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    Opération Amherst

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    Message par Jean le Sam 9 Mai - 9:16




    Opération Amherst



    Un stick SAS en mission le 7 avril 1945 en Hollande, par Georges Caïtucoli


    Opération Amherst Operat10
    - Association-SAS -


    Dans la nuit du 7 au 8 avril 1945, ainsi qu’en avait décidé le commandement allié, deux régiments de parachutistes français libres du Special Air Service intervenaient en Hollande.

    Ce fut une surprise, même si, le 1er avril, certaines rumeurs prétendaient qu’une mission se préparait. Ce jour de farce n’était pas propice à prendre ces bruits au sérieux alors que l’avance de nos troupes sur tous les fronts était générale, sauf peut-être pour la 8ème armée dont les éléments de pointe semblaient piétiner en Hollande.

    Le rassemblement de tout l’effectif quarante-huit heures après, puis, très vite, son envoi au camp secret de Fairforth montrèrent que la plaisanterie du 1er avril n’en était pas une. « Je ne sais pas où ils ont décidé de nous balancer, mais je crois qu’on y va », me lança mon ami Charles Lévêque, chef d’un stick du 3ème SAS.

    L’incertitude ne dura pas. Dès le premier briefing, nous savions que notre destination serait la Hollande, et plus précisément la province du Drenthe qui, ayant frontière avec l’Allemagne, était parfois qualifiée de Hollande germanique, tant l’influence voisine y était grande.

    Les deux régiments français (3ème et 4ème SAS) en réalité à effectif de bataillon, regroupés au camp secret, faisaient partie avec les deux régiments britanniques (le 1er et le 2ème SAS) de la brigade SAS dont le commandement venait d’être donné au général Calvert, surnommé Mike le Fou depuis les incroyables missions qu’il avait menées en Birmanie sur les arrières des Japs.

    Le 3ème SAS avait vu arriver à sa tête le colonel Pâris de Bollardière, ancien de la Légion mais aussi fraîchement revenu d’une longue mission clandestine dans les Ardennes, au titre du BCRA. Il remplaçait le commandant Château-Jobert, dit Conan, ancien des campagnes d’Érythrée et de Syrie, étonnant baroudeur, ayant rallié la France libre dès les premiers jours, Compagnon de la Libération comme lui.

    Le 4ème SAS, depuis son intervention dans les Ardennes au moment de l’offensive von Rundstedt, avait pour chef le commandant Puech Samson, Compagnon de la Libération, qui, dès le mois de juillet 1940, peu après avoir rejoint le général de Gaulle, était envoyé par lui au Maroc pour y créer des réseaux gaullistes. Formidable combattant, il jouissait, depuis la bataille de Saint-Marcel en Bretagne en juin 1944, d’un immense prestige.

    La mission assignée aux deux régiments portait le nom de code « Amherst » et coïncidait avec ce qu’ils savaient le mieux faire. « Les sticks disséminés dans la province du Drenthe, en dehors de quelques objectifs précis à détruire ou conserver selon le cas, devront semer la plus grande confusion sur les arrières ennemis en les désorganisant et en y créant un maximum d’insécurité ». L’opération ne durerait environ que trois ou quatre jours, le temps pour les blindés canadiens, bloqués par une résistance acharnée à Coeverden, de percer enfin et de déboucher dans la zone où nous allions opérer.

    En gros, le 3ème SAS serait parachuté à l’ouest d’un axe Groningen-Assen-Hoojeveen, le 4ème SAS à l’est. Pour ce type de mission, l’effectif des sticks qui, assez traditionnellement, se composait d’un chef de stick et neuf hommes de tous grades, fut porté à quinze. Il fallut donc les recomposer, ce qui n’alla pas sans difficulté car un stick c’était une unité peu à peu constituée dans un esprit de complémentarité… et d’affinité.

    En quarante-huit heures, sans éviter mécontentement et parfois grosse colère, les amalgames furent menés à bien. C’est ainsi que huit hommes du stick du lieutenant Rouan, dit Poussy, et sept de celui du sergent-chef Caïtucoli (plus souvent appelé « Caïtu » pour simplifier) fusionnèrent pour former le 1er stick de la 1ère compagnie, sous commandement du premier. Sa dropping zone était, avec celle du 4ème stick (Poli-Marchetti/Charles Lévêque), la plus au nord du dispositif en direction de Groningen.

    La nuit était tombée le 7 avril lorsque les premiers Stirling décollèrent avec les paras à la croix de Lorraine à leur bord. Celui qui portait le n° 33, piloté par le sous-lieutenant Robertson, emportait le premier stick et un curieux tas mal déterminé, en partie dissimulé par une bâche que, dans la demi obscurité d’abord, le noir total ensuite, les hommes ne purent qu’entr’apercevoir. Plus tard, ils surent qu’il s’agissait de mannequins dotés d’un parachute que chaque avion larguerait aux environs des dropping zones afin que les Allemands ne puissent savoir qu’avec retard si en tel lieu où des parachutistes étaient signalés, il s’agissait de vrais ou de faux.

    Nous étions habitués à être largués très bas, environ 200 mètres, afin, dans la nuit, d’être moins dispersés en arrivant au sol et donc de nous retrouver plus vite. Pourquoi n’avons-nous pas été informés d’un changement ? C’est toujours resté un mystère. Le tout est que la modification principale venait d’une innovation non portée à notre connaissance.

    En principe, les pilotes pour donner l’ordre de saut devaient avoir au préalable reconnu la dropping zone (D.Z.). Est-ce l’inexpérimentation des pilotes prévus pour cette opération qui fit adopter une autre solution ? Est-ce la confiance des aviateurs dans leurs techniques et instruments de vol de plus en plus sophistiqués ? Il reste que peu avant minuit le dispatcher hurlait un  » Go  » qui lançait dans l’inconnu les quinze SAS du Stirling 33. Il en fut de même un peu partout cette nuit dans le ciel néerlandais.

    L’avion avait suivi un plan de vol qu’on peut résumer ainsi : telle altitude, telle vitesse, compte tenu d’une dérive évaluée d’après les informations météo, à telle heure, telle minute, il devait mathématiquement être au-dessus de la D.Z. C’était simple. Pour faciliter les choses, altitude au largage pour tous les appareils : 600 mètres.

    C’est ainsi que le premier étonnement des SAS largués vint de l’interminable temps de chute au bout de chaque parachute. Le sol n’arrivait pas. On remonte plutôt qu’on descend ? Que se passe-t-il ? Certains se désunirent dans cette descente qui n’en finissait pas et arrivèrent au sol brusquement les jambes non jointes. Les chevilles furent mises à mal, parfois très sérieusement. La dispersion à l’arrivée fut telle que le reste de la nuit passé en recherches épuisantes ne permit pas, la plupart du temps, d’être au complet au lever du jour. A quinze, un départ de 600 mètres peut provoquer un espacement de 100 à 200 mètres entre chacun à l’arrivée au sol. Les extrêmes peuvent ainsi être séparés par plusieurs kilomètres. Parfois même de part et d’autre d’un bois ou d’une rivière.

    Ce n’était pas tout. Où étions-nous ? Pas le moindre repère ne coïncidait avec ceux longuement étudiés dans un cercle de plusieurs kilomètres avec pour centre le lieu de parachutage. Pour aller vers son objectif, il faut d’abord savoir où l’on se trouve. Au matin, nous n’en savions absolument rien. Plus tard, nous apprendrons que l’erreur de droppage avait été de plus de vingt kilomètres dans notre cas. Pour d’autres, ce fut pire.

    C’est ainsi qu’aux premières lueurs du jour, treize hommes, après des heures vaines de marche en tous sens, découvraient devant comme derrière eux une vaste plaine sans aucun couvert en vue. Deux manquaient à l’appel, un autre avait une cheville très endommagée. Il ne restait qu’une solution : trouver une planque pour y passer la journée, en profiter pour découvrir notre position et, la nuit venue, partir pour notre objectif. Au départ on nous avait donné des lettres de la reine Wilhelmine enjoignant à ses concitoyens de nous aider en cas de besoin. C’était le moment de les utiliser.

    A un bon kilomètre on distinguait une ferme avec ses dépendances. A la jumelle, aucun mouvement de visible. Le stick décida de s’en approcher. Arrêt à cent mètres, où nous nous mettons en position. Rouan se rend à la ferme avec le sergent Command et avec Coulon, ce dernier parlant 1’allemand. Les occupants sont surpris, mais vite coopératifs, le chocolat et les cigarettes offertes ayant peut-être autant d’effet que les consignes de leur reine. L’important aussi est qu’ils nous précisent le lieu où nous sommes, bien loin de celui qui avait été prévu. Nous pouvons donc prévoir, la nuit venue, notre itinéraire et le cap à prendre. La suite ira vite, même si certains moments paraîtront bien longs.


    Dernière édition par Jean le Sam 9 Mai - 9:24, édité 2 fois
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    Message par Jean le Sam 9 Mai - 9:21




    Opération Amherst Paras_11
    ( Opération Amherst - Crédits Photos ECPAD )


    A six heures, nous sommes installés dans une grange à foin, à une cinquantaine de mètres, près d’une porcherie. A l’intérieur on accède à la partie supérieure par une échelle. Nous nous y installons au milieu des balles de paille pour passer la journée. Boïni montera la première garde d’une heure, près de l’unique vasistas qui permet une vue limitée à 90 degrés, les abords proches nous échappant. En franchissant les deux battants de l’entrée, nous avons constaté qu’il n’y aurait devant nous qu’une plaine nue sans couvert à l’horizon, sinon, à une centaine de mètres, une végétation un peu plus haute bordant, de façon rectiligne, probablement le cours d’un ru ou d’un canal.

    Sept heures. Boïni relayé signale qu’il a entendu du côté de la ferme un bruit de charrette et de bidons qui s’entrechoquaient. Dix minutes plus tard on tambourine en bas et Coulon dépêché apprend d’un jeune gars qu’il n’y avait pas à s’inquiéter, c’était la corvée du lait faite chaque jour à cette heure par trois Allemands dans les fermes environnantes. On essaie de se rendormir. Huit heures, Mouton finissant sa garde, précise qu’il a détecté du mouvement depuis une dizaine de minutes. Il suppose que c’est la ferme qui se met au travail. Il a d’ailleurs vu un vacher distribuant, à une centaine de mètres, du foin aux bêtes.

    Huit heures et quart, réveil en fanfare. Un formidable mitraillage fait bondir les dormeurs. Ça tire de partout. Les balles transpercent les minces parois de la grange. Du vasistas on ne voit rien, mais il n’y a pas besoin de cela pour savoir que la situation est simple : pourquoi ? Comment ? On ne sait, mais les Allemands sont là et ils attaquent.

    Les tirs venant de trois côtés, en provenance de mitrailleuses et d’armes plus légères, auxquels il était inutile de répondre, s’arrêtent subitement. Peu après une voix amplifiée par haut-parleur dans un français très compréhensible nous fait une proposition. « Nous savons que vous êtes Français. Vous êtes encerclés, rendez-vous, vous aurez la vie sauve ».

    « Caïtu » a rejoint Rouan qui, d’emblée, lui dit « Il n’est pas question de se rendre, tu es d’accord ? – Oui, mais on en parle aux gars ». Étrange réunion de treize paras, accroupis en rond dans la paille, qui prennent, dans un étonnant calme apparent, une décision les engageant complètement avec un pourcentage de chance de réussite qu’il valait mieux ne pas essayer de chiffrer.

    A partir de là, il n’y avait pas grand choix tactique : « Les Allemands tirent beaucoup, mais en aveugle. Là où nous sommes nous risquons peu. Ils ne pourront pas rentrer parce qu’avec notre puissance de feu concentrée sur la porte personne ne passera. A la nuit venue, le rapport de forces sera modifié et nous sortirons. On a le temps de faire des plans ».

    Le silence dura encore quelques minutes avant d’être brusquement déchiré par un feu d’enfer bien plus dense que le premier, sans doute pour intimider. Incroyables la lourdeur, l’épaisseur du silence lorsque les armes subitement se taisent, pour une nouvelle sommation.

    « Français, c’est votre dernière chance. Nous sommes dix fois plus nombreux que vous et vous n’avez aucun moyen de vous échapper. Rendez-vous ».

    « Au moins, quand ils parlent, leurs tirs ne nous cassent pas les oreilles » prétend Bolusset.

    On a commencé à faire le tri dans nos sacs pour ne garder que l’essentiel : armes, munitions, grenades défensives. Le répit nous parut durer longtemps. « Ils ne donneront pas l’assaut, ça leur coûterait trop cher ». Neuf heures n’avaient pas sonné lorsque les premières odeurs de fumée nous alertèrent. D’abord du côté sud, puis de deux autres et nous vîmes les flammes, à la base du bâtiment, prendre progressivement de l’importance. La sortie, nous allions être obligés de la faire de jour. Il n’y avait pas d’autre solution.

    Après avoir détruit nos codes, notre petit poste radio et nous être allégés au maximum, on se rassemble et se prépare à bondir pour, le portail franchi, tenter ensuite de se disperser dans la nature et plus tard prendre tous un même cap. Sur une « gueulante » de Poussy, on ouvre brusquement les deux battants du portail, on balance ensemble nos grenades défensives à gauche, à droite, devant. Dès l’explosion, on fonce en éventail. Il faut atteindre la rangée de végétation à cent mètres où nous pourrons trouver protection. Ainsi fut fait, mais personne ne put arriver au petit canal. Les Allemands avaient établi un feu croisé de mitrailleuses qui ne laissait aucun coin mort en dehors de deux à trois mètres en bordure du bâtiment, face à la plaine nue.

    Rouan, dès sa sortie, courant courbé droit devant, reçut une balle qui lui traversa la poitrine. Il s’affala sur un tas de paille tout près du portail. Command reçut trois balles, Boïni deux, ceux qui giclèrent sur les côtés évitèrent les tirs. Mais à gauche, le passage débouchant sur la nature s’avéra interdit. Bergamaschi en fit l’expérience, blessé comme Coulon qui eut la gorge traversée dès la première tentative. A droite la porcherie proche permit, dans un bond rapide, à quelques-uns de s’y retrouver précairement à 1’abri.

    Déjà la réserve de foin flambait fort. C’est alors que « Caïtu » s’aperçut que le tas de paille, où il avait vu tomber Rouan, commençait à brûler. Suivi de Bolusset en deux enjambées, il retrouvait l’abri, si l’on peut dire, de l’abord du bâtiment en flammes pour ensuite, en rampant, retirer le chef de stick de ce bûcher.

    Le retour à la porcherie fut plus difficile car les Allemands n’avaient pas tardé à découvrir qu’elle abritait une partie de ceux qui avaient quitté la grange en force et que, partant de là, plusieurs de leurs tirs avaient déjà fait mouche. L’ennemi y concentra donc le feu de toutes ses armes et la position devint d’autant plus intenable que très vite trois hommes y furent blessés dont « Caïtu » qui eut le poignet droit ouvert.

    Il fallait quitter les lieux mais pour aller où ? Le choix n’existait même pas. A une dizaine de mètre, une fosse à purin était un grand trou pouvant nous mettre à l’abri des tirs directs. Quatre d’entre nous y plongèrent, complètement indifférents à la qualité des lieux. La porcherie restant la cible principale, Bolusset dans un bond essaya de nous rejoindre, mais une balle lui brisa la jambe alors qu’il atteignait le bord de la fosse.

    De l’endroit où il venait d’être abattu, il découvrit qu’un Allemand s’était installé à une vingtaine de mètres dans un des trous étroits creusés par les Hollandais pour s’y réfugier en cas d’attaques aériennes. De là, avec sa schmeisser, il arrosait à l’aveugle puis, se dressant brusquement, ajustait et tirait avant de s’abriter à nouveau. C’est ainsi qu’il avait gravement touché Bolusset qui, conscient malgré sa blessure, hurla : « Y en a un dans un trou à vingt mètres, foutez-lui une grenade ».

    « Caïtu » était réputé pour ce genre de lancer. Les lieux repérés d’un coup d’œil, mais d’une main gauche moins experte, il balança la « quadrillée » qui lui restait. Si elle tombait dans le trou, l’Allemand qui s’y trouvait était transformé en bouillie. Elle fut trop courte d’une vingtaine de centimètres…

    Ce fut l’une des dernières velléités de résistance. Progressivement le feu adverse diminua. Le nôtre, nos dernières balles tirées, avait cessé depuis un bon moment, lorsqu’au dessus de la fosse surgirent une demi-douzaine de braillards agitant leurs armes.

    Deux hommes étaient passés à travers toutes ces fusillades sans une égratignure. Ils furent chargés de tirer les blessés principaux jusqu’à la clôture de barbelés entourant le domaine. Ceux qui pouvaient marcher les rejoignirent ensuite, accompagnés des vociférations d’un feldwebel dont notre ami Coulon la gorge ouverte ne risquait pas de nous en donner la traduction.

    Ce gradé énervé vint alors placer à une dizaine de mètres une mitrailleuse tout en continuant à débiter des insultes mais aussi, ce qui était plus inquiétant, à manier la culasse de son arme avec des mimiques qui paraissaient très significatives. Sept des nôtres étaient allongés, les six autres alignés dos aux barbelés, lorsque arriva sans se presser un lieutenant décoré de la croix de fer qui, en passant près de l’excité menaçant, ne parut pas lui lancer un regard très amène.

    « Qui commande ? » demanda-t-il.
    « Moi, maintenant que le lieutenant Rouan est mourant » répondit « Caïtu » qui reconnut la voix de celui qui avait fait les sommations. Le dialogue fut court :
    « Pourquoi vous ne vous êtes pas rendus ?
    – Nous n’étions pas venus ici pour ça ».

    L’officier allemand resta un moment silencieux, pensif, promenant son regard sur chacun, couchés ou debout. Brusquement il fit demi-tour, en trois enjambées il rejoignit le feldwebel qu’il apostropha avec une hauteur de verbe très germanique (j’aurais aimé que Coulon puisse traduire) et pour finir flanqua un coup de pied dans la mitrailleuse, sans doute pour mieux marquer sa réprobation, à celui qui avait eu des intentions sûrement moins amicales à notre égard.

    Un mot encore : cet officier allemand, c’est lui qui se trouvait dans le trou que j’avais manqué avec ma dernière grenade…Voilà à quoi a tenu la possibilité de pouvoir, bien plus tard, relater ces faits. Tant d’années après, ce que je puis dire, c’est que ce stick était un sacré bon stick.



    Georges Caïtucoli
    chef de stick SAS




    P.S : Marcel Lévêque et Spina, nos deux manquants recherchés en vain pendant des heures, rencontrèrent par un mystérieux hasard, dans la nuit, le lieutenant Valayer qui, de son côté aussi mal parachuté que nous, n’avait pu retrouver que quatre de ses gars. Réfugiés dans une grange et dénoncés, ils refusèrent eux aussi de se rendre et tous furent abattus ou brûlés vifs.

    Extrait de la Revue de la France Libre, n° 289, premier trimestre 1995.
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    Message par Jean le Sam 9 Mai - 9:51




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    Message par Kuiper le Sam 9 Mai - 11:14

    Un récit haletant.
    Quel courage, quelle détermination…
    Merci Jean pour la publication de cet exploit.
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