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    La bataille de Normandie

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    La bataille de Normandie Empty La bataille de Normandie

    Message par saut ops le Dim 10 Mai - 9:15



    La bataille de Normandie est l’un des affrontements majeurs de la Seconde Guerre mondiale. De par le nombre de soldats allemands qu’elle mobilise, de par les pertes qu’elle fait subir à une Wehrmacht qui ressort laminée de combats acharnés se finissant parfois au corps à corps,  cette bataille joue un rôle fondamental dans la libération de la France et dans celle de l’Europe de l’Ouest.


    La bataille de Normandie Batail10


    De l’assaut sur les plages du débarquement à la retraite allemande dans le « couloir de la mort » à la mi-août et à la libération de Lisieux le 23 août 1944, la bataille de Normandie dure  environ 80 jours.  De l’enfer des haies aux faubourgs de Caen, ce sont presque trois mois d’une bataille âpre, souvent indécise, toujours violente.

    Pour les soldats mais aussi pour les civils. On dénombre 20 000 Normands tués (dont 14 000 pour la seule Basse-Normandie), pour la plupart victimes des bombardements aériens alliés, certaines localités étant totalement dévastées par de véritables tapis de bombes. Les Alliés perdent un peu plus de 200 000 hommes, dont 37 000 tués. Pour les Allemands, le bilan humain est difficile à établir, allant de 300 000 à 450 000 pertes, dont 55 000 à 60 000 tués. La Wehrmacht perd ainsi pas moins de la moitié des effectifs qu’elle a engagés en Normandie. La stratégie imposée par Hitler en personne consistait à tenir coûte que coûte pour contenir l’invasion alliée en attendant l’arrivée hypothétique des armes secrètes censées faire basculer le cours de la guerre. La guerre d’usure qui s’en est suivi a penché du côté des Alliés qui sont parvenus, grâce à un formidable effort logistique, à faire parvenir en Normandie toujours plus de munition, plus d’armement, plus de pétrole et plus d’hommes.

    Au soir du 6 juin, les 156 000 soldats alliés mis à terre en Normandie font face à 80 000 soldats allemands. Dès lors, il est de la plus haute importance de consolider la tête de pont et l’avantage numérique en entravant le plus possible l’arrivée des renforts allemands. C’est la raison pour laquelle une dizaine de villes bas-normandes, qui étaient autant de nœuds routiers, sont rasées par les bombardements alliés, de Pont l’Evêque à Coutances en passant par Vire, Condé-sur-Noireau, Lisieux et Saint-Lô, « capitale des ruines ».

    De même, les infrastructures ferroviaires et les ponts sont particulièrement visés. Dans ces conditions, les renforts allemands peinent à arriver. Ils proviennent pour l’essentiel de Bretagne, du sud-ouest de la France et même de Scandinavie. Si les troupes allemandes n’affluent pas en masse vers le front normand, c’est aussi en raison du succès de l’opération d’intoxication du haut état-major allemand qui reste persuadé, jusqu’à la mi-juillet, que le débarquement de Normandie n’est qu’une diversion avant le véritable débarquement qui aura lieu, lui, dans le Pas-de-Calais. Les Allemands se privent ainsi de la XVe armée de von Salmuth, dont l’arrivée en Normandie dans les jours suivant immédiatement le débarquement, aurait sans aucun doute compliqué davantage la tâche des Alliés.

    Deux semaines après le D-Day, ceux-ci sont environ 640 000 sur le front normand, contre 250 000 allemands. Au 1er août, 1 600 000 soldats américains, britanniques et canadiens ont été engagés en Normandie, contre 510 000 Allemands, soit trois fois plus. L’armée allemande a les pires difficultés à remplacer ses pertes, le déséquilibre ne cessant de s’accentuer avec le temps.

    À l’est, le lancement de l’opération Bagration par l’Armée rouge, le 22 juin 1944, retient sur le front oriental près des deux tiers des effectifs de la Wehrmacht. Et pourtant, en dehors de quelques succès rapides, comme la prise, le 26 juin, de Cherbourg et de son port en eau profonde, capital pour assurer leur ravitaillement, les Alliés ont les pires difficultés à avancer, prenant un retard important par rapport au calendrier prévu par le haut commandement.

    Ainsi, Caen, qui devait être pris à J+1 n’est libéré totalement que le 19 juillet, après six semaines de combats acharnés et de lourdes pertes de part et d’autre. Et si les Britanniques et les Canadiens se sont longtemps cassés les dents sur le verrou blindé tendu devant Caen par les Panzerdivisionen, que dire des Américains pris au piège de « l’enfer des haies » dans le Bocage ?

    Solidement campés sur leurs positions, les soldats allemands tiennent tête aux Alliés et les contraignent à une guerre d’attrition. L’infériorité de leurs effectifs est en partie compensée par le fait que la proportion des troupes combattantes par rapport aux services  logistiques est bien supérieure à ce qu’elle est dans les rangs alliés où ceux-ci représentent environ la moitié des hommes. Mais surtout, les combattants allemands sont beaucoup plus aguerris que leurs adversaires et appartiennent pour certains à des unités d’élite ayant fait leurs armes sur d’autres champs de bataille, comme un certain nombre de divisions blindées SS. A l’inverse, nombre de soldats anglo-américains débarquent en Normandie pour leur baptême du feu : c’est le cas pour 70 % d’entre eux. Enfin, le terrain est largement défavorable aux assaillants. Le bocage normand, avec ses champs enclos de haies touffues et impénétrables, offre aux Allemands de redoutables positions défensives dont ils tirent profit, infligeant de lourdes pertes aux Alliés tout au long du mois de juillet 1944.

    Avantage de taille pour les Alliés : leur maîtrise du ciel est totale. Pour leurs aviateurs, le danger ne vient pas des avions de la Luftwaffe, mais des canons de la FLAK (artillerie antiaérienne), en particulier de ses canons de 88mm, utilisés aussi comme terribles armes anti-chars, efficaces jusqu’à une altitude de 8 000 mètres.  A terre, l’indéniable infériorité matérielle  allemande en termes quantitatifs est partiellement compensée par sa supériorité qualitative. Ainsi en va-t-il de la redoutable mitrailleuse allemande MG42, dont la cadence de tir de 1 500 coups à la minute est trois fois supérieure à celle des mitrailleuses américaines – Browning – et britanniques – Bren.

    Durant la bataille de Normandie, les Alliés engagent au total 8 700 chars et chasseurs de chars (tanks destroyers), contre 2 300 chars, canons d’assaut et chasseurs de chars du côté allemand. Mais la qualité des blindés allemands, les Tiger et autres Panther, surclasse celle des chars Churchill, Cromwell  et Sherman. Les divisions blindées constituent d’ailleurs le point fort de la Wehrmacht en Normandie. En revanche, son artillerie est insuffisamment motorisée, ce qui entraîne un recours massif aux attelages hippomobiles. Entre 2 600 et 3 600 chars alliés sont détruits en Normandie, contre 1 000 à 1 500 du côté allemand.

    Mais les chars de remplacement alliés parviennent si vite que leur nombre finit par dépasser leurs pertes, ce qui est loin d’être le cas pour l’armée allemande qui dirige l’essentiel de sa production vers le front de l’est. Bien que distant d’environ 2 000 kilomètres, le front oriental tient donc un rôle décisif dans le sort de la bataille de Normandie.




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    La bataille de Normandie Empty La Bataille de Normandie

    Message par Hubert DENYS le Mar 12 Mai - 18:21

    Concernant cet article, voici quelques précisions sur des point incomplets

    Lorsque l’état-major allié a mis sur pied l’opération " Overlord ", nom de code donné au débarquement, il savait qu’il y aurait des pertes en vies humaines. C’est le tribut à payer pour toute bataille et celle-là, ne ferait pas exception. En règle générale, les statistiques de l’époque admettaient la proportion de quatre blessés pour un tué mais on pressentait que le débarquement serait plus coûteux : Les stratèges américains avaient évalué les pertes humaines à 10 000 cadavres. Après le désastre de Dieppe, Churchill dira à Eisenhower :" Prenons garde à ce que les vagues ne rougissent pas du sang de la jeunesse américaine et britannique et que les corps de nos soldats ne s'amoncellent pas sur les plages. Bedell Smith, chef d'état-major d'Eisenhower, estime que l'opération Overlord n'aura que 50% de réussite.
    Le résultat final fut en deçà de toutes les estimations. Sur les secteurs américains de la plage d’Omaha, la tendance a carrément été inversée et même empirée : On a relevé plus de cinq morts pour un blessé. Certaines unités ont été décimées à 98% de leur effectif durant les premières vagues d’assaut.
    Les soldats américains, officiers et hommes de troupes confondus, s’attendaient à de lourdes pertes et le moral n’était pas des meilleurs dans les casernements basés en Angleterre, les jours précédant l’invasion. Dans son livre "Les secrets du jour J", l’auteur, Gilles Perrault, écrit que plus de 90% des hommes choisis pour débarquer en Normandie s’attendaient à être tués sur les plages dans les premières minutes de l’offensive et qu’un officier sur deux n’espérait pas rentrer vivant au pays. Même la 1ere Division, la fameuse "Big Red One" demande son rapatriement.
    Les hommes n'ont d'autant pas le moral qu'ils sentent que le débarquement est proche. En effet, dès le 8 mai, ils ont reçu l'ordre de renvoyer tous leurs effets personnels au pays, ils ne conserveront que leur tenue de combat, c'est le gouvernement qui paiera la note. On leur a déjà supprimé le courrier et ils n'ont plus le droit d'écrire de lettres à leur famille ou à leurs proches, même les valises diplomatiques sont supprimées au grand dam des ambassades. Ils savent aussi, en lisant les journaux, que les hôpitaux anglais renvoient chez eux les malades les moins atteints pour faire de la place et que les blanchisseries reçoivent l'ordre de traiter le linge des hôpitaux en priorité.
    En mars 1943, 57% des hommes et 91% des officiers jugeaient leur formation insuffisante et demandaient plus d'entrainement.
    Au début de 1944, un sondage effectué auprès de 12000 soldats servant dans cinq divisions US de la 1e US Army révéla que 30% des hommes trouvaient que leur entrainement n'était pas assez rigoureux, 12% les voulaient plus réaliste, 8% désiraient des exercices avec des tirs à balles réelles, 7% pensaient qu'ils ne savaient pas lire une carte, 12%, notamment ceux de la 4e DI, trouvaient qu'ils faisaient trop de marches et pas assez de tirs. (Rapport NARAG RG330/E93/B1004)



    Le Canon de 88mm PAK
    Dans sa version originale, son affût mesurait 6,61m en version PAK (Panzer Abwehr Kanone, canon antichar) et 6,65 m en version FLAK (FLueger Abwehr Kanone, canon antiaérien) mais les Allemands l’utilisaient indifféremment pour les deux fonctions, quel que soit la version. Sa portée est d’environ 15 km et sa cadence de tir est de 15 coups/mn, ce qui est considérable pour une telle pièce. D’autres exemplaires ont été créés en versions améliorées surtout en ce qui concerne l’automatisation, l’efficacité et la précision des tirs.

    La bataille de Normandie 88_fla10
    Version du canon de 88mm FLAK (anti-aérien) exposée au musée "Omaha, 6 juin 44" de Vierville-sur-mer

    La bataille de Normandie 88_pak10
    Canon de 88 mm, version PAK (anti-char) exposé au musée mémorial Omaha à Vierville-sur-mer.
    La peinture de camouflage est sommaire mais néanmoins efficace. Ce canon était la bête noire des tankistes alliés tant il était précis et destructeur. Les obus de ce canon allaient plus vite que le son si bien que leurs victimes étaient touchées avant d’avoir perçu le coup de départ. La fumée des explosions pouvait être toxique si elle pénétrait dans des lieux clos.
    Les obus tirés par les Flak 18/36/37 pouvaient atteindre des cibles à 8-9 km d'altitude, ce qui a paru insuffisant aux Allemands dès 1939. Pour accroître la portée avec le même calibre, le plus simple est d'accroître la vitesse initiale et, pour cela, Rheinmetall crée la variante Flak 41 8,8 cm, dont le tube mesure 71 calibres et le plafond atteint désormais plus de 11 km. Plus complexe et coûteux, il tire néanmoins à une cadence plus élevée, avec 20 à 25 coups par minute, contre 15 à 20 auparavant, et présente une silhouette plus discrète.

    Canon de 88mm Flak 18, 36, 37 et Pak 36 L/56 (88x571R)
    Portée : 15 km en tir tendu, 8-9 km en altitude
    Poids : 7,2 T avec le train, 5 T en position statique
    Poids de l'obus : 9,4 kilogrammes
    Vitesse initiale : 820 m/s
    Cadence de tir : 15 à 20 coups par minute
    Servants / Hommes : 11

    Canon de 88mm PAK 43 et FLAK 43 (88x822R)
    Poids de l'obus : 10,4 kilogrammes
    Vitesse initiale : 1 100 m/s

    Canon de 88mm Flak 41 (88x855R)
    Poids de l'obus : 9,4 kilogrammes
    Vitesse initiale : 1 000 m/s


    La MG 42

    La bataille de Normandie Mg_4210
    La mitrailleuse MG 42 est montée ici sur affût tripode Lafette 42 mais le montage présenté ici est erroné car monté en sens inverse. Le canon devrait se situer à l'emplacement de la crosse comme le prouvent les deux emplacements pour le positionnement des jambes du tireur. De plus, le petit bidon gris, destiné à recevoir les étuis vides, devrait se trouver sous la fenêtre d'éjection. La fenêtre que l'on voit sur la photo n'est pas la fenêtre d'éjection mais est la fenêtre d'alimentation de la bande de cartouches ainsi que le prouvent les traces d'usure de peinture occasionnées par le frottement rapide des munitions
    Sa cadence de tir infernale de 1200coups/mn lui a valu le surnom de "tronçonneuse de Hitler" (Hitler's chainsaw) par les GI’s en raison du son si caractéristique qu'elle produisait. Cette cadence rend les différentes détonations indiscernables pour l'oreille humaine et le bruit de son tir ressemblait à une déchirure dans du tissu. Son canon, qui chauffe rapidement, est très facilement interchangeable en 6 à 10 s aussi deux ou trois canons sont fournis avec chaque arme. Son efficacité est redoutable : 2MG 42 placées sur un col de montagne arrêtaient une division alliée et une courte rafale mettaient 6 à 8 balles dans le même homme à 300m de distance. A Anzio, un GI's a déclaré :" Il était impossible de survivre en terrain découvert face à cette arme même en ayant une chance insolente".
    Elle est aussi moins sensible à la poussière et plus légère avec 11,6 kg en configuration bipied. La "MG42 " peut être montée aussi bien sur les trépieds destinés à la "MG34" que sur le nouveau modèle dessiné spécialement pour elle, le Lafette 42, pesant 20,5 kg. Son emploi sur les blindés est cependant assez limité car la "MG34" donne satisfaction dans ce rôle, son canon plus lourd chauffait moins vite.
    Son système d'alimentation a servi de modèle à la "M60" et à la " Minimi de Herstal, son système de détente a été repris à l'identique, les pièces étant interchangeables, sur les mitrailleuses françaises "AA52" et "AANF1 ".


    Dernière édition par Hubert DENYS le Mer 13 Mai - 4:26, édité 1 fois

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    Message par tarmac le Mar 12 Mai - 20:57

    merci de ces précisions utiles. On approche du D-DAY, et je remarque le désintérêt des jeunes générations sur le sujet.
    Question d'éducation sans doute, de scolarité peut-être. Les gens de mon age, nés avant 1960 ont été très tôt éduqués sur le sujet, car la proximité des événements le permettait.
    Encore quelques années me disait un ami, et tout tombera dans l'oubli et ce ne sera l'affaire que de groupes de passionnés. Honnêtement je ne crois pas, tant que les sites du débarquement resteront protégés le souvenir demeurera.
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    Message par LANG le Mar 12 Mai - 21:44

    Oui tarmac, peu à peu le sable (ou la terre) recouvre progressivement les souvenirs patiemment entretenus par nos ainés.
    Gamins, nous allions écouter la sonnerie aux morts pour ceux de 14-18 et honorer nos libérateurs de 1945...… Parfois en allant voir leurs westerns ou leurs films de guerre...
    Nous avons pris un petit "coup de vieux" ...
    Heureusement, des passionnés prennent le relais. Ceux qui viennent fleurir ces croix blanches qui couvrent ces immenses cimetières font un devoir de mémoire digne de reconnaissance.
    Restons confiants, parmi nos "petits jeunes", je reste persuadé que certains sauront retrouver la mémoire et  les mots pour raconter le sacrifice de tous ces combattants…

    ***
    Merci Hubert Denys pour cet apport de précisions.
    La MG42 était une arme plus "conviviale" que la AA52. J'ai eu l'occasion de m'en rendre compte.

    La bataille de Normandie Mg4210

    Ces "allemands" avaient de très bonnes armes que l'on s'est efforcé de copier d'ailleurs…
    Leur PM était plus léger et plus agréable que le MAT 49.. (A mon avis).
    Quant au 88 j'ai lu quelque part que c'est Rommel qui avait commencé à l'utiliser presque systématiquement comme arme anti-char dans" l'Afrikakorps".
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    La bataille de Normandie Empty La Bataille de Normandie

    Message par Hubert DENYS le Mer 13 Mai - 3:47

    Merci Lang pour votre réponse.
    Je n'ai jamais tiré avec une MG 42 mais j'étais tireur AA52.

    La bataille de Normandie Aa5210

    J'aimais bien cette arme, elle était assez précise en courtes rafales. J'ai appris que si les modèles de bases de la AA52 avaient une cadence de tir inférieure à la MG42 c'était pour éviter le gaspillage de munitions. En effet, les derniers modèles de la MG 42 avaient une cadence de tir de 1800 cartouches/m, c'était un bouffe-cartouches et on a constaté que beaucoup de balles se perdaient dans la nature.
    Quand au canon de 88mm
    A partir de 1915, les canons de 9 cm de la Marine sont adaptés pour un usage terrestre sur affût fixe.
    En 1917, une adaptation en 88mm sur un affût à roues (Réas) lui permet de gagner en mobilité en affût fixe dans des bunkers. Le montage sur réas permettait un réglage plus aisé. (Il y a encore un exemplaire de cette arme visible à Omaha Beach au point WM 72)

    La bataille de Normandie 88_rea12
    Vue du canon de 88mm du WN 72 à Vierville-sur-mer en 2003. Cette pièce est un PAK 43/41 d’une portée de 15000 mètres, conçue pour casemates, montée sur roues à réas et sur rails de section circulaire pour que le recul du coup du lourd canon soit plus aisément compensé et pour faciliter le changement d'orientation de l'axe de tir. Il est ici maintenu surélevé par rapport à sa position originelle par des plots en béton. (NA /USA)

    Un prototype du canon est fabriqué en 1928, et la production débute véritablement en 1933 sous l’appellation 8,8 cm Flak 18 L56, ce dernier chiffre définissant la longueur du tube (soit 56 fois le calibre). Il est utilisé avec succès pendant la guerre d'Espagne mais on constate des défauts mineurs et un poids trop important qui exige deux essieux.
    Ensuite, en 1936, le Flak 36 8,8 c intègre diverses améliorations réalisées après l'engagement de l'arme durant la guerre d'Espagne. Équipé d'un nouveau châssis, il peut être mis en batterie plus rapidement, mais se voit alourdi par cette modification. L'arme PAK devant être utilisé pour des combats terrestres, un bouclier est installé pour protéger les servants, l'alourdit encore plus. La version Flak 37 apporte des améliorations concernant la conduite du tir notamment une ébauche de guidage par l'équivalent allemand du radar qui, heureusement pour les pilotes, n'était pas aussi performant que les modèles alliés.
    Des Flaks 18 sont envoyés sur le front de l'est en même temps que diverses unités allemandes. Ils connaissent leur première utilisation antichar en réalisant un massacre de char T-26 lors d'une offensive soviétique en faisant ce que n'avaient su faire les Panzer I qui étaient présents.
    Une des ruses tactiques d'Erwin Rommel, fut d'employer le canon de 88 mm lors des premiers échanges de la guerre du désert. Il utilisait ses chars légers comme rabatteurs afin d'amener les tanks moyens Mathilda qui se mouvaient difficilement à cause de leurs panneaux de blindage latéral renforcé, de la VIIIe Armée britannique, à portée des canons de 88 FLAK, employés à poste fixe en tir horizontal tendu attendant en embuscade, ce  qui s'avéra très efficace pour les détruire tout en restant hors de portée des canons des chars anglais
    Perso, je préférait la MAT 49 au MP 40 qui avait l'inconvénient de brûler les mains lors de tirs à longue rafale.
    La bataille de Normandie Mat10

    Quand aux jeunes générations, on a constaté qu'ils manifestaient un plus grand intérêt à l'évènement que la générations de leur pères. Nous, nous avons "bénéficié" du fait que la seconde guerre mondiale était encore relativement récente et que notre forme d'éducation, qu'elle soit scolaire ou autre a toujours plus ou moins monté en épingle le sacrifice des anciens, l'honneur de la France, de son drapeau et de son hymne. Lorsque j'étais gamin, lors des fêtes nationales, il y avait toujours une délégation de l'école, accompagné par l'instituteur, qui allait déposer une gerbe au monument aux morts tout comme nous avions intérêts à connaitre au moins deux couplets de la Marseillaise et du chant du Départ pour passer le certificat d'études primaires. Lisez la préface de mon blog  vous saurez ce que je pense sur le sujet

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