les forces de l'ordre d'avoir « exécuté sommairement » certains preneurs d’otages après l’assaut, d'avoir achevé un blessé évacué entre les deux phases de combat et d'avoir laissé mourir leur chef, Alphonse Dianou. Les témoignages détaillés des rescapés seront publiés dans la revue indépendantiste Bwenando ainsi que dans un rapport de La Ligue des Droits de l'Homme…
    Source Wikipédia    ICI




    ***********


    Opération VICTOR 1988_g10

    Un article de GIGN Historique de 2018
    Retour sur l’action finale du GIGN lors de l’affaire OUVÉA en Nouvelle Calédonie (1988)

    « L’affaire d’Ouvéa » a secoué la classe politique il y a 30 ans entre les deux tours de la présidentielle. Au-delà d’un enjeu politique, ce que retiennent les gendarmes du GIGN qui y ont été impliqués, c’est avant tout un sentiment d’injustice à l’égard des innocents exécutés par les kanaks.
    Au cours des recherches, 6 gendarmes du GIGN sont pris en otage. En effet, alors à proximité de la grotte, le substitut du Procureur Jean BIANCONI a rejoint le groupe du GIGN sur place et s’est proposé de s’approcher des preneurs d’otages au motif qu’il connaissait certains d’entre eux.
    Il prend deux bouteilles d’eau minérale et s’avance dans leur direction. Le capitaine LEGORJUS, fait de même. Leur stratégie échoue et ils se retrouvent tous les deux pris en otage. LEGORJUS devant expliquer pour quelle raison il était accompagné de gendarmes, il se présenta donc comme un officier de la Direction mandaté comme médiateur et insiste sur le fait qu’il est accompagné de six gendarmes seulement.
    De ce fait il évite que l’ensemble du groupe composé de 16 gendarmes ne se fasse embarquer dans la grotte.
    Peu de temps a pu s’écouler entre leur tentative de négociation et la nouvelle menace des kanaks d’abattre de nouveau des otages. Ces derniers sortent alors un des gendarmes de la grotte, le positionne contre un arbre faisant office de peloton d’exécution, lui place le canon d’un pistolet automatique sur la tempe et s’adressent à Philippe LEGORJUS en lui demandant d’appeler ses hommes à se rendre, sinon ils l’abattront.
    Afin d’éviter toute nouvelle exécution, six membres de l’unité décident de rendre les armes pensant apaiser la colère des geôliers. Mais la menace se faisait de plus en plus importante et ces derniers souhaitent absolument les voir, debout, face à eux.
    La première réaction des gendarmes du groupe fut bien entendu de refuser ; mais de l’autre côté, en face, hurlait un gendarme dont les secondes qu’il restait à vivre diminuaient rapidement.
    Le regard de six d’entre eux se sont croisés, puis ils ont pris la décision de se lever. Cette décision a littéralement fait basculer la situation en dépit des risques que cela engendrait mais les cris de cet homme les ont convaincu.
    Leur demande suivante fût de leur demander d’avancer dans leur direction ; il ne leur était de toute façon plus possible de faire marche arrière. Mis en joue, les uns après les autres ils s’avancent en direction de ce lieu infâme. Une fois dans la nasse, ils découvrent Jean BIANCONI et Philippe LEGORJUS ligotés les mains dans le dos. Le sort a été le même pour eux, puis qu’ils ont été jetés dans cette grotte qui s’enfonçait à huit mètres sous terre.
    La détention sous terre fut particulièrement éprouvante.
    En plus du manque de nourriture, les pressions psychologiques affectent particulièrement les gendarmes pourtant solides dans leurs têtes…
    Quotidiennement menacés de mort et mis en joue sans jamais savoir si les kanaks allaient passer de nouveau à l’acte ou non. Cette minuscule cavité dans laquelle ils étaient terrés ne dépassait pas un mètre cinquante de hauteur, et ils étaient entassés sur deux mètres carrés, enchaînés deux par deux.
    Leur seul et bref soulagement fut d’avoir obligé les preneurs d’otages à « sortir » seize autres gendarmes de ce trou lors de leur venue. Pas libérés bien entendu, mas ils vivaient à l’entrée de la grotte, pouvaient discuter et jouer aux cartes entre eux. La menace venait donc des six membres du groupe, bien identifiés comme appartenant au GIGN. Car dans leur retraite, leurs 10 camarades avaient oublié une combinaison sur place affublée d’un écusson du GIGN… Les kanaks avaient donc la certitude que leurs nouveaux otages étaient des membres du GIGN.
    Libérés de leurs faits et gestes deux jours avant l’inévitable assaut final, les otages se sentaient déjà psychologiquement mieux.
    Jean BIANCONI, libéré au cours de la première nuit de captivité, continuait de leur rendre visite quotidiennement. « Je viens rendre visite à mes amis, leur dire bonjour et leur descendre quelques bouteilles d’eau » disait-il aux preneurs d’otages. Jean BIANCONI était devenu leur seul lien avec l’extérieur. Les kanaks devaient donc lui laisser une certaine liberté d’action. Les otages du GIGN étaient enchaînés avec un vieux modèle de menottes, lesquelles s’ouvraient toutes avec le même type de clé. Le substitut du procureur en avait fait passer une un matin. A partir de ce jour, le cran restait déverrouillé.
    La veille de l’assaut, lors de sa visite, il s’agenouilla devant eux, hauteur de plafond oblige, il ouvrit son pantalon, arracha une bande d’élastoplaste fixée sur ses parties génitales, et leur demanda de se servir. Il y avait deux revolvers Smith & Wesson calibre 38 Spécial.
    Ils étaient sauvés. Cette action est d’autant plus héroïque qu’il était régulièrement fouillé avant de descendre les voir. Ainsi Jean BIANCONI venait de sauver 25 vies.
    La veille de l’assaut, alors qu’il commençait à pleuvoir, les membres du GIGN retenus dans la grotte ont fait le maximum pour faire descendre des otages à leurs côtés, prétextant qu’il allait y avoir un orage. Les otages se trouvant près d’eux à huit heures le lendemain matin, pouvaient se considérer comme sauvés. Malheureusement certain ne voulaient pas descendre et il leur était impossible de leur expliquer qu’un assaut était prévu.
    Lors de l’arrivée du GIGN et du Commando du Service Action de la DGSE, la presque totalité des otages restés à l’entrée de la grotte se sont empressés de descendre. Réfugiés dans une cavité légèrement en retrait, les gendarmes d’élite otages ont pu, à l’aide de leurs deux petites armes, riposter lorsque des kanaks sont descendu pour tenter de les exécuter en guise de représailles. Ils sont venus tirer des rafales d’armes automatiques à plusieurs reprises.
    Au bout de 5 heures d’assaut, asphyxiés par les grenades lacrymogène lancés par les membres du GIGN voulant faire sortir les derniers récalcitrants cachés à l’entrée de la grotte, les gendarmes du GIGN otages ont trouvé une minuscule cheminée par laquelle ils ont pu évacuer les gendarmes mobiles qui étaient à leurs côtés. Fermant ainsi la marche, ils n’ont recouvré l’air libre en début d’après-midi.

    A l’issue d’un assaut sanglant commun du GIGN, du commando Hubert et du 11ème Choc, le bilan est terrible mais la situation est rétablie.

    ****

    Retour sur le récit de l’ancien patron du Groupe – Philippe LEGORJUS – dans son livre « La Morale et l’action » publié en 1994 :

    » Le GIGN, qui s’était transformé en unité de commando va reprendre ses caractéristiques d’unité spécialisée dans les interventions avec prise d’otages.
    Nous allons utiliser tout le matériel à notre disposition : grenades flash, assourdissantes, lacrymogènes, aveuglantes, offensives sans éclats. Un arsenal qui permet une sidération totale à laquelle, nous le savons par expérience, personne ne peut résister, surtout dans un endroit confiné. Bien que ce traitement soit terriblement offensif, il est uniquement psychologique et mental. Il ne libère pas de forces destructrices.
    L’armement individuel des hommes du GIGN pour ce dernier assaut est sélectif ; outre les armes de poing, certains sont équipés de PM à marquage de cible laser qui permettent de tirer à coup sûr dans l’obscurité.
    C’est Michel, Chef du Groupe 1, qui désigne les hommes qui feront partie de cette équipe. Mon état physique déplorable me retient d’en prendre moi-même le commandement. De plus, il est préférable que, depuis l’extérieur, je contrôle l’ensemble du dispositif d’assaut placé, dans cette phase, sous ma direction.
    Vers midi et demi, un des tireurs d’élite du groupe Hubert me signale qu’il a la tête de Dianou dans son viseur. Je demande à un officier-marinier, mon instructeur dans les commandos de marine douze ans plus tôt, d’interpeler Alphonse une dernière fois. Celui-ci ne sait toujours pas qui je suis réellement et m’a fait demander à plusieurs reprises.
    Dianou! Philippe ne viendra pas. Il faut libérer les otages et te rendre à la gendarmerie !
    – J’emmerde l’armée française. Si je dois mourir vous mourrez avec moi. Sur ma terre !

    L’adjudant-chef Coquet est toujours en bouclier devant la grotte. Il a retiré sa chemise pour qu’on ne le confonde pas avec un mélanésien. Le général Vidal proche de l’équipe d’appui demande :
    Vous l’avez toujours en mire ?
    – Oui, mais j’ignore s’il s’agit de Dianou.
    – Autorisation de faire feu !

    L’officier-marinier hurle à Coquet de se planquer. La balle ne frappe pas Dianou, c’est un autre Kanak qui s’affaisse.
    Ce coup de fusil donne le signal de l’ultime assaut. Le lance-flammes a été mis en batterie. Le jet de feu n’est pas dirigé vers l’entrée de la grotte mais provoque un redoutable écran de flammes qui permet aux hommes du 11ème Choc de nettoyer le seuil de ses défenseurs.
    Le groupe Michel en profite pour prendre pied à l’intérieur sur la première plateforme et déchaîne l’enfer. La grotte semble exploser. Le bruit se répercute sous les voûtes comme un roulement de tonnerre.
    Dans les volutes de fumée, les flashes aveuglants empêchent toute velléité de riposte. Les gaz emplissent l’atmosphère. Les hommes du GIGN, le visage recouvert de leur masque, ressemblent à des extraterrestres débarquant dans un tonnerre de feu. Trois Kanaks qui résistent sont tués, les autres préfèrent se rendre et sortent en crachant et en toussant de la grotte, les mains en l’air. Une poignée de combattants s’est enfoncée dans la deuxième salle et s’approche des otages.
    L’équipe du GIGN les pourchasse, tandis que Jean-Pierre Picon donne l’ordre à ses compagnons de sortir par la cheminée. Il prend la tête de la colonne, ne sachant pas ce qu’il va trouver au bout tandis que Dubois protège les arrières. Malgré la fumée et les gaz, les gendarmes accompagnés de Bianconi et de Destremeau arrivent à la surface.
    Sains et saufs.
    Ils sont aussitôt pris en charge par les commandos qui les entrainent vers la DZ pour les évacuer en hélicoptère. Je me suis précipité dès le début des combats pour contrôler leur délivrance.
    J’aperçois Jean-Pierre qui s’extrait le premier du conduit, son arme à la main. Je savais par Bianconi qu’on lui avait confisqué ses « trekking » je lui en ai apporté une paire que je lui tends avant même de dire un mot.
    T’as l’air malin, avec tes godasses à la main, me dit-il en plaisantant pour cacher son émotion.
    Je serre longuement la main de mes sous-officiers ex-otages. Ils paraissent en bonne forme malgré leurs yeux qui pleurent. Certains trouvent la force de plaisanter sur les gaz. C’est un moment unique. Beaucoup sanglotent, d’autres s’écroulent, terrassés par l’émotion. J’attends qu’ils soient évacués et je retourne avec Jean-Pierre sur le devant de la grotte pour rejoindre Michel et son équipe.
    Les ravisseurs et les porteurs de thé sont maintenant prisonniers, assis en rond sous la garde des commandos. Il y a un peu de tout, du 11ème Choc, d’Hubert et des gendarmes. Je cherche Dianou des yeux, sans savoir s’il a été tué pendant le combat. […] «

    Source   GIGN    ICI




    Nota : il y a bien entendu d’autres sources concernant cette « affaire »
    Exemples :
    Paris Match https://www.parismatch.com/Actu/Societe/Nouvelle-Caledonie-Retour-a-Ouvea-notre-grand-reportage-1508285
    Francetv https://la1ere.francetvinfo.fr/trente-ans-apres-drame-ouvea-emotion-amertume-du-general-vidal-qui-commandait-assaut-grotte-exclusif-585033.html
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