Rechercher
 
 

Résultats par :
 


Rechercher Recherche avancée

Derniers sujets
» Fernand de Langle de Cary
ARMISTICE DU 08 MAI 1945 Icon_minitimeAujourd'hui à 9:42 par bretivert

» 25 septembre 1915
ARMISTICE DU 08 MAI 1945 Icon_minitimeAujourd'hui à 9:35 par bretivert

»  Bientôt , mon livre !!!
ARMISTICE DU 08 MAI 1945 Icon_minitimeHier à 23:49 par Invité

» Là-bas c’était comme ça…
ARMISTICE DU 08 MAI 1945 Icon_minitimeHier à 22:22 par LANG

» Livre : Les Forces spéciales
ARMISTICE DU 08 MAI 1945 Icon_minitimeHier à 19:09 par Blu

» Nouvelle veste thermique et rapport sur le petit équipement
ARMISTICE DU 08 MAI 1945 Icon_minitimeHier à 18:27 par LANG

» Place des militaires au sein du ministère des armées
ARMISTICE DU 08 MAI 1945 Icon_minitimeHier à 9:30 par LANG

» 25 septembre : hommage national aux Harkis
ARMISTICE DU 08 MAI 1945 Icon_minitimeMer 23 Sep - 18:28 par Invité

» Attentat du Drakkar
ARMISTICE DU 08 MAI 1945 Icon_minitimeMer 23 Sep - 0:08 par Invité

Septembre 2020
LunMarMerJeuVenSamDim
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
282930    

Calendrier Calendrier

Petites annonces

    Pas d'annonces disponibles.

    Qui est en ligne ?
    Il y a en tout 58 utilisateurs en ligne :: 2 Enregistrés, 1 Invisible et 55 Invités :: 1 Moteur de recherche

    amarante, Estrope

    Le record du nombre d'utilisateurs en ligne est de 257 le Mar 2 Juin - 23:31
    Statistiques
    Nous avons 406 membres enregistrés
    L'utilisateur enregistré le plus récent est jean marie

    Nos membres ont posté un total de 4875 messages dans 1731 sujets

    ARMISTICE DU 08 MAI 1945

    Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet

    Aller en bas

    ARMISTICE DU 08 MAI 1945 Empty ARMISTICE DU 08 MAI 1945

    Message par Hubert DENYS le Ven 8 Mai - 2:14



    ARMISTICE DU 08 MAI 1945 Drapea10


    Aujourd'hui, c'est le 75e anniversaire de l'armistice de la guerre 1939/1945. Des nations amies nous ont envoyé leurs fils pour nous aider à vaincre le nazisme. Ils sont tombés par milliers afin que nous puissions à nouveau vivre libre. Ces deux textes, sont un hommage personnel à leur mémoire.

    REMEMBER

    Je suis à nouveau en Normandie comme il y a 63 ans
    Sur ce coin de France devenu aujourd'hui si populaire.
    Comment s'imaginer que ce sable a vu tant de sang ?
    Que cette plage était devenue l'antichambre de l'enfer.

    Soudain, tout revient à nouveau devant mes yeux
    Ma mémoire a fait un bond prodigieux en arrière
    Comme un écran géant qui s'anime et s'enfle peu à peu
    Chargeant le ciel de monstrueuses lueurs guerrières

    Voilà ! Nous arrivons enfin aux abords de la plage
    Nous en avons plus qu'assez d'être secoués par la houle
    Abaissant un levier, un marin libère la porte de la barge
    Et déjà, les hommes des premiers rangs s'écroulent.

    J'ai à peine fait deux pas que je tombe dans l'eau profonde
    Mon barda m'entraîne au fond et je bois longuement la tasse.
    Je suffoque, me débats pendant d'interminables secondes
    Essayant d'atteindre la plage éloignée de quelques brasses.

    J'arrive, exténué et fourbu, à plat ventre sur le sable
    Dégoulinant, toussant et crachant toute mon eau
    Péniblement, j'avance en rampant, d'un air misérable
    Essayant malgré tout de sauver ce qui reste de ma peau

    Autour de moi, le vacarme des explosions est assourdissant
    L'air est lourd, pesant, empuanti par de multiples odeurs
    Celle âcre de la poudre, celles écœurantes du vomit et du sang
    Mais aussi celle, plus fade, insidieuse, visqueuse de la peur.

    Les mitrailleuses de la falaise nous ont déjà pris pour cible
    Leurs balles tombent sur nous comme la pluie d'un orage d'été
    Elles bourdonnent à nos oreilles telles des guêpes irascibles
    Dont l'essaim, d'un coup de pied rageur, aurait été botté.

    Les obus font voler les hommes comme des pantins désarticulés.
    Ils retombent lourdement sur le sol avec un drôle de bruit mat
    Encastrant leurs membres et leur chair aux débris déjà emmêlés
    Faisant de la plage un paysage lunaire on ne peut plus disparate

    Partout sur le sol, le carnage est immonde et insoutenable
    Ici gisent des corps démembrés. Plus de vie, rien ne bouge
    Là des centaines de blessés hurlent en se tordant sur le sable
    Déversant leur sang dans le sol qui peu à peu devient rouge

    Pas un abri, pas un trou, pas un coin pour s'abriter
    Tout ce qui bouge, se déplace, par les balles est touché
    Les morts eux-mêmes sont à nouveau criblés
    Mon Dieu ! Mais quand cette horreur va-t-elle s'arrêter ?

    Quoi ! Des rires d'enfants au milieu de cette guerre ?
    Je tourne la tête et la vision d'horreur s'évanouit
    Tout s'envole, tout redevient normal sur la terre
    Et, à mes pieds, une fillette, gentiment, me sourit

                                                    Hubert Denys (2007)
    Texte écrit d'après le témoignage du Private Thomas E. Herring du 5th Ranger Battalion. Il avait 19 ans le 6 juin 1944. Il est décédé le 30 mai 2005 et repose au cimetière militaire national d'Arlington

    ARMISTICE DU 08 MAI 1945 Herrin10
    Le Private Thomas E. Herring, à 19 ans, le 6 juin 1944




    LE PILOTE BLESSE
    A Stocke-Mandeville, près d'Aylesbury, au sud de l'Angleterre
    Se trouvait un lieu où des hommes souffraient dignement, en silence.
    C'était un de ces grands hôpitaux qui soignaient ces militaires
    Qui essayaient de garder espoir, dignité et surtout, la confiance

    Un jour, dans un de ces petits bars situés au cœur du village,
    Quelques hommes plus ou moins estropiés, sirotaient une bière
    Plus question ici de grade, de nationalité ou de limite d'âge
    Tous se remettaient doucement des dégâts causés par la guerre

    Ils riaient de bon cœur, la bonne humeur était de rigueur.
    Quand un homme, dans un fauteuil roulant, fit son entrée
    Il portait l'uniforme bleu des pilotes français avec honneur
    Sur sa poitrine, entres autres, brillait le ruban représentant la DFC*

    Son visage n'était qu'une horrible cicatrice difficile à regarder
    Ses yeux blancs apparaissaient à peine sous les sourcils brûlés
    Deux trous immondes remplaçaient ce qui avait été son nez
    Un rictus grimaçait sur sa bouche, sans lèvres, à jamais mutilée.

    L'ambiance dans le bar a soudain chutée et tout est devenu murmure
    Un camarade américain, amputé d'une jambe, appela le serveur
    Il lui demanda de servir un verre à l'homme aux horribles blessures
    Afin qu'ils puissent, tous ensemble, porter un toast avec ferveur

    Le serveur s'approcha et parla doucement à l'oreille du blessé.
    Celui-ci se tourna brusquement vers le côté d'où lui venait le son,
    Renversa à demi son verre et, d'une voix rauque, se mit à crier :
    "Je n'ai que faire de votre pitié et de votre compassion"

    Son infirmière se précipite vers lui et, doucement, gentiment, lui fait part
    Que le don vient d'un camarade de combat, lui aussi meurtri dans sa chair,
    Qui ne pensait pas à mal mais voulait seulement présenter ses égards
    A un frère d'armes qui, comme lui, avait combattu âprement dans les airs

    Alors l'homme, ses yeux vides regardant le plafond, se figea.
    Il repoussa, du mieux qu'il put, l'infirmière avec son bras
    Et, s'appuyant à la table, au prix d'un terrible effort, se leva
    Puis, à tâtons, chercha son verre et, la tête haute, il déclara :

    "Veuillez excuser d'un petit français, l'impolitesse et l'incorrection
    Qui, en se retranchant derrière sa misère égoïste, a oublié un instant
    Que sans vous, mes amis inconnus venant de vos lointaines nations
    Il n'y avait que peu d'espoir de délivrer son pays du joug allemand

    Je lève mon verre à vous tous, mes compagnons et frères d'armes
    Qui, vaillamment, au péril de votre vie, pour moi sont venus combattre
    Vous qui, dans la lutte et les souffrances avez su refouler vos propres larmes
    Afin que l'honneur et le cœur de la France puissent continuer à battre"

    Puis l'homme se tut et, s'appuyant sur les bras de son fauteuil, se rassit
    Heureusement, ses yeux morts ne purent voir les larmes sur les visages
    Elles coulaient sur les joues de ces hommes que la guerre avait meurtris
    Et qui prenaient conscience que, soudain, ils étaient devenus plus sages

    Hubert DENYS (2010)

    NB : Les lieux et les faits relatés dans ce texte sont absolument réels et authentiques. Ils ont été relatés par Pierre Clostermann, l'as français aux 37 victoires homologuées ayant servi dans la RAF, dans son livre "Le grand Cirque". Seules les paroles censées être prononcées ont été inventées.
    * DFC= Distinguished Flying Cross
    Avertissements concernant les droits d'auteurs :
    Art.L.122-4 : Toute reproduction, même partielle, par quelque moyen que ce soit, sans l'autorisation écrite de l'auteur est interdite et illégale.
    Art. L.716-9 :  Le fait de mettre une œuvre à la disposition du public sur Internet nécessite impérativement l'autorisation écrite de son auteur ou de ses ayants droits

    _________________
    La guerre ne crée que des cimetières. Dans ces cimetières il n'y a pas d'ennemis, seuls des braves reposent
    Ho Chi Minh
    Hubert DENYS
    Hubert DENYS
    EXPERT
    EXPERT

    Messages : 85
    Points : 8364
    Réputation : 3159
    Date d'inscription : 12/04/2020
    Age : 72
    Localisation : L'Aiguillon sur mer (85460)

    Revenir en haut Aller en bas

    ARMISTICE DU 08 MAI 1945 Empty Re: ARMISTICE DU 08 MAI 1945

    Message par vent du sud le Ven 8 Mai - 9:26



    Merci d'Honorer ainsi ce jour. D'autant que les cérémonies habituelles ne peuvent se dérouler.
    vent du sud
    vent du sud

    Messages : 106
    Points : 15331
    Réputation : 2113
    Date d'inscription : 01/05/2017

    Revenir en haut Aller en bas

    Revenir en haut


    Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet
     
    Permission de ce forum:
    Vous pouvez répondre aux sujets dans ce forum