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    Des Saint Cyriens à Vienne en 1964

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    Des Saint Cyriens  à Vienne en 1964 Empty Des Saint Cyriens à Vienne en 1964

    Message par LANG le Mer 25 Mar - 16:56



    Il y a quelques temps, à l’occasion d’une énigme, j’avais présenté le château qui abrite l’Ecole Militaire autrichienne qui est l’équivalent de notre Ecole de Saint Cyr.
    Aujourd’hui, je voudrais vous donner quelques détails sur ce séjour qui nous avait fait découvrir un monde extraordinaire bien éloigné de celui des Landes bretonnes.
    Extraordinaire, car complètement à l’opposé des conditions qui régnaient à Coëtquidan. Nous avions quitté un village « rustique » (le mot n’est pas assez fort !) pour un palais des mille et une nuits…



    Des Saint Cyriens  à Vienne en 1964 V211


    Le beau Danube bleu.
    (Printemps 1964)

    Rien de tel qu'un petit séjour à l'étranger pour vous changer les idées.
    A la fin de l'hiver, en mars 1964, nous sommes partis à cinq plus un instructeur pour l'académie militaire de Vienne. Nous étions deux Lorrains à parler couramment l'allemand ainsi que deux « Français » qui se débrouillaient très bien. Notre capitaine accompagnateur ainsi qu'un élève de l'EMIA ne connaissaient que quelques mots.
    C'était une première. L'Autriche n'avait pas reçu d'officiers français depuis 1945, mais à l'époque ils n'avaient pas été invités !
    Notre arrivée était en réalité un évènement diplomatique exceptionnel. Nous l’ignorions totalement. Notre délégation s'attendait à faire un stage comme un autre et n’avait reçu aucune information particulière avant de partir…
    L'accueil fut donc particulièrement déroutant.
    Déroutant car nous avons découvert que nous étions des personnalités, des princes, des rois…
    Tapis rouge, discours, journalistes, caméras de télévision, et chacun d’entre nous s'est retrouvé à une table entouré d'élèves et d'officiers de haut rang. Heureusement, nous savions nous tenir à table même si cela ne faisait pas partie de la formation de base à Coëtquidan.
    Le repas de midi a été copieux, bien arrosé et parfaitement convivial. Être propulsé au niveau des grands, alors que nous sortions de la forêt de Brocéliande, avait de quoi nous perturber. Le choc a été rude, mais nous nous sommes adaptés.
    Un Saint Cyrien, comme tout le monde,  s’adapte facilement aux bonnes choses…

    Des Saint Cyriens  à Vienne en 1964 Repas10


    L'installation par chambres de deux dans le luxe et le confort nous a surpris, mais ce n'était qu'un début. Pas question de faire le lit ou le ménage, tout était prévu, même les chaussures avaient une place devant la porte pour être cirées.
    Sidérant ! Inimaginable ! Au retour, personne ne croira à notre histoire, c’est une blague !
    Avec mon camarade de chambre, nous nous sommes regardés en silence, puis avons éclaté d’un rire nerveux. Ce n’était pas possible !
    Draps blancs, couvertures douces au toucher et rideaux aux fenêtres, nous étions dans un palace. Dans cet hôtel « multi étoiles », nous avons lentement pris conscience de la signification profonde de certains mots. Nous étions dans une académie et non dans une école militaire. L'impératrice Marie-Thérèse nous recevait dans son château, il ne restait plus qu'à être à la hauteur.
    Nous l'avons été, et ce fut dur, très dur.
    Le premier jour fut agréable : petit déjeuner à l'allemande, visite de l'école, démonstrations de matériel, conférences, repas de midi, « redémonstrations » et « reconférences », puis repas du soir. Pour ne pas se coucher trop tôt, sortie en ville et retour à une heure du matin. Nous nagions en plein bonheur.
    Mais ce petit jeu se renouvela tous les jours.
    Nos accompagnateurs, cinq élèves et un instructeur, n'étaient jamais les mêmes. Ils se relayaient et n'avaient donc aucun problème pour récupérer. De notre côté, nous avons lentement épuisé nos réserves. Malgré notre entraînement « légendaire » pour résister au sommeil…

    Des Saint Cyriens  à Vienne en 1964 Artill15


    Tourner autour de pièces d'artillerie et écouter des explications dans le froid glacial étaient à notre portée.

    Des Saint Cyriens  à Vienne en 1964 Initia12


    Passer une matinée à tirer avec différentes armes, sur un pas de tir recouvert par la neige, avait de quoi tenir éveillé.

    Des Saint Cyriens  à Vienne en 1964 Muszoe11


    Visiter le musée de l'Armée et contempler la veste tachée de sang de l'archiduc assassiné à Sarajevo stimulaient l'intérêt.

    Un effort plus important était nécessaire pour suivre un cours sur le Code de la route car nous étions assis. Se retrouver à l'opéra en grande tenue, au milieu d'une salle où tous les regards convergeaient vers nous, même celui du président de la République, pouvait être considéré comme un honneur suprême. Le problème était de ne pas s'endormir.
    Imaginez la situation un instant ! Si, si mettez-vous à notre place.
    Il est certain que « Parsifal » n'est pas un spectacle particulièrement enlevé. Avec « La Walkyrie » notre tâche aurait peut-être été facilitée. Mais rien n'est moins sûr avec des gens qui ont pris l'habitude de dormir au cinéma dès que les lumières s'éteignent. Il faut reconnaitre que cette habitude était souvent le seul moyen de récupérer. On n’a pas idée de programmer une conférence dans un cinéma avec lumières tamisées après une marche de nuit…  
    Nous avions été répartis dans la salle pour « faire plus joli » avec nos beaux uniformes.
    Ce fut une réussite.
    Nous avions un succès fou. Pantalon garance avec bande bleue, veste noire et boutons dorés, nous étions descendus d’un autre siècle et les autrichiens étaient ravis.
    Sissi était aux anges.
    Hormis les cheveux un peu courts, nous nous sentions comme Alain Delon au milieu des guépards…
    Certains d’entre nous avaient eu la chance d'être placés sur les côtés, ce qui leur permettait de fermer  les yeux sans être vus. Avec mon voisin, nous n'avions pas de camouflage possible. Placés au centre du parterre, nous étions le point de mire de la salle.
    Il fallait tenir. Nous avons tenu !
    Le spectacle ne faisait pas partie de nos préoccupations. Peu importe Parsifal et ses problèmes existentiels. L'important était de s'observer mutuellement pour détecter le moindre signe de relâchement. Vous savez, un oeil qui clignote, un menton qui plonge, un souffle qui ralentit avant le ronflement qui monte, qui monte…
    Nous avons passé le temps à nous donner des coups de coude et l'honneur est resté sauf.
    Aucun doute, formés à la bretonne, nous étions armés pour subir les assauts répétés des hordes autrichiennes.
    Ces dernières ne manquaient pourtant pas d'imagination. C'est ainsi qu'un jour nous nous sommes retrouvés sur la frontière tchécoslovaque. Délimité par des barbelés, un couloir labouré nous barrait la route. C'était un terrain réservé à la « culture » des mines. La réalité du spectacle était impressionnante. Dans une campagne en friche, ce reptile hérissé de miradors se jouait des obstacles et exhibait impudiquement des sillons sans mauvaises herbes. Face au monstre, deux petits gardes-frontière autrichiens armés de jumelles observaient les sentinelles nonchalamment appuyées sur le rebord des tours. L'ennemi rouge avait le souci du détail. Afin de repérer les passages éventuels, il ratissait régulièrement la surface du terrain.
    Avec nos beaux képis et nos gants de cuir, nous avons regardé ce mur fabriqué par un fou. Ce n'était qu'un champ entouré de barbelés, mais il nous interpellait :
    - Alors, la section isolée, qu'est-ce que vous en dites ?
    Pas beaucoup de buissons pour progresser sans être vu ! »
    Il ne faisait pas chaud, et nous manquions de sommeil, mais notre sentiment de malaise venait d'ailleurs. L'ennemi rouge n'était plus un mythe, c'était un cultivateur !

    Des Saint Cyriens  à Vienne en 1964 Mirado10


    Pour nous changer les idées, nos guides avaient prévu une soirée croate dans un restaurant proche de la frontière. Réconfortés par le vin blanc, la cuisine épicée et les chants slaves, nous sommes remontés dans le car, heureux de profiter du voyage pour dormir.
    La dernière bataille d'Austerlitz eut lieu la veille du départ. Nos amis viennois avaient sorti leur joker. Un des officiers qui nous accompagnaient pour cet ultime repas en ville avait grande allure. C'était un commandant aux moustaches à la Gengis Khan qui ne parlait pas beaucoup. Les plats se sont succédé et la conversation manquait d'intérêt. L'homme aux bacchantes restait avare de paroles et semblait perdu dans un autre monde. On nous avait parlé de quelqu'un d'exceptionnel sans nous préciser pourquoi, mais apparemment sa réputation paraissait surfaite.
    Avec le digestif, nous avons fait quelques efforts pour mettre un peu d'animation, histoire de ne pas nous quitter sur une soirée morose. Un peu par hasard, nous avons commencé par chanter une marche entraînante, et comme elle était d'origine germanique, nos compagnons nous ont progressivement accompagnés. La salle remplie de jeunes de notre âge a suivi pour constituer un chœur où l'allemand et  le français se mélangeaient. C'était la rencontre des képis blancs avec la légion Condor.
    C'était aussi le réveil du commandant.
    Il a prononcé une phrase complète pour commander de la vodka, et nous avons entonné une autre chanson toujours aussi peu française. Les vertus de la musique et un peu d'alcool blanc sont venus à bout de la réserve de cet homme qui avait commandé une unité de cosaques sur le front russe. Il a sorti des photos de son portefeuille sur lesquelles on voyait une tête surmontée du célèbre bonnet et une poitrine bardée de décorations. La moustache était plus imposante que celle de mon grand-père. Le récit de la guerre contre les partisans a suivi la deuxième tournée et celui de la défaite de Koursk s'est noyé dans les suivantes. Il ne portait pas sa croix de fer de première classe, mais ses yeux avaient pris un éclat beaucoup plus révélateur. J'avais lu des récits sur les actions de ces unités taillées pour lutter sans merci contre les maquis d'Ukraine. Le personnage assis à côté de moi en avait fait partie. Trapu, plutôt grassouillet, avec un visage de  bon vieux retraité un peu original, il avait mitraillé ou pendu des hommes sans se poser de questions. Il racontait ses histoires comme les anciens que j'écoutais religieusement quand j'étais petit, mais il n'était pas question de bandes molletières ou de lit au carré. Le joker de nos Autrichiens avait fait la guerre. En le regardant, j'ai repensé à notre capitaine de compagnie et aux dents en or qu'il fallait récupérer.

    Des Saint Cyriens  à Vienne en 1964 Cosaqu10
    (Peut-être a-t-il été l’un d’entre eux ?)

    Le superbe moustachu était un bon reporter. Simple et direct, il parlait de son séjour au-delà du bien et du mal. Confidence pour confidence, le deuxième officier autrichien qui nous accompagnait se mit de la partie. Il était plus jeune, mais il avait été dans les Jeunesses hitlériennes. Grand, blond, les yeux bleus, la trentaine, il n'y avait rien d'autre à ajouter à cette révélation.
    Nous étions fascinés. A côté de nous se trouvaient les vainqueurs d'hier. Ceux dont nous avions volé les chants pour les utiliser comme une méthode Coué. Ecœurés par la débandade de 1940, désemparés par la gifle de Dien Bien Phu et révoltés par la retraite d'Algérie, il nous fallait un peu plus que Bir-Hakeim ou un drapeau planté sur le nid d'aigle d’Hitler pour nous persuader de notre valeur. Dans une arrière-salle d'un restaurant viennois, au milieu des vapeurs de vodka et des fumées, une table insolite émergeait d'une pénombre propice à des rapprochements inquiétants.
    Notre instructeur avait senti le danger. Son air perpétuellement triste nous a permis de remporter notre dernière bataille. Sa réserve nous a fait comprendre qu'il était temps de revenir à une cohabitation plus formelle.
    Nous sommes redevenus les vainqueurs de 194S et tout le monde est rentré se coucher dans le château de Marie-Thérèse, vers deux heures du matin.
    Le départ fut précédé d'un copieux petit déjeuner avec remise d'insignes et de photos. Après quelques accolades affectueuses, nous avons quitté ces nouveaux frères d'armes en les invitant à partager les « douceurs » des landes bretonnes.

    Celles-ci n'avaient pas changé. Mais le printemps battait son plein et les ajoncs tentaient de prendre un air sympathique en se colorant de jaune. Les lits avaient toujours des draps gris et les fenêtres manquaient de rideaux. Nous étions loin de l'académie. Plus de sorties le soir, terminé Parsifal, fini le café viennois. Il était temps de revenir à nos occupations favorites : marches, revues, gardes, ordre serré…
    Un mois plus tard, nos amis en casquette à visière ont répondu à notre invitation.
    Comme nous quelques semaines plus tôt, ils ont été perturbés par l'accueil et soumis à rude épreuve pendant leur séjour. Ce fut plutôt dans un sens défavorable…
    Pas de tapis rouge ni de télévision. Personne pour vous nettoyer les chaussures…
    La vie monastique rude et dure, très éloignée des valses de Vienne…
    La surprise était au rendez-vous. Point de château à l’arrivée…
    Ils ont découvert la différence entre une académie et une école très spéciale située dans un camp perdu au milieu de la Bretagne. Repas comme tout le monde au réfectoire et bien entendu pas question d'aller au mess des officiers où se trouvaient leurs trois instructeurs faisant partie de leur délégation.
    Les élèves avaient été répartis dans les sections ; j'avais installé mon correspondant dans notre chambre. Il a vécu au rythme de nos activités et sa rapidité pour s'habiller le matin laissait manifestement à désirer.
    Passé quarante-huit heures, il s'est inquiété de la suite du programme.
    Faire de la « marche à pied » ou suivre un exercice de combat sous la pluie avait un certain charme, mais il comptait aussi sur des sorties touristiques et des soirées au restaurant.
    Comble de l'horreur, on leur avait même laissé espérer un voyage à Paris. J'ai eu du mal à lui faire comprendre qu'il était dans un camp où les loisirs n'existaient pas. Il m'a regardé d'un œil interrogateur et triste.
    On ne nous avait donné aucune information sur le déroulement du séjour, mais il paraissait évident qu'un effort devait être fait pour répondre à l'accueil royal qui nous avait été réservé.
    Or, rien de particulier n'avait été prévu. Le camp, rien que le camp, pur et dur dans sa nudité intégrale…
    J'étais malheureux et honteux. Avec ceux qui avaient séjourné à Vienne, nous avons tenté de pallier l'incurie des autorités de cette école bien spéciale. L'instructeur si triste qui nous avait accompagnés était de notre avis. Son intervention en haut lieu ne fit pas des merveilles, mais il obtint l'autorisation d'une sortie à Rennes, le temps d'un après-midi.
    Tenue de sortie française pour l'un et autrichienne pour l'autre, nous avons été répartis par binômes chargés d'arpenter les trottoirs de cette ville dont je ne connaissais que la gare. La capitale bretonne avait aussi une autre caractéristique : elle avait une réputation antimilitariste, et je ne l'aimais pas.
    Se déplacer en tenue d’officier tenait de la provocation…
    La promenade sans intérêt touchait à sa fin lorsque, sur un pont, un étudiant nous aborda. Il était petit, brun avec des cheveux courts. Il parlait tout en agitant les mains enfoncées dans les poches d'un imperméable gris, grand ouvert.
    Ce n’était pas un exhibitionniste ordinaire.
    Il avait le discours d'un assassin. Quelques phrases bien construites et prononcées avec un sourire narquois ont suffi pour me faire comprendre que j'étais un tueur d'enfants, débile et assoiffé de sang. Mon correspondant autrichien, persuadé qu'il s'agissait d'une conversation amicale, me demanda de traduire. J'ai prétexté que ce n'était pas intéressant et qu'il était temps de rejoindre le car. L'exhibitionniste en imperméable se mit à parler allemand. Il maîtrisait la langue de Goethe et mon correspondant était ravi de communiquer avec un indigène.
    L'échange fut bref.
    La même chose dite avec le verbe à la fin donne un résultat plus efficace. Deux mains gantées autrichiennes se sont emparées du col de l'imperméable, et le visage de notre « ennemi rouge » s'est retrouvé à hauteur de casquette.
    L'étudiant avait raison : pas de doute, nous étions bien des tortionnaires.
    Il n'y eut pas d'incident diplomatique. Nous l'avons abandonné sur le pont. Il était temps de rentrer.
    Cette sortie n'avait rien arrangé. L’ambiance chez nos invités était lugubre…
    J'ai pris contact avec notre « père-système » (représentant des élèves de la promotion) pour l'informer de l'accueil déplorable réservé aux élèves autrichiens. Il n'avait pas beaucoup de moyens, mais il a répondu à mon appel. La veille du départ, il a organisé une soirée dans le local qui était à sa disposition. Avec d'autres membres de la hiérarchie parallèle, la délégation autrichienne a été invitée au grand complet pour un pot d'adieu. Il n'y avait que de la bière et du gros rouge, mais l'ambiance a permis des échanges fraternels. Vers minuit, mon correspondant était ravi. Nous avions sauvé l’honneur… si l’on peut dire.
    Mais avec un gout amer.
    Je ne sais pas si les échanges ont continué par la suite. Il est vrai qu’avec le temps…
    Les Autrichiens sont repartis le lendemain sans photos, mais avec nos insignes et des képis que nous leur avions donnés.
    Peut-être ont-ils conservé le souvenir d’une école de guerriers…
    En tout cas leur cri de guerre fut : « Nach Paris » !
    Ils avaient décidé de faire du tourisme à leurs frais…

    (Rédigé à partir d’un extrait de « Mumm ! » avec l'aimable autorisation de l'auteur...)
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    Des Saint Cyriens  à Vienne en 1964 Empty Re: Des Saint Cyriens à Vienne en 1964

    Message par Didier Anger le Mer 25 Mar - 18:46

    Un beau sujet, comme souvent, de quoi s'occuper en ces temps de confinement.
    Anonymous
    Didier Anger
    Invité


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    Des Saint Cyriens  à Vienne en 1964 Empty re : des saint- Cyriens à vienne en 1964

    Message par salliere herve le Mer 25 Mar - 20:11

    Oui , une belle énigme .
    Un très beau récit d'une tranche de vie d'un jeune Lieutenant .
    Merci Lang
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