Mortes pour la France et anciennes combattantes… Ne les oublions pas.

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Message  LANG Sam 27 Juin - 17:09

Le « personnel » féminin. Les femmes en uniforme.
On en parle c’est vrai.
Exceptionnelles ou pas, on parle d’elles...
Mais parfois on a tendance à oublier le rôle qu’elles ont joué pendant les conflits.


Mortes pour la France et anciennes combattantes… Ne les oublions pas. F1010


Peu d’entre-elles ont accédé à la célébrité comme Geneviève de Galard et beaucoup sont mortes oubliées.
J’ai pensé qu’à un moment ou on a tendance à remettre en cause notre Histoire pour tout oublier, il était intéressant de parler d’elles. De celles dont on connait les noms et des autres qui sont des anonymes inconnues.
Pour ne pas les oublier. Ou ne pas les oublier trop vite...
Sur ce forum on a récemment  remis en lumière Susan Travers et Valérie André. En remontant vers des articles plus anciens on peut retrouver « Les Vietnamiennes de Dien Bien Phu » anonymes mais admirables, Geneviève de Galard et Violette Szabo. C’est peu.
Avant de proposer quelques articles concernant certaines femmes connues ou des catégories particulières (pilotes, ambulancières…), j’ai regroupé aujourd’hui un exposé du site cairn.info et un document de B. Potel qui m’a suggéré d’aborder ce sujet.



*********

Les « mortes pour la France » et les « anciennes combattantes » : l'autre contingent de l'armée française en guerre (1940-1962)

Un article d’Élodie Jauneau trouvé sur cairn.info

Je vous propose le début de ce document :

Parce que les femmes ne sont jamais considérées comme des soldats à part entière – d’abord parce que ce sont des femmes, ensuite parce qu’elles ne sont pas armées – bon nombre d’« héroïnes » de guerre sont ignorées de la mémoire combattante. Évoluant en marge du reste des troupes, elles sont également en marge de l’imaginaire collectif. Et pourtant.

De la Seconde Guerre mondiale à la guerre d’Algérie, elles sont nombreuses à avoir servi sous les drapeaux et sous l’uniforme, certaines d’entre elles y ayant même trouvé la mort. Mais qui se souvient aujourd’hui de ces militaires féminines de la première génération, sinon elles-mêmes et quelques hommes œuvrant pour leur reconnaissance ?

Depuis la loi Paul-Boncour du 11 juillet 1938 « sur l’organisation de la nation pour le temps de guerre », le nombre de femmes militaires n’a cessé d’augmenter pour atteindre aujourd’hui 12 % des effectifs de l’armée française. Des premiers contrats limités à la durée de la guerre, à ceux postérieurs au décret du 15 octobre 1951
C’est en 1940, à Londres, que la loi Paul-Boncour prend tout son sens, car pour la première fois dans leur histoire, les femmes sont officiellement autorisées à s’engager dans l’armée, celle de la France libre. Pour autant, alors que leurs contrats stipulaient qu’elles ne s’engageaient que pour la durée de la guerre, nombre d’entre elles poursuivirent leur carrière naissante de militaire en Indochine, puis en Algérie. La brèche d’une féminisation de l’armée française, ouverte pendant la Seconde Guerre mondiale, ne s’est donc jamais refermée. De quelques centaines en 1940, les effectifs militaires féminins en Indochine sont de l’ordre de 2 000, pour atteindre 6 000 à la fin de la guerre d’Algérie, dont plus d’un millier sur place en Afrique du Nord
En théorie, les femmes ont donc désormais accès à la carrière militaire. Mais dans la pratique, elles sont loin d’être considérées comme des soldats comme les autres – sous-entendu comme les hommes – et la mémoire collective peine à intégrer ces militaires d’un « nouveau genre ».

La France qui est très attachée au « devoir de mémoire », et qui multiplie les cérémonies commémoratives, semble faire peu de cas de celles qui se sont battues aux côtés des hommes – dans les rangs de l’armée – pendant les trois guerres qui se sont succédées sans discontinuer entre 1939 et 1962. La « Patrie reconnaissante » – pour reprendre l’expression consacrée – est donc très sélective.

Ici, c’est sur les femmes militaires que l’accent sera mis, davantage que sur les civiles, et ce pour plusieurs raisons. D’abord parce que l’historiographie des femmes dans la résistance intérieure a déjà contribué à mettre en lumière l’inégale répartition des distinctions et des hommages entre hommes et femmes
. Ensuite, parce que s’il est relativement admis aujourd’hui que des civiles aient pu s’illustrer avec bravoure au service de la France, la (re)connaissance de l’engagement militaire féminin et de ses distinctions demeure moins connue. Les résistantes, considérées à raison comme des combattantes sans uniforme, ont été davantage célébrées que les militaires. Enfin, en ce qui concerne les deux guerres de décolonisation que sont l’Indochine et l’Algérie, l’engagement militaire des femmes est encore moins (re)connu que pendant la Seconde Guerre mondiale ; ce qui amène à réfléchir d’une manière plus empirique sur le poids de la victoire dans la construction de la figure du « héros » ou de l’« héroïne » militaire dans l’imaginaire collectif.

Il s’agira alors d’analyser par le prisme du genre, la figure du « héros militaire », emblématique du valeureux combattant, qui écrase de tout son poids historique les femmes « mortes pour la France » ou les « anciennes combattantes ». Un premier point présentera l’héritage de la Seconde Guerre mondiale, le rôle de la victoire et du prestige sexué qu’elle confère à ses résistant-e-s. Les guerres d’Indochine et d’Algérie feront l’objet d’un second point qui montrera à la fois la persistance d’une inégale reconnaissance entre hommes et femmes, particulièrement forte dans un contexte de défaites militaires et politiques. Enfin, la question de l’(in)existence d’un statut d’« anciennes combattantes » sera analysée.

La Seconde Guerre mondiale : le prestige sexué de la victoire

Aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale, l’heure est davantage à la revirilisation et à la revalorisation de l’armée française et de ses héros libérateurs qu’aux préoccupations de genre liées à sa féminisation naissante. Les femmes ayant servi dans l’Arme féminine de l’armée de terre (AFAT) sont alors plus de 10 000, mais elles sont vivement encouragées à rejoindre leurs foyers et à retrouver une vie « normale ». Pour les y inciter, l’AFAT est dissoute moins d’un an après la fin du conflit, et ce, après avoir intégré dans ses rangs l’ensemble des volontaires féminines des Forces françaises de l’Intérieur (FFI). Elle est remplacée par le service du Personnel féminin de l’armée de terre (PFAT) dont les effectifs sont trois fois inférieurs à ce qu’ils étaient en 1945. D’ailleurs, les hommages qui leur sont rendus insistent tous sur le caractère provisoire et exceptionnel des engagements qu’elles ont contractés entre 1940 et 1945

En termes de reconnaissance publique immédiate, l’Ordre de la Libération fait ainsi figure d’exemple pour avoir considérablement négligé l’action des femmes militaires ayant œuvré pour la Libération. Ne serait-ce qu’à Londres, au plus fort de la guerre, elles étaient près d’un millier à avoir rejoint le Corps des volontaires françaises (CVF) mis sur pied entre 1940 et 1941. Ce sont autant de femmes qui auraient largement mérité, comme Marie Hackin, d’être élevées au rang de « compagnes » de la Libération. Mais Marie Hackin n’a eu la Croix de la Libération que parce qu’elle a eu le malheur de périr en mer avec son mari Joseph, lui-même destiné à devenir compagnon. C’est d’autant plus paradoxal que cet ordre a été créé dans le but de « récompenser les personnes ou les collectivités militaires et civiles qui se seront signalées dans l'œuvre de la libération de la France et de son Empire
». Comment expliquer alors que Simone Mathieu ou Hélène Terré par exemple, qui ont largement contribué à la création du CVF, n’aient pas été distinguées de la sorte ? Et comment légitimer la distinction de Marie Hackin au même titre que Laure Diebold ou Berthy Albrecht, toutes bien plus exposées aux dangers dans la résistance intérieure ?

La figure masculine du compagnon écrase de tout son poids celle des rares femmes qui se sont vues décernées le même titre : elles ne sont que six sur 1 059 Croix de la Libération. Il en va de même pour la Médaille de la Résistance et celle du combattant volontaire de la Libération où les femmes ne sont que 10 % parmi les récipiendaires, la grande majorité d’entre elles l’ayant reçue au titre d’une résistance civile et non d’un engagement militaire. Enfin, la Médaille de la Résistance n’est plus attribuée depuis 1947 (sauf à titre posthume). Dans ces conditions, on comprend mieux pourquoi les femmes y sont largement sous-représentées dans la mesure où les années d’après-guerre sont avant tout marquées par leur obtention du droit de vote sensé récompenser leur patriotisme. Mais aussi parce que l’État a une conception militaire de la Résistance qui – de fait – laisse peu de place aux femmes. À l’heure du bilan humain, ce sont donc les « mort-e-s pour la France » qui occupent l’espace mémoriel.

Il est impossible de recenser ici toutes les femmes qui sont mortes sous l’uniforme français pendant la Seconde Guerre mondiale mais, ce qui est sûr, c’est qu’aucune formation féminine n’a été épargnée.

Dans le Corps féminin des transmissions (CFT), créé en 1943 par le général Merlin, cinq femmes sont mortes en mission spéciale. Méconnues de l’opinion, oubliées des hommages, seul un cercle très restreint se souvient d’elles. En 1947, le général Merlin leur témoigne tout son respect dans le « martyrologe du CFT», ainsi que celui de l’ensemble de l’arme des transmissions qui se doit, selon lui, d’« honorer leur mémoire ». Rappelant brièvement quelles furent leurs missions, il s’attarde plus longuement sur les circonstances de leur disparition. Et il insiste sur le fait que leur courage n’avait rien à envier à celui des hommes. Il s’agit d’Élisabeth Torlet, Marie-Louise Cloarec, Eugénie Djendi, Pierrette Loin et Suzanne Mertzizen. Mais leur mort est entourée de mystère. Parachutées en France pour prêter main forte aux unités FFI pendant les combats de la Libération, elles sont capturées par la Gestapo et déportées à Ravensbrück. Elles auraient alors été pendues, exécutées sommairement ou déplacées dans un autre camp pour y mourir
Toujours en 1947, le général Merlin dresse le bilan des pertes humaines du CFT : « Sur mille deux cent soixante-quinze jeunes femmes engagées au corps féminin de transmission (CFT), dix-neuf n’allaient pas connaître la fin des hostilités. … Leurs noms … sont gravés dans la pierre du Mont Valérien et sur la stèle de Ramatuelle parmi ceux de leurs Camarades des Services Spéciaux morts en héros pour que renaisse la Liberté
Les ambulancières non plus n’ont pas été épargnées.
Souvent en première ligne, elles sont les plus exposées au feu. Leurs manœuvres en pleine nuit tous phares éteints, les évacuations des blessés sous les tirs d’obus, et parfois en contact avec des soldats ennemis, sont autant de circonstances qui causèrent de nombreux décès.
Dans la mémoire collective, il y a peu de traces de leur expérience guerrière. Quelques-unes ont leurs noms gravés dans la pierre des monuments aux morts, mais un seul en France leur rend exclusivement hommage : le « carré du souvenir » à Réchésy dans le Territoire de Belfort, inauguré le 24 novembre 1991. Ce monument rend « hommage aux ambulancières du 25e bataillon médical et en souvenir de ses morts. En mémoire des ambulancières de la 1ère armée française. Les ambulancières du 8e bataillon médical, 4e DMM ». Il est surplombé par un médaillon représentant Denise Ferrier, mortellement blessée par un obus de mortier à l’âge de vingt ans en janvier 1944. La construction de ce monument ne s’est pas faite aisément. Comme le souligne Christiane Nelly, les débuts furent difficiles. D’autant plus qu’il s’agit d’une initiative féminine visant à rendre hommage à des soldates, plus de quarante ans après les faits. Alors que la construction de mémoriaux en l’honneur des hommes n’a jamais posé de problème, tant cette pratique est solidement implantée dans notre culture.
Au début des années 1950, d’autres hommages sont rendus à Denise Ferrier. La plupart mettent l’accent sur sa jeunesse. Deux fois mineure, civilement et civiquement – parce que femme –, cette mort au combat contredit les lois du genre. Des femmes qui ne sont pas citoyennes, auxquelles les gouvernements successifs ont toujours refusé le droit de vote, tombent à la guerre comme des hommes, faisant preuve de patriotisme et de courage, vertus jusqu’alors exclusivement reconnues aux hommes.
Enfin, si la mort au champ d’honneur se conjugue au féminin, il en va de même pour les « blessures de guerre ». À la fin de l’année 1944, le lieutenant Suzanne Rouquette est grièvement blessée par balle dans le Territoire de Belfort. Le 10 décembre 1944, elle est amputée d’une jambe. Alors que l’image du blessé, du mutilé ou de l’invalide, était jusqu’alors incarnée par le poilu héroïque de la Grande Guerre, les traces physiques du combat marquent désormais les corps des femmes.
En ce qui concerne les Rochambelles – les ambulancières de la 2e division blindée du général Leclerc –, elles ont dans l’ensemble été moins touchées par la mort ou les blessures de guerre, mais elles n’en étaient pas moins au contact du danger.
L’une d’entre elles est portée disparue en août 1944. Micheline Grimprel, engagée sous le nom de Micheline Garnier ou Marie-Louise Charbonnel disparaît sans laisser de trace. Restée seule au volant de son ambulance, sa coéquipière ayant été blessée aux abords d’Argentan, les enquêtes concluent à une arrestation. Identifiée comme « Scarabée » (pseudonyme qu’elle portait lorsqu’elle servait au sein du réseau Alliance), elle aurait été déportée à Ravensbrück. En 1989, sa famille a publié un ouvrage qui retrace « une enquête menée depuis quarante-cinq ans », et qui n’a toujours pas abouti aujourd’hui.
Finalement, bien que les hommages soient réels, ils ne laissent que peu de traces dans une société d’après-guerre en reconstruction. Comme pour chaque lendemain de guerre, les mœurs traditionnelles sont réaffirmées et l’État endosse tour à tour les responsabilités de démographe, père et gendarme. « En tout état de cause, les brèches ouvertes par les guerres sont rapidement colmatées quand revient la paix ». Comme le rappelle Michelle Perrot, « les femmes sont renvoyées, au nom même de leur civisme, à la sphère privée, proclamée la clef des reconstructions et des redressements nationaux ». Et c’est parfois bien des années après qu’elles décident de raconter ou de publier leurs souvenirs de guerre
Avec la fin de la Seconde Guerre mondiale débute la guerre d’Indochine suivie par celle d’Algérie qui viennent renforcer la position des femmes dans l’armée, même si leur (re)connaissance demeure toute relative.
À nouveau, les femmes prouvent qu’au front comme à l’arrière, la mort glorieuse n’est pas sexuée. Quant à celles qui rentrent de ces deux guerres de décolonisation, elles s’ajoutent à celles qui œuvrent pour leur reconnaissance en tant qu’« anciennes combattantes » depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale….

Je vous invite vivement à lire la suite    ICI

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Un document complémentaire proposé par B. Potel

Les AFAT / PFAT en Indochine : In memoriam

Discours du Général Paul Renaud, premier Vice-Président de l'A.N.A.I. (*), à la cérémonie de la caserne de Croy le 4 décembre 2004 marquant la rénovation de la stèle commémorative en mémoire des PFAT parties en Indochine.
(*) l’ANAI a été dissoute en 2012 et remplacée par l’ANAPI (le lien figure sur notre site).

« C'est d'ici, de cette cour sévère, que des centaines de jeunes filles, engagées volontaires dans l'indifférence générale, sont parties pour une guerre lointaine, servir le Pays.
« Sans tenir compte du temps, de la fatigue, du danger, ambulancières, infirmières, assistantes sociales, transmissionistes, secrétaires, elles ont accompli leur devoir avec une générosité et un courage qui mérite le respect »... Ce sont les termes mêmes d'un ordre du jour du Maréchal de Lattre de Tassigny.
De ces jeunes femmes parties dans l'enthousiasme, vingt-huit au moins ne sont pas revenues ; leurs noms sont gravés sur ce marbre. Il faut y ajouter celles qui servaient dans l'Armée de l'Air - les héroïques convoyeuses -, dans la Marine ou la Croix Rouge... Certaines ont été terrassées en pleine jeunesse par les maladies tropicales contractées dans les conditions de vie qui étaient souvent les leurs.
Onze d'entre elles ont trouvé la mort au combat ; une simple date le rappelle sur la plaque, mais qui dira le sacrifice de chacune d'elle ? Nous n'en citerons que deux :
- Françoise Guillain, la première, massacrée le 10 mars 1946 à Binh Dong, près de Haïphong, elle venait de débarquer avec la 9ème DIC. « Si je meurs, avait-elle écrit, qu'on me laisse là où je serai tombée, près de mes compagnons d'arme. Ne craignez rien, je suis prête ».
- Aline Lerouge, ambulancière, volontaire dès 1945 pour un premier séjour, elle y est blessée. Au cours d'un second séjour, elle gagne une nouvelle citation et, en novembre 1948, la Légion d'Honneur. Rapatriée sanitaire, cela ne l'empêche pas de repartir pour un troisième séjour ; elle coule au volant de son ambulance en traversant un arroyo, c'était le 24 novembre 1950.
Voilà ce dont elles étaient capables, les « AFAT » - comme nous les appelions alors affectueusement. Elles sont un exemple pour toutes celles qui aujourd'hui, sous les armes, servent avec discrétion, courage, générosité ; je salue celles qui sont ici présentes.
Oui, cinquante ans bientôt après la fin des combats de la France en Extrême-Orient, pour l'Honneur de l'Armée, le souvenir de toutes celles qui sont parties servir au loin méritait d'être rappelé. "

****
Dans un premier temps, obtenir un résultat chiffré fiable des pertes féminines en Indochine s’est révélé quasiment impossible, tant les sources sont muettes ou discordantes sur ce point. Les plus exploitables sont celles du SHD ainsi que le Bulletin PFAT et Bellone – revue militaire féminine fondée en 1948 et publiée jusqu’en 1967. En croisant les différentes sources disponibles, on peut en conclure que cent à deux cents femmes ont trouvé la mort en Extrême-Orient, soit entre 5 et 10 % des effectifs militaires féminins engagés sur place ; alors qu’elles ne représentent guère plus de 2 % de l’effectif total des troupes françaises en Extrême-Orient (TFEO). D’un point de vue global, ce sont 15 à 20 % des effectifs du Corps Expéditionnaire qui perdirent la vie en Indochine.

Mortes pour la France et anciennes combattantes… Ne les oublions pas. Hanoi10
Service religieux à la cathédrale  de Saïgon à la mémoire du personnel féminin tombé au champ d’honneur.


Mortes pour la France et anciennes combattantes… Ne les oublions pas. Monume10


Située dans la caserne de Croy, avenue de Sceaux.
A LA MÉMOIRE DU P.F.A.T DES TROUPES COLONIALES AYANT TROUVÉ LA MORT EN INDOCHINE - MORTES POUR LA FRANCE - DÉCÉDÉES EN INDOCHINE –- Inaugurée après restauration le 04/12/2004 avec l'inscription de 3 noms qui n'étaient pas référencés  (ANAI des Yvelines)



Nom Prénoms Conflit Date & lieu de décès

APPRIOUAL Annie
Indochine
21/02/1947 Viet-Nam

BERGERET Yvette Marie
Indochine
09/05/1948 Da Bach (province de Thua Tiera) Centre Annam Viet-Nam

BOUTIN Armande
Indochine
21/02/1947 Viet-Nam

CARUCHET Alida
Indochine
1953 Viet-Nam

DAMBIEL Violette Louise
Indochine
09/05/1948 Da Bach Viet-Nam

DEBOURGES Marie Jeanne
Indochine
19/12/1949 Saïgon (Cochinchine) Viet-Nam

FABRE Gabrielle
Indochine
27/12/1948 Viet-Nam

FRANTZ Germaine
Indochine
25/03/1947 Viet-Nam

GUILLAIN Françoise
Indochine
10/03/1946 Viet-Nam

HUGO Geneviève Marie Madeleine
Indochine
08/10/1952 Loc Ninh (Cochinchine) Viet-Nam  

LAOUEMAN Suzanne Renée
Indochine
30/04/1951 Saigon (Cochinchine) Viet-Nam

LAURENT Jeannine Louise
Indochine
08/05/1951 Hanoï Viet-Nam

LEROUGE Aline Catherine Joseph
Indochine
24/11/1950 Viet-Nam

LESCOUZERES Mireille
Indochine
15/05/1950 Viet-Nam

LORRE Louise Valentine Jeanne
Indochine
10/07/1951 Hanoï (Tonkin) Viet-Nam

MADEC Odette Jacqueline
Indochine
17/05/1948 Mytho (Cochinchine) Viet-Nam

MAGAT Colette
Indochine
28/06/1946 Viet-Nam

MANGEMATIN Josette Edith Etiennette
Indochine
01/03/1948 Viet-Nam

NIEL Félicie
Indochine
25/05/1946 Saïgon (Cochinchine) Viet-Nam  
 
PICCARDI Pierina Lila
Indochine
31/01/1952 Viet-Nam  

PICHON Nelly Rose
Indochine
30/05/1950 Cambodge

PRIVAULT Jeannine
Indochine
10/03/1946 Viet-Nam

RIVIERE Sylvia Juliette
Indochine
18/02/1951 Saïgon (Cochinchine) Viet-Nam
 
ROBINET Emilienne Jeanne
Indochine
07/10/1953 Dong Hoi (Annam) Viet-Nam  

ROUX Anne Marie Damienne
Indochine
06/12/1947 Viet-Nam
 
SAINT-PAUL Viviane Yvonne Georgette
Indochine
30/05/1950 Khuom De Krang Cambodge

STRAUSS Jacqueline
Indochine
07/07/1948 Diring (province de Haut Domai) Viet-Nam

TIOLLET Odette
Indochine
02/01/1946 Saigon Viet-Nam

TRIGARD Jacqueline
Indochine
02/08/1948 Viet-Nam

VANQUICKENBORNE Jacqueline
Indochine
06/02/1948 Viet-Nam
 
WAELCHLIN Andrée Yvonne
Indochine
11/05/1950 Saïgon Viêt-Nam

Merci d'avoir eu une pensée pour elle...
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Message  Brugnolas Fernand Sam 27 Juin - 19:06

Il est vrai, un bon et beau sujet auquel on ne pense pas forcément. Pour ma part étant invité annuellement à l'Hommage rendu à Violette Szabo, je garde un peu le lien avec les femmes ayant servi la France.
paramicalement
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Message  Estrope Dim 28 Juin - 11:23

Merci de mettre à l'honneur toutes ces femmes qui ont servi les armes de la France. Ce sujet est important et permettra à beaucoup d'apprendre que les femmes ne sont pas présentes dans l'Armée que depuis les années 1970. Leur historique est bien plus ancien et leurs actes de courage sont souvent, au moins, aussi prestigieux que ceux de beaucoup de combattants masculins. Les faire sortir de l'ombre est méritoire.
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Message  Invité Dim 28 Juin - 19:21

RIP mesdames
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