Rechercher
 
 

Résultats par :
 


Rechercher Recherche avancée

Août 2020
LunMarMerJeuVenSamDim
     12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930
31      

Calendrier Calendrier

Petites annonces

    Pas d'annonces disponibles.

    Qui est en ligne ?
    Il y a en tout 16 utilisateurs en ligne :: 0 Enregistré, 0 Invisible et 16 Invités :: 1 Moteur de recherche

    Aucun

    Le record du nombre d'utilisateurs en ligne est de 257 le Mar 2 Juin - 23:31
    Statistiques
    Nous avons 388 membres enregistrés
    L'utilisateur enregistré le plus récent est theroux patrice

    Nos membres ont posté un total de 4652 messages dans 1647 sujets

    Premières EVASAN premiers pilotes

    Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet

    Aller en bas

    Premières EVASAN premiers pilotes Empty Premières EVASAN premiers pilotes

    Message par CASTOR2 le Ven 3 Juil - 16:42

    Il y a des histoires qu'il faut parfois raconter...



    Les premières EVASAN par hélicoptère

    . Dans son livre « Sous le béret vert », en page 221 et suivantes, le commandant Bernard Cabiro relate les conditions sans lesquelles s’est réalisée la première évacuation sanitaire par hélicoptère.
    Le 22 avril 1950, le  légionnaire Platzek du 1er BEP est grièvement blessé dans le secteur de Tan Uyen, Thaï Nimh, Loc Binh ; or, depuis 3 semaines, la société britannique Bell a envoyé à Saïgon un de ses prototypes d’hélicoptère piloté par un jeune ingénieur sympathique ; il a fêté Camerone avec nous et nous l’avons adopté ; son rôle est de former 2 pilotes, le capitaine Santini et une jeune femme médecin pilote d’avion, Valérie André, qui pourront être lâchés sur ce type d’engin dès qu’il les aura « confirmés ». Contacté, il donne son accord ; avec l’accord du chef des opérations aériennes de l’Indochine Sud qui s’assure que l’unité balisera convenablement la zone de poser et qu’elle assurera une large protection éloignée, le pilote se pose et embarque le blessé sur une civière extérieure avec 2 autres blessés ; 10 minutes plus tard, il arrive à l’hôpital 415 de Saïgon.

    Premiers pilotes d’hélicoptère en Indochine
    Premières EVASAN premiers pilotes Premie10

    Les pionniers de l’ELA 52 :
    capitaine A. Santini,  médecin capitaine Valérie André, adjudant-chef  Bartier


    Notes :
    . On trouvera le propos édifiant de Serge Desbois, dans son livre « Le rendez-vous manqué des colonnes Charton et Le Page », page 102 : « A la proposition du médecin-général Robert, directeur du service de santé en Indochine, le ministre avait répondu le 21 janvier 1949 : « La réduction des crédits militaires ne permet pas l’achat d’hélicoptères sanitaires ».
    Le 27 janvier 1950, le député Frédéric-Dupont déclare à l’Assemblée nationale « Tout cet été un hélicoptère a servi à transporter les touristes, les ministres au dessus du Champ de Mars. Mais en Indo, l’hélicoptère demandé par le général de La Tour ne lui a pas été fourni et le commandement a du organiser des expéditions au cours desquelles il y eu jusqu’à 49 tués, pour sauver des blessés, qu’un seul hélicoptère du Champ de Mars aurait pu évacuer ».
    Le médecin-général Robert passe outre et convainc le Haut-commissariat d’acheter sur le budget civil des Etats-Unis deux appareils, deux Hiller, pouvant transporter chacun deux blessés couchés sur des civières latérales. Il envoie en formation deux pilotes et quatre mécaniciens. Les premiers appareils furent livrés en avril 1950 et le capitaine Santini effectua la première évacuation sanitaire le 16 du mois suivant transportant deux blessés. (Wikipédia)


    Le 16 mai 1950, c’est la première mission sanitaire. Mais les bureaucrates militaires rétrogrades des états-majors, planqués à Saigon, contrariés par cette initiative aboutie malgré eux, ripostent et émettent une note restrictive le 16 juin 1950 où ils demandent que ces appareils soient réservés à certains blessés graves et non comme un moyen courant d’évacuation, et seulement en Cochinchine, au Sud-Annam et au Cambodge. Pas au Tonkin où il y a pourtant la vraie guerre.


    Alexandre Santini, en avril 1950, devenu capitaine, de retour en Indochine, prend le commandement de l'ELA 52, la première section d’hélicoptères de l’armée de l’air, dotée de deux Hiller 360 achetés par le Service de Santé ; il est rejoint par d’autres pilotes : l'adjudant Henri Bartier, et le médecin capitaine Valérie André.
    Le 16 mai 1950, le capitaine Santini effectue la première évacuation sanitaire (EVASAN) de l'armée de l'air à bord d'un hélicoptère, qui plus est avec un retour de nuit.

    Il a raconté sa première EVASAN : "A 17h50,un message est arrivé au PC du GATAC-Sud Saïgon. Il s'agissait d'évacuer deux blessés couchés qui se trouvaient dans le secteur nord-ouest à Tan-Uyen. J'étais le seul pilote d'hélicoptère en Indochine à ce moment là. J'avais été escorté à l'aller par deux chasseurs. L'appareil n'était pas muni de compas mais je connaissais bien la région.
    Je me suis posé pour prendre les deux blessés, un lieutenant para costaud et un légionnaire qui lui aussi pesait son poids! Bref, nous étions en surcharge.
    J'ai tout de même réussi à décoller et mis le cap sur Saïgon. J'ai déposé mes passagers de nuit.
    C'était la première mission assurée par un hélicoptère militaire en Indochine
    ." (Air Actu-Mai 1994).

    Entre avril 1950 et septembre 1954, les hélicoptères d’Indochine sous ses ordres effectueront 9 500 heures de vol et sauveront de nombreuses vies parmi les militaires du corps expéditionnaire français : 11 200 blessés évacués, 38 pilotes sauvés et 80 soldats évacués de Dien Bien Phu encerclé.


    Premières EVASAN premiers pilotes H110


    .L'adjudant chef Bartier

    Premières EVASAN premiers pilotes H211

    Premières EVASAN premiers pilotes H310


    Premières EVASAN premiers pilotes H410

    Premières EVASAN premiers pilotes H510

    Premières EVASAN premiers pilotes H610


    Les rotations des 4 Sikorsky se succèdent à 10 minutes d’intervalle et subissent un feu particulièrement violent, l’artillerie ennemie se faisant chaque jour de plus en plus dense et efficace.
    Les appareils doivent constamment subie un déluge de feu et de fer de l’artillerie légère VM, durant leur descente dans la cuvette encerclée.
    Le 22 mars est une journée particulièrement épouvantable, après concertation, décision est prise que le lendemain les missions se feront en vol groupé et les aires d’atterrissage sont préparées sur le point d’appui Isabelle, offrant ainsi une cible idéale pour l’artillerie VM.



    Premières EVASAN premiers pilotes H710


    Ce que constatent les équipages ce 23 mars

    Premières EVASAN premiers pilotes H810


    Récit de l’adjudant-chef  Bartier
    « Personnellement, j’avais l’habitude de me pose sur Isabelle, mais passant en dernier ce jour-là pour livrer des médicaments et embarquer des blessés, les viets avaient pris le temps de régler leurs tirs sur cette colline. Dès le redécollage, un obus éclata à l’arrière et perça le réservoir, et là, je me rendis compte que ma jambe avait été fauchée par l’obus et que mon tibia était à vif. «
    A bord de son hélicoptère un blessé, le sous-lieutenant Gambiez, du 3e REI, qui ne pu être sorti de l’appareil et périt dans les flammes.
    (source aha lehico-air.asso)
    Note : le général Gambiez servait, à l’époque, à l’état-major du général Navarre, commandant en chef en Indochine.

    Premières EVASAN premiers pilotes H910



    L’adjudant-chef  Bartier Le  héros de Dien Bien Phu en compagnie de sa jeune épouse et des membres de son escadron ; il vient de recevoir l’insigne et la croix de guerre des TOE avec palme.
    Lorsqu’il quitte l’Indochine en mi 1954, il totalise 1092 missions de guerre, 1926 heures de vol et 18 citations

    (Source dossier B. Potel)
    CASTOR2
    CASTOR2
    Histoire et Mémoire
    Histoire et Mémoire

    Messages : 151
    Points : 8677
    Réputation : 3611
    Date d'inscription : 14/10/2019
    Age : 73
    Localisation : Centre

    Revenir en haut Aller en bas

    Premières EVASAN premiers pilotes Empty Re: Premières EVASAN premiers pilotes

    Message par Galtier le Ven 3 Juil - 17:08



    OUI, Il y a des histoires qu'il faut parfois raconter...
    Et c'est très bien fait. Des noms oubliés refont surface et tant mieux.
    Merci à vous deux.
    Anonymous
    Galtier
    Invité


    Revenir en haut Aller en bas

    Revenir en haut


     
    Permission de ce forum:
    Vous pouvez répondre aux sujets dans ce forum