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    Je vous ai compris ...........

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    Message par bretivert le Mer 3 Juin - 23:22



    4 juin 1958,que cachait le Je vous ai compris de De Gaulle ?

    Par Geoffroy Caillet
    Le Figaro



    DÉCRYPTAGE - En 1958, De Gaulle prononçait à Alger son célèbre «Je vous ai compris». Dans le contexte de la crise algérienne, la plus fameuse formule politique du XXe siècle n'était pas si ambiguë qu'on l'a dit. Mais elle dissimulait un double jeu.

    Pour De Gaulle, investi le 1er juin 1958 président du conseil d'une IVe République minée par la guerre d'Algérie, tout avait été très vite. Le 9 mai précédent, l'annonce de la nomination de Pierre Pflimlin, partisan d'une négociation avec le Front de libération nationale (FLN), avait coïncidé avec celle de l'exécution de trois soldats français par le même FLN.

    Le 13 mai à Alger, l'hommage aux victimes avait dégénéré et abouti à la formation d'un Comité de salut public, présidé par le général Massu. La guerre civile menaçait. Le 15 mai, le général Salan se laissait entraîner à crier un «Vive De Gaulle!». Aussitôt, l'intéressé se déclarait «prêt à assumer les pouvoirs de la République».

    Le 19, il annonçait qu'il se tenait «à la disposition du pays» et le 27 qu'il avait «entamé hier le processus régulier nécessaire à l'établissement d'un gouvernement républicain». Le 28 mai, Pflimlin remettait sa démission au président René Coty. Le lendemain, celui-ci faisait appel au «plus illustre des Français».


    Je vous ai compris ! Je sais ce qui s'est passé ici. Je vois ce que vous avez voulu faire. De Gaulle à Alger le 4 juin 1958.

    Le 4 juin, des centaines de milliers d'Algérois massés sur le Forum font un accueil triomphal au nouveau président du conseil. Du balcon du Gouvernement général, De Gaulle entame alors son discours: «Je vous ai compris! Je sais ce qui s'est passé ici. Je vois ce que vous avez voulu faire.

    Je vois que la route que vous avez ouverte en Algérie, c'est celle de la rénovation et de la fraternité. (…) Eh bien! de tout cela, je prends acte au nom de la France et je déclare qu'à partir d'aujourd'hui, la France considère que dans toute l'Algérie, il n'y a qu'une seule catégorie d'habitants: il n'y a que des Français à part entière, des Français à part entière avec les mêmes droits et les mêmes devoirs.» Suivent un appel à la fraternité entre les habitants de l'Algérie, un hommage à l'armée et à son «œuvre magnifique de compréhension et de pacification», ainsi qu'aux «10 millions de Français d'Algérie» qui, pour approuver la constitution en gestation, seraient bientôt appelés aux urnes dans le cadre d'un collège unique, ce qui correspondait à l'intégration souhaitée par une partie des tenants de l'Algérie française.

    Pour la foule des pieds-noirs qui l'écoutent et l'acclament, la cause est entendue: c'est à la faveur de la crise algérienne que s'est opéré le retour de De Gaulle au pouvoir, et ses fidèles, qui l'ont préparé de longue date, sont aussi des fidèles de l'Algérie française - Jacques Soustelle, le dernier gouverneur général, et Michel Debré parmi d'autres.

    Si De Gaulle s'adresse aux «10 millions de Français d'Algérie», Européens et musulmans confondus, c'est bien qu'il entend y maintenir la souveraineté française. Dans ce contexte, «Je vous ai compris» peut difficilement être jugé ambigu. La conviction des pieds-noirs se renforce lorsque, le 6 juin, De Gaulle proclame à Oran que «La France est ici, avec sa vocation. Elle est ici pour toujours». Elle atteint son comble lorsque le même jour, au balcon de l'hôtel de ville de Mostaganem, il ponctue son discours d'un «Vive l'Algérie française!» devant une foule en majorité musulmane.

    Quinze mois après le discours d'Alger, l'annonce de l'autodétermination fait l'effet d'une trahison pour les pieds-noirs.
    L'ambiguïté vient ensuite.

    Le 13 juillet suivant, De Gaulle promet en effet une «place de choix» pour l'Algérie dans la fédération baptisée «Communauté», qui doit remplacer l'Union française. Le 3 octobre, il parle de «personnalité propre» d'une Algérie cette fois associée à la France. L'équivoque se dissipe brutalement en 1959 lorsque, désormais président de la République, il proclame, le 16 septembre, le droit des Algériens à l'autodétermination.

    Quinze mois après le discours d'Alger, l'annonce fait l'effet d'une trahison pour les pieds-noirs. Les événements ultérieurs ne laisseront plus de place au doute sur les intentions de De Gaulle. Le 14 juin 1960, il dévoile sa préférence explicite pour une «Algérie algérienne», puis le 4 novembre suivant, pour une «République algérienne». Après le référendum du 8 janvier 1961, où le oui à l'autodétermination l'emporte à 75,2%, il décide alors de reprendre contact avec le FLN. Puis, en dépit de ses déclarations continues depuis septembre 1959, finit par le choisir comme seul interlocuteur pour négocier l'avenir de l'Algérie.

    La suite est connue: le putsch manqué des généraux du 22 avril 1961, les attentats du FLN et de l'OAS en métropole et en Algérie, puis les accords d'Evian, signés le 19 mars 1962. Le non-respect du cessez-le-feu par le FLN se traduisit par une campagne d'enlèvements de civils européens dès le mois d'avril et, sitôt la reconnaissance de l'indépendance algérienne par la France le 3 juillet, par des massacres de milliers de pieds-noirs et de harkis, malgré l'effondrement de l'OAS.

    Au même moment, 700 000 pieds-noirs étaient rapatriés à l'été 1962 dans des conditions catastrophiques. Ils s'étaient heurtés à l'incrédulité de De Gaulle, qui persistait à pronostiquer seulement 100 000 à 200 000 départs, malgré les alertes lancées par Alain Peyrefitte.

    Il a fallu que je prenne des précautions, que j'y aille progressivement et, comme ça, on y est arrivé.De Gaulle à André Passeron, journaliste au Monde, en 1966.

    Que cachait donc le «Je vous ai compris» du 4 juin 1958 ? La possibilité d'un double jeu de De Gaulle a longtemps suscité l'incrédulité, certains historiens choisissant de s'en tenir à ses déclarations publiques pour souligner une simple évolution du plan gaullien vis-à-vis de l'Algérie à partir du 16 septembre 1959. Les propos distillés en privé par l'intéressé avaient pourtant le mérite de la limpidité. Si l'on en croit ses Mémoires d'espoir, sa position était faite depuis longtemps: «De tout temps, avant que je revienne au pouvoir et lorsque j'y suis revenu, après avoir étudié le problème, j'ai toujours su et décidé qu'il faudrait donner à l'Algérie son indépendance».

    Un entretien avec André Passeron, journaliste au Monde, en 1966, éclaire plus explicitement encore la politique gaullienne en Algérie: «Imaginez qu'en 1958, quand je suis revenu au pouvoir et que je suis allé à Alger, que je dise sur le Forum qu'il fallait que les Algériens prennent eux-mêmes leur gouvernement, mais il n'y aurait plus eu de De Gaulle dans la minute même. Alors il a fallu que je prenne des précautions, que j'y aille progressivement et, comme ça, on y est arrivé». Un aveu qui ne laisse aucune place à l'ambiguïté.
    bretivert
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