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    Centre de la mémoire d'Oradour

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    Centre de la mémoire d'Oradour Empty Centre de la mémoire d'Oradour

    Message par compagnie tournante le Mar 12 Mai - 22:58



    Le drame d'Oradour-sur-Glane
    Le 8 juin 1944, soit deux jours après le débarquement de Normandie, la deuxième division SS blindée allemande "Das Reich" reçoit l'ordre de se positionner dans la région comprise entre Tulle et Limoges.

    Centre de la mémoire d'Oradour Oradou10

    Le régiment "Der Führer" est chargé d'appliquer les ordres de "nettoyage" dans ce secteur, les soldats étant confrontés à de nombreuses actions de la Résistance intérieure française.

    Le 10 juin 1944, le bourg d'Oradour-sur-Glane, situé à vingt-deux kilomètres au nord-ouest de Limoges, est encerclé par la troupe Waffen SS. Réunis pour la foire hebdomadaire du samedi, les habitants du village et de ses environs sont rassemblés sur la place principale, puis massacrés méthodiquement : femmes et enfants brûlés vifs dans l'église où ils ont été enfermés, hommes mitraillés dans divers lieux du village.

    Les soldats tuent au hasard des rues et des maisons, de manière à faire disparaître d'éventuels témoins, et tentent d'éliminer les cadavres par le feu et la fosse commune, pour empêcher leur identification. Dans les ruines du village pillé et incendié, les soldats laissent 642 victimes, et une poignée de rescapés, témoins de la tragédie.

    Le 4 mars 1945, le voyage à Oradour du Général De Gaulle, chef du gouvernement provisoire de la République Française, consacre le site du village martyr, qui devient propriété de l'Etat en avril 1945. Le 10 mai 1946, une loi classe le site comme monument historique, et décide la sauvegarde des ruines et la construction d'un bourg neuf jouxtant l'ancien village.

    À la fin des années 1980 naît l'idée d'un centre de mémoire dont le rôle serait d'expliquer, dans une intention pédagogique, le sens de l'événement et des ruines aux générations qui n'ont pas connu les épreuves de la guerre.

    Le centre de la mémoire d'Oradour-sur-Glane, village martyr
    Initié en 1992 par le Conseil général de la Haute-Vienne, le projet aboutit le 12 mai 1999, lorsque le centre de la mémoire ouvre ses portes au public et devient le nouvel accès aux ruines d'Oradour-sur-Glane. Au sein d'un bâtiment dont tous les éléments de l'architecture symbolisent l'histoire tourmentée du site, une exposition permanente riche de nombreux documents d'archives conduit le visiteur à effectuer un parcours de mémoire pour replacer la tragédie dans le contexte de la seconde guerre mondiale.

    Pourquoi Oradour ? Pour tenter de donner des éléments de réponse, le centre de la mémoire s'attache à présenter parallèlement le paisible bourg d'Oradour de l'avant-guerre jusqu'à la tragédie du 10 juin 1944, et la montée en puissance de la barbarie nazie, notamment à travers le parcours des troupes Waffen SS de la division "Das Reich". Le récit du massacre est exposé à travers un film de 12 minutes projeté en continu, réalisé grâce aux témoignages des survivants, et aux dépositions des bourreaux à leur procès, à Bordeaux en 1953.

    Outre des expositions temporaires et un centre de documentation, le centre propose les services d'une équipe éducative chargée d'assister les enseignants désireux d'effectuer une visite sur le site s'inscrivant dans le cadre d'un projet pédagogique. Animée par deux professeurs d'histoire, elle prépare la venue des classes, et met à la disposition des enseignants les structures et le fonds de documentation du centre. Au-delà du symbole d'une France meurtrie par l'occupation allemande, partie intégrante de la mémoire nationale, le Centre de la mémoire délivre un message universel, et amène le visiteur à réfléchir sur la défense des droits de l'homme et de la paix.



    Renseignements pratiques :

    Centre de la mémoire d'Oradour
    BP 12 - 87520 - Oradour-sur-Glane
    Tél. +33(0)5 55 430 430
    Fax +33(0)5 55 430 431


    Adresse
    BP 12 - 87520
    Oradour-sur-Glane
    compagnie tournante
    compagnie tournante

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    Centre de la mémoire d'Oradour Empty Re: Centre de la mémoire d'Oradour

    Message par Jean le Mer 13 Mai - 11:51



    Oradour-sur-Glane: après le massacre du 10 juin 1944, Le Figaro reconstitue les heures tragiques
    LES ARCHIVES DU FIGARO - Il y a 75 ans des SS anéantissaient le petit village de la Haute-Vienne et sa population. Récit de cette journée dramatique par un collaborateur du Figaro présent ce jour-là à proximité des lieux, publié en 1949 dans nos colonnes.

    Par Véronique Laroche-Signorile
    Publié le 7 juin 2019 .


    La barbarie nazie. Le 10 juin 1944 d’atroces événements avaient lieu à Oradour-sur-Glane, près de Limoges: le plus grand massacre de civils perpétré par les nazis en France.

    En effet, c’est tout un village du Limousin qui est détruit -il ne reste que des ruines-et 642 personnes qui trouvent odieusement la mort le 10 juin 1944, quelques jours après le débarquement des Alliés en Normandie. Des femmes, des enfants, des hommes de tous âges. Seules quelques personnes réchappent à la tuerie -parmi eux Yvon Roby, Robert Hébras, Jean-Marcel Darthout, Mathieu Borie, Armand Senon, Paul Doutre. Les témoignages des rescapés permettent de reconstituer le scénario de cette atroce tragédie, qui marque à jamais la mémoire collective.

    Plus de huit ans après le drame s’ouvriront devant le tribunal militaire permanent de Bordeaux les débats du procès du massacre d’Oradour-sur-Glane. Mais sur le banc des accusés il n’y aura aucun donneur d’ordre, uniquement des exécutants: sept soldats allemands et quatorze Alsaciens. Des jeunes gens à l’époque des faits.

    En 1949, le jour de la commémoration de l’assassinat de sa population, le bourg martyr reçoit la croix de la Légion d’honneur lors d’une cérémonie nationale. À cette occasion, Le Figaro choisit de publier le récit de son collaborateur Jean-Marie Garraud. Ce funeste jour de juin 1944, il se trouvait à sept kilomètres des lieux. Dès le lendemain il se rendait sur place.


    ----------------------------------


    La tragédie d’Oradour
    Article paru dans Le Figaro du 7 juin 1949. Par Jean-Marie Garraud.


    Cette journée du 10 juin 1944 est belle en Limousin. Les prés sont lourds de fourrage, les champs prometteurs d’une bonne moisson. En outre, les nouvelles du récent débarquement des Alliés en Normandie apportent l’espoir.

    Rarement, il y a eu autant de monde à Oradour-sur-Glane, gros bourg de l’arrondissement de Rochechouart. La région est riche et tranquille. On vient d’y évacuer des enfants de Nice, d’Avignon, de Montpellier et de Bordeaux, qui ont retrouvé sur place de nombreux petits Lorrains.

    Les auberges d’Oradour sont réputées. Des habitants de Limoges, des promeneurs sont venus passer le week-end à la campagne et se ravitailler. De plus il y a distribution de viande et de tabac, ce jour; aussi de nombreux cultivateurs des environs sont descendus au bourg.

    À l’hôtel Avril et à l’hôtel Milord on vient de servir le déjeuner. Des pensionnaires sont arrivés le matin même: une dame et ses trois enfants fuyant les bombardements de la région parisienne, un ménage de Bordeaux; d’autres sont repartis à 10 heures: un couple de jeunes mariés. Aux tables d’hôte, on parle, on plaisante.

    Deux jeunes institutrices stagiaires, âgées de vingt ans, quittent vers 13 heures la salle à manger de l’hôtel Milord. L’une, Mlle Conty, accompagne jusqu’à l’entrée du bourg sa collègue détachée dans un village voisin et gagne ensuite son école. Elles ne devaient plus se revoir.

    L’arrivée des SS
    Il est 14 h15 lorsqu’un convoi de camions allemands arrivant par la route de Limoges s’arrête dans la partie basse du bourg. Les soldats —environ deux cents— sont tous jeunes, casqués et revêtus d’amples vestes de camouflage mouchetées de vert et de jaune.

    Trois camions et deux chenillettes se détachent du convoi et parcourent la rue principale. Aussitôt le village est en émoi. Est-ce un convoi qui cherche sa route ou un lieu de cantonnement? On le pense d’abord, puisqu’aucun combat entre le maquis et les Allemands ne s’est déroulé dans les environs d’Oradour.

    Un officier de SS entre à la mairie, et peu après le tambour de ville, M. Deplerrefiche passe dans les rues, lisant un ordre enjoignant aux habitants de se rassembler sur la place du Champ-de-Foire pour vérification d’identité.

    Aussitôt les SS, mitraillette au poing, se répandent dans le bourg, frappent aux portes des maisons et indiquent par geste aux villageois de se rendre rapidement au lieu de rassemblement. Déjà les brutalités commencent: Mme Binet, directrice de l’école, malade, est obligée de se lever et de sortir de sa maison en pyjama. Un vieillard paralytique est tiré de son lit et porté à bras jusqu’au champ de foire, où affluent les autres habitants.

    Cependant, certains se cachent: M. Senon qui a eu la jambe brisée au cours d’une partie de football, se dissimule dans une petite chambre; M. Doutre trouve un refuge dans un caveau du cimetière; M. Desourteaux rampe dans un jardin; M. Besson se glisse sous le lierre d’un mur.

    Le petit Lorrain
    Dans les trois écoles, la classe a commencé quand les Allemands arrivent. Ils ordonnent aux maîtres et aux enfants de les suivre. À l’école de garçons le chef du détachement de SS déclare au directeur, M. Rousseau, qu’on craint une escarmouche du maquis et qu’il faut conduire les enfants à l’église pour assurer leur sécurité.

    Les SS sont très calmes. Certains rient. Les enfants n’ont pas peur. Seul, un petit Lorrain. Roger Godfrin, âgé de neuf ans, dit à un de ses camarades: «Ce sont des Allemands... Ils vont nous faire du mal!» Il se glisse vers la fenêtre et profitant d’un moment d’inattention des soldats, il saute dans un jardin et se dissimule derrière un massif. Quand le cortège des enfants quitte l’école, Roger Godfrin se sauve vers les bois voisins. Sa petite taille lui permet d’échapper aux sentinelles.

    Ce fut le seul enfant qui échappa au massacre d’Oradour.

    Dans la campagne, autour du village, des chenillettes allemandes patrouillent; des camions vont chercher les habitants des hameaux voisins. À Bordes, aux Brégères et à Puygaillard. Ils les amènent au champ de foire. Quelques-uns essayant de fuir à travers champs sont abattus.

    Ils entassent sur nous de la paille, des ridelles de charrette, des échelles, des fagots et y mettent le feu.

    Yvon Roby, un rescapé
    À 15 heures le rassemblement de la population est terminé. Les Allemands forment deux groupes: d’un côté les femmes et les enfants; de l’autre les hommes. Le premier groupe est alors conduit à l’église par une dizaine de SS. Les hommes ont été contraints de s’asseoir sur le bord du trottoir. Un interprète allemand déclare: «Nous allons perquisitionner pour chercher des dépôts d’armes. (Il n’y en avait aucun à Oradour.) Pour faciliter les opérations, nous vous rassemblerons dans les granges.»

    À 15h30 les hommes sont repartis dans les granges Landy, Milord, Desourteaux, Denis, Bouchoule et dans le garage Beaulieu. Tout se passe avec ordre. Aucun signe de nervosité chez les Allemands.

    Les rescapés du massacre
    Dans la grange Landy, une quarantaine d’hommes sont réunis. Parmi eux, cinq jeunes gens: MM. Roby, Hébras, Borie, Darthout et Broussaudier, qui seuls échappèrent au massacre. Leur témoignage, que nous avons recueilli quelques jours plus tard, nous a permis de reconstituer exactement les faits.

    Les SS demandent à des hommes de sortir les deux charrettes qui se trouvent dans la grange Landy. À l’entrée du bâtiment quatre soldats installent des mitrailleuses. Ne trouvant pas l’emplacement de leurs armes assez propre, ils le font balayer par un des prisonniers.

    «Ils nous regardent, nous a déclaré M. Roby. Ils ont à peine vingt ans. Ils rient entre eux et se distribuent des morceaux de sucre qu’ils croquent. Nous attendons, inquiets, massés contre le mur de la grange. Cinq minutes passent. Dans une maison voisine un Allemand fait marcher la radio. Soudain un coup de feu retentit comme signal. Les SS en poussant des cris, se penchent sur leurs armes et tirent. Je me laisse tomber à plat ventre. Des corps me recouvrent.»

    Après la mitraillade, les SS, marchant sur les corps, tirent à bout portant, au revolver sur ceux qui remuent. «Puis ils entassent sur nous, dit M. Roby, de la paille, des ridelles de charrette, des échelles, des fagots et y mettent le feu.» La même scène a dû se dérouler dans chaque grange.

    Au milieu des flammes et de la fumée. M. Roby se dégage et rampe vers le fond de la grange. Il y retrouve les quatre autres rescapés, dont Darthout atteint de quatre balles aux jambes. Un trou dans le mur leur permet de gagner un grenier voisin. Ils se cachent dans le foin. Mais un SS arrive. M. Roby l’entend marcher à un mètre de lui. Un bruit d’allumette que l’on craque et le feu est mis au foin. Le SS s’éloigne: les jeunes gens sautent du grenier en flammes, et, épouvantés, se terrent dans un clapier.
    Mais le feu gagne partout. Alors, risquant le tout pour le tout, les jeunes gens, rampant et traînant leur camarade blessé, sortent des bâtiments. Tout le village brûle maintenant. La fumée masque les fugitifs. Ceux-ci, passant, à côté de groupes de SS qu’ils entendent crier des ordres, parviennent à gagner les champs derrière le cimetière. Ils sont sauvés.

    À l’église
    Seule une femme a survécu à l’odieux massacre qui eut lieu dans l’église, Mme Rouffanche. Les femmes et les enfants sont réunis dans le sanctuaire dont les portes sont gardées. Vers 16 heures, deux SS apportent dans l’allée centrale une caisse volumineuse de laquelle dépassent des cordons blancs. L’un d’eux allume ces cordons avec un briquet et sort précipitamment de l’église. Aussitôt une explosion se produit et une épaisse fumée noire se dégage. Femmes et enfants, à demi asphyxiés, hurlent de frayeur. De la porte les SS commencent à tirer.

    Mme Rouffanche, qui a vu sa fille tuée d’une balle à côté d’elle, se glisse derrière le maître-autel. À l’aide d’un escabeau elle atteint un vitrail brisé et se précipite à l’extérieur d’une hauteur de trois mètres. Une jeune femme tente de la suivre en serrant son bébé dans ses bras. Elle saute à son tour, mais les Allemands alertés par les cris tirent. La femme et l’enfant sont tués. Mme Rouffanche, blessée de plusieurs balles, a la force de se traîner vers un champ de petits pois dont les rames la dissimulent. Elle ne fut trouvée que le lendemain à 17 heures, par des cultivateurs, après le départ des SS et rapporta ce qui s’était passé.

    Le massacre d’Oradour a fait plus de sept cents victimes, dont près de quatre cents femmes et enfants. Il fut accompli méthodiquement et avec un sang-froid ignoble et déconcertant par un bataillon du régiment SS «Der Führer» appartenant à la division panzer «Das Reich». Ces SS étaient tous très jeunes. Ils ont cantonné autour de Limoges quelques jours, vidant les caves et volant poules et lapins. Ils n’avaient même pas le remords de leur crime.

    Le crime le plus odieux de cette guerre.
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