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    Paquebot FRANCE

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    Paquebot FRANCE Empty Paquebot FRANCE

    Message par musette tap le Mer 8 Avr - 10:58



    Paquebot FRANCE Le_fra10

    Le France. Le paquebot emblématique cher au coeur des Français. Lors de son lancement en 1960, il était le plus gros bateau du monde...


    Mis à l'eau le 11 mai, en présence du général de Gaulle et devant 100 000 spectateurs, le paquebot est le plus grand jusqu'à fin 2003, où il se fait détrôner par le Queen Mary 2. Le navire commandé par la Compagnie générale transatlantique (CGT) mesure 315 m de long et embarque 2 032 passagers, moins que l'équipage de l'Harmony aujourd'hui !

    1300 ouvriers pour construire le France
    La construction de la coque réclame 1 300 ouvriers. Le navire est extrêmement moderne avec notamment des ailerons stabilisateurs de roulis, une coque presque entièrement soudée, la télévision et le téléphone à bord pour les passagers de 1re classe. Aujourd'hui, 200 pièces rares du France sont visibles au musée Escal'Atlantic de la ville.


    L'idée d'un grand paquebot transatlantique a été évoquée dès décembre 1947 par la CGT, mais il faudra attendre le 25 juillet 1956 pour que la lettre de commande soit signée. Le navire, officiellement livré au Havre le 6 janvier 1962, coûtera quelque 418 millions de francs (plus de 610 millions d'euros .

    Paquebot FRANCE Le_paq11

    16h16 le 11 mai 1960, le plus grand paquebot du monde épouse la mer. Le France vient d'être inauguré par le général de Gaulle devant 100 000 personnes, le souffle coupé par « l'admirable précision de la manoeuvre » rapportent les journalistes d'Ouest-France présents à Saint-Nazaire ce jour-là.

    Admiration et fierté dans la capitale française de la construction navale"
    Reportage dans Ouest-France le 11 mai 1960:

    "Dans quelques heures, le France glissera majestueusement vers son élément devant des milliers de spectateurs accourus des quatre coins de la vHle et d'un peu toutes les régions de France et de l'étranger. Dans cette foule dense on peut reconnaître aujourd'liui ceux qui ont participé activement à la construction de ce magnifique paquebot qui portera désormais le témoignage de la quajité de la technique française sur l'Atlantique-Nord. Ces travailleurs, noyés dans une véritable marée- humaine, attendent l'heure H avec impatience et aussi avec une certaine appréhension, non justifiée en raison ,des multiples précautions prises pour.cette délicate opération, mais bien compréhenslble chez ceux qui ont fait ce bateau".

    "France,c'est la fierté du Nazairlen, qu'il soit métallo, ingénieur ayant travaillé à sa fabrication ou bien commerçant, fonctionnaire ou employé. Ce transatlantique fait honneur à la ville tout entière, sans distinction de profession, de classe sociale et de confession. Il représente pour tous le travail par excellence, mais lé travail bien fait, « la belle ouvrage » comme on dit. France, c'est aussi le symbole de la renaissance de notre pays et chacun en a bien conscience, d'autant plus que son lancement coïncide avec la résurrection de notre cité martyre.

    420 000 m3 de vase et huit bombes intactes ont été retirées de l'estuaire
    Reportage dans Ouest-France du 3 mai 1960, concernant les préparatifs du lancement du France:


    "Depuis plusieurs mois, d'importants travaux de dévasage ont été entrepris par la drague Flandre pour le creusement de la souille. devant la cale de lancement. La drague Flandre vient de terminer son travail, après avoir enlevé 420.000 mètres cubes de vase et huit bombes non éclatées provenant de la dernière guerre : sept bombes anglaises de 250 kgs et une bombe américaine d'une tonne, cette dernière présentant un grand danger en raison du parfait état de conservation de son double percuteur avant et arrière. Les travaux de dévasage sont maintenant terminés pour la drague Flandre, mais n'en seront pas moins poursuivis par un engin de l'E.T.P.O., jusqu'au jour du lancement. Pour Normandie, on avait en effet constaté que d'importantes quantités de vase avaient été ramenées dans la souille sous l'action des marées (...)

    "A Saint-Nazaire, le jour de gloire est arrivé"
    Reportage dans Ouest-France du 11 mai 1960.




    Le discours du général de Gaulle. « Le paquebot « France » est lancé : il va épouser la mer, La mer si redoutée et si désirée des peuples, la mer qui sépare les nations, mais leur permet de se joindre, la mer par où les pires dangers peuvent menacer les Etats, mais sans laquelle il n'est point de grandeur... « La mission de « France » , explique le général de Gaulle dans son discours, « sera de transporter, d'un port à l'autre de l'Atlantique, des hommes, c'est-à-dire des pensées et des activités, des foyers de connaissance et des sources de travail, de l'art et de la richesse. En tout temps, un pareil rôle eût été tenu pour important. Aujourd'hui, il l'est plus que jamais. C'est en effet les rapports entre nos semblables, autrement dit des échanges que procèdent la civilisation ; le progrès de notre espèce comporte une connaissance réciproque des pays. Une coopération des valeurs et des labeurs, une pratique des contacts faute desquels les peuples s'enfonceraient, chacun de son côté dans la méfiance et les griefs, mais grâce auxquels ils ressentent leur mutuelle dépendance et développent ce qu'ils ont en commun. »

    « L'amitié y trouvera son compte » « que ce navire aille donc accomplir sa destinée : porter des hommes vers des hommes. En le faisant, « France » va contribuer à resserrer et â multiplier les liens deux fois séculaires qui existent entre ces deux pays. L'amitié y trouvera son compte car les Etats-Unis sont chers à la France et je crois bien que la France est chère aux Etats-Unis. Ce n'est pas en vain que ces peuples se sont trouvés côte à cSte chaque fois qu'il fallut sauver là liberté du monde. ce n'est pas en vai n que souffle en occident un certain air ou s'épanouissent les droits de l'homme et sa dignité. On verra donc ce splendide bâtiment s'ajoutent aux escadres d'avions et de vaisseaux qui mettent en relations directes Européens et Américains, relient par-dessus la mer toutes sortes d'activités matérielles, intellectuelles, morales, qui, pour la chance de l'univers veulent harmoniser leurs efforts. »


    La fin du France sera marquée par son 202e voyage, lors de la mutinerie de son équipage suite à l'annonce du président Giscard d'Estaing, en 1974, de la fin du subventionnement. Le 11 septembre, une partie de l'équipage menée par le cégétiste Marcel Raulin, bloque la passerelle et prend possession du bateau en plein chenal. Après de nombreuses négociations infructueuses et une occupation de 88 jours, le bateau est finalement remorqué dans l'arrière-port du Havre et y restera jusqu'au 18 août 1979.



    OUEST FRANCE


    Dernière édition par musette tap le Ven 8 Mai - 16:56, édité 1 fois
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    Message par musette tap le Mer 8 Avr - 11:07

    Après avoir croupi cinq années dans le port du Havre, le "France", véritable gouffre financier, revendu à un armateur norvégien sous le nom de "Norway", quitte son port d'attache le 18 août 1979. Direction, les Caraïbes.

    De la conception erronée de 1957 au marché manqué des réparations de 1979 et au énième baroud d'honneur, l'histoire du "France" est, plus encore que celle de Concorde, une belle illustration du "mal français".  

    Prisonnier des digues pendant quatre ans, relégué au fond du port du Havre, au pied des torchères et des vapo-craqueurs, balayé par les fumées d'usines, empuanti par les odeurs d'eau croupie, grignoté par la rouille, le plus beau paquebot du monde, le "France", tel un albatros blessé, ira soigner ses plaies en Allemagne. Ce dernier acte d'une longue tragédie soulève la colère des marins C.g.t., l'inquiétude des ouvriers de la réparation navale et blesse l'amour-propre de tous les Français.  

    Le "France" - ou plutôt désormais le "Norway" - devait partir le 15 août, au petit matin, si le temps le permettait. Ce mercredi matin, le ciel est bleu sur Le Havre, et le vent qui, la veille, soufflait avec force s'est calmé. L'hypothèque météo levée, le commandant du "Norway", Tordjorn Hauge, décide de faire dédoubler les amarres, une opération longue et laborieuse qui dure quelques heures. Reste l'hypothèque syndicale. Depuis la veille, une quarantaine de militants C.g.t. des chantiers navals se sont relayés pour occuper le pont de l'écluse François-Ier, passage obligé du navire. En écho, les équipages des remorqueurs, eux aussi cégétistes, officiers en tête, se réunissent au pied du sémaphore. Et décident : le "Norway" ne sera remorqué que lorsque le conflit avec les ouvriers sera réglé et les forces de police évacuées.  

    La légende est tenace
    En fait, le jeudi 16, à 3 heures du matin, ce sont les militants des chantiers qui sont évacués de l'écluse par les C.r.s. Le départ du Havre dépend désormais de l'attitude des remorqueurs. Profitant de ce blocage syndical, les Havrais continuent à venir nombreux en famille voir le navire une dernière fois. Pourquoi faut-il que le sort du "France", comme celui de Concorde, émeuve à ce point les Français qui n'y auront jamais eu accès qu'en rêve ?  

    La légende est tenace, comme le sont les souvenirs propagés par les marins, des souvenirs roses et noirs, où se mêlent caviar et fête, mais aussi luttes syndicales sans issue. Pendant treize ans, le "France" a été le symbole même du prestige de la France à l'étranger ; il est devenu, ces dernières années, une illustration éclatante du mal français. Le "France" est arrivé cinq ans trop tard dans un monde en pleine mutation. Politique de démesure de la IVe et de la Ve République, surenchère suicidaire des syndicats et manque d'esprit d'entreprise de la Compagnie générale transatlantique. Sans oublier le cocorico chauvin d'une opinion qui comprend seulement maintenant qu'elle a été flouée trois fois. La France n'a su ni exploiter le navire, ni le reconvertir, ni même aujourd'hui le réparer.



    Cette fois, c'est bel et bien la fin. Sur les plages d'Alang, en Inde, les ferrailleurs achèvent leur besogne sur l'ex-France.

    En dehors du mythe, des souvenirs et de quelques objets, sous peu, il ne restera plus rien du paquebot qui a, si longtemps, fait la fierté de la marine marchande et de la construction navale française.
    Après bientôt un an de découpe, les chalumeaux attaquent la quille du célèbre liner. Triste image donc, pour tous ceux qui ont apprécié ce navire, l'ont défendu ou ont navigué à bord.

    Plutôt que de présenter les derniers instants d'une masse métallique informe, nous avons préféré, aujourd'hui, proposer des clichés ayant retraçant l'histoire de ce bateau unique, à la carrière faite de rebondissements. A noter que l'association French Lines, qui perpétue la mémoire des anciens transatlantiques français, a réuni sur son site de superbes images du navire.

    Net marine
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