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Message  RUDEAU Gilles Mer 3 Juin - 9:03




Décès du général Mansion, « leader » du premier raid des Jaguar français lors de l’opération Tempête du désert.
PAR LAURENT LAGNEAU · 1 JUIN 2020


Il avait conduit le premier raid des Jaguar français lors du lancement de l’opération « Tempête du Désert », le 17 janvier 1991. Le général de brigade aérienne [GBA] Jean-Luc Mansion, alias « Schnappy », nous a quittés le 27 mai dernier, annonce l’armée de l’Air.

La carrière du général Mansion aura été exemplaire. Engagé en tant que sous-officier, il obtint son macaron de pilote de chasse à Tours, en 1975. Trois plus tard, il rejoignit l’École militaire de l’Air, à Salon de Provence. Affecté à la base aérienne de Dijon, il fit ses premières armes au sein de l’escadron de chasse [EC] 3/2 Alsace, avant d’être transféré à l’EC 2/2 Côte d’Or.

En 1990, l’officier changea de « monture » en laissant le Mirage pour le Jaguar, un avion dédié à l’attaque au sol, en prenant le commandement de l’EC 2/11 « Vosges », alors basé à Toul. C’est ainsi qu’il prit part à l’opération Daguet, nom de la participation française à l’opération « Desert Storm » [ou Tempête du Désert], menée par une coalition dirigée par les États-Unis afin de chasser les troupes irakiennes du Koweït.

Le 17 janvier 1991, sous les ordres du futur général Mansion, 12 Jaguar des 7ème et 11ème Escadres de chasse, chargés de bombes de 250 kg, de bombes lance-grenades anti-piste de type BLG66 Béluga et emportant un « barax » de contre-mesure électronique, un missile d’auto-défense Magic II ainsi qu’un réservoir pendulaire ventral de 1.200 litres, décollèrent, à l’aube de la base, d’Al Ahsa [Arabie Saoudite] pour détruire des dépôts de misiles SCUD et les défenses aériennes de la base Al-Jaber, située dans le centre du Koweït.


Précédés par des F-4G « Wild Weasel » protégés par des F-16 américains, les Jaguar français évoluèrent à très basse altitude en territoire hostile. Malgré des tirs nourris de canons de 30 mm et d’armes de petit calibre, les pilotes français réussirent leur première mission. Mais quatre d’entre-eux furent touchés.

Le moteur droit de l’avion du lieutenant Bonnafoux [« Bonaf »] prit feu tandis qu’un missile sol-air entra dans le réacteur gauche du Jaguar piloté par le capitaine Hummel [Mamel]. Les commandes de vol de l’appareil du lieutenant Christ [Jésus] furent endommagées. Enfin, le capitaine Alain Mahagne [Charlie] vit la verrière de son avion éclater sous l’impact d’une balle. Blessé, il réussit à ramener son Jaguar. Comme ses trois autres équipiers.

« Cela aura un impact sur la suite de la campagne aérienne, notamment l’abandon des runs d’attaque à basse altitude au profit des missions conduites en moyenne altitude », rappelle l’armée de l’Air.

« Jean Luc en tant que commandant d’unité a été leader avec succès d’une mission de guerre à la tête de ses troupes ce qui ne peut que forcer le respect, car ce n’est pas par hasard qu’on mène à bien ce genre de mission. Cela nécessite, compétence, expérience et l’adhésion de ses subordonnés », souligne l’amicale de la 11e Escadre de Chasse.

Après la guerre du Golfe, Jean-Luc Mansion fut admis à l’École supérieure de guerre aérienne [ESGA], avant de retrouver les Mirage 2000 en prenant le commandement de l’escadron de chasse 1/4 Dauphiné, entre 1993 et 1996. Par la suite, après avoir une affectation au centre d’opérations air de l’état-major de l’Armée de l’air, il fut nommé commandant de la base aérienne 126 de Solenzara [entre 2001 et 2003], puis chef du groupement air au sein du Collège interarmées de défense.

Sous-chef emploi du commandement de la force aérienne de combat en 2006, le colonel Mansion fut promu général de brigade aérienne en 2007, après avoir commandé les « Éléments français au Tchad ».

Le général Mansion était notamment officier de la Légion d’Honneur et commandeur de l’ordre national du Mérite en 2000. L’association des anciens élèves de l’École de l’Air précise que ses obsèques auront lieu le 2 juin 2020, à Annecy.


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RUDEAU Gilles
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