Rechercher
 
 

Résultats par :
 


Rechercher Recherche avancée

Derniers sujets
» Ouvrez le ban !
Le cimetière des Français à Hué Icon_minitimeAujourd'hui à 22:00 par LANG

» radicalisation islamiste
Le cimetière des Français à Hué Icon_minitimeAujourd'hui à 21:13 par Invité

» La colère du général Soubelet
Le cimetière des Français à Hué Icon_minitimeAujourd'hui à 17:38 par LOUSTIC

» Une initiative saugrenue
Le cimetière des Français à Hué Icon_minitimeAujourd'hui à 17:29 par suspente

» Les tunnels de guerre vietnamiens
Le cimetière des Français à Hué Icon_minitimeAujourd'hui à 8:55 par Blu

» Photo : bière et Spitfire
Le cimetière des Français à Hué Icon_minitimeHier à 18:13 par Invité

» Hommage aux fusillés d’Ecole en Bauges du 6 juillet 1944
Le cimetière des Français à Hué Icon_minitimeHier à 16:31 par LANG

» Quand l'armée de l'air inventait les paras... grâce aux Soviétiques
Le cimetière des Français à Hué Icon_minitimeHier à 10:04 par Invité

» ASAF Opération Barkhane en images
Le cimetière des Français à Hué Icon_minitimeMar 7 Juil - 20:58 par Blu

Juillet 2020
LunMarMerJeuVenSamDim
  12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031  

Calendrier Calendrier

Petites annonces

    Pas d'annonces disponibles.

    Qui est en ligne ?
    Il y a en tout 38 utilisateurs en ligne :: 0 Enregistré, 0 Invisible et 38 Invités :: 2 Moteurs de recherche

    Aucun

    Le record du nombre d'utilisateurs en ligne est de 257 le Mar 2 Juin - 23:31
    Statistiques
    Nous avons 369 membres enregistrés
    L'utilisateur enregistré le plus récent est Decarpentry

    Nos membres ont posté un total de 4495 messages dans 1568 sujets

    Le cimetière des Français à Hué

    Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet

    Aller en bas

    Le cimetière des Français à Hué Empty Le cimetière des Français à Hué

    Message par saut ops le Lun 8 Juin - 22:49



    Le cimetière des français de Hué est resté sur son emplacement initial jusqu'en 2006, date à laquelle les tombes ont été transférées à l'extérieur de la ville.

    Les 343 tombes constituent un témoignage unique sur la période française, depuis l'époque des officiers français au service du roi Gia Long (avec la tombe de Godefroy de Forcanz) jusqu'aux événements douloureux des années 40.

    Les premiers cimetières militaires

    Plusieurs cimetières ont été crées à partir de 1883. Les militaires furent d'abord enterrés face à la pointe de Mang Ga (122 tombes), puis au cimetière des zouaves (266 tombes) puis, à compter de 1886, au cimetière du Mirador, lui aussi proche de la point de Mang Ca. En 1928, ce cimetière contenait environ 200 tombes. Les premières années furent particulièrement fatales pour les militaires, ce qui explique le nombre élevé de tombes. En plus des combats liés à la conquête, puis la pacification, les militaires eurent à faire face au paludisme, à l'insalubrité des habitations, aux épidémies et aux connaissances médicales limitées.

    Suite à l'accord de 1986 entre la France et le Vietnam, les corps ont été rapatriés à Frejus.

    Le cimetière de Phu Cam

    Les premiers fonctionnaires furent enterrés au cimetière de la chrétienté de Kim Long, puis au cimetière de la concession jusqu'en 1904. Un cimetière européen fut finalement crée en 1904 derrière la cathédrale de Phu Cam.

    Ce cimetière renfermait les tombes les tombes de fonctionnaires et de commerçants français auxquelles s’étaient ajoutées des stèles rapportées d’autres cimetières abandonnés contenant les restes des premiers Européens installés en « Annam ».

    Beaucoup de militaires morts pour la France, vietnamiens et français, avaient été enterrés à la hâte dans ce cimetière civil pendant les tourmentes du coup d’état japonais (1945), du siège de Hué (fin 1946, début 1947) ou de la guerre d’Indochine, parfois avec une simple mention ou un numéro de matricule.

    Ce cimetière est resté en l'état jusqu'en 2006, échappant à l'accord de 1986. La raison de cette exception tient sans doute au fait que le périmètre de la cathédrale, sa procure et le cimetière attenant étaient sous l’autorité d’un Délégué Apostolique représentant le Vatican. Son caractère d’extraterritorialité l’a donc préservé d’une « première » exhumation.  

    Le transfert du cimetière

    L'état d'abandon du cimetière et le souhait des autorités locales de récupérer le terrain a abouti au transfert du cimetière sur la commune de Thuy Phuong, à 14 km au sud-ouest  de Hué.

    L’Ambassade de France - qui a subventionné l’ouvrage - et les autorités de la province, ont trouvé là, après des années de pourparlers, un site idéal de sérénité au pied de la chaîne annamitique. Les nouvelles stèles ont été mises en place, en pierre de taille.  

    Le transfert a eu lieu en 2006.

    L'ancien cimetière a été transformé pour partie en jardin public. Un lycée s'est construit sur le reste du terrain.

    L'Association des Amis du Vieux Hué a beaucoup oeuvré en 2012 pour la restauration des épitaphes.  L'AAVH est l'association mandatée par le Ministère de la Culture et les autorités de Hué pour restaurer les épitaphes. Ce travail sera terminé en 2013. Pour toute information complémentaire, vous pouvez contacter l'AAVH  qui est en possession des archives et des actes relatifs aux Français enterrés au Cimetière de Thuy Phuong.

    Seules les tombes avec une épitaphe lisible ont été photographiées.
    L'analyse des épitaphes montre une grande proportion de fonctionnaires ou assimilés. Ce qui n'est pas surprenant dans la mesure où les entrepreneurs privés étaient peu nombreux en Indochine, et spécifiquement à Hué. La proportion des enfants est presque d'un quart de l'effectif. Les militaires morts au combat, notamment lors des événements de 46-47 sont une vingtaine. A  noter également que de nombreuses tombes sont anonymes, faute d'identification possible lors du transfert.  


    La tombe de Godefroy de Forsanz

    De Forsanz fait parti des officiers Français qui ont rejoint l'Évêque d'Adran pour venir en aide au futur roi Gia Long.

    Breton né en 1770 au château de Caslou, à Montauban-de-Bretagne. Jeune officier de la marine royale, cousin de Châteaubriant (leurs grand mères étaient sœurs), il quitte la France en 1788 et n’y reviendra jamais. Arrivé dès 1789 en Cochinchine, il prend le commandement du vaisseau l’Aigle volant et participe à toutes les campagnes du prince Nguyên Anh (futur roi Gia Long). Il assiste à la bataille de 1801 contre les Tay Sơn et brûle à lui seul 7 navires. Devenu mandarin sous le nom de Nguyên Van-Lăng, il reçoit le titre de Marquis de Lăng-Dưc et le grade de « général de régiment des armées impériales ». Il meurt à Hué en 1811 et y est enterré avec tous les honneurs dus à son rang. Il repose aux côtés de sa femme vietnamienne, de sa fille et de l’un de ses trois fils. Ses descendants ont fait souche au Viêt-Nam (d'après "les Portes d'Annam", de FX Landrin). Godefroy de Forsanz vivait dans le quartier de Bao Vinh, sans qu'on sache précisément à quel endroit.

    La tombe de Mme Chaigneau et ses 6 enfants

    Jean Baptiste CHAIGNEAU du BAIZY est Breton, né à Lorient en 1765. Petit-fils du maire de Lorient et fils d’un capitaine de la compagnie des Indes, il s’engage d’abord comme volontaire dans la marine royale dont il finit par démissionner. En 1791, il embarque sur la Flavie, frégate envoyée par un armateur privé à la recherche de La Pérouse. Alors que son navire est bloqué et désarmé par les Anglais au large de Macao en 1794, il apprend que son vieil ami d’enfance Laurent Barisy est passé au service du roi de Cochinchine et parvient à rejoindre son compatriote à Saigon.

    Commandant du vaisseau le Dragon volant, il participe aux campagnes navales du prince Anh, de 1796 à 1802. Devenu mandarin, sous le nom de Nguyên Van-Thang, créé Marquis de Thang-Tài et nommé général de régiment en 1802, il est envoyé en France par le prince devenu empereur Gia-Long en 1819. Revenu au Viêt-Nam en 1821, avec le titre de consul de France à la cour de Hué, il en est définitivement chassé par le nouvel empereur Minh-Mang en 1825. Il décède à Lorient en 1832 à l"age de 63 ans et repose au cimetière de Carnel aux côtés de sa seconde épouse Hélène Barizy.

    J.-B. Chaigneau se maria deux fois, une première fois, dans l’église de Tho-Duc à Hué, avec Benoîte Ho-Thi-Hue, le 10 Août 1802, et une seconde fois, le 15 Janvier 1817, en l’église de Phu-Cam, avec Hélène Barisy ; ce fut Mgr. Labartette qui bénit les deux mariages ; du premier lit naquirent 11 enfants, dont celui qui intéresse le plus la Colonie est Michel Duc Chaigneau (auteur du livre "Souvenirs de Hué' paru en 1867) ; le second mariage donna 6 enfants.

    Chaigneau fit l’acquisition « d’une habitation dans les environs de Hué, à un kilomètre de l’enceinte fortifiée où se trouve la résidence royale et à une égale distance du village chrétien de Phu-Cam" (d'après Duc Chaigneau), le long du canal du même nom.

    MM. Chaigneau et Vannier avaient épousé, dès leur arrivée à Hué, deux Annamites chrétiennes, les deux soeurs. La date de la mort de Mme Chaigneau n'est pas connue avec précisions. Elle est morte au cours d'un accouchement. Les noms des 6 enfants décédés sont les suivants : The, Phuoc, Dang, Sanh, Huu, Nghi (voir illustration). Les autres enfants ont été emmenés en France lors du 1er voyage de Chaigneau en 1919.

    (d'après Fx Landrin et les bulletins de l'Ass. Amis du Vieux Hué)


    Wladimir Morin acquit le Grand Hotel de Hué en 1907. Cet hôtel, qui a été ouvert par M. H Bogaert en 1901 puis d'abord été racheté peu après le typhon de 1904 par M. Guérin. L'hôtel se développe alors rapidement. Wladimir Morin en prend possession en 1907 et, à l'aide de sa famille, va devenir un acteur économique incontournable à Hué. Épicerie fine, transport, cinéma, édition de cartes postales, locations foncières, fabrique de glace...Jeanne Derobert, fille d'un entrepreneur de Hué spécialisé dans la fabrication du thé, épousa Wladimir en 1914. Elle mourra à l'age de 29 ans (source BAVH)

    Henri Cosserat, décédé en 1937; "C'est en 1892 qu'il débarqua pour la première fois au Tonkin [...] Nul n'était mieux disposé pour participer à une telle oeuvre que ce soldat campé sur une terre d'adoption où il devait vivre, fonder son foyer et mourir. Deux fois seulement il rentra en France, et revint en Annam en 1900 pour ne plus jamais partir.[...]  "Cet esprit curieux plus qu'aventurier, discipliné mais indépendant, avait déjà subi trop de contrainte. Robuste et entreprenant, il voulait rester son maître et trouver en pleine liberté l'utilisation de son énergie et de ses ressources intellectuelles. Tour à tour et parfois en même temps artisan, prospecteur, colon, aux prises avec mille difficultés, mais animé d'une persévérance toujours égale, son travail, la souplesse de ses moyens, sa forte volonté lui procurèrent à tout moment ce qui est indispensable aux besoins de l'existence et même davantage.

    Hué devint par le hasard des circonstances son port d'attache ; il s'y installa dans la petite maison qu'il n'a jamais quittée et où nous l'avons vu au milieu de ses livres, de ses notes, de ses travaux". [...]   En 1913, il fut immédiatement aux côtés du fondateur de l'Association des Amis du Vieux Hué, il collabora avec lui en qualité de Secrétaire et fut jusqu'aux derniers jours un des travailleurs les plus actifs de ce groupement. Depuis de nombreuses années, il était membre du Conseil du Protectorat de l'Annam. Dès le moment où la ville de Hué appela ses colons à participer à son administration, Henri COSSERAT prit place dans ses Conseils. Ce fut d'abord à la Commission des Travaux Publics. A partir de la fondation de la Commune, il siégea à la Commission Municipale." [...] (extrait du discours du Résident Maire Lavigne à ses obsèques, BAVH 1937)

    Sylvère Dubois est un enfant né de la conquête en 1868 à Gia Dinh (à coté de Saigon). Il travailla d'abord à Tourane chez Fiard et Cie ainsi que pour la maison Morin. Il s'installe ensuite à Tam Ky (environ 80km au sud de Tourane / Danang), fonde une famille nombreuse, devient grand chasseur et planteur sur des terres qu'il a défrichées. A Hué, il repose à coté de trois de ses enfants, Marthe Dubois épouse Marcantetti (née le 22 nov 1902) décédée le 6 Juin 1944, Louis, mort durant les événements de 1946, et Jeanne, décédée en 1947 (source: famille).

    Lydie Lavigne, fille du Résident-Maire, décédée à l'age de 7 ans le 16 juin 1937 dans un accident de piscine. Les anciens Huéens se rappellent encore aujourd'hui ce drame qui avait ému toute la ville (sources diverses)




    belleindochine
    saut ops
    saut ops

    Messages : 93
    Points : 14013
    Réputation : 1734
    Date d'inscription : 29/04/2017

    Revenir en haut Aller en bas

    Revenir en haut


     
    Permission de ce forum:
    Vous pouvez répondre aux sujets dans ce forum