Rechercher
 
 

Résultats par :
 


Rechercher Recherche avancée

Derniers sujets
Octobre 2020
LunMarMerJeuVenSamDim
   1234
567891011
12131415161718
19202122232425
262728293031 

Calendrier Calendrier

Petites annonces

    Pas d'annonces disponibles.

    Qui est en ligne ?
    Il y a en tout 49 utilisateurs en ligne :: 0 Enregistré, 2 Invisibles et 47 Invités :: 1 Moteur de recherche

    Aucun

    Le record du nombre d'utilisateurs en ligne est de 257 le Mar 2 Juin - 23:31
    Statistiques
    Nous avons 423 membres enregistrés
    L'utilisateur enregistré le plus récent est Asterix11

    Nos membres ont posté un total de 5044 messages dans 1798 sujets

    Le caporal stratégique ou peut-on confiner la connerie ?

    Aller en bas

    Le caporal stratégique ou peut-on confiner la connerie ?  Empty Le caporal stratégique ou peut-on confiner la connerie ?

    Message par LANG le Mar 2 Juin - 8:40

    Le caporal stratégique ou peut-on confiner la connerie ?  Ezqgde10


    Quelques extraits de cet article de M. Goya du 1er juin 2020 pour vous donner l’envie de le lire en entier    ICI

    L’expression « caporal stratégique » a été popularisée en 1999 par le général américain Charles Krulak, dans son article The Strategic Corporal : Leadership in the Three Block War paru dans Marines Magazine. Il contribuait à populariser ces concepts dans le monde militaire. US Marines et Troupes de Marine ont quelques points communs et se rencontrent souvent et pour être tout à fait juste l’idée lui avait été soufflée par le colonel Tracqui (TDM) lorsque Krulak était venu visiter le bataillon n° 4 à Sarajevo, pendant le siège.


    Le colonel Tracqui lui avait exposé la politique du bataillon consistant à s’immerger dans la population urbaine locale pour faire plein de choses différentes (« les trois blocs », en gros humanitaire, sécurité, combat) sur très court préavis et le tout dans un environnement très médiatisé. Le « caporal stratégique », quant à lui, décrit le fait que dans un tel contexte l’action d’un seul soldat à l’échelon le plus bas peut faire office d’« aile de papillon » et provoquer des bouleversements. Et quand on parle d’action, on parle surtout d’action négative.

    Lorsque le papillon fait des conneries

    En soi, ce n’est pas obligé. Plein de soldats font des choses sympas ou même admirables mais cela a beaucoup moins d’échos. L’esprit humain est ainsi fait qu’il s’intéresse surtout aux trains qui n’arrivent pas à l’heure. Peut-être parce qu’il est naturellement plus sensible aux problèmes, aux risques, aux menaces possibles pour lui. Le bouleversement possible est donc plutôt une catastrophe.

    Ce n’est pas un concept révolutionnaire. Tout chef en opération a peur de la « connerie ». La connerie ce sont deux marsouins qui sortent une nuit en douce d’une base et rentrent un peu « émus » en se disant « Tiens, et si on passait par la zone minée pour rentrer discrètement ? ». En l’occurrence, la chance les a sauvés, au moins des mines. Notons au passage que « connerie » désigne à la fois l’acte lui-même que l’état d’esprit qui le conçoit. Il y a des degrés dans la connerie, depuis la bagarre dans un bar qui suscite un incident diplomatique (vécu aussi) jusqu’à la connerie, et on y revient, d’ampleur stratégique, disons, pour être dans l’actualité, une connerie de « classe américaine ». Celle-ci implique presque toujours la violence, et plus précisément la violence injuste et/ou disproportionnée…

    La mécanique quantique de la connerie

    Rappelons avant de continuer qu’il peut exister existe bien sûr de la « grande connerie », avec un grand C dès le départ de l’équation, avec des conséquences catastrophiques à l’arrivée. On peut se poser des questions sur certaines décisions politiques et militaires du passé, mais celles-ci étaient d’emblée stratégiques et leurs résultats également. C’est la relativité générale de la connerie…

    La connerie augmentée

    Ce qui n’est pas vu existe peu. Quand le colonel Tracqui parlait de résonnance médiatique au général Krulak, il pensait alors aux journalistes, alors très présents dans la ville de Sarajevo pendant le siège. À ce moment-là, un adjudant-chef avait vu deux enfants abattus par un sniper juste à côté de lui. Malgré ses efforts, il n’avait pu en sauver qu’un. Il déclarait alors qu’il aurait la peau du sniper serbe, ce qui tombait dans l’oreille d’un journaliste qui ne manquait pas de le raconter. Dans l’ambiance de l’époque, c’est la déclaration de l’adjudant-chef, contraire à la neutralité des Casques bleus, qui choquait plus les autorités onusiennes. Le commandement envisageait même un temps le « vol bleu » (sanction et retour) de l’adjudant-chef, avant que ce processus crétin s’arrête.
    Les journalistes et les médias, journaux, télévision, constituaient alors pratiquement les seuls intermédiaires entre les événements et le reste du monde. On s’en méfiait, car bien souvent on trouvait que la réalité qui finissait « au 20h » se réduisait à quelques cubes essayant de représenter un contexte qui relevait plutôt de l’expressionnisme allemand le plus sombre. On faisait avec, comme l’arbitre au rugby. La plupart des journalistes n’étaient là que quelques jours et il leur fallait très vite un cube. On s’empressait de leur fournir, la bonne image, la belle séquence, plutôt que d’attendre qu’ils cherchent eux-mêmes…
    Et puis sont arrivées les chaînes d’informations, dont le principal effet a non pas été de multiplier les cubes, cercles et autres figures géométriques plus petits afin d’avoir un rendu de paysage plus fin, mais au contraire de répéter toute la journée les mêmes gros objets. L’élargissement n’était que répétition et donc plutôt un rétrécissement…

    …………………….

    Les résultats des enquêtes démontrent-ils une manipulation, une fausse accusation délibérée ? L’heure devrait être alors à la contre-attaque. Il faut peut-être dix fois plus d’effort pour réhabiliter un honneur que pour détruire, rappelez-vous le négatif l’emporte toujours sur le positif, et seuls les courageux admettent leur erreur de jugement, et bien faisons dix fois plus d’effort. Il ne faut pas se contenter de réagir plus ou bien comme bien souvent, il faut aussi attaquer ceux qui attaquent, traquer les ennemis manifestes et les faire payer lorsqu’ils mentent. Ce n’est que justice, mais peut-être aussi dissuasion pour les manipulateurs en puissance.


    Une stratégie qui se contente de défendre ses places fortes se confond avec l’histoire des redditions. Bien sûr cela demande des moyens et des efforts, mais celui qui n’a pas compris qu’Internet, les médias et les réseaux étaient des terrains de manœuvre se condamne à les subir.
    LANG
    LANG
    ADMINISTRATEUR
    ADMINISTRATEUR

    Messages : 859
    Points : 25480
    Réputation : 11458
    Date d'inscription : 09/12/2018
    Age : 79
    Localisation : Yonne

    Revenir en haut Aller en bas

    Le caporal stratégique ou peut-on confiner la connerie ?  Empty Re: Le caporal stratégique ou peut-on confiner la connerie ?

    Message par Ludovic-P le Mer 3 Juin - 15:53

    Tout bonnement excellent !
    Il faut bien rire un peu de toutes ces "manipulations" qui ne sont que rarement innocentes, car les journaux sont toujours "politisés", puisqu'appartenant à une étiquette ou une autre.
    Oui en rire un peu pour éviter d'être révolté ou déprimé.
    Rien ne change depuis 14-18, on manipule l'info, on met sous silence, on masque derrière une autre, on met un projecteur en insistant bien sur un fait quitte à en rajouter (sans démenti plus tard) histoire de faire ce qu'on fait de mieux depuis un siècle en matière de journalisme :
    de l'infox, de la propagande ou de l'audimat !
    La palme évidement aux chaines d'info "à l'américaine" !
    Navrant.
    Ludovic-P
    Ludovic-P

    Messages : 17
    Points : 3210
    Réputation : 1090
    Date d'inscription : 14/05/2020
    Age : 49
    Localisation : Menton-06

    Revenir en haut Aller en bas

    Revenir en haut


     
    Permission de ce forum:
    Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum